Traité de Roskilde

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Les acquisitions suédoises au traité de Roskilde - en brun le royaume de Danemark-Norvège
- en vert le royaume de Suède
- en violet le Trondheim cédé par la Norvège et l'île de Bornholm cédée par le Danemark
- en jaune les provinces de Bohuslän (au nord, cédée par la Norvège) et de Scanie et Belkinge (au sud cédées par le Danemark)
- en rouge la province de Halland (définitivement cédée par le Danemark)

Le traité de Roskilde ou paix de Roskilde est un traité conclu le à Roskilde par lequel le roi de Danemark-Norvège Frédéric III cède ses provinces du Sud de la péninsule Scandinave au roi de Suède Charles X Gustave.

Celui-ci, attaqué par Frédéric dans le Sud de la Suède en 1657 alors qu'il fait la guerre en Pologne, gagne à marche forcée la péninsule danoise du Jutland. Avec une armée de 9 000 cavaliers et 3 000 fantassins, il traverse, le , à pied le Petit Belt alors pris par les glaces de l'hiver, puis, malgré un redoux qui fait frémir ses généraux, le Grand Belt. Le 11 février, il envahit l'île de Seeland, menaçant la capitale danoise Copenhague avant toute tentative d'organiser sa défense.

Le traité de Roskilde livre à la Suède les provinces danoises de Scanie, Blekinge et Halland (province déjà cédée à la Suède par le traité de Brömsebro en 1645, mais pour une période de 30 ans), l'île de Bornholm, ainsi que les provinces norvégiennes de Trondheim et du Bohuslän.

Cependant le roi de Suède, y voyant une occasion d'en finir avec un rival danois, viole aussitôt le traité et reprend l'offensive sur la capitale danoise. Copenhague se défend, Trondheim se libère, et en 1660 le traité de Copenhague rend au Danemark la province de Trondheim et l'île de Bornholm, les autres provinces restant à la Suède.

Le traité de Roskilde, dont la France est garante, est précédé du traité de Taastrup du mais les diplomates de France et d'Angleterre persuadent Charles X Gustave de diminuer ses prétentions.