Maurice Berteaux

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Maurice Berteaux
Image illustrative de l'article Maurice Berteaux
Fonctions
ministre de la Guerre
Gouvernement Émile Combes
Maurice Rouvier (2)
Ernest Monis
Groupe politique Parti radical-socialiste
député de Seine-et-Oise
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 58 ans)
Parti politique Parti radical-socialiste

Henri Maurice Berteaux, né à Saint-Maur-des-Fossés (Seine actuellement Val-de-Marne) le et mort à Issy-les-Moulineaux (Seine actuellement Hauts-de-Seine) le 21 mai 1911, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille bourgeoise fortunée, il fait de brillantes études au lycée Charlemagne (Paris 4e).

En 1879, à 27 ans, il succède à son beau-père dans la charge d'agent de change.

Franc-maçon actif au Grand Orient de France, Maurice Berteaux fréquente assidûment la Loge de Saint-Germain-en-Laye. Par la suite une loge maçonnique, la loge Maurice Berteaux, portera son nom[1].

Maire de Chatou depuis 1891, député de Seine-et-Oise en 1893, président du Conseil général de Seine-et-Oise en 1908, Maurice Berteaux, à 56 ans, est devenu une personnalité marquante et influente de la banlieue ouest-parisienne de la Belle Époque. Il était notamment intervenu activement en 1904 pour empêcher la démolition du château de Maisons-Laffitte.

Spécialiste des questions militaires et financières, ardent républicain et laïc convaincu, il contribue, après l'affaire Dreyfus, à défendre et à consolider une Troisième République encore fragile.

Ministre de la Guerre puis président de la Commission de l'Armée, il participe à l'œuvre de rénovation de l'institution militaire entreprise par la IIIe République en prévision de "la revanche" sur l'Empire allemand qui a annexé le nord de la Lorraine et l'Alsace en 1871. Son action pour assurer l'égalité de tous devant le service militaire et pour développer le rôle social de l'Armée aura permis, peu de temps avant la Grande Guerre, la mise en place d'une armée qui s'identifie à la Nation.

Il milite et participe activement à l'éducation populaire au sein de la Ligue de l'enseignement fondée par Jean Macé. Avec Jean Jaurès, il fait adopter une loi sur la prise en charge des accidents du travail favorable aux ouvriers et employés des chemins de fer. Il était également partisan de l'impôt sur le revenu progressif, de la séparation des Églises et de l'État (votée en 1905) et de la réduction du temps du service militaire.

Funérailles de Maurice Berteaux

Il décède accidentellement le , à l'âge de 58 ans, sur le terrain d'aviation d'Issy-les-Moulineaux, lors de la course d'aviation Paris-Madrid, alors que l'aviateur Louis Émile Train, sur un monoplan de sa conception, tente un atterrissage d'urgence qui finit catastrophiquement sur le groupe des personnalités qui avait envahi la piste.

Dans de nombreuses communes d'Île-de-France, comme à Paris avec la rue Maurice-Berteaux, des voies portent son nom. Jusqu'en 1962, la commune algérienne d'Ouled Hamla se nommait Berteaux.

Principales fonctions[modifier | modifier le code]

Précédé par Maurice Berteaux Suivi par
Maurice-Louis Faure
Président du Parti radical-socialiste
1904-1905
Émile Combes

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Boulet, Leçon d'histoire de France, p.355

Liens externes[modifier | modifier le code]