Marielle de Sarnez

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Marielle de Sarnez
Marielle de Sarnez en 2014.
Marielle de Sarnez en 2014.
Fonctions
Députée européenne
En fonction depuis le 20 juillet 1999
(15 ans, 1 mois et 13 jours)
Élection 13 juin 1999
Réélection 13 juin 2004
7 juin 2009
25 mai 2014
Législature 5e, 6e et 7e
Conseillère de Paris
25 mars 200111 avril 2010
(9 ans, 0 mois et 17 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
Prédécesseur Jean-François Martins
Biographie
Nom de naissance Marielle Lebel de Sarnez
Date de naissance 27 mars 1951 (63 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique MoDem
Père Olivier de Sarnez

Marielle Lebel de Sarnez, née le 27 mars 1951 dans le 8e arrondissement de Paris, est une femme politique française. Bras droit de François Bayrou[1], elle est vice-présidente du Mouvement démocrate. Députée européenne depuis 1999, elle siège au groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe dont elle est la vice-présidente. Elle est par ailleurs secrétaire générale du Parti démocrate européen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marielle de Sarnez est la fille du résistant et député Olivier de Sarnez[2].

Son baccalauréat en poche, elle occupe différents métiers, parmi lesquels vendeuse d'encarts publicitaires pour un annuaire d'artisans.

Elle est divorcée de Philippe Augier, dont elle a eu deux enfants : Justine et Augustin.

Fonctions partisanes[modifier | modifier le code]

Entrée en politique pour soutenir la candidature de Valéry Giscard d'Estaing à l’élection présidentielle de 1974, elle est une des chevilles ouvrières de la création de l’UDF en 1978 et est aussi l'une des responsables du mouvement de jeunesse de l'UDF, les Jeunes Giscardiens.

Elle collabore successivement auprès des responsables de l'UDF, Jean Lecanuet, Simone Veil et Raymond Barre avant d'être nommée secrétaire générale des États généraux de l'opposition en 1989.

De 1993 à 1997, elle est d'abord conseillère, puis devient directrice de cabinet de François Bayrou au ministère de l'Éducation nationale. Elle est la première femme française non-énarque à occuper un tel poste, et est restée toujours très proche de François Bayrou. Elle est ensuite secrétaire générale du groupe UDF à l’Assemblée nationale entre 1997 et 1998.

Vice-présidente de l'UDF, elle est élue en mars 2006 à la tête de la fédération de son parti à Paris, contre le sénateur et conseiller de Paris, Yves Pozzo di Borgo.

En 2007 et 2012, elle est directrice de campagne de François Bayrou pour l’élection présidentielle française[3]. Dans la foulée du scrutin de 2007, elle devient cofondatrice et vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem).

Le 27 septembre 2008, elle est élue présidente du MoDem à Paris[4]. Elle en cède la présidence à l'automne 2009, devenant alors vice-présidente du mouvement départemental.

Fonctions électives[modifier | modifier le code]

Marielle de Sarnez aux côtés de François Bayrou, en 2008.

En 1999, elle obtient son premier mandat électif au Parlement européen sur la liste conduite par François Bayrou. Réélue en 2004, elle fait partie des principaux fondateurs du Parti démocrate européen, dont elle est la secrétaire générale depuis 2009.

Elle devient par la suite conseillère de Paris en 2001, élue dans le 14e arrondissement sur la liste d'union RPR-UDF menée pour la capitale par l'ancien ministre Philippe Séguin (RPR) et dans l'arrondissement par la députée Nicole Catala (RPR).

En juin 2007, Marielle de Sarnez est candidate UDF-Mouvement Démocrate aux élections législatives dans la 11e circonscription de Paris, et, obtenant 7148 voix parmi 38 918 suffrages exprimés (59 996 inscrits), ne peut se maintenir au second tour.

En octobre 2007, Marielle de Sarnez a été investie officiellement par la commission électorale nationale de l'UDF-Mouvement Démocrate le 10 octobre pour être la candidate de son parti aux élections municipales à Paris dans le 14e arrondissement. Les listes du MoDem obtiennent 9,08 % des suffrages dans la capitale ; Marielle de Sarnez, seule élue du Mouvement Démocrate au Conseil de Paris, siège parmi les non-inscrits[5].

Absente chronique du Conseil de Paris[6], elle en démissionne en avril 2010[7] en invoquant la difficulté de cumuler deux mandats, et cède sa place à Jean-François Martins, qui n'adhère alors à aucun groupe.

Le 21 mars 2013, elle se déclare candidate à la mairie de Paris en vue des élections municipales de 2014[8]. Elle trouve finalement un accord avec la candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet et le candidat UDI Christian Saint-Étienne ; la première devient tête de liste de la droite et du centre et plusieurs places éligibles sont accordées aux centristes. Marielle de Sarnez est élue conseillère de Paris et conseillère municipale du 6e arrondissement.

Lors des élections européennes de 2014, Marielle de Sarnez, candidate du Mouvement Démocrate et de l'Union des démocrates et indépendants dans la circonscription Île-de-France, obtient 11,99 % des voix (367 513 voix, 2 élus), un résultat en hausse par rapport à celui de 2009 (8,52 %). Elle est donc réélue députée européenne.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Le 14 février 2008, elle signe, avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine lancé par l'hebdomadaire Marianne[9].

Le 10 décembre 2013, elle s'oppose, avec Sylvie Goulard et Corinne Lepage (Modem) et tous les députés socialistes, écologistes et communistes, à la résolution du PPE qui a permis le rejet du rapport Estrela en faveur des droits sexuels et génésiques[réf. nécessaire].

Fonctions au Parlement européen[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marielle de Sarnez, Féminin singulier, Paris, Plon,‎ 2008, 175 p. (ISBN 978-2259208154)
  • Marielle de Sarnez, Petit dictionnaire pour faire aimer l'Europe, Paris, Éditions Grasset et Fasquelle,‎ 2009, 250 p. (ISBN 9782246754916)
  • Marielle de Sarnez et Sandro Gozi, L'Urgence européenne, Paris, Éditions Thaddée,‎ 2014, 132 p. (ISBN 978-2919131150)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ainsi qu'il a lui-même écrit sur un tract lors des élections départementales internes au MoDem de Paris : « tout le monde sait que Marielle de Sarnez est mon bras droit ».
  2. « Marielle de Sarnez, l'éclaireuse de Bayrou », Le Point,‎ 7 décembre 2006 (lire en ligne)
  3. « Bayrou dévoile son équipe de campagne », Le Figaro,‎ 7 décembre 2012 (lire en ligne)
  4. « Marielle de Sarnez réélue présidente du MoDem 75 », Le Parisien,‎ 29 septembre 2008 (lire en ligne)
  5. « Annuaire des élus non-inscrits »
  6. Eric Nunès, « Lagarde, Torreton et Lellouche champions de l'absentéisme à Paris », Le Monde,‎ 29 mai 2010 (consulté le 27 septembre 2010)
  7. « De Sarnez renonce à son mandat à Paris », AFP,‎ 8 avril 2010 (consulté le 27 septembre 2010)
  8. Marielle de Sarnez, candidate aux municipales à Paris en 2014, Le Monde, 21 mars 2013.
  9. L'Appel républicain de Marianne dans Marianne no 565 du 16 février 2008.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]