Tang Gaozong

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Táng Gāozōng
唐高宗
Image illustrative de l'article Tang Gaozong
Gaozong

Naissance 21 juillet 628
Chang'an
Décès 27 décembre 683 (à 55 ans)
Chang'an
Nom de famille Lǐ (李)
Prénom Zhi (治)
Dates 1er règne 15 juillet 64927 décembre 683
Dynastie Dynastie Tang
Nom de l'Ère Yonghui (永徽) 650-655
Xianqing (顯慶) 656-661
Longshuo (龍朔) 661-663
Linde (麟德) 664-665
Qianfeng (乾封) 666-668
Zongzhang (總章) 668-670
Xianheng (咸亨) 670-674
Shangyuan (上元) 674-676
Yifeng (儀鳳) 676-679
Tiaolu (調露) 679-680
Yonglong (永隆) 680-681
Kaiyao (開耀) 681-682
Yongchun (永淳) 682-683
Hongdao (弘道) 683
Nom du temple Gāozōng (高宗)
Nom posthume
(complet)
Tianhuang Dasheng Dahong Xiao (天皇大聖大弘孝皇帝)
Nom posthume
(court)
Tianhuang (天皇大帝)

Tang Gaozong (chinois : 唐高宗 ; pinyin : táng gāozōng, 21 juillet 62827 décembre 683) est le troisième empereur chinois de la dynastie Tang. Son nom de naissance est Li Zhi (李治). Il règne de 649 à 683. C'est le fils de Taizong.

Il tente de prolonger les réformes de son père, et parvient à plusieurs reprises à faire venir sa cour à Luoyang, la capitale orientale, signe qu'il a réussi à renforcer son autorité dans la plaine Centrale. Grâce à ses frontières bien protégées, à son administration, à ses routes, à ses canaux, l'Empire connait alors une prospérité générale. De nombreux étrangers convergent par terre et par mer, apportant avec eux les produits du monde entier, tandis que la langue chinoise devient un moyen de communication universel dans tous les milieux cultivés de l'Asie orientale.

Il s'allie avec Silla, envoie ses troupes occuper Paekche, puis l'emporte enfin contre Koguryo. Les conflits suivants permettent à Silla d’unifier la péninsule coréenne, parachevée dans les années 670[1].

Après la répression de l'importante révolte des Turcs en 657, l'empereur Gaozong établit plusieurs protectorats gouvernés par un Général de Protectorat ou un Grand Général de Protectorat. Ceux-ci étendent la sphère d'influence des Chinois jusqu'à Hérat en Afghanistan occidental[2]. Les Généraux de Protectorat possèdent une grande autonomie pour résoudre les crises locales sans attendre l'approbation du gouvernement central. Par la suite, ce furent les gouverneurs militaires des marches frontalières (jiedushi) qui jouèrent le plus grand rôle.

En 666, Gaozong fait ériger des temples dans toutes les préfectures de l'empire, où se déroulaient des fêtes célébrant le pouvoir impérial.

L'histoire a surtout retenu de son règne l'influence croissante qu'exerce sur lui sa concubine Wu Zhao. Il la fait impératrice de second rang en 655. Alors que l'empereur commence à souffrir de maladies chroniques l'empêchant de régner activement, elle fait éliminer la première impératrice et une autre favorite, devenant la personne la plus influente de la cour.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lewis 2009, p. 154.
  2. Twitchett 2000, p. 118, 122.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mark Edward Lewis, China's Cosmopolitan Empire : The Tang Dynasty, Cambridge et Londres, Belknap Press of Harvard University Press, coll. « History of imperial China »,‎ 2009
  • (en) Denis Twitchett, Warfare in Chinese History, Leiden, Koninklijke Brill,‎ 2000 (ISBN 90-04-11774-1), « Tibet in Tang's Grand Strategy », p. 106–179