Charles-François Bourgeois

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Charles-François Bourgeois
Image illustrative de l'article Charles-François Bourgeois

Naissance 8 mars 1759
Issy
Décès 11 juillet 1821 (à 62 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade 1811 : Général de brigade
Années de service 17771815
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Distinctions baron de l'Empire
Officier de la Légion d'honneur

Charles-François Bourgeois , né le 8 mars 1759 à Issy (aujourd'hui Issy-les-Moulineaux), mort le 11 juillet 1821 à Paris était un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles-François Bourgeois entra au service dans le régiment d'Auvergne-infanterie le 3 décembre 1777. Le 26 juillet 1778, il fut grièvement blessé au combat naval d'Ouessant.

Entré dans le 8e bataillon de volontaires de Paris, en 1792, il y fut nommé capitaine à l'élection, et lieutenant-colonel le 1er janvier 1793. Il fit avec ce bataillon les guerres de 1792 et 1793 aux armées du Nord et de la Vendée. Le 12 septembre 1793, il défendit avec 4 hommes le pont de Cé, contre un nombre considérable de rebelles, et s'y maintint sous le feu de la mousqueterie et de 2 pièces placées sur la rive gauche de la Sarthe, après la rupture du pont, il soutint vaillamment la retraite de la division du général Duhoux, qui avait été mise en déroute. Cette action, dans laquelle il fut blessé, lui mérita, à cette époque, le brevet d'une arme d'honneur et une mention honorable dans le bulletin décadaire.

Article détaillé : Bataille du Pont-Barré.

Le 28 ventôse an II, il passa avec son grade, en qualité d'adjudant-général, à l'armée de l'Ouest, fut nommé chef de brigade le 23 brumaire an IV, fit celte dernière campagne à l'armée des côtes de Cherbourg, et celles des ans V et VI sur les côtes d'Angleterre.

Placé à la tête de la 19e demi-brigade légère, le 1er frimaire an VII, il fit les guerres d'Italie de l'an VII à l'an IX. À Marengo, chargé par le général Berthier de se porter sur la droite de l'armée, il forma son régiment en colonne serrée par division, chargea l'ennemi à la baïonnette jusqu'au village de Castel-Seviolo, qu'il fit immédiatement occuper, prit un grand nombre d'hommes, se maintint dans cette position sous un feu meurtrier d'artillerie, et fit éprouver à ses adversaires des pertes considérables. La 19e légère et son colonel se firent de nouveau remarquer en l'an IX au passage de la Brenta. Peu de jours après, le colonel Bourgeois engage devant Montebello un combat opiniâtre, chasse l'ennemi de Montecchio Maggiore, défendu par 3 régiments autrichiens, et se rend maître de la ville : il eut, dans ce dernier engagement, un cheval tué sous lui.

Mis en non-activité après l'embrigadement de l'an XI, il écrivit au chef du gouvernement pour lui rappeler ses services passés et solliciter de l'emploi. Le premier Consul lui confia, le 1er vendémiaire an XII, le commandement du 1er régiment d'infanterie légère, le nomma membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire de la même année, et officier de cet Ordre le 25 prairial suivant.

Il fit avec une égale distinction les campagnes de l'an XII à 1807 aux armées d'Italie et de Naples, et se signala particulièrement dans les Calabres, aux affaires de Martorano, de Sainte-Euphémie, de Reggio et de San Severo, les 5 avril, 4 et 11 juillet et 5 novembre 1806, enfin, à l'attaque du Strongoli, le 22 février 1807. Le 1er léger, qui avait été fort maltraité pendant ces longues et fatigantes campagnes, alla se refaire et se réorganiser à Vérone, en 1808.

Passé avec son régiment à l'armée d'Espagne l'année suivante, le colonel Bourgeois se couvrit de gloire dans la Catalogne et dans l'Aragon, notamment aux sièges de Valence, de Tortose et de Tarragone, et à la prise du Mont-Serrat. Le bulletin officiel le citait comme s'étant particulièrement fait remarquer à la prise d'assaut de Taragone, le 21 juin 1811. Il reçut, le 6 août suivant, le brevet de général de brigade, et fut employé en cette qualité à l'armée d'Aragon. Peu de temps après, l'Empereur lui conféra le titre de baron de l'Empire. Appelé au commandement de la place de Mequinenza, le 11 septembre 1812, il y fut fait prisonnier, avec sa garnison, en 1814, après une longue et glorieuse défense.

Rentré en France après le traité de Paris, Louis XVIII l'employa à la fin de cette année en qualité d'adjoint à l'inspecteur général des 18e et 19e divisions militaires.

Le général Bourgeois, en 1815, offrit ses services à Napoléon Ier, et reçut le commandement d'une brigade de la 1re division du 1er corps de l'armée du Nord.

Il fut mis à la retraite, au second retour des Bourbons, par ordonnance du 1er août 1815. Il est mort le 11 juillet 1821.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 3, Bureau de l'administration,‎ 1844 (lire en ligne) ;

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]