Mathieu Kassovitz

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Mathieu Kassovitz

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Mathieu Kassovitz au festival de Cannes 2008.

Naissance 3 août 1967 (47 ans)
Paris
France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession acteur
scénariste
réalisateur
Films notables Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain
Métisse
La Haine
Les Rivières pourpres
Gothika
Amen
Babylon A.D.
Assassin(s)
L'Ordre et la Morale

Mathieu Kassovitz est un acteur, scénariste, réalisateur, et producteur français de cinéma, né le 3 août 1967 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mathieu Kassovitz est le fils de Chantal Rémy, monteuse de films, et de Peter Kassovitz, réalisateur. Sa mère est française catholique et son père français juif d'origine hongroise, ayant quitté Budapest pour Paris en 1956 au moment de l'insurrection de Budapest. Français, il effectue son service militaire au 4e régiment de dragons de Mourmelon en 1986-1987 en qualité de clairon à la fanfare du régiment[réf. nécessaire]. Mathieu Kassovitz a été marié à l'actrice Julie Mauduech avec laquelle il a joué et dirigé le film Métisse et qui fit une brève apparition dans La Haine (durant la scène de la bagarre avec les skinheads). Ils ont une fille Carmen.

En tant que réalisateur, Mathieu Kassovitz compte de nombreux succès cinématographiques. Au début de sa carrière ses films s'inspirent directement du cinéma de Spike Lee, dont notamment Do the Right Thing (1989) qui va influencer ses deux premiers longs-métrages : après avoir été remarqué pour Métisse en 1993, il crée l'événement avec La Haine, qu'il écrit et réalise, succès à la fois français et international qui remporte trois Césars (César du meilleur montage, César du meilleur film, César du meilleur producteur) et le prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1995.

En 1997, Mathieu Kassovitz adapte son court-métrage Assassins... de 1992 en long-métrage avec pour acteurs principaux lui-même et Michel Serrault dans un rôle froid et méthodique qui fait polémique[Comment ?] au Festival de Cannes. Mathieu Kassovitz désigne Assassin(s) comme son film préféré[réf. nécessaire]. En 2000, il fonde la société de production MNP Entreprise. Il réalise ensuite Les Rivières pourpres, thriller policier avec Jean Reno et Vincent Cassel, qui rencontre aussi un grand succès commercial, puis Gothika, thriller fantastique, avec Halle Berry et Penélope Cruz. Mathieu Kassovitz a admis avoir réalisé le second pour tenter une aventure à Hollywood et pour amasser une partie de l'argent nécessaire à la réalisation d'un projet plus personnel lui tenant à cœur depuis longtemps : Babylon A.D.. Ce film, qu'il a réalisé du 11 décembre 2006 au 11 avril 2008, est l'adaptation de Babylon Babies, roman de l'écrivain Maurice G. Dantec. Il est sorti le 27 août 2008.

Au début des années 2000, Mathieu Kassovitz a eu aussi un projet de film de science-fiction, qu'il voulait être un équivalent français de 2001, l'Odyssée de l'espace. L'action se déroulait en partie à bord de la Station spatiale internationale. Afin qu'il puisse utiliser l'Airbus A300 ZERO-G de Novespace pour les séquences en apesanteur, un studio de tournage fut établi à proximité de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. Le tournage est cependant interrompu.

Mathieu Kassovitz en 2011 à l'avant-première de L'Ordre et la Morale.

Dans le film Amen. de Costa-Gavras, sorti en 2002, Mathieu Kassovitz joue le rôle d'un jeune prêtre qui sympathise avec Kurt Gerstein, officier SS qui a cherché à alerter l'Allemagne et surtout l'étranger sur la Shoah.

En octobre 2008, il réalise le clip X&Y de Kery James, interdit aux moins de 18 ans.

En septembre 2009, il est le narrateur du téléfilm documentaire Apocalypse[1].

Le 15 septembre 2009, sur le plateau de Ce soir (ou jamais !), il déclare estimer nécessaire de clarifier des aspects des attentats du 11 septembre 2001, rappelant les arguments de certaines théories du complot[2],[3],[4]. Mathieu Kassovitz est alors très vivement critiqué dans les médias, une chronique d'Europe 1 l'assimilant à « la pire extrême-droite antisémite américaine[5] » ; il réplique en portant plainte pour « diffamation publique » contre plusieurs journalistes[6] ». Le 28 octobre 2009, il participe, accompagné par Jean-Marie Bigard, à un débat en direct sur France 2 dans la troisième partie de l'émission de Guillaume Durand, L'Objet du scandale, pour défendre son point de vue. En novembre 2011, Mathieu Kassovitz obtient la condamnation d'un blogueur, Lilian Massoulier, du Journal du dimanche qui l'avait comparé à Joseph Goebbels. France Info et L'Express, dont les chroniqueurs, Patrice Bertin et Renaud Revel, l'avaient respectivement qualifié de « révisionniste » et comparé à Robert Faurisson, sont par contre relaxés[7].

En 2011, il réalise L'Ordre et la Morale, un film à propos de l'assaut des troupes militaires françaises, après l'assassinat de quatre gendarmes et la prise d'otages de vingt-sept gendarmes mobiles en 1988 par les indépendantistes Kanaks sur l'Île d'Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, avec lui-même dans le rôle du commandant Philippe Legorjus. La version des évènement fournie par le film fut contestée[8],[9]. Malgré de bonnes réactions dans la presse comme parmi les spectateurs, le film eu succès financier mitigé et l'unique nomination au césar de la meilleure adaptation lui fit répliquer sur son compte tweeter « J'encule le cinéma français. Allez vous faire baiser avec vos films de merde. »[10].

Début 2013, il déclare quitter la France non pour des raisons fiscales, mais parce qu'il aurait « du mal à continuer de travailler dans un pays qui a enfermé le cinéma », évoquant « une copie conforme d'un modèle américain », et déplorant le fait que « le public ne suit pas »[11].

Il a trois enfants : deux filles et un garçon.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Long métrage[modifier | modifier le code]

Court métrage[modifier | modifier le code]

Autre[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Narrateur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'Apocalypse selon Mathieu Kassovitz », sur le site de Paris Match.
  2. « Mathieu Kassovitz doute de la "version officielle" du 11 septembre », Libération du 17 septembre 2009 (consulté le 28 septembre 2009)
  3. 11 septembre : Kassovitz débloque, et Revel aussi , Marianne, 17 septembre 2009.
  4. Marin Karmitz, également présent sur le plateau, déclare : « Moi, je pense que le conspirationnisme débouche sur quelque chose d'extrêmement grave, c'est le négationnisme, le négationnisme c'est-à-dire les gens qui disent : « les chambres à gaz n'ont pas existé ». Bon. On est dans cette filiation et c'est extraordinairement dangereux », Le grand direct des médias sur Europe 1 de Jean-Marc Morandini, Chronique de Frédéric Bonnaud, 16 septembre 2009.
  5. Frédéric Bonnaud, op. cit. à 3:40 : « c'est la pire extrême-droite antisémite américaine qui est la plus grande partisane de cette théorie du complot ».
  6. Zineb Dryef, « Comparé à Faurisson et Goebbels, Kassovitz porte plainte », publié le 26 septembre sur le site Rue89.
  7. Un blogueur du JDD condamné pour injure publique envers Kassovitz, Le Point, 15 novembre 2011.
  8. « 'ouvé20111201.html Le grand témoin d'Ouvéa », Valeurs actuelles du 17 novembre 2011.
  9. « Derrière « L'Ordre et la Morale », les secrets d'Ouvéa », armees.com du 19 novembre 2011.
  10. Mathieu Kassovitz "encule le cinéma français"
  11. Mathieu Kassovitz quittera aussi la France, mais "pas pour raisons fiscales"

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Conférence[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]