Histoire des grandes puissances

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Les superpuissances potentielles, dernier chapitre de l'histoire des grandes puissances :

L'histoire des grandes puissances présente une chronologie des Nations ou États qui ont dominé le Monde depuis les prémices de l'Antiquité jusqu'à nos jours de par leur statut politique, économique, technologique et/ou militaire avancé. Ce statut permet de jouir d'une influence et d'un rayonnement internationaux peu égalés sur un même espace temporel et spatial. Pourtant, lorsqu'un pays y accède, il n'est pas pour autant légitimé par l'ensemble de la communauté internationale et encore moins établi de façon irréversible dans sa position. En effet, du fait de la volonté plus ou moins affichée de chaque État de s'imposer sur la scène mondiale (comme le prouvent certaines politiques telles que la création de services de renseignement ou la complexité des relations diplomatiques), on constate que bon nombre de civilisations ont pu accéder à la place de leader mais que peu d'entre elles ont pu la conserver plus de quelques siècles. Bien que la longévité de certaines relève d'une gestion optimale vis-à-vis de l'époque considérée, il y a toujours eu une période de déclin au cours de laquelle les rapports de force ont été modifiés.

Malgré cela, de par le développement de tous les aspects de la société et l'enrichissement planétaire quasi-constant au cours des âges, il apparaît clair que les grandes puissances d'hier n'ont pu avoir la prééminence dont ont bénéficié les États-Unis depuis la fin de la Première Guerre mondiale ou qu'auront sûrement les pays émergents au cours du XXIe siècle. En d'autres termes, relativement aux autres puissances le ou les leaders mondiaux ont eu un avantage plus ou moins profond selon l'époque, mais la comparaison entre puissances d'époques différentes semble superflue du fait qu'elles ne peuvent être évaluées selon les mêmes critères, du simple fait du progrès technique par exemple.

Sommaire

Les premiers empires de l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

Carte du Proche-Orient ancien du temps de Tell el-Amarna présentant les grandes puissances de la période : Égypte (vert), les Hattis (jaune), le royaume kassite de Babylone (violet), Assyrie (gris), le royaume de Mitanni (rouge). Les zones claires sont celles sous contrôle direct, les plus sombres représentent la sphère d'influence de la puissance. L'extension de la civilisation mycénienne est en orange.

Le terme Proche-Orient ancien fait référence aux civilisations qui se sont développées sur la période précédant l'Antiquité classique, dans les régions actuelles du Moyen-Orient. Depuis l'Âge du bronze (vers IVe millénaire av. J.-C.) jusqu'à l'apogée de l'Empire perse au VIe siècle av. J.-C., cette région a vu s'élever des civilisations en Sumer, Mésopotamie (Irak et Syrie actuels), Anatolie (Turquie), au Levant et en Égypte. Ici le terme grande puissance est attribué à certaines nations de manière tout à fait relative. Ces pays étaient d'étendue restreinte par exemple, mais présentaient une stabilité et une puissance peu égalées sur la période et dans la région.

Sumer et Akkad[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Empire d'Akkad et Troisième dynastie d'Ur.
Les premiers fermiers de Samarra s'installent à Sumer, établissant un lieu de pèlerinage et une communauté à Eridu.

Sumer était l'une des premières civilisations du Proche-Orient, établie au sud-est de la Mésopotamie depuis le milieu du IVe millénaire av. J.-C. jusqu'à l'apogée de Babylone vers la fin du IIe millénaire av. J.-C.. Cette période est souvent qualifiée de période néo-sumérienne. Le terme "Sumérien" s'appliquait alors à tous les individus parlant la langue sumérienne sans distinctions. Sumer est considérée, au même titre que l'Égypte antique et la civilisation de la vallée de l'Indus, comme l'une des premières sociétés sédentarisées ayant acquis les caractéristiques qui faisaient d'elle une civilisation propre. Les premiers empires de la Mésopotamie se formèrent à partir du sud de cette région : Sargon d'Akkad, qui aura une postérité mystificatrice (la première du genre), était un Sémite (et non un Sumérien) qui fonda vers 2340 av. J.-C. ce qui est souvent considéré comme le premier empire de l'Histoire, l'Empire d'Akkad. Cet empire fut le témoin des premiers grands changements de type politique, idéologique et artistique. Son organisation administrative était hiérarchisée, son économie structurée (notamment au niveau du prélèvement des impôts), et il dominait une multitude de micro-États conquis lors de nombreuses campagnes s'étendant du sud de la Turquie actuelle au Golfe Persique. Il s'effondra vers 2109 avant J.-C. Vers 2112, le relais fut pris par le royaume de la Troisième dynastie d'Ur, qui domina pendant un peu plus de deux siècle la Mésopotamie et certaines régions adjacentes. Cette dynastie s'éteindra avec Ibbi-Sin qui ne pourra retenir la mise à sac d'Ur par les Élamites en -2002.

Élam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élam.
Carte montrant l'espace occupé par l'Empire élamite (en rouge) et les régions alentour. On y constate l'extension (approximative) de l'âge du bronze dans le golfe Persique.

Élam est l'une des plus anciennes civilisations connues à ce jour. Sa culture a eu un rôle majeur dans la construction de l'Empire perse, et plus particulièrement dans celle de l'Empire achéménide, lorsque l'élamite en est devenu l'une des langues officielles. Il est de coutume de dire que l'histoire de l'Iran débute à cette période.

Royaumes hourrites[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hourrites.
Le royaume hourrite vers 2300 avant J.-C.

Le terme Hourrites fait référence à un peuple s'étant installé au nord de la Mésopotamie vers 2500 avant Jésus-Christ. Les peuples hourrites n'étaient pas vraiment unis, vivant dans des royaumes quasiment féodaux, le plus important d'entre eux étant devenu le royaume de Mitanni qui atteignit son apogée au XIVe siècle av. J.-C. Il fut démembré au siècle suivant par les conquêtes de plusieurs puissances étrangères, notamment par les Assyriens.

Assyrie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Assyrie.
L'empire assyrien en -824 (vert foncé) et en -671 (vert foncé et clair)

Dans les premiers temps, l'Assyrie faisait référence à la région de la partie haute du Tigre, nommée ainsi du fait que sa capitale était à l'origine la ville d'Assur. Plus tard, en devenant une nation puis un empire, elle prit le contrôle du Croissant fertile, de l'Égypte et de la majeure partie de l'Anatolie. On peut considérer qu'alors l'Assyrie dominait la moitié Nord de la Mésopotamie (avec Ninive comme capitale) quand Babylone en contrôlait le Sud.

Les rois assyriens ont contrôlé un vaste territoire à plusieurs reprises. Ils ont été appelés le "Moyen" et le royaume "néo-assyrien". Ce dernier fut le plus puissant, et fut établi de 911 av. J.-C. à 612 av. J.-C. Il s'agit d'un véritable Empire.

Empire hittite[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hittites.
L'empire hittite (en rouge) au sommet de sa puissance en -1290, faisant frontière commune avec l'empire égyptien au niveau de la ville de Qadesh.

Les Hittites furent les premiers à adopter une langue indo-européenne et établirent un royaume autour de la ville d'Hattusha (centre de l'Anatolie) à partir du XVIIIe siècle av. J.-C. L'empire hittite atteint son paroxysme vers le XIVe siècle av. J.-C., comprenant le nord-est de la Syrie jusqu'à Ugarit et la partie haute de la Mésopotamie en plus du centre de l'Anatolie. Après 1180 av. J.-C., l'empire se scinda en plusieurs cités-état indépendantes, dont certaines auront survécu jusqu'au VIIIe siècle av. J.-C.

Les Hittites possédaient un savoir-faire certain en ce qui concernait l'architecture et l'utilisation de chars de guerre. Ils ont également été des pionniers de l'Âge du fer, utilisant des ustensiles et armes en fer dès le XIVe siècle av. J.-C. Ils léguèrent une part importante de leurs connaissances aux premiers Grecs installés en Europe.

Empire mède[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mèdes.
Le « royaume mède »

On considère couramment, à la suite des écrits d'Hérodote, que les Mèdes ont fondé un royaume puissant, après avoir contribué à abattre l'Assyrie en 609 avant J.-C. et avant de se faire vaincre à leur tour par les Perses vers 556 avant J.-C. Mais les recherches récentes tendent à nuancer cette vision : rien dans les sources écrites et archéologiques d'Iran et de Mésopotamie ne montre que les Mèdes aient constitué un royaume puissant. La question de l'existence d'un « royaume mède » reste donc débattue.

Empire achéménide[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Achéménides.
La Perse achéménide à son apogée.

L'Empire achéménide (-559 - -330) a été le premier des empires perses à dominer la majeure partie du monde iranien actuel. À son apogée, il s'étendait sur trois continents et était le plus puissants des États de son époque. Il comprenait les territoires suivants : l'Afghanistan actuel et une partie du Pakistan, le Nord et l'Ouest de l'Asie Mineure, le Nord de la péninsule des Balkans (Thrace actuelle) et la presque totalité du pourtour de la mer Noire. À l'ouest et au sud-ouest il était également établi en Mésopotamie, au nord de l'Arabie saoudite, et au Levant, jusqu'en Égypte et Libye. Avec une superficie d'environ 7,5 millions de kilomètres carrés, il est le plus grand empire de l'Antiquité. De son temps, il avait une grande influence politique sur les pays limitrophes et atteint un niveau culturel et économique imposant, tel que l'a montré le développement de la ville de Persépolis.

Empire parthe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parthie.

Empire sassanide[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sassanides.
L'Empire sassanide à son apogée.
L'Empire sassanide durant la majeure partie de son existence.

L'empire sassanide est le nom utilisé pour qualifier la quatrième dynastie iranienne et le second Empire perse (226 - 651). L'empire s'étendait sur les territoires des pays actuels suivants : Iran, Irak, Afghanistan, Arménie, parties est de la Turquie, parties de la Syrie, Pakistan, Caucase, Asie centrale et Arabie. Durant le règne de Khosro II (590 - 628), l'Égypte, la Jordanie, la Palestine et le Liban furent aussi brièvement annexés à l'Empire. L'ère sassanide est considérée comme l'une des plus importantes et influentes périodes de l'histoire de l'Iran. L'empire sassanide fut le témoin de l'apogée de la civilisation perse et fut le dernier grand empire iranien avant la conquête musulmane et la conversion à l'islam.

Afrique antique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Afrique.

Très peu d'empires et royaumes puissants ont émergé en Afrique dans les premiers siècles de l'Antiquité. Ils ont pourtant présenté un développement et une influence considérables, au-delà même des limites de leur continent. L'Égypte ancienne par exemple a dominé sur certaines périodes de vastes territoires du Proche-Orient, du pourtour méditerranéen ou de l'Afrique subsaharienne. Le royaume de Koush quant à lui, était situé plus au sud et s'est bâti une réputation fondée sur sa puissance militaire et sa santé économique. Les empires du Mali, 1er producteur d'or de l'ancien monde à son époque et surtout l'empire songhaï ont dominé l'Afrique de l'Ouest du XIIe siècle au XVIe siècle, ce dernier s'effondrant sous l'attaque du Maroc. Ce dernier a été une puissance dominante entre le XIe siècle, où il domina l'Espagne jusqu'à l'Ebre, jusqu'au fleuve Sénégal, après avoir abattu l'empire de Ghana. L'empire du Kanem-Bornou a duré 1000 ans en dominant le Tchad et l'est du Niger et du Nigeria actuel.

Égypte antique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Égypte antique.
Extension maximum de l'Ancienne Égypte au XVe siècle av. J.-C.

L'Ancienne Égypte fut l'une des premières civilisations mondiales, puisant ses sources dans le Croissant fertile, et plus particulièrement dans la vallée du Nil vers le IIIe millénaire av. J.-C.. Elle atteint le zénith de sa puissance durant le Nouvel Empire égyptien (établi de -1510 à -1070 sous le règne des grands pharaons tels que Thoutmôsis III et Ramsès II. Elle s'est étendue à cette époque jusqu'à la Nubie au sud et en partie au Proche-Orient à l'est. L'Égypte antique est un parfait exemple de nation qui utilisa à son époque le soft power dans le but de devenir une grande puissance. Elle fut l'une des premières nations à établir un système d'écriture et entreprendre des constructions d'envergure, à l'image des Pyramides de Gizeh. Pourtant, les civilisations aux alentours finirent par développer leur puissance militaire au point de pouvoir traverser les frontières naturelles de l'Égypte. Celle-ci n'ayant que peu entretenu la sienne, elle ne fut pas en mesure de les repousser, raison pour laquelle vers le début du Ier millénaire av. J.-C. son influence en tant que civilisation indépendante s'affaiblit.

Royaume de Koush[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Royaume de Koush.
Le Royaume de Kush en 400 av. J.-C..

Le Royaume de Koush a été le premier des États subsahariens à utiliser des armes en métal. Il a été lourdement influencé par la colonisation égyptienne, avant de devenir en -1070 non seulement un pays indépendant, mais également un rival pour l'Égypte antique. Il repoussa à plusieurs reprises les tentatives d'invasion de cette dernière, et commença à étendre son influence jusqu'en Haute-Égypte. À la fin du règne de Kachta en -752, Thèbes était sous contrôle koushite. Ses successeurs s'emparèrent du reste de l'Égypte et régnèrent en tant que XXVe dynastie pharaonique sur un territoire qui s'étendait du centre du Soudan actuel à Israël. Le Royaume de Koush ne tint pourtant que peu de temps car il fut attaqué puis défait par les Assyriens en -653.

Pourtant, Koush garda son influence et son statut de puissance régionale. Il continua de se mêler des affaires égyptiennes et prit le contrôle des routes de commerce en provenance d'Afrique subsaharienne. Il engagea une campagne importante contre l'Empire romain de -27 à -22 sous le règne d'Amanishakhéto, avant de signer une paix amicale avec le jeune empereur Auguste. Les deux États s'allièrent même par la suite lorsque Rome conquit Jérusalem en l'an 70 avec le soutien de cavaliers koushites. Le Royaume maintint son statut et son influence jusqu'à sa conquête par le Royaume d'Aksoum en 350.

Carthage[modifier | modifier le code]

Les possessions carthaginoises au IIIe siècle av. J.-C..

Carthage fut l'une des puissances majeures de l'ouest de la Méditerranée entre -575 et -272. À l'origine simple colonie phénicienne, elle assuma son indépendance et étendit son influence sur toutes les autres colonies de la région lorsque Tyr fut prise par les Assyriens. Marchant sur les traces de son ancienne métropole, elle établit des comptoirs commerciaux et des colonies sur les littoraux nord-africains, ibériques ou italiens et travailla à devenir une puissance maritime.

Rome, puissance terrestre naissante, vit en l'essor de Carthage une menace et développa également une flotte conséquente dans le but de la contrer, ce qui mena aux trois guerres puniques. La dernière marqua la chute de Carthage qui tomba sous le contrôle de Rome, qui elle-même devint l'État le plus puissant de l'ouest de la Méditerranée.

Civilisation grecque[modifier | modifier le code]

Les Minoens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Civilisation Minoenne.

La civilisation minoenne fut une civilisation et Thalassocratie importante qui s'est développée sur l'île de Crète, de Santorin et certaines des Cyclades de 2700 à 1200 av. J.-C.

Elle avait de l'influence dans toute la mer Egée. Tout porte à croire qu'elle était puissante, prospère et bénéficiant d'une économie et d'un commerce florissant. Les Minoens maitrisaient, de façon avancée par rapport aux autres peuples, des techniques comme la navigation, l'irrigation et le génie civil.

Mycènes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Civilisation mycénienne.

La civilisation mycénienne est une civilisation égéenne de l’Helladique récent (fin de l'âge du bronze) s'étendant de 1550 à 1100 av. J.-C. environ, dont l'apogée se situe environ entre 1400 et 1200 av. J.-C. Elle se répand progressivement à partir du sud de la Grèce continentale sur le monde égéen dans son ensemble, qui connaît pour la première fois une certaine unité culturelle. Cette civilisation est notamment caractérisée par ses palais-forteresses, ses différents types de poterie peinte que l'on retrouve tout autour de la mer Égée, ainsi que son écriture, le Linéaire B, la plus ancienne écriture connue transcrivant du grec. Depuis son déchiffrement en 1952, la civilisation mycénienne est la seule civilisation égéenne pré-hellénique connue à la fois par des sources littéraires, des traces archéologiques et des documents épigraphiquesTreuil, Darcque, Poursat et Touchais 2008, p. 309..

Athènes[modifier | modifier le code]

L'empire athénien en -431.

L'histoire de l'antique Athènes est l'une des plus longues de toutes les villes présentes en Europe et dans le monde. Elle a été continuellement habitée depuis au moins 3000 ans. Elle devint la ville principale de la Grèce antique au Ier millénaire av. J.-C.. Son développement culturel au Ve siècle av. J.-C. posa les fondations de la future civilisation occidentale. Durant le Moyen Âge, Athènes subit un certain déclin et s'intégra entièrement à l'Empire byzantin. Elle fut relativement prospère durant les Croisades, profitant du commerce italien.

Le Ve siècle av. J.-C. marqua le zénith de la puissance athénienne puisqu'elle fut le centre culturel en ce qui concernait la littérature, la philosophie (voir Philosophie grecque) et les arts (voir Théâtre grec antique). Certaines des plus importantes figures de la culture occidentale et de l'histoire intellectuelle vécurent à Athènes durant cette période : les tragiques Eschyle, Aristophane, Euripide et Sophocle, ainsi que les philosophes Aristote, Platon et Socrate.

Corinthe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Corinthe.

Sparte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sparte.
Sparte à son apogée.

Dans l'Antiquité Sparte (ou Lacédémone) était un état militaire dorien, à l'origine centré en Laconie. En tant que cité-état entièrement consacrée à l'entrainement militaire, Sparte possédait la plus puissante armée du monde grec, et après avoir accompli des victoires notables contre les Athéniens durant la guerre du Péloponnèse et les Perses durant les guerres médiques, elle se considéra comme le protecteur naturel de la Grèce.

À la suite des victoires lors des guerres de Messénie (-631), la réputation de l'armée spartiate était sans égale. En -480 Léonidas Ier entra dans la légende en tentant de contrer l'armée perse, forte de quelques centaines de milliers d'hommes, avec 1700 soldats à la bataille des Thermopyles. Un an plus tard, Sparte rassembla une armée formée par l'alliance de nombreuses cités grecques et défit la Perse à la bataille de Platées en -479. La victoire décisive des Grecs mit alors fin aux guerres médiques et aux ambitions perses sur l'Europe. Bien que cette réussite fut grecque, c'est la seule vile de Sparte qui en fut créditée, puisqu'elle fut présente à toutes les batailles importantes et eut le statut de leader de l'expédition grecque.

Plus tard, Sparte, Athènes, Thèbes et la Perse se battirent à de nombreuses reprises pour imposer leur suprématie sur le sous-continent grec. À la suite de la guerre du Péloponnèse, Sparte devint également une puissance navale au cours de laquelle elle défit la puissante flotte athénienne. Elle s'empara par la suite des cités grecques les plus influentes et dès lors, au Ve siècle av. J.-C. débuta l'hégémonie spartiate.

Syracuse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Sicile grecque.

Thèbes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Thèbes (Grèce).

Empire macédonien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Royaume de Macédoine.
Territoire sous contrôle macédonien à la mort d'Alexandre le Grand.

La Macédoine était le nom d'un ancien royaume situé à l'extrême-nord de la Grèce antique, frontalier de l'Épire à l'ouest et de la Thrace à l'est. Elle devint sur une période brève la première puissance du monde, sous le règne d'Alexandre le Grand lorsque celui-ci conquis entièrement l'Empire achéménide en plus de la majeure partie de la Grèce. Dès lors commença l'époque hellénistique.

Civilisation hellénistique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Époque hellénistique.

Empire séleucide[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Séleucides.
L'empire séleucide en -200.

Lagides[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dynastie des Ptolémées.

Le Pont[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Royaume du Pont.
Les possessions du Pont (orange) et les pays limitrophes de l'actuelle Turquie.

Pergame[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pergame.

Empire romain[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Empire romain et Rome antique.
L'Empire romain à son apogée sous Trajan.

L'Empire romain est connu pour avoir été la plus large et la plus puissante civilisation d'Europe relativement à son époque. Après les guerres puniques, il était déjà le plus grand empire de la planète mais continua son expansion avec l'annexion de la Grèce et de l'Asie mineure. En -27 Rome contrôlait la moitié de l'Europe ainsi que l'Afrique du Nord et une large partie du Moyen-Orient. Seule la Chine des Han pouvait prétendre rivaliser de puissance avec elle. Rome avait également un développement culturel poussé, notamment en matière d'architecture, inspiré de la civilisation grecque.

Depuis l'avènement d'Auguste jusqu'à la chute de l'Empire romain d'Occident, Rome domina la moitié de l'Eurasie et su s'imposer à ses différentes populations. Son expansion débuta bien avant la chute de la République et atteint son zénith sous l'empereur Trajan avec la conquête de la Dacie en l'an 106. À cette date, l'Empire romain s'étendait sur approximativement 5 900 000 km2 de terres émergées. Son influence sur la culture, la législation, la technologie, les arts, les langues, les religions et l'architecture de la civilisation occidentale est encore visible de nos jours.

Asie[modifier | modifier le code]

Empire Maurya[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire Maurya.

L'Empire Maurya fut la première entité politique à unifier la majeure partie du sous-continent indien et à s'étendre en Asie centrale et au Moyen-Orient. Son soft power toucha la Perse ou la Grèce du fait de ses victoires militaires dans ces régions. Son influence culturelle s'étendit également de la Syrie et de l'Égypte à la Thaïlande, la Chine et le Myanmar. L'Empire fut fondé en -322 par Chandragupta Maurya. Celui-ci engagea une guerre victorieuse contre les possessions grecques voisines issues des conquêtes d'Alexandre le Grand, et obtint rapidement de larges portions de territoires compte tenu du morcellement de l'Empire macédonien à la mort d'Alexandre. Sous le règne d'Ashoka le Grand, l'empire devint pacifiste et échangea son soft power avec une forme nouvelle de Bouddhisme.

Il a été estimé que la dynastie Maurya contrôla environ un tiers de l'économie mondiale et de la population mondiale (estimée alors à 150 millions d'individus), ainsi que la plus grande ville du monde, Pataliputra, aussi large qu'était Rome sous Trajan. Selon Mégasthène, son armée était composée de plus de 600 000 soldats, 30 000 cavaliers et 9 000 éléphants de guerre. Le seul empire comparable à l'époque fut celui de la dynastie Han, en Chine.

Empire Gupta[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire Gupta.

Chine[modifier | modifier le code]

Dynastie Qin[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Dynastie Qin.

La dynastie Qin est celle située entre la dynastie Zhou et la dynastie Han en Chine. L'unification du pays s'est faite en -221 sous Qin Shi qui en devient le premier empereur. L'empire chinois subsistera jusqu'en 1912, date de la chute de la dynastie Qing et de la proclamation de la République. Les Qin ont laissé en héritage un État centralisé et bureaucratique qui traversa les âges.

Dynastie Han[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Dynastie Han.
La Chine sous contrôle Han en 87.

Sous la dynastie Han (-206 - 220), il est communément considéré que la Chine accéda à la période la plus faste de son histoire. À son apogée, l'empire Han s'étendait sur plus de 6 millions de km² et comprenait une population de plus de 55 millions d'âmes. Durant cette même période, la Chine étendit son influence politique et culturelle jusqu'à la Corée, le Japon, la Mongolie le Viêt Nam et l'Asie centrale avant de finalement s'effondrer sous le poids combiné des pressions étrangères et internes. Sous le règne de l'empereur Wu, la Chine était l'État le plus puissant et le plus large du monde.

Amérique précolombienne[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Civilisation précolombienne et Mésoamérique.

Civilisation maya[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Civilisation maya.

Aztèques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aztèques.

Empire inca[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Inca.
L'expansion inca entre 1438 et 1527.

Puissances du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Europe occidentale et nordique[modifier | modifier le code]

Empire carolingien et royaumes francs[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Empire carolingien, Royaumes francs et Francs.
L'expansion carolingienne et les royaumes francs de 481 à 870.

Les Francs furent unifiés pour la première fois par Clovis à la fin du Ve siècle. En 732 ils défirent les Arabes à Poitiers, mettant un terme à leur invasion de l'Europe occidentale. Durant le règne de Charlemagne (proclamé empereur par le Pape en 800), il atteint son apogée, égalant presque l'étendue territoriale de l'Empire romain d'Occident. S'ensuivit une christianisation des peuples païens conquis. Ce fut une période de renouveau culturel connu sous le nom de renaissance carolingienne qui compris d'importantes réformes concernant l'éducation et l'écriture. L'empire carolingien se désintégra en trois parties après la mort de Louis le Pieux dont chacun de ses fils héritèrent d'une partie, comme il était alors de coutume, à la suite du traité de Verdun en 843.

Empire Plantagenêt[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire Plantagenêt.
Expansion de l'empire Plantagenêt de 1144 à 1166.

L'Empire Plantagenêt fut un conglomérat d'États rassemblés sous l'autorité de la dynastie des Plantagenêt. En plus des royaumes d'Angleterre et de Jérusalem et de la Seigneurie d'Irlande, il comprenait le Duché de Normandie, le Duché d'Aquitaine, le Duché de Gascogne et d'autres territoires français, et contrôlait par conséquent une bonne moitié de la France actuelle, s'étendant des Pyrénées à la Manche du XIIe siècle au XVe siècle.

L'Empire fut créé lorsqu'Henri II Plantagenêt fut couronné roi d'Angleterre. Les premiers membres de la dynastie s'établirent pourtant à Poitiers, capitale d'Aquitaine où ils avaient leurs racines. Le centre politique de l'Empire fut déplacé en Angleterre avec Jean sans terre, du fait de la perte de la majeure partie des territoires continentaux passés sous contrôle de la couronne de France.

Le déclin débute avec la défaite contre le capétien Philippe II, qui sépare l'Empire en deux à la suite de la perte des provinces de d'Anjou et de Normandie. Cette défaite, qui ne laisse aux Plantagenêt que le Duché de Gascogne en France, met en place les circonstances qui mèneront à la guerre de Cent Ans quelques années plus tard. Celle-ci se soldera par un nouvel échec anglais, ne laissant aux Plantagenêt que l'enclave de Calais, mettant ainsi fin à l'Empire.

Royaume d'Aragon[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Royaume d'Aragon et Couronne d'Aragon.
L'Empire aragonais.

La Couronne d'Aragon fut avant tout une puissance maritime du Moyen Âge tardif qui contrôla le nord-est de l'Espagne et le sud-est de l'Italie actuelles, ainsi que certains territoires à travers toute la mer Méditerranée, en Grèce notamment. Elle fut établie en 1137, lorsque le Royaume d'Aragon et le Comté de Barcelone unifièrent leurs dynasties. En 1479 la Couronne d'Aragon s'unit de la même façon à celle de Castille, marquant les prémices du futur Empire espagnol. La Couronne d'Aragon persista jusqu'en 1716, année où elle fut abolie par les décrets de Nueva Planta à la suite de sa défaite lors de la guerre de Succession d'Espagne.

Royaume de Castille[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Royaume de Castille et Couronne de Castille.
La Castille (rouge) en 1210.

Le Royaume de Castille était une entité politique médiévale de la péninsule Ibérique. Il obtint son indépendance au IXe siècle sous le nom de Comté de Castille, puis devint suzerain du Royaume de León avant que celui-ci ne lui soit définitivement incorporé. La Castille fut plus tard intégrée au Royaume d'Espagne.

États pontificaux[modifier | modifier le code]

Les États pontificaux en 1870.

Les États pontificaux sont une théocratie dont la capitale est située à Rome, également capitale de l'Italie actuelle. À ce titre, c'est donc le chef spirituel, en l'occurrence le Pape, qui en est à la tête. Ils resteront indépendants durant la majeure partie de la période allant de 752 (date de leur création) à 1900, date à laquelle Léon XIII les dissout officiellement. C'est sur les bases des États pontificaux que sera créé le Vatican à la suite des accords du Latran en 1929.

Union de Kalmar[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Union de Kalmar.
L'Union de Kalmar vers 1500.

L'Union de Kalmar était une union personnelle qui regroupait les trois royaumes de la Scandinavie : le Danemark, la Suède et la Norvège. Il est parfois considéré qu'elle fut créée en réaction à l'autorité grandissante en Europe du Nord de la Ligue hanséatique et de l'Ordre Teutonique. Elle fut créée en 1397 à la suite de la diète de Kalmar. Copenhague en est devenue par la suite la capitale, permettant l'arrivée à la tête de l'Union des régents danois parmi lesquels Marguerite Ire de Danemark, ce qui sera plus tard la cause de sévères tensions entre la Suède et le Danemark, aboutissant à la sécession du premier et la création du Royaume du Danemark et de Norvège.

L'Union de Kalmar était l'entité la plus étendue d'Europe aux environs du XVe siècle. Le dernier roi de l'Union, Christian II de Danemark, popularisé sous le nom de Christian le Tyran en Suède, ordonna avec le soutien de la noblesse suédoise le bain de sang de Stockholm en 1520, trois jours après son couronnement à la tête du pays, qui achevait alors la reconquête du pays sécessionniste. À la suite de ces événements, le noble suédois Gustave Vasa prit la tête de la rébellion, étant notamment soutenu par les influents mineurs de la région de Dalécarlie et obtint l'indépendance définitive en 1523. Il créa par la suite la première dynastie royale de Suède.

Europe centrale et orientale[modifier | modifier le code]

Bulgarie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Bulgarie et Histoire de la Bulgarie.

En 681 les Bulgares établirent un État puissant ayant joué un rôle militaire et culturel majeur dans l'Europe médiévale. La Bulgarie défit définitivement les Arabes à la bataille de Constantinople (718) et en stoppèrent l'invasion au sud-est du continent. Ils arrêtèrent également les migrations barbares (Petchenègues, Magyars, Khazars) de l'est. Ils mirent fin à l'empire avar en 806. Avec l'adoption du christianisme et l'invention l'alphabet cyrillique, l'empire bulgare devint le centre culturel et spirituel de tout le monde slave. le patriarcat de Bulgarie devint la première Église d'Europe après son indépendance en 927. L'empire bulgare atteint son apogée au début du Xe siècle, s'étendant de la Mer Noire à la Bosnie actuelle.

Empire byzantin[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Empire byzantin et Byzance.
L'Empire byzantin lors de l'apogée de son expansion territoriale vers 550. Les territoires en violet sont ceux qui furent reconquis par Justinien Ier.

L'empire byzantin (330 - 1453) est l'entité qui se substitua à l'Empire romain d'Orient au début du Moyen Âge et qui survécut plus de 1000 années à l'Empire romain d'Occident, tentant même de reconquérir la majeure partie des anciens territoires de ce dernier. L'héritage culturel de la Rome antique s'y maintint et donna plus tard naissance à la Renaissance italienne après la chute de Constantinople en 1453, prise par les Turcs ottomans.

Les Byzantins ont été les seuls Européens capables de produire de la soie fine, qui fut une importante source de profits du fait de son commerce. Byzance fut une puissance militaire majeure, possédant une armée immense et une flotte bien équipée, et un centre culturel et religieux mondial. Elle fut le bastion de l'Église orthodoxe et elle influença par conséquent de nombreux pays de l'est de l'Europe. L'Empire byzantin se retrouva confronté aux Arabes au sud, aux Bulgares au nord et aux Croisés, qui pillèrent Byzance en 1204. L'État fut restauré en 1261, mais il ne retrouva jamais sa puissance d'antan.

République de Venise[modifier | modifier le code]

La République de Venise domina la Méditerranée orientale vers la fin Moyen Age, avec son apogée au XIVe siècle. Elle était la place tournante des échanges commerciaux avec l'Orient grâce à ses possessions comme la Crète, les îles Ionniennes et des comptoirs commerciaux en Mer Noir et sur les côtes grecques, turques et syriennes. Les échanges consistaient surtout en produits de luxe comme la soie de Chine et les épices d'Inde contre du verre ou des armes.La Sérénissime était en concurrence permanente avec Gênes pour le contrôle de ces possessions. Venise était au XIIIe siècle, avec plus de 100 000 habitants, l'une des plus grandes villes d'Europe et la moitié du commerce européen passait par ses ports. Mais la chute de l'empire Byzantin en 1453 entraîna de nombreuses luttes avec les Turques qui épuisèrent la République et la découverte du Cap de Bonne-Espérance changa les routes commerciales entraînant le déclin de la ville. Celle-ci s'agrandit alors en Terra Ferma mais rien n'y fit. La ville perdit son indépendance le 12 mai 1797 devant les troupes de Napoleon qui céda la région a l'Autriche

Hongrie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Royaume de Hongrie et Histoire de la Hongrie.

Saint-Empire romain germanique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saint-Empire romain germanique.
Le Saint-Empire romain germanique à son apogée.

À cheval sur le Moyen Âge et l'époque moderne, le Saint-Empire fut un conglomérat de différents territoires recouvrant une grande partie de l'Europe centrale. Se voulant héritier de l'Empire carolingien, il fut constitué en 962 avec le couronnement d'Otton Ier. À la fin de l'époque carolingienne, le Saint-Empire comprenait des territoires tels que l'Autriche, l'Allemagne, la Suisse, la Tchéquie ou encore les Pays-Bas actuels. Les Ottoniens parvinrent à tisser un réseau très fiable pour diriger l'Empire, réseau qui reposait alors sur l'Église catholique romaine. La sacralisation de l'Empereur s'amplifia progressivement et son rôle s'accrut jusqu'à nommer le pape et les évêques. Ce système connut son apogée sous le règne d'Henri III mais c'est précisément cette mainmise sur la nomination des évêques qui déclencha la querelle des Investitures.

Au début du XIIIe siècle, on vit s'affaiblir le pouvoir central au profit des princes territoriaux et en particulier des princes-électeurs lors de l'élection du roi. Il fallut alors codifier cette élection, ce qui fut fait en 1356 par la Bulle d'or. Le roi devint roi par élection et non plus par l'acte sacré du couronnement, on assista à une sécularisation du pouvoir. Avec l'arrivée des Habsbourg au pouvoir au début du XVe siècle, l'Empire connut un mouvement de réforme symbolisé entre autres par la création de la Diète d'Empire. Cependant, la réforme religieuse déclenchée par Martin Luther eut raison de l'Empire. Après la Guerre de Trente Ans à laquelle participèrent de nombreux pays européens, l'Empire a vu sa puissance décliner au profit des pouvoirs territoriaux. Il se bloqua dans ses institutions qu'aucun parvint à réformer.

Avec la montée en puissance de territoires comme la Prusse ou l'Autriche, l'Empire perdit encore davantage en souveraineté, les territoires agissant pour leur propre compte. À partir du milieu du XVIIIe siècle, il ne put plus protéger ses membres de la politique d'expansion des puissances intérieures et extérieures. Ce fut l'une des causes de son effondrement. Les conquêtes napoléoniennes démontrèrent la faiblesse du Saint-Empire, devenu un ensemble figé et creux composés de territoires pour la plupart non viables. Avec le Reichsdeputationshauptschluss de 1803, Napoléon rationalisa la carte du Saint-Empire puis en 1806, par la création de l'éphémère Confédération du Rhin, il disparut le 6 août 1806.

Empire Ottoman[modifier | modifier le code]

L’Empire ottoman est un des plus grands empires que l'histoire est connue. Son histoire débute en 1299 pour prendre fin en 1923 (soit presque 624 ans) s'étendant du Moyen-Age à la période moderne.Fondé par un clan turcique oghouze en Anatolie occidentale, l'Empire ottoman s'étendait au faîte de sa puissance sur trois continents : toute l'Anatolie, le haut-plateau arménien, les Balkans, le pourtour de la mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule Arabique et l'Afrique du Nord (à l'exception du Maroc, de la Kabylie, des Aurès et du Sahara algérien).

L'année 1299 marque le commencement de l'Empire Ottoman et le début de la constitution de la première armée ottomane. Osman Ier, alors le premier sultan de l'empire, conquiert la ville byzantine de Mocadène, aujourd'hui Bilecik en Turquie. Ses successeurs continuent sa politique d'expansion, l'âge d'or débutant avec la Chute de Constantinople en 1453 sous le commandement du sultan Mehmed II dit "le Conquérant". Au xvie siècle, sous le règne de Soliman le Magnifique, les armées ottomanes parviennent jusqu’à Vienne en 1529 et 1532, dont elles font le siège en vain. Cette avancée marque la limite de l’expansion de l'Empire en Occident.

L'Empire Ottoman à son apogée.

Au xixe siècle, l'Empire est en déclin et celui qu'on surnomme « l'homme malade de l'Europe » perd son autorité sur les territoires en Afrique et dans les Balkans suite aux guerres et révoltes.L'Empire Ottoman donnera naissance à la République de Turquie en 1923 sous l'impulsion de Mustafa Kemal Ataturk, alors le premier président de la Turquie.

Nations arabo-musulmanes[modifier | modifier le code]

L'expansion de l'Empire arabe de 622 à 750.

À partir de 622, à la suite du départ de Mahomet de La Mecque, nait l'Islam. Après sa mort, ses successeurs ont durant le siècle qui a suivi entrepris une expansion large et rapide, établissant l'empire arabe.

Khoulafah Rashidun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rashidun.

Sous le califat Rashidun, les Arabes musulmans défirent le puissant empire Sassanide durant la conquête musulmane de la Perse et entreprirent la conquête de l'Empire byzantin lors des guerres avec celui-ci. Ils conquirent la Syrie romaine, la Perse et l'Égypte romaine en moins de dix ans, notamment sous le commandement du célèbre général Khalid ibn al-Walid.

Califat omeyyade[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Omeyyades.

Le califat omeyyade compléta la conquête musulmane en s'emparant de l'Afrique romaine et de l'Hispanie wisigoth, ainsi qu'en entamant la conquête musulmane de l'Inde et en remportant une franche victoire sur la Chine à la bataille de Talas. L'empire arabe devint alors le plus large de l'Histoire. Pourtant, il fut repoussé par Charles Martel du royaume des Francs en 732 ainsi qu'aux portes de Byzance, soutenue par les Bulgares, en 718.

Califat abbasside[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbassides.
Le califat abbasside lors de son extension maximale.

La période des Abbassides est considérée comme l'Âge d'or de l'islam. L'empire comprenait de très nombreuses routes de commerce qui passaient par l'Asie, l'Europe ou l'Afrique. Sa culture a été florissante, en étant en grande partie influencée par la Perse. L'empire arabe atteint un niveau de développement significatif notamment du fait de la maîtrise de nombreux domaines tels que les arts, la philosophie, les sciences et la technologie. De nombreuses villes se développèrent et acquirent une population conséquente, des palais et jardins magnifiques comme ce fut le cas à Bagdad, qui fut habitée un temps par un million de personnes. On peut également citer Le Caire, Cordoue ou Damas. Le califat perdit pourtant quelques territoires lors des Croisades et fut plus tard désintégré par les invasions venues de l'empire mongol à l'est, qui s'achevèrent avec le sac de Bagdad en 1258.

Al-Andalus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Al-Andalus.

Al-Andalus était le nom donné aux régions de la péninsule Ibérique gouvernées par les Arabes durant la période qui s'étend de 711 à 1492. Au niveau politique, elle fut successivement une province du Califat omeyyade conquise par Al-Walid ben Abd al-Malik de 711 à 750, l'Émirat de Cordoue de 750 à 929, le Califat de Cordoue de 929 à 1031 puis finalement un taïfa après les victoires espagnoles de la Reconquista.

Califat fatimide[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fatimides.

Les Fatimides furent les chiites qui contrôlèrent le Maghreb, le Levant et l'Égypte de 909 à 1171. Ce sont eux qui établirent Le Caire comme capitale de cette dernière.

Ayyoubides[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ayyoubides.
L'empire ayyoubide à son apogée.

Les Ayyoubides tentèrent de reconstituer l'État arabe entre 1171 et 1246 en unifiant des régions telles que l'Égypte ou encore la Syrie et en luttant contre les États latins d'Orient.

Afrique[modifier | modifier le code]

Empire du Mali[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Empire du Mali et Histoire du Mali.
L'empire du Mali à son apogée.

L'empire malien était un État médiéval de l'Afrique de l'Ouest. Il fut fondé par Soundiata Keïta et fut renommé pour la générosité et la richesse de ses dirigeants, notamment Kanga Moussa. Il eut une influence culturelle profonde sur l'ouest de l'Afrique, du fait de l'extension de sa langue, de ses lois et de ses traditions tout au long du Niger.

Moussa était profondément dévot, et sous son règne les enseignements coraniques fleurirent. L'université de Sankoré à Tombouctou par exemple, aida grandement à étendre l'influence de l'islam dans la région.

Asie[modifier | modifier le code]

Empire ghaznévide[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ghaznévides.

Chine[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Chine et Histoire de la Chine.

Les débuts de la dynastie Sui après la fin de la turbulente et chaotique période des dynastie du Nord et du Sud marque une charnière dans l'histoire de la Chine. Elle est peu à peu unifiée et retrouve un statut de puissance régionale qu'elle avait perdu auparavant.

Dynastie Tang[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Dynastie Tang.
Tang (616-710).png

Expansion de la Chine de l'empereur Taizong des Tang de 616 à 670 en Asie :

  •       617 révolte du Shanxi dont le père de Taizong est gouverneur.
  •       Début de la prise de contrôle des territoires Sui en 618. Elle sera totale en 626.
  •       Soumission des territoires turcs orientaux (630 - 682).
  •       Le roi du Tibet reconnaît en la Chine son suzerain (641 - 670).
  •       Soumission des territoires turcs occidentaux (642 - 665).
  •       [Absent de la carte : conquête du Goguryeo par Gaozong, fils de Taizong de 661 à 668.

Les deux couleurs les plus sombres indiquent un contrôle direct par l'empire chinois, alors que les trois les plus claires indiquent un contrôle par le biais de vassaux.

La dynastie Tang fait directement suite à celle des Sui. Elle installe sa capitale à Chang'an (aujourd'hui Xi'an), la ville la plus peuplée du monde à l'époque. Elle est considérée par beaucoup comme la dynastie sous laquelle la Chine atteint un apogée historique, voire un âge d'or, bien au-delà du temps où elle était encore gouvernée par les Han. Son territoire, largement agrandi par les premiers souverains de la dynastie, fut le plus grand jamais atteint par la Chine à l'époque. Son rayonnement culturel atteint également un pic, de telle sorte qu'il en découla la notion de monde chinois.

Dynastie Song[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Dynastie Song.

Sous le règne de la dynastie Song, la richesse de la Chine déclencha de nombreuses attaques des peuples du nord, ce qui incita les Song à migrer vers le sud. Pour la première fois de son histoire, le pays dut partager sa richesse pour préserver la paix sur son territoire. Paradoxalement, la culture chinoise atteint des sommets, du fait de l'attrait pour l'art des empereurs de Chine. L'avancée technologique et législative du pays permit une croissance et un développement rapide du niveau de vie.

Empire mongol[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Empire mongol, Horde d'or et Houlagides.
L'expansion de l'Empire mongol.

L'Empire mongol est l'empire terrestre le plus vaste que le monde ait connu. Avec ses 33 millions de km² et ses 100 millions de sujets, il ne sera dépassé que par l'Empire colonial britannique, qui n'était pas d'un seul tenant. Il fut fondé par Genghis Khan en 1206 et comprit la majorité des territoires s'étendant de l'Asie du sud-est à l'Europe centrale. L'expansion mongole entraina de nombreux déplacements de populations, notamment chinoises et perses, ce qui facilita la propagation de pandémies telles que la peste noire. À l'inverse, l'empire mongol aida à construire une stabilité politique sur le continent asiatique, et permit entre autres le rétablissement de la route de la soie.

Dynastie Yuan[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Dynastie Yuan.

La dynastie Yuan dirigea officiellement l'empire de 1271 à 1368. D'ethnie mongole, elle se tourna vers la Chine plutôt que vers le reste de l'Asie, car seul ce territoire était alors réellement prospère et attractif. Les différents membres de la dynastie délaissèrent d'ailleurs peu à peu le titre de Khagan au profit de celui d'empereur de Chine.

Selon les historiens chinois, la dynastie Yuan fut précédée par la dynastie Song et suivie par la dynastie Ming.

Dynastie Ming[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Dynastie Ming.

La dynastie Ming fut la dernière dynastie issue de l'ethnie Han chinoise, faisant suite à la dynastie des Yuan et finissant avec l'arrivée de la dynastie Qing en 1644. Elle est à la base de l'accès au statut de puissance maritime de la Chine avec la création d'une flotte dense, et c'est également durant cette période que la Chine une véritable puissance militaire, son armée atteignant 1 million de membres.

La Chine vit également sa production augmenter fortement à cette période, que ce soit dans les secteurs du fer ou de l'imprimerie. La Grande Muraille et le Grand Canal furent aussi restaurés à cette époque.

Empire timouride[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Timourides.

Empire khmer[modifier | modifier le code]

Empire Chola[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chola.

Puissances modernes[modifier | modifier le code]

Europe de l'Ouest et du Sud[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire de France et Empire colonial français.
L'Empire napoléonien en 1811.

Le Premier Empire (1804 - 1814), aussi connu sous le nom d'Empire napoléonien, était le territoire français sous le règne de Napoléon Ier. Il a été la puissance dominante de toute l'Europe continentale durant le début du XIXe siècle.

Napoléon devint l'empereur des Français le 18 mai 1804, couronné le 2 décembre 1804, mettant fin au Consulat et remporta de nombreuses victoires face à la Troisième coalition autrichienne, prussienne et russe notamment, avec pour points d'orgue la bataille d'Austerlitz en 1805 et celle de Friedland en 1807. Le Traité de Tilsit en juillet de la même année mit ensuite fin à la guerre au profit de la France.

Ces nombreuses victoires permirent à la France d'étendre considérablement son influence de l'Europe occidentale à la Pologne. À son apogée en 1812, l'Empire comptait 130 départements, avait 44 millions de sujets, et était présent militairement en Allemagne, Italie, Espagne et dans le Duché de Varsovie où Napoléon installa sur le trône des membres de sa famille, et comptait parmi ses alliés la Prusse et l'Autriche. De là s'exportèrent de l'idéologie français issue de la Révolution sur tout le continent. Certains vestiges du système féodal furent abolis, à l'image de la justice à double échelle qui différenciait nobles et roturiers. Les privilèges furent également supprimés. L'introduction du Code civil légalisa le divorce, établit des systèmes juridiques plus égalitaires. On estime aujourd'hui que les guerres napoléoniennes ont coûté la vie à plus de 6,5 millions d'Européens.

Les premier (en bleu clair) et second (en bleu foncé) espaces coloniaux français.

L'Empire colonial débuta vers 1600 et s'acheva dans les années 1960 à la fin de la guerre d'Algérie. Certains territoires d'outre-mer furent tout de même conservés, et sont aujourd'hui appelés les DOM-TOM. Durant le XIXe siècle et le XXe siècle, l'Empire colonial français était le second plus grand empire du monde après l'Empire britannique. Il s'étendait sur plus de 13 millions de km² dans les années 1920.

La France établit également des colonies en Amérique du Nord, dans les Caraïbes et en Inde, comme le firent également l'Espagne et le Portugal, rivalisant avec la Grande-Bretagne. Une série de guerres contre cette dernière lui fit pourtant perdre la majeure partie de ces territoires au XVIIIe siècle, appelés aujourd'hui par certains historiens le Premier espace colonial français par opposition au Second espace colonial français qu'elle conserva par la suite, notamment en Afrique et en Asie du Sud-Est.

République de Venise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : République de Venise.
Les possessions de la République de Venise en 1796.

La République vénitienne était un État qui s'est développé autour de la ville de Venise, et a existé pendant plus d'un millénaire, de 697 à 1797, date à laquelle elle fut envahie par les troupes bonapartistes. Durant le Haut Moyen Âge, elle devint très riche grâce au commerce entre l'Europe et le Levant. Le chef de la République de Venise était appelé le Doge, qui était élu à vie par l'aristocratie de la République.

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire britannique.
Carte anachronique de l'Empire britannique de 1600 à 1947.

L'Empire britannique fut l'empire colonial le plus étendu de toute l'histoire. Il atteignit son apogée au début du XXème siècle. Son économie devint florissante au XVIIe siècle à la suite de l'augmentation des échanges commerciaux avec les colonies d'Inde et d'Extrême-Orient, notamment grâce au succès de la Compagnie anglaise des Indes orientales et à l'importance de la Royal Navy.

Les colonies britanniques furent créées le long de la côte Est des États-Unis durant le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle, mais la plupart d'entre elles se rebellèrent, menant en 1775 à la Guerre d'indépendance des États-Unis que le Royaume-Uni perdit, laissant aux colons les mains libres pour créer les futurs États-Unis. Néanmoins il conserva ses colonies du Canada, des Caraïbes et d'Inde et débuta par la suite la colonisation de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande. À la suite de la défaite de la France durant les guerres napoléoniennes en 1815, la Grande-Bretagne prit possession durant des périodes parfois très variables d'autres territoires d'outre-mer dans les Antilles. Enfin, elle se força de continuer à développer ce que l'on pourrait appeler aujourd'hui un vaste "empire informel" ou espace de libre-échange.

C'est après cette période, durant le XIXe siècle que le Royaume-Uni devint le premier pays du monde à s'industrialiser et à adopter le libre-échange global, donnant naissance à la Révolution industrielle. Une croissance rapide lui permit d'accéder également au statut de première puissance économique et financière, soutenue par la marine marchande la plus large du monde et un contrôle indiscuté des mers et routes de commerce internationales. Durant l'époque victorienne, le Royaume-Uni envahit la plupart des derniers territoires encore indépendants en Afrique (Afrique du Sud, Kenya par exemple) et en Océanie et Extrême-Orient (sous-continent indien, Hong Kong notamment).

Après la victoire de la Première Guerre mondiale l'empire hérita des possessions de l'Empire allemand en Tanzanie et Namibie et des possessions de l'Empire ottoman en Irak et Palestine. C'est à cette date que l'Empire britannique prétendait au contrôle de 22 % des surfaces émergées du globe (soit environ 33 millions de km²).

Les diverses évolutions des attentes politiques et sociales des populations, ainsi que le déclin de l'Empire en tant que première puissance économique causé par la Première Guerre mondiale, suivie par la Seconde Guerre mondiale, mena de nombreuses colonies à affirmer leur souveraineté et accéder à leur indépendance. L'une des raisons de la naissance du nationalisme dans les colonies, est qu'elles avaient atteint un développement économique inégalé dans leur histoire grâce au contrôle britannique et qu'elles étaient désormais capables d'assumer leur indépendance. Ce schéma se reproduira pour d'autres pays colonisateurs, dont notamment la France. Une identité nationale prit naissance dans la lutte contre la métropole, menant à la création de pays inexistants, à l'image du Pakistan, avant le début de la colonisation. Le gouvernement britannique, appauvri par deux guerres majeures successives, accepta sans trop de réticence de négocier pacifiquement l'indépendance de nombreuses colonies, mettant fin à l'empire, suivi par le Commonwealth of Nations. La plupart des anciennes colonies britanniques y adhérèrent et y adhèrent toujours, à noter que les États-Unis n'en ont jamais fait partie. Certains d'entre eux ont même accepté que le souverain britannique conserve la tête de leur État, laissant le pouvoir à leurs Premiers ministres respectifs.

Aujourd'hui, le Royaume-Uni contrôle encore totalement les territoires britanniques d'outre-mer.

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

L'Empire néerlandais est le nom donné aux territoire sous domination des Pays-Bas du XVIIe siècle au XXe siècle. Les compétences maritimes, notamment en matière de pêche et de commerce, furent une aide précieuse pour la construction de l'Empire outre-mer, comme l'a montré la puissance de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. C'est durant le siècle d'or néerlandais que le rayonnement du pays fut le plus important, son commerce, ses sciences et son art étant parmi les plus appréciés du monde à l'époque.

Portugal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire colonial portugais.

L'Empire portugais fut le premier empire mondial, dans le sens où il était implanté sur tous les continents habités, et également le dernier, puisqu'il débuta en 1415 et s'acheva en 1999. La taille réduite de la métropole imposa aux Portugais de prendre le contrôle de territoires peu étendus, mais bien défendus. Sa taille maximale fut atteinte au XVIe siècle et commença par la suite, sous le règne des Habsbourg, un long déclin du fait de la rivalité avec les autres empires européens, anglais, français et néerlandais notamment. Après le XVIIIe siècle, l'Empire portugais se concentra sur ses possessions du Brésil et de l'Afrique.

Belgique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Belgique.

La Belgique devient indépendante le 21 juillet 1830. C'est une monarchie constitutionnelle avec une constitution extrêmement en avance sur son temps (notamment au niveau de la liberté et du capitalisme).

Belgique 1830.jpg

C'est le premier pays sur le continent européen à connaître la révolution industrielle.

Sous le règne de Léopold II la Belgique devient une puissance coloniale en s'appropriant le Congo (actuelle RDC) ainsi que 2 autres pays africains ce qui lui assurera son approvisionnement en matières premières. À la fin du XIXe siècle le royaume de Belgique est la deuxième plus grande puissance industrielle - critère primordial pour l'époque afin d'être considéré comme une grande puissance.

Elle jouit aussi d'une situation géographique intéressante (transit entre l'Europe de l'Ouest et de l'Est) avec le port d'Anvers, et possède également une culture riche et non négligeable (peintres, bâtiments, sites historiques).

Espagne[modifier | modifier le code]

Carte anachronique des possessions espagnoles sur une période large de 400 ans.

Au XVIe siècle l'Espagne et le Portugal étaient à l'avant-garde de l'exploration européenne du globe et de son expansion coloniale. Ils ont été les premiers à ouvrir des routes commerciales florissantes traversant les océans, notamment entre l'Amérique fraîchement découverte et l'Ancien monde et l'Asie pacifique via les Philippines. Les conquistadores mirent à genoux la plupart des civilisations précolombiennes tels que les Aztèques, les Incas et les Mayas, installant des comptoirs du Nord au Sud américain. Pendant une certaine période, l'Empire espagnol domina tous les océans du globe du fait de sa puissance maritime inégalée. Il possédait également une redoutable infanterie, les tercios. L'Espagne jouit d'un Âge d'or culturel dans les XVIe siècle et XVIIe siècle et d'un statut de puissance régionale.

De 1580 à 1640 l'Empire colonial portugais et l'Empire colonial espagnol furent unis sous l'impulsion des Habsbourg, durant la période de l'Union ibérique, bien que les possessions coloniales continuèrent d'être administrées séparément.

Au milieu du XVIe siècle l'argent et l'or issu des mines américaines augmentèrent fortement les capacités de financement de l'armée espagnole des Habsbourg, utiles notamment dans leurs nombreux conflits en Afrique du Nord et avec le reste de l'Europe. Jusqu'à la perte de ses colonies américaines au XIXe siècle, l'Espagne maintint sous son contrôle un des empires les plus larges du monde, même s'il commença à souffrir de problèmes militaires et financiers dès les années 1640.

Des contentieux constants avec les empires rivaux causèrent des conflits d'ordre territorial, religieux et commercial qui enclenchèrent le lent déclin de la puissance espagnole à partir de la moitié du XVIIe siècle. Au niveau de la mer Méditerranée, elle dut faire face continuellement à l'Empire ottoman alors que la France devenait de plus en plus puissante et menaçante au nord. Outre-mer, elle fut en rivalité avec le Portugal puis plus tard avec la Grande-Bretagne et les Pays-Bas et la France, notamment du fait de la piraterie dans les Caraïbes. À cela s'ajoutèrent les problèmes de corruption et de stagnation économique causées par les campagnes militaires.

L'Empire prit fin avec les traités d'Utrecht en 1713. Il s'éleva de nouveau par la suite mais n'atteint plus jamais sa puissance passée, ce qui lui permit de conserver des territoires outre-mer jusqu'au XIXe siècle. Les colonies obtinrent durant cette période leur indépendance : l'Équateur en 1809, le Venezuela et le Paraguay en 1811. Il y eut de plus différentes révolutions qui mirent fin à la présence espagnole en Amérique du Sud. L'Espagne conserva pourtant pour un temps ses possessions des Caraïbes (Cuba et Puerto Rico), d'Océanie (Guam, Micronésie, Palaos et îles Mariannes du Nord) ainsi que les Philippines, jusqu'à la guerre hispano-américaine en 1898. Le Maroc espagnol obtint son indépendance en 1956, la Guinée en 1968 et le Sahara occidental en 1975. Les îles Canaries, Ceuta et Melilla sont encore espagnoles à l'heure actuelles.

Italie[modifier | modifier le code]

L'apogée de l'Empire italien en 1940

Le Royaume d'Italie a développé un empire colonial de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle. L'apogée de cet empire se situe en 1940 : l'Italie possède alors des territoires en Méditerranée, en Afrique et dans les Balkans.

À la différence de la plupart des États européens, l'Italie a été unifiée tardivement, comme l'Allemagne, et apparaît donc tardivement sur le « marché » colonial. Elle se doit donc de concurrencer ses rivaux européens dans le domaine colonial, mais aussi dans les domaines naval et militaire.

À partir de 1929, l'expansion impérialiste devient un des thèmes favori des discours de Mussolini. Il soutient ainsi que l'expansion coloniale est une nécessité démographique et économique pour un pays comme l'Italie. L'expansion colonialiste se retrouve aussi dans le désir de Mussolini de remplacer le Royaume-Uni et, dans une moindre mesure, la France en tant que puissance dominante en Méditerranée.

Europe du Nord et de l'Est[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Pologne & Lituanie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : République des Deux Nations.
Carte de la Pologne-Lituanie au XVIIème siècle, avec ses colonies.

La République des Deux Nations était l'un des États les plus puissants et les plus peuplés d'Europe centrale du XVIe siècle au XVIIIe siècle. Sa structure, qui était mi-fédérale, mi-confédérale, fut formée en 1569 par l'Union de Lublin à partir des Royaumes de Pologne et Grand-duché de Lituanie. Elle s'acheva avec la rédaction de la Constitution polonaise du 3 mai 1791 polonaise.

Prusse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prusse.

Le Royaume de Prusse domina l'Allemagne du nord politiquement, économiquement et en termes de population. Il fut le cœur de la Confédération de l'Allemagne du Nord formée en 1867, qui intégra le Reich allemand en 1871. La Prusse atteint son apogée au XVIIIe et XIXe siècle, notamment sous l'impulsion de Frédéric II de Prusse (1740 - 1786). Par la suite le chancelier poursuivit une politique d'unification des lands allemands dans l'idée de la solution petite-allemande, qui excluait l'Empire austro-hongrois.

Empire Austro-Hongrois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Autriche.

L'Autriche est une grande puissance mondial durant le XVIIIe et XIXe siècle. Elle s'étend du sud de l'Allemagne actuel à la Serbie en passant par la Hongrie ou encore la république Tchèque. L'Autriche possède une armée puissante (crainte par Napoléon lors de sa campagne de l'Allemagne), ainsi qu'une économie développé et possède une influence considérable dans le domaine des arts et de la culture. Elle fait aussi preuve de tolérance et même d'acceptation envers les divers cultures de son empire. Elle connait après sa défaite contre la future Allemagne, un long déclin vers la fin du XIXe siècle et finit par se dissoudre en 1918.

Russie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Russie impériale et URSS.

La Russie exista en tant qu'empire de 1721 à la Révolution d'Octobre et la déclaration de la République en septembre 1917. Elle se forma autour du royaume de Pierre le Grand (1672 - 1725) qui joua un grand rôle dans l'alignement de son pays sur les systèmes politique et culturel des autres États d'Europe et sa modernisation. Au XIVe siècle, la Russie devint l'État le plus large du monde, statut qu'elle conserve encore aujourd'hui. Elle s'étendait de la mer Baltique à l'océan Pacifique.

Suède[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Empire de Suède et Histoire de la Suède.
Formation de l'Empire suédois, 1560 - 1660.

Au XVIIe siècle la Suède s'est élevée au rang de superpuissance mondiale et d'acteur incontournable de la politique internationale européenne. Elle fut à la tête d'un empire colonial réduit de 1638 à 1663 puis de 1784 à 1878. L'Empire fut la plus grande puissance d'Europe du Nord et de la mer Baltique, débutant avec l'avènement de Gustave II Adolphe et son succès à la Guerre de Trente Ans qui fit reconnaître la Suède comme le leader du monde protestant européen jusqu'en 1721, année de la chute de l'Empire. On attribue souvent aux réformes économiques et religieuses de Gustave Ier Vasa la raison d'une telle puissance.

La Suède atteint son apogée entre les années 1650 et le début des années 1700 environ, accédant à son extension maximale sous le règne de Charles X après le Traité de Roskilde en 1658. Pourtant, après plusieurs décennies de guerres continuelles, l'économie suédoise était vacillante, et il échut à Charles XI, son successeur, de la remettre sur pied. Il dut également rénover l'armée, ce qu'il fit avec succès, laissant à son fils Charles XII la possibilité de lutter efficacement contre la puissance la plus menaçante, la Russie. Celle-ci avait les mêmes moyens humains mais son armée manquait alors d'entraînement et d'équipement, ce qui incita Charles à se lancer dans la bataille de Narva en 1700, prémices de la Grande guerre du Nord. Ainsi commença la trop ambitieuse campagne militaire de Charles XII qui se termina par la victoire décisive de la Russie à la bataille de Poltava en 1709. Alors que le souverain suédois occupait la moitié de la Pologne et pouvait prétendre à son trône, il s'engagea avec son armée bien plus à l'est, où celle-ci fut victime des raids des cosaques et du climat difficile. Trop confiante, elle finit par se retrouver face à une armée trois fois supérieure en nombre. La défaite marqua le début de l'écroulement de l'Empire de Suède.

Alors qu'il avait perdu la moitié de ses effectifs après la campagne de Russie, Charles XII tint tout de même à envahir la Norvège en 1716, tentative qui se solda par un nouvel échec et la signature du Traité de Nystad en 1721, trois ans après sa mort lors du siège de Fredriksten. Après cette date, l'ascendant de la Suède sur le nord de l'Europe fut restreint, laissant à la Russie les mains libres pour imposer son empire naissant.

Après la défaite du Royaume du Danemark et de Norvège durant les guerres napoléoniennes, la Norvège fut rétrocédée au roi de Suède en 1814 avec le Traité de Kiel. Les tentatives norvégiennes pour conserver l'autonomie du pays furent rejetée par Charles XIII, qui engagea une campagne militaire contre les indépendantistes, mettant fin à la Convention de Moss. Ainsi naquit le Royaume de Suède-Norvège qui fut dissous en 1905. La guerre de 1814 fut également la dernière guerre à laquelle la Suède participa en tant que belligérant.

Asie[modifier | modifier le code]

Japon[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Japon et Histoire du Japon.
Empire du Japon[modifier | modifier le code]
Le Japon d'après guerre[modifier | modifier le code]

Chine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dynastie Qing.

La dynastie Qing fut à la tête de la Chine de 1644 à 1912, précédant la République de Sun Yat-sen. Elle fut par conséquent la dernière dynastie régnante du pays. Sa chute mit fin à plus de 2000 ans de Chine impériale.

Perse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Séfévides.

Les Séfévides (1501 - 1722) furent considérés comme la puissance iranienne la plus importante depuis le début des conquêtes islamiques. Ils étaient turcophones et originaires de la ville d'Ardabil dans l'Azerbaïdjan iranien au nord du pays. Ils étaient également très liés à un mouvement soufiste, le Safavieh et rétablirent l'indépendance d'un Iran unifié pour la première fois depuis la conquête musulmane de la Perse, réaffirmant l'identité politique iranienne, et établissant le chiisme comme religion d'État.

Empire moghol[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire moghol.
L'Empire moghol à son extension maximale.

L'Empire moghol comprenait à son apogée la majeure partie des territoires du sous-continent indien et de l'Afghanistan actuel. Il fut établi en 1526 par le prince timouride Bâbur après sa victoire sur Ibrahim Lodi. Sous Akbar l'Empire grandit considérablement, et accumula des richesses comme jamais dans l'histoire de l'Inde. Ce fut aussi une période de melting-pot indien, iranien et centre-asiatique dans les domaines intellectuel, artistique et littéraire.

Empire ottoman[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire ottoman.

L'Empire ottoman (1299 - 1922) était un État turc, qui à son apogée aux XVIe siècle et XVIIe siècle s'étalait sur trois continents, contrôlant la majeure partie de l'Europe du Sud-Est, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Certains historiens le qualifient d'« Empire universel » du fait de sa double tradition romaine et islamique.

L'Empire fut au centre des interactions entre les mondes de l'Ouest et l'Est durant six siècles. Il fut le seul État islamique à pouvoir sérieusement concurrencer la puissance montante qu'était alors l'Europe de l'Ouest, du XVe siècle au XIXe siècle.

Références[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]