La Mecque

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La Mecque
(ar) مَكَّة المكرمة
La mosquée Masjid al-Haram, au centre de la Mecque
La mosquée Masjid al-Haram, au centre de la Mecque
Administration
Pays Drapeau d'Arabie saoudite Arabie saoudite
Province La Mecque
Démographie
Population 2 000 000 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 21° 25′ 21″ N 39° 49′ 34″ E / 21.42263, 39.82621221° 25′ 21″ Nord
       39° 49′ 34″ Est
/ 21.42263, 39.826212
  
Altitude 300 m
Localisation

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La Mecque

La Mecque ou La Mekke (en arabe (مكة makka]) est une ville de l'Ouest de l'Arabie saoudite non loin de la charnière séparant le Hedjaz de l'Asir, à 80 km de la mer Rouge et capitale de la province de la Mecque.

Lieu de naissance du prophète de l'islam Mahomet à la fin du VIe siècle, elle abrite la Kaaba au cœur de la mosquée Masjid Al-Haram (« La Mosquée sacrée») et la tradition musulmane lie sa fondation à Ibrahim (Abraham), ce qui en fait la ville sainte la plus sacrée de l'islam, réservée au musulmans.

C'est annuellement le lieu du pèlerinage de La Mecque (hajj) qui rassemble des millions de fidèles des différentes confessions de l'islam, venus du monde entier, et c'est également le lieu vers lequel sont adressées les prières quotidiennes des croyants musulmans.

Sommaire

Toponymie [modifier]

La ville de La Mecque a pour nom nom officiel actuel Makkah al-Mukarramah[1] (en arabe مَكَّة المكرمة [makkaʰ al mukarramaʰ], « la ville sainte de La Mecque »).

Son nom n'apparait qu'à deux reprises dans des passages tardifs du Coran sous la dénomination de Makka (48,24) et celui plus controversé de Bakka (9,36) dont la recherche considère généralement qu'ils puissent constituer des dérivatifs de noms plus anciens dont il existe peut-être des traces notamment chez le géographe grec Ptolémée[2]. Néanmoins, ces identification antiques de La Mecque sont controversées[3].

Pour une partie de la recherche, Ptolémée est le premier à la mentionner au IIe siècle et la désigne sous le nom de « Macoraba » un nom d'origine sémitique, dérivant peut-être de l'éthiopien mikrab - « le temple »[4]. Jacqueline Chabbi propose dans Le Coran décrypté une origine subsémitique plus proche de l'arabe avec le terme mekwab qui signifie le « palais », le « lieu-sacré » ou la « synagogue », sans être antinomique du sens surbaissé[réf. souhaitée] pour désigner « le lieu du sanctuaire »[5], Macoraba suggérant la présence d'une ressource en eau pérenne qui attire une population sédentaire et près de laquelle où la Ka'ba est bâtie à une époque indéterminée[6]. En 1987, l'historienne Patricia Crone remet fortement en question cette antiquité documentaire dans la littérature gréco-romaine, pourtant très largement admise, arguant que cela pose d'insurmontables problèmes philologiques et historiques[3].

Selon Christoph Luxenberg, le nom de la ville proviendrait plutôt de racine araméenne Makk désignant une dépression topographique, soit notamment et justement une « vallée »[7].

Coran 9,36 mentionne : « Allah dit : « La première Maison qui ait été édifiée pour les gens, c'est bien celle de Bakka bénie et une bonne direction pour l'univers » ». L'exégèse traditionnelle, reprise par nombre de chercheurs contemporains, assimile également ce nom de Bakka qui figure dans la sourate à celui de Makka/La Mecque pour revendiquer une grande antiquité à la ville, en faisant de la sorte le premier centre spirituel du monde. Cette assimilation et l'interprétation du nom sont également débattues[8].

Selon certaines interprétations enfin, Bakka désignerait l’esplanade où la Kaaba fut construite, tandis que Makkah (pour « La Mecque » en arabe) désigne l’ensemble de la cité[9]. Al Haram signifiant « sacré », le territoire autour des deux villes saintes de La Mecque et de Médine se dit al-balad al-ḥarām, « le territoire sacré ».

Géographie [modifier]

La ville de La Mecque, se situe à l'ouest de l'Arabie saoudite, sur les pentes de la chaîne d'Al-Sarawat, entre les massifs du Hedjaz et de l'Asir, plus précisément dans la vallée de l'Oued Ibrahim au pied de collines de 60 m à plus de 500 m de hauteur. Le port de Djeddah n'est distant que de 80 kilomètres. La partie est de la ville se situe entre 194 et 310 m au-dessus du niveau de la mer. La partie ouest à 400 m, se caractérise par la présence de certains monts qui peuvent atteindre jusqu'à 900 m d'altitude comme le mont Jabal Tarki (qui est la plus haute montagne de la Mecque) et le Jabal Khandama qui culmine à 914 m. La partie centrale a une altitude moyenne de 294 m et la Kaaba est à 300 m. Cette partie est caractérisée par le Mont Jabal Thor (759 m) qui a joué un rôle important dans la vie du prophète de l'islam Mahomet.

La température à La Mecque atteint un maximum de 48 degrés l'été et un minimum de 18 degrés l'hiver, avec une moyenne comprise entre 29,9 et 31 degrés, ce qui en fait une des régions les plus chaudes du monde.

Sa population est estimée à 1 484 858 habitants (estimation 2010). La ville de La Mecque prospère surtout grâce aux millions de pèlerins qui s'y rendent chaque année. Le sanctuaire de La Mecque atteint sa pleine capacité de deux millions et demi de personnes lors des nuits du mois de ramadan (pour les prières nocturnes tarawih), ou lors du pèlerinage hajj.

Le point antipodal de La Mecque se situe dans l'océan Pacifique, en Polynésie française, à 55 kilomètres à l'Est-Nord-Est de l'atoll de Tematangi (archipel des Tuamotua, sur la commune de Tureia).

Climat [modifier]

La Mecque conserve des températures chaudes en hiver, qui vont en moyenne de 17 °C la nuit à 25 °C l'après-midi. Les températures estivales sont très élevées et dépassent généralement la barre des 40 °C dans la journée, pour retomber à environ 30 °C dans la soirée. Les précipitations concernent la Mecque dans des petites quantités, principalement entre novembre et janvier.

La Mecque
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 18,6 18,9 21,0 24,3 27,5 28,3 29,0 29,3 28,8 25,8 22,9 20,2 18,6
Température maximale moyenne (°C) 30,2 31,4 34,6 38,5 41,9 43,7 42,8 42,7 42,7 39,9 35,0 31,8 43,7
Précipitations (mm) 20,6 1,4 6,2 11,6 0,6 0,0 1,5 5,6 5,3 14,2 21,7 21,4 100,1
Source : [10]


Histoire [modifier]

Fondation traditionnelle [modifier]

On appelle généralement « Tradition musulmane » ou « islamique » « l'ensemble des textes produits ou enregistrés aux premiers siècles de l'islam »[11].

Selon le Coran et les hadith, la ville aurait été fondée avant la période islamique par Ibrahim et Ismaël. Dieu renouvelant solennellement son alliance en leur faveur, convoque les hommes à « la Maison », al-bayta (يتيب), transposition directe du syro-araméen bayta (ܐܬܝܒ), pour qu’ils adoptent « pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint » (s2/v 125).

Cette tradition coranique correspond au dogme religieux selon lequel la première « demeure (bayt) divine » terrestre a été créée par Abraham à La Mecque[12], affirmation qui atteste de la polémique entre Mahomet et la communauté judaïque de Médine, ainsi dépossédée de la figure patriarcale fondatrice désormais islamisée[13].

Les récits anciens transmis par la Tradition musulmane expliquent que c'est une source miraculeusement apparue grâce à une intervention divine qui est à l'origine de la ville. L'histoire rapportée par les Qisas al-anbiya, le Livres des Prophètes, rejoignant partiellement un récit de la Genèse[14], explique que l'épouse d’Abraham (Ibrahim), Sarah (Śāra), exige de celui-ci qu'il exile sa concubine Agar (Hajar) et l'enfant qu'elle lui a donné, Ismaël (Ismāʿīl)[15].

Le patriarche s'exécute et au terme d'une longue marche, abandonne son enfant et sa concubine à la providence divine dans une endroit inhabité, désertique et sauvage. Agar cherche âme qui vive entre les collines de Safâ et Marwah mais c'est à une intervention de l'ange Gabriel (Djibril) qu'elle doit son salut : celui-ci lui apparait et donne un coup de talon sur le sol d'où jaillit la source connue aujourd'hui sous le nom de Zamzam[15]. La source attire bientôt des nuées d'oiseaux qui attirent à leur tour l'attention de la tribu de Jurhum à laquelle Agar donne accès à la source en échange de leur protection pour elle et son fils. Les membres de cette tribu, surnommée par l'historiographie musulmane les « Vrais Arabes », installe leur campement à cet endroit et sont considérés par celle-ci comme les premiers habitants de la Mecque[15].

Ismaël, devenu un homme a pris pour épouse une Jurhum. Abraham vient le visiter une fois par an et au cours de l'un de ces séjours, reçoit l'injonction divine de construire le sanctuaire de la Kaaba. Les deux hommes se font aider par les Jurhum qui se convertissent alors au monothéisme du Patriarche[16].

La Mecque pré-islamique [modifier]

L'histoire pré-islamique de La Mecque est assez obscure[13]. Dans les dernières décennies du XXe siècle, les vestiges antiques, médiévaux et modernes de la ville ont été détruits systématiquement et l'on ignore dès lors tout de son archéologie[17]. Son implantation ne doit rien à la route de l'encens sur laquelle elle ne se situe pas et son implantation sédentaire, à la différence de la plupart des villes de la région ne doit rien à une oasis. Cette singularité relevée par le Coran[18] participe de son caractère sacré, préexistant à l'implantation de l'islam. La ville s'est probablement structurée dans cette région aride autour d'un point d'eau qui existe toujours et dont il reste trace d'une divinité protectrice. Il accueille à sa proximité et à une date indéterminée un bétyle - une « demeure (bayt) du dieu (el) » - qui fait l'objet d'un pèlerinage aux environs de l'équinoxe de printemps[13].

Aux VIe et VIIe siècles, la Mecque est un centre économique modeste au regard des grandes cités caravanières comme Palmyre et Pétra, ses ressources apparaissent limitées et on y souffre régulièrement de la faim[11]. Mais c'est un centre sanctuaire et cultuel polythéiste qui abrite la Kaaba et accueille des pèlerinages donnant lieu à de grands rassemblements, notamment au cours des trêves, coïncidant avec la tenue d'importantes foires[19].

La recherche actuelle revient sur l'idée largement partagées jusque là selon laquelle la péninsule arabique aurait alors été essentiellement dominée par une société de type nomade et il semble que La Mecque elle-même vive davantage du commerce à longue distance, qui implique une implantation sédentaire dans un cadre urbanisé, proposant des services de type entrepôts, établissements financiers ou administratifs… C'est probablement la place prépondérante qu'occupent les nomades dans la poésie préislamique - l'un des fondements de l'identité arabe - qui aura fait longtemps surévaluer leur rôle. Concernant La Mecque, il semble plutôt que les habitants aient pris les nomades à leur service, établissant de multiples réseaux d'alliances commerciales et religieuses[20]. D'autre part, l'importance ainsi que le poids commercial et économiques de la ville à cette époque ont été réévalués à la baisse depuis les travaux de Patricia Crone qui montre la limitation des ressources et la modestie relative de sa taille, dont on ne trouve pas pour cette période d'attestation dans la littérature non-musulmanes[11]. La Mecque semble néanmoins avoir été, avec Najran et Adan, une ville active de la région témoignant d'une relative sécurité et prospérité[21].

La tradition musulmane présente une Arabie préislamique misérable et anarchique appelée l'« Âge de l'Ignorance », traduisant une période de crise, d'appauvrissement et de dérèglements qui a probablement existé mais réduite à quelques dizaines d'années avant l'hégire[22]. Des populations nouvelles auraient alors pris la place de populations plus anciennes, dispersées ou disparues. À La Mecque, c'est Qusay qui, ayant uni les différentes tribus qurayshites au début du VIe siècle[23], prend le contrôle de la ville, six générations avant Mahomet[24].

À la veille de l'Islam, la ville est passé de la domination du clan Hashîm et de la tribu Quraysh au sein duquel Mahomet voit le jour à celle du clan Umayya[25] qui a bénéficié du commerce caravanier renaissant[26].

Sur un plan religieux, la tradition atteste du polythéisme mécquois des qurayshites dont le panthéon se compose d'idoles que l'on trouve dans l'enceinte sacrée - le Haram - dominées par le dieu ancestral Hubal, accompagné de Manaf, Isaf et Na'ila[27]. S'y superposent les divinités de l’association cultuelle dite Hums qui unit les tribus d'Arabie occidentale au sanctuaire mécquois[28], parmi lesquelles on compte Allâh[29] - dieu qui a pour sanctuaire la Kaaba et donne la victoire à Quraysh lors de la « Campagne de l'Éléphant » - et les déesses Allât, al-Uzzâ et Manât, ces dernières n'ayant ni idole ni sanctuaire dans la ville[27].

À l'époque de la naissance de Mahomet et à l'instar du paganisme arabe ancien, le polythéisme mécquois est en déclin et il semble que les principales références intellectuelles et culturelles de la région soient essentiellement juives et issues des différentes confessions chrétiennes, ce qu'atteste notamment la familiarité des auditeurs de Mahomet avec les récits bibliques[30]. À côté de l'adoption de cultes monothéistes existants, on constate également une tendance à adapter les cultes anciens à l'exigence monothéiste, tout en conservant les formes ancestrales de la religiosité locale, une tendance dont relèvent plusieurs réformateurs religieux parmi lesquels Mahomet[31].

Selon la Tradition [modifier]

L'historien grec Diodorus Siculus (60 – 30 avant J.-C.), dans ses écrits «Bibliothèque Historique» décrit un lieu sacré pour tous les Arabes et hautement révéré (Les Musulmans pensent qu'il s'agit de La Kaaba à La Mecque)[32].

Bien que la région autour de la Mecque soit complètement aride et déserte, selon la tradition musulmane, la cité était riche, et la plus riche parmi les tribus installées dans cette partie de l'Arabie, grâce au puits Zamzam, dont l'eau a toujours été abondante et à sa position géographique sur la route des grandes caravanes. Au Ve siècle, les Quraychites auraient pris le contrôle de la Mecque pour devenir des marchands et commerçants très habiles. Jusqu'au début du VIIe siècle, le dieu principal de la mythologie arabe est Hubal[33].

Toujours selon la tradition, La Mecque était une place commerciale importante sur la route reliant le Yémen à la Mésopotamie. Les Quraychites participèrent au commerce lucratif des épices au 6e siècle. La route des épices de plus en plus menacée sur mer (piraterie) s'était déplacée sur des voies terrestres plus sûres. La Mecque devint un centre de commerce proéminent surpassant les villes de Pétra (Jordanie) et Palmyre (Syrie)[34].

Ce lieu d'échanges aurait été à l'origine d'alliances entre les marchands de la Mecque et les tribus nomades qui commerçaient par caravanes de chameaux avec des villes de Syrie et d'Irak auxquelles ils apportaient du cuir, du bétail et des métaux qu'ils tiraient des mines locales dans les montagnes. Des récits historiques confirment le passage des marchandises venant d'Afrique et d'Asie (médecines, tissus, épices, cuirs, esclaves) grâce à des accords commerciaux avec les Byzantins et les Bédouins qui rapportaient des céréales, du vin, des armes ensuite redistribués en Arabie[35].

Selon la Sunna, c'était aussi une ville sacrée du paganisme arabe, la Kaaba étant vénérée pour les idoles qu'elle contenait, dont la Pierre noire. Les pèlerinages étaient l'occasion de rassemblement pacifique entre les clans nomades qui, le reste du temps, s'affrontaient fréquemment. Une fois par an avait lieu un pèlerinage qui rassemblait les tribus nomades afin de célébrer les différentes déités arabes. Cet événement permettait le développement des relations sociales et des foires. S'est créée ainsi une notion d'appartenance et d'identité qui a fait de la Mecque un endroit important dans la péninsule. À la fin du 6e siècle, le commerce de la Mecque était à son apogée et représentait le pouvoir principal qui liait les habitants de la péninsule arabique[36].

Le royaume d'Axoum, conduit le général éthiopien chrétien Abraha tente d'envahir La Mecque mais ses troupes sont décimées par la peste. Les tribus menacées craignant une nouvelle attaque font appel au roi perse] Khosro Ier : l'intervention des sassanides en 575 fait échouer une nouvelle tentative d'invasion[37].

Bien que Saoudite (un terme qui peut inclure les déserts à l'est d'Al-Shams) était d'une importance politique et ecclésiastique au VIe siècle, il n'est pas fait mention des Quraychites ou du centre commercial de La Mecque en aucune façon, dans toute la littérature grecque et latine de l'époque.

Période musulmane [modifier]

Représentation ottomane du XVIIIe siècle des mosquées saintes de Médine (à gauche) et de La Mecque (à droite).

La Tradition voit la naissance de Mahomet dans celle ville en 570 dans une famille de marchands caravaniers très influente. Dès le début des révélations de Dieu faites par l'ange Gabriel à Mahomet dans la Grotte de Hira à Jabal al-Nour (située à 4 km au nord-ouest de la cité), celui-ci rencontre peu d'adhésion de la part de la majorité de ses concitoyens (juifs, chrétiens et païens), alors qu'il était considéré comme l'un des plus nobles et respectés parmi eux. Ceux-ci le chassent avec ses premiers compagnons, lesquels doivent s'exiler vers l'oasis de Yathrib (Médine) le 9 septembre 622. Cet évènement appelé « Hégire » sera le point de départ d'un nouveau mode de datation : le calendrier musulman.

Après des campagnes militaires victorieuses et un grand nombre de conversions, Mahomet revient en 630 à La Mecque. Étant à la tête d'une armée de plusieurs milliers d'hommes après le début de la huitième année de l'hégire, Mahomet entoure la ville de nuit avec des torches allumées. La ville prise, Mahomet décide d'épargner les païens, qui l'avaient auparavant persécuté et leur offre son pardon[38]. Les Mecquois se convertissent alors en nombre à la nouvelle religion monothéiste, la plupart sans combattre[39]. Lors d'une escarmouche, quelques hommes et une femme furent tués. Une tribu ralliée aux Quraychites, celle des Bakrites, eut cependant à souffrir de la vengeance des Khuzâ'ites, ralliés aux musulmans, qui entendaient réparer une attaque par traîtrise commise lors de la trêve d'Hudaibîyah, à laquelle avaient adhéré les deux tribus. Voyant les excès commis durant ces représailles, Mahomet intervint et proclama la paix générale[40]. C'est en allant attaquer La Mecque que Mahomet autorisa pour la première fois la rupture momentanée du jeûne pendant le ramadan. Voyant la soif extrême de son armée, il prit une gourde d'eau et la but devant tous, exprimant la possibilité d'exception pendant le ramadan. Durant ce voyage, il posta un soldat près d'une chienne allaitant ses petits afin de la protéger. Contrairement à des rumeurs infondées, Mahomet respectait les animaux[41]. Après avoir pris la cité, Mahomet la consacre ville sainte. Les idoles païennes de la Kaaba sont détruites en janvier 630 (sauf la Pierre noire). La Ka'ba à la Mecque sera interdite aux païens l'année suivante suite à la révélation de la sourate 9, verset 28 ; elle fut réservée au culte musulman[42]. L'interdiction aux non-musulmans de la Mecque et de Medine sera postérieur aux quatre premiers califes. À la suite d'une révélation divine faite au Prophète, le pèlerinage à la Ka'ba deviendra l'un des cinq piliers de l'Islam.
Après la mort de Mahomet en 632, l'islam commença son expansion géographique. La Mecque attira alors de plus en plus de nouveaux convertis venus en pèlerinage et gardera son caractère de capitale religieuse et de cité commerciale. Cependant, la ville ne sera jamais un centre politique, ni même la capitale d'un quelconque califat, y compris pendant la période ottomane.

Tombant brièvement sous la domination d'un neveu de Mahomet, Abd Allah ben az-Zubayr, qui refusa de faire allégeance aux Omeyyades, celui-ci finira par être vaincu par ces derniers.

En 930, une secte ismaelienne, les Qarmates se livreront au sac de la ville sainte.

À partir du XIIe siècle, les Hachémites deviennent Chérifs de La Mecque poste que la dynastie gardera jusqu'à sa suppression en 1924.

En 1349, la ville sainte est touchée par la Peste noire.

En 1517, le Chérif de La Mecque Barakat bin Muhammed reconnait la suprématie du calife ottoman, mais obtient un fort degré d'autonomie locale. Cependant, la création du premier État saoudien, mais surtout la prise de La Mecque et Médine par les Wahhabites en 1802 porte un rude coup au prestige des Turcs. Ceci, jusqu'à ce que Méhémet Ali, le vice-roi d'Égypte, reprenne son contrôle en 1813. Un second État saoudien sera aussitôt créé en 1824, six années après la disparition du premier, mais ne réussira cependant pas à prendre le contrôle des deux villes saintes et s'effondrera à son tour en 1891.

Période contemporaine [modifier]

Panorama de La Mecque de nos jours.

C'est à faveur du premier conflit mondial, que la Révolte arabe contre la domination turque éclate en 1916. Le chérif de La Mecque, Hussein ibn Ali proclame la même année l'indépendance du Royaume du Hejaz suite à une première bataille et fait de La Mecque sa capitale.

Mais cette indépendance est de courte durée puisque en octobre 1924 Hussein ibn Ali est vaincu lors d'une deuxième bataille par Abdelaziz Al Saoud, fondateur du troisième État saoudien, l'actuelle Arabie saoudite. Le nouveau souverain supprime alors le poste de Chérif de La Mecque et se proclame lui-même gardien des deux saintes mosquées.

Le 20 novembre 1979, 1er jour de l'an 1400 de l'Hégire, 200 militants islamistes armés, opposants au régime monarchiste, prennent le contrôle de la grande mosquée, prenant des dizaines de milliers de pèlerins en otages. Ils reprochent à la dynastie des Al-Saoud d'être trop pro-occidentale et de mettre ainsi en péril la « vraie foi ». Le siège dure deux semaines, et le régime saoudien se résout finalement à employer la force pour reprendre le contrôle de la mosquée, demandant l'aide de la France. Ainsi, le Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale français (GIGN) assura une aide technique et logistique durant l'opération[43]. Les membres du GIGN participant à l'opération durent toutefois se convertir à l'islam en récitant la shahada avant d'être autorisés à combattre dans la mosquée. L'assaut terminé le 4 décembre[44] a fait plus de 244 morts[45].

Le 31 juillet 1987, une manifestation anti-américaine organisée par des pèlerins iraniens tourne à l'émeute, lorsque la police saoudienne ouvre le feu contre les manifestants non armés. Il y eut ce jour-là 402 morts (275 pèlerins Iraniens, 85 Saoudiens (y compris les policiers), et de 45 pèlerins en provenance d'autres pays) et 649 blessés (303 pèlerins Iraniens, 145 Saoudiens, [y compris policiers] et de 201 pèlerins en provenance d'autres pays). Des violences ont régulièrement opposé, depuis la révolution islamique de 1979, les forces saoudiennes aux pèlerins iraniens accusés de transformer le pèlerinage en tribune politique anti-israélienne, anti-américaine et hostile au régime saoudien. Ces affrontements de 1987 ont provoqué une rupture de plusieurs années des relations entre Ryad et Téhéran[46],[47].

En 2009 importante découverte paléontologique : Près de la Mecque, le paléontologiste Iyad Zalmout [48], Université de Michigan aux Etats-Unis, qui était à la recherche de fossiles de baleines et de dinosaures, a découvert un crâne fossilisé datant de 29 à 28 millions d’années, qui correspond à l'espèce 'Saadanius hijazensis', nouvel ancêtre des primates. Il serait apparenté à l’ancêtre commun des grands singes et plus largement à celui des singes catarrhiniens. Les chercheurs vont accentuer les recherches dans cette région d'Afrique et particulièrement dans les strates géologiques de cette période.

Place de La Mecque dans la religion musulmane [modifier]

Les deux principales branches de l'islam, sunnite et chiite, considèrent cette ville comme sainte, puisqu'elle est la ville natale du prophète de l'islam et se rapporte à la période d'avant le schisme.

La Mecque est un centre fondamental de la vie religieuse musulmane. L'un des cinq piliers de l'islam dispose en effet que tout croyant doit faire un pèlerinage à La Mecque, s'il en a les moyens. Ce pèlerinage porte le nom de hajj (ou hadj, selon les graphies).

Il réunit de plus en plus de fidèles et, depuis la fin du XXe siècle, c'est par millions que les musulmans s'y recueillent pendant le mois de dhou al-hijja, douzième mois du calendrier musulman. Un nombre élevé de croyants accomplissent également le pèlerinage mineur (la oumra), qui peut être exécuté à tout moment de l'année, mais plus particulièrement pendant le ramadan. Cet afflux a profondément modifié les infrastructures de la ville, devenue un centre cosmopolite[49],[50].

La Mecque est aussi la direction, la qibla, vers laquelle les musulmans qui prient se tournent au cours de leurs prières.

Lors de funérailles musulmanes, le défunt est inhumé sur le côté droit, en direction de La Mecque.

Conditions d'accès [modifier]

Panneau routier indiquant en arabe et en anglais la direction de Djeddah obligatoire à prendre pour les non-musulmans (non muslims).

L'accès à La Mecque est interdit aux non-musulmans, c'est un « territoire sacré » (en arabe : البَلَد الحرام, al-balad al-harām)[51]. Enfreindre cette règle peut encourir, selon les lois saoudiennes, l'emprisonnement, voire la peine de mort[52]. Afin de garantir celle-ci, des postes de contrôle sur les routes surveillent l'accès à la ville. De plus, les autorités saoudiennes exigent désormais la présentation d'un « certificat de conversion à l'islam » pour toutes les personnes converties qui souhaitent pénétrer dans le « périmètre sacré ». Ce document est normalement délivré dans n'importe quelle mosquée, après entretien et contrôle des connaissances[53], mais n'est pas nécessaire lorsqu'on possède un nom et un prénom musulman arabe.

Les lieux [modifier]

Al-Masjid Al-Haram [modifier]

C'est la Mosquée Sacrée, le premier lieu saint de l'islam, qui comporte en son centre la Kaaba.

La Kaaba [modifier]

En arabe, Kaaba signifie « cube ». Il s'agit toutefois d'un parallélépipède rectangle de 15 mètres de haut et 12 mètres par 12 mètres au sol. Selon la tradition musulmane, la Kaaba est construite par Adam, premier prophète et premier homme sur terre, et fut reconstruite par Ibrahim (Abraham) et son fils Ismaïl.

Ce sanctuaire est le plus grand au monde et aurait été construit ultérieurement autour de la Kaaba par le prophète Ibrahim. Une pierre noire, creuse, est enclose dans l'un des angles de la Kaaba.

Abraj Al Bait Towers [modifier]

La ville sainte a construit un complexe comportant plusieurs tours, les Abraj Al Bait Towers, près de la Mosquée Sainte. La plus haute d'entre elles, la Makkah Clock Royal Tower, fait 601 mètres de haut, soit la deuxième plus haute tour au monde après la Burj Khalifa de Dubai. L'édifice, qui abrite un hôtel, a ouvert ses portes en 2010[54].

Cet hôtel est surmonté d’une horloge six fois plus grande que celle de Big Ben, à Londres. D’une quarantaine de mètres de diamètre, l’horloge est visible jusqu’à 30 km à la ronde de nuit et de 11 à 12 km le jour[55].

Transports [modifier]

La ville sainte est desservie par l'aéroport international King Abdulaziz de Djeddah, qui se situe à 75 km au nord-ouest de la ville.
Une ligne ferroviaire à grande vitesse, la LGV Haramain, est en projet et relierait La Mecque, à Djeddah, à la King Abdullah Economic City à Rabigh et à Medine. De plus, La Mecque s'est dotée d'une ligne de métro aérienne. Celle-ci, qui dessert les principaux lieux de pèlerinage, a été inaugurée en novembre 2010 pour l'Aïd et a une longueur de 18 1 km [56].

Personnalités [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Ham, Anthony; Brekhus Shams, Martha and Madden, Andrew (2004). Saudi Arabia (illustrated ed.). Lonely Planet. ISBN 1-74059-667-6, 9781740596671.
  2. (en) Jacqueline Chabbi, « Mecca », dans Jane Dammen McAuliffe (éd. gén.), Encyclopaedia of the Qurān, vol. 3, Leiden-London, Brill, 2003, p. 337 
  3. a et b Patricia Crone, Meccan Trade and the Rise of Islam, Princeton University Press, 1987 (ISBN 1593331029) 
  4. Claude Addas, article « Mecque (La) », in Mohammad Ali Amir-Moezzi (dir.), Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 539
  5. Jacqueline Chabbi, http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/aux_origines_de_la_mecque_le_regard_de_l_historien.asp
  6. Jacqueline Chabbi, « La Mecque et Médine, « villes saintes » d'Arabie », L'Archéo-Théma, no 9, juillet-août 2010, p. 65 
  7. Voir page 327 in The Syro-Aramaic reading of the Koran: a Contribution to the Decoding of the language of the Koran, Christoph Luxenberg, Schiler, 2007
  8. cf. Claude Addas, article « Mecque (La) », in Mohammad Ali Amir-Moezzi (dir.), Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 540 et Christophe Luxemberg, The Syro-Aramaic Reading of the Koran: A Contribution to the Decoding of the Language of the Koran, éd. Verlag Hans Schiler, 2007, p. 328, 329
  9. Nadir Marouf, "Les identités régionales et la dialéctique Sud-Sud en question", sur Google livres, p.117 en note :[1]
  10. (fr) Rapport annuel : météo de 1980 à 2007 sur www.pme.gov.sa
  11. a, b et c Christian Robin, « La péninsule arabique à la veille de la prédication muhhammadienne », dans Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (dirs.), Les débuts du monde musulman, VIIe ‑ Xe siècle : De Muhammad aux dynasties autonomes, Presses universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », 2012 (ISBN 978-2-13-055762-3), p. 28 
  12. cf. Coran II, 127; III, 96; XXII, 26, cité par J. Chabbi, op. cit. 2010, p. 62
  13. a, b et c Jacqueline Chabbi, « La Mecque et Médine, « villes saintes » d'Arabie », L'Archéo-Théma, no 9, juillet-août 2010, p. 61-65 
  14. Gn 20. 10-18
  15. a, b et c Claude Addas, « Mecque (La) », dans Mohammad Ali Amir-Moezzi (dir.), Dictionnaire du Coran, Robert Laffont, 2007 (ISBN 978-2-221-09956-8), p. 540 
  16. Claude Addas, « Mecque (La) », dans Mohammad Ali Amir-Moezzi (dir.), Dictionnaire du Coran, Robert Laffont, 2007 (ISBN 978-2-221-09956-8), p. 541 
  17. Christian Robin, « La péninsule arabique à la veille de la prédication muhhammadienne », dans Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (dirs.), Les débuts du monde musulman, VIIe ‑ Xe siècle : De Muhammad aux dynasties autonomes, Presses universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », 2012 (ISBN 978-2-13-055762-3), p. 9 
  18. XIV, 37, cité par J. Chabbi, op. cit. 2010, p. 63
  19. Asma Hilali, article « Mecque (La)», in Mohammad Ali Amir-Moezzi (dir.), Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 542
  20. Christian Robin, « La péninsule arabique à la veille de la prédication muhhammadienne », dans Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (dirs.), Les débuts du monde musulman, VIIe ‑ Xe siècle : De Muhammad aux dynasties autonomes, Presses universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », 2012 (ISBN 978-2-13-055762-3), p. 6 
  21. Christian Robin, « La péninsule arabique à la veille de la prédication muhhammadienne », dans Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (dirs.), Les débuts du monde musulman, VIIe ‑ Xe siècle : De Muhammad aux dynasties autonomes, Presses universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », 2012 (ISBN 978-2-13-055762-3), p. 29 
  22. Christian Robin, « La péninsule arabique à la veille de la prédication muhhammadienne », dans Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (dirs.), Les débuts du monde musulman, VIIe ‑ Xe siècle : De Muhammad aux dynasties autonomes, Presses universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », 2012 (ISBN 978-2-13-055762-3), p. 7-8 
  23. Christian Robin, « La péninsule arabique à la veille de la prédication muhhammadienne », dans Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (dirs.), Les débuts du monde musulman, VIIe ‑ Xe siècle : De Muhammad aux dynasties autonomes, Presses universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », 2012 (ISBN 978-2-13-055762-3), p. 26 
  24. Christian Robin, « La péninsule arabique à la veille de la prédication muhhammadienne », dans Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (dirs.), Les débuts du monde musulman, VIIe ‑ Xe siècle : De Muhammad aux dynasties autonomes, Presses universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », 2012 (ISBN 978-2-13-055762-3), p. 7 
  25. Mathieu Tillier et Thierry Bianquis, « De Muhammad à l'assassinat de 'Alî », dans Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (dirs.), Les débuts du monde musulman, VIIe ‑ Xe siècle : De Muhammad aux dynasties autonomes, Presses universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », 2012 (ISBN 978-2-13-055762-3), p. 80 
  26. Jérémie Schiettecatte, « L'Arabie à l'aube de l'islam », in Le Monde de la Bible, no 201, juin 2012, p. 17
  27. a et b Christian Robin, « La péninsule arabique à la veille de la prédication muhhammadienne », dans Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (dirs.), Les débuts du monde musulman, VIIe ‑ Xe siècle : De Muhammad aux dynasties autonomes, Presses universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », 2012 (ISBN 978-2-13-055762-3), p. 32 
  28. Christian Robin, « La péninsule arabique à la veille de la prédication muhhammadienne », dans Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (dirs.), Les débuts du monde musulman, VIIe ‑ Xe siècle : De Muhammad aux dynasties autonomes, Presses universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », 2012 (ISBN 978-2-13-055762-3), p. 23 
  29. La nature précise de ce dieu du issu du polythéisme est mal connue et les hypothèses sont nombreuses sur les liens qu'il entretient avec le Dieu du monothéisme musulman. Ce nom vient peut-être de la forme contractée de al-Ilah, « le dieu » pour être attribué à une divinité polythéiste dont le nom a été remplace pour en faire « le dieu » par excellence ; cf. Christian Robi, , op. cit. p. 32-33
  30. Christian Robin, « La péninsule arabique à la veille de la prédication muhhammadienne », dans Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (dirs.), Les débuts du monde musulman, VIIe ‑ Xe siècle : De Muhammad aux dynasties autonomes, Presses universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », 2012 (ISBN 978-2-13-055762-3), p. 30 
  31. Christian Robin, « La péninsule arabique à la veille de la prédication muhhammadienne », dans Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (dirs.), Les débuts du monde musulman, VIIe ‑ Xe siècle : De Muhammad aux dynasties autonomes, Presses universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », 2012 (ISBN 978-2-13-055762-3), p. 31 
  32. Traduction de C H Oldfather, Diodorus Of Sicily, Volume II, William Heinemann Ltd., London & Harvard University Press, Cambridge, Massachusetts, MCMXXXV, p. 217.
  33. Hawting, G. R. (1980). "The Disappearance and Rediscovery of Zamzam and the 'Well of the Ka'ba'". Bulletin of the School of Oriental and African Studies, University of London 43 (1): 44–54 (44). JSTOR 616125
  34. Lapidus, Ira Marvin (2002). History of Islamic Societies. Cambridge University Press. p. 14. ISBN 978-0-521-77933-3
  35. Islamic World, pp. 17–18
  36. Lapidus, Ira. History of Islamic Societies, pp. 16–17
  37. Bauer, S. Wise (2010). The history of the medieval world: from the conversion of Constantine to the First Crusade. W. W. Norton & Company. p. 243. ISBN 978-0-393-05975-5.
  38. (en) Muḥammad Saʻīd ʻAshmāwī, Muḥammad Saʻīd, Islam and the political order, CRVP, 1994, 116 p. (ISBN 156518047X) [lire en ligne], p. 72-73 
  39. Douglas Pratt, The challenge of Islam: encounters in interfaith dialogue, Ashgate Publishing, 2005, 257 p. (ISBN 0754651231) [lire en ligne], p. 16 
  40. Muhammed Hamidullah, Le Prohète, sa vie, son œuvre. Tome 1, pages 245 et 246 El Najah Paris
  41. p. 104-107 in The environmental dimensions of Islam, Mawil Izzi Dien & Mūʼil Yūsuf ʻIzz al-Dīn, James Clarke & Co., 2000
  42. Muhammad Hamidullah, "Le prophète de l'islam", éd.Al-Najah, 1998, p.250 et 502
  43. "The Siege of Mecca" du journaliste Yaroslav Trofimov, correspondant du Wall Street Journal, pour lequel il couvre depuis des années le monde arabe.
  44. (fr) Jean-François Mayer, « Arabie saoudite: retour sur l'occupation de la mosquée de La Mecque en 1979 », sur http://www.terrorisme.net, 29 février 2008. Consulté le 4 novembre 2009
  45. Thierry Vareilles, "Encyclopédie du terrorisme international", p.140 en ligne sur Google livres[2]
  46. http://www.rtbf.be/info/monde/detail_plus-de-2-millions-de-fideles-se-preparent-au-pelerinage-a-la-mecque?id=7017143
  47. http://www.youtube.com/watch?v=PNaBI_ETD3k
  48. (en) I.S. Zalmout, « New Oligocene primate from Saudi Arabia and the divergence of apes and Old World Monkeys », Nature, vol. 466, no 7304, 2010, p. 360–364 [lien PMID [archive], lien DOI archive
  49. Hoyle, Ben. "British architects to change the face of Mecca," The Times. 29 novembre 2008.
  50. Fattah, Hassan M.Islamic Pilgrims Bring Cosmopolitan Air to Unlikely City, New York Times. 20 janvier 2005.
  51. Le cas le plus connu de visite de La Mecque par un non-musulman est celui de sir Richard Francis Burton, en 1853, déguisé en pèlerin afghan, sous le nom de Qadiri Sufi. Il en tira son Personal Narrative of a Pilgrimage to Al Madinah and Meccah (Récit personnel d'un pèlerinage à Médine et La Mecque)
  52. (fr) Site francophone sur l'Arabie saoudite sur www.arabie-saoudite.com.
  53. (fr) Certificat de conversion à l'Islam (dernier point du paragraphe « Documents à fournir pour obtenir un visa pour le Hadj ») sur www.hajinformation.com
  54. (fr) "La 2e plus haute tour au monde à La Mecque" sur www.lavieimmo.com.
  55. (fr) Une horloge géante à l’heure de la Mecque, sur www.lavieimmo.com, 3/8/2010. Consulté le 30 août 2010.
  56. (en) Le métro mécquois sur railway-technology.com sur www.railway-technology.com

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