Dynastie Ming

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Dynastie Ming
明朝 (zh)

13681644

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Le territoire de la dynastie Ming en 1415

Informations générales
Statut Monarchie
Capitale Nankin
(1368-1421)
Pékin
(1421-1644)
Langue Chinois
Religion Bouddhisme, Taoïsme, Confucianisme, Religion traditionnelle chinoise
Histoire et événements
1368 Fondation de la dynastie Ming à Nanjing
1644 Li Zicheng prend la capitale : fin de la dynastie
1662 Fin des Ming du sud
Empereurs
(1er) 1368-1398 Ming Hongwu
(Der) 1627-1644 Ming Chongzhen

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La dynastie Ming (明朝[1], en pinyin : míng cháo) est une lignée d'empereurs qui a régné sur la Chine de 1368 à 1644 après l'effondrement de la dynastie Yuan dominée par les Mongols. La dynastie Ming, « l'une des plus grandes périodes de gouvernement efficace et de stabilité sociale de l'histoire humaine[2] » fut la dernière dynastie chinoise dominée par les Han. Bien que la capitale Ming soit tombée en 1644 lors de la rébellion menée par Li Zicheng qui établit la dynastie Shun rapidement supplantée par la dynastie Qing mandchoue, des régimes loyaux au trône Ming (collectivement appelés Ming du sud) existèrent jusqu'en 1662.

Les Ming présidèrent à la construction d'une puissante marine de guerre et d'une armée de métier d'un million d'hommes[3]. Bien que des missions commerciales et diplomatiques eurent existé durant les dynasties précédentes, la taille de la flotte menée par l'amiral eunuque musulman Zheng He était largement supérieure. Il y eut d'énormes projets de construction dont la restauration du Grand Canal et de la Grande Muraille ainsi que la fondation de la Cité interdite à Pékin durant le premier quart du XVe siècle. La population de la fin de la dynastie Ming est estimée entre 160 et 200 millions d'individus[4].

L'empereur Ming Hongwu (1368-1398) tenta d'établir une société de communautés rurales auto-suffisantes au sein d'un système rigide et immobile qui n'aurait aucun besoin de s'associer à la vie commerciale des centres urbains. Sa reconstruction de la base agricole chinoise et le renforcement des voies de communications à travers le système militaire de coursiers eurent pour conséquence inattendue la création d'importants surplus agricoles pouvant être vendus dans des marchés bourgeonnants le long des routes des coursiers. La culture et le commerce rural devinrent influencés par les tendances urbaines. Les catégories supérieures de la société rassemblées au sein de la basse noblesse furent également affectées par cette nouvelle culture centrée sur la consommation. S'éloignant des traditions, les familles marchandes commencèrent à s'intégrer au sein de l'administration et de la bureaucratie et adoptèrent les traits culturels et les pratiques de la noblesse. En parallèle à cette évolution de la société et du commerce, il y eut des changements dans la pensée philosophique, les institutions gouvernementales et dans les arts et la littérature.

À partir du XVIe siècle, l'économie Ming fut stimulée par le commerce avec les Portugais, les Espagnols et les Hollandais. La Chine fut impliquée dans l'échange colombien qui vit un important échange de biens, de plantes et d'animaux entre l'Ancien et le Nouveau Monde. Le commerce avec les puissances européennes et le Japon entraina un afflux massif d'argent, qui remplaça le cuivre et les billets de banque en tant que moyen d'échange standard en Chine. Dans les dernières décennies de la dynastie Ming, le flux d'argent vers la Chine diminua fortement et le ralentissement de l'économie fut aggravé par les effets du petit âge glaciaire sur l'agriculture, les catastrophes naturelles et les épidémies. L'effondrement de l'administration qui s'ensuivit permit à des chefs rebelles comme Li Zicheng de défier l'autorité Ming.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des empereurs Ming.

Fondation[modifier | modifier le code]

Révolte et rivalité entre rebelles[modifier | modifier le code]

Image d'un canon tiré du Huolongjing, compilé par Jiao Yu et Liu Ji.

La dynastie Yuan mongole (1271-1368) précéda la fondation de la dynastie Ming. En plus d'une discrimination institutionnalisée contre les Han qui encouragea le ressentiment, la chute des Yuan fut attribuée à la sur-taxation de régions très touchées par l'inflation et de graves inondations du fleuve Jaune liées à un abandon des projets d'irrigation[5]. Par conséquent, l'agriculture et l'économie étaient en lambeaux et la révolte éclata parmi les centaines de milliers de paysans réquisitionnés pour réparer les digues du fleuve Jaune[5].

Plusieurs groupes de Han chinois se révoltèrent, dont les Turbans rouges en 1351. Les Turbans rouges étaient affiliés au Lotus blanc, une société secrète bouddhiste. Zhu Yuanzhang était un paysan sans le sou et un moine bouddhiste qui rejoignit les Turbans rouges en 1352 qui se fit rapidement une réputation en épousant la fille adoptive d'un commandant rebelle[6]. En 1356, les forces de Zhu capturèrent la ville de Nanjing qui deviendra par la suite la capitale des Ming[7].

Avec l'effondrement de la dynastie Yuan, plusieurs groupes rebelles commencèrent à s'affronter pour le contrôle du pays et le droit d'établir une nouvelle dynastie. En 1363, Zhu Yuanzhang élimina son pire ennemi et chef de la faction rebelle Han Chen Youliang lors de la bataille du lac Poyang, possiblement l'une des plus grandes batailles navales de l'histoire. Grâce à l'utilisation de brûlots, les 200 000 marins de Zhu parvinrent à vaincre la flotte rebelle pourtant supérieure en nombre. La victoire éliminait la dernière faction rebelle ce qui laissait Zhu Yuanzhang maitre incontesté de la riche vallée du Yangzi Jiang et lui permettait de cimenter son pouvoir dans le sud. Après la mort suspecte du chef des Turbans rouge alors qu'il était l'invité de Zhu en 1367, il n'y avait plus personne pour contester son accession au trône et il fit connaitre ses ambitions impériales en envoyant son armée vers la capitale Yuan Dadu (actuel Pékin) en 1368[8]. Le dernier empereur Yuan se réfugia dans le nord à Shangdu et Zhu annonça la fondation de la dynastie Ming après avoir rasé les palais Yuan de Dadu[8] ; la ville fut renommée Beiping la même année[9]. Zhu Yuanzhang prit le nom de Hongwu signifiant 'Terriblement Martial'.

Règne de l'empereur Hongwu[modifier | modifier le code]

Portrait de l'empereur Hongwu(1368-1398)

Hongwu se lança immédiatement dans la reconstruction de l'infrastructure du pays. Il fit construire un mur de 48 km autour de Nanjing ainsi que de nombreux palais et centres administratifs[8]. Le Livre des Ming avance que dès 1364 Zhu Yuanzhang avait commencé à rédiger un nouveau code pénal confucianiste, le Da Ming Lü, qui fut achevé en 1397 et reprenait certains éléments de l'ancien code Tang de 653[10]. Hongwu organisa un système militaire appelé le weisuo, similaire au système fubing de la dynastie Tang (618-907).

En 1380, Hongwu fit exécuter son chancelier Hu Weiyong (胡惟庸) après des rumeurs de coup d'état. Il abolit ensuite ce poste et assuma les rôles d'empereur et de premier ministre et la plupart des empereurs Ming firent de même[11],[12]. De plus en plus suspicieux de ses ministres et de ses sujets, Hongwu créa la Jinyi Wei, une police secrète formée de ses propres gardes. Celle-ci fut partiellement responsable de la mort de 100 000 personnes dans des purges[11],[13].

Yunnan[modifier | modifier le code]

L'ancienne porte sud de la ville de Dali (Yunnan).

Dans le Qinghai, les Salar musulmans rallièrent volontairement le pouvoir Ming vers 1370. Les troupes ouïghours du général ouïghour Hala Bashi réprimèrent les rébellions Miao des années 1370 et s'établirent à Changde dans le Hunan[14]. Les troupes Hui musulmanes s'implantèrent également dans le Hunan à la suite des guerres menées par les Ming dans la région[15]. En 1381, la dynastie Ming annexa des zones du Yunnan qui avaient fait partie du Royaume de Dali à la suite de la conquête de ces territoires contrôlés par des Mongols fidèles à la dynastie Yuan par les armées Hui des Ming. Les Hui du général Mu Ying, qui fut nommé gouverneur du Yunnan, se réinstallèrent dans la région dans un effort de colonisation[16]. Vers la fin du XIVe siècle, environ 200 000 colons s'étaient installés dans environ 2 000 000 de mu (1 416 km2) de terres dans ce qui est aujourd'hui le Yunnan et le Guizhou. Environ un-demi million de colons supplémentaires s'y implantèrent par la suite ; ces migrations entrainèrent de profonds changements dans cette région où auparavant plus la moitié des habitants n'étaient pas de l'ethnie Han. Le ressentiment contre ces changements massifs de population et la présence gouvernementale qui en résulta entraina plusieurs révoltes des Yiao et des Miao en 1464 et 1466 qui furent écrasées par 30 000 soldats Ming soutenus par 160 000 soldats du Guangxi. Après que l'érudit et philosophe Wang Yangming (1472-1529) eut réprimé une autre révolte dans la région, il milita pour la mise en place d'une administration unique et centralisée des groupes ethniques locaux afin de mettre en place une sinisation des populations locales[17].

Relations avec le Tibet[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tibet durant la dynastie Ming.
Un thangka tibétain du XVIIe siècle représentant Guhyasamaja Akshobhyavajra ; la Cour de la dynastie Ming a rassemblé divers articles qui provenaient du Tibet en tribut (comme des thangkas)[18], et en retour accordait aux porteurs de tributs tibétains des cadeaux[19].

Le Livre des Ming, l'histoire officielle de la dynastie Ming rédigée par la dynastie Qing en 1739 avance que les Ming établirent des commanderies itinérantes supervisant l'administration tibétaine tout en renouvelant les titres des anciens officiels de la dynastie Yuan du Tibet et en conférant des titres princiers aux chefs des sectes bouddhistes tibétaines[20]. Cependant, Turrell V. Wylie avance que la censure dans le Livre des Ming destinée à promouvoir à tout prix le prestige et la réputation de l'empereur efface les nuances des relations sino-tibétaines lors de la période Ming[21].

Les spécialistes modernes débattent encore pour savoir si la dynastie Ming avait réellement la souveraineté sur le Tibet ou s'il s'agissait une suzeraineté souple largement affaiblie lorsque l'empereur Jiajing (1521-1567) persécuta la bouddhisme en faveur du taoïsme à la cour[21],[22],[23] et quelques autres spécialistes avancent que la nature profondément religieuse des relations entre la cour des Ming et les lamas tibétains est sous-représentée dans les recherches modernes[24],[25]. D'autres soulignent l'aspect commercial des relations, notant l'échange de chevaux tibétains contre le thé chinois[26],[27],[28],[29].

Les Ming initièrent des interventions militaires sporadiques au Tibet durant le XIVe siècle tandis que les Tibétains organisaient avec succès une résistance armée contre les incursions Ming[30],[31]. Patricia Ebrey, Thomas Laird, Wang Jiawei et Nyima Gyaincain font remarquer que la dynastie Ming n'a pas stationné de troupes permanentes au Tibet[32],[33],[34] à la différence de la précédente dynastie Yuan mongole[32]. L'empereur Wanli (1572-1620) fit des tentatives pour rétablir des relations sino-tibétaines à la veille de l'alliance mongolo-tibétaine initiée en 1578. Cette dernière affecta la politique étrangère de la dynastie Qing mandchoue dans son soutien au Dalai Lama de l'école des bonnets jaunes[21],[35],[36],[37],[38]. À la fin du XVIe siècle, les Mongols se montrèrent des protecteurs armées efficaces du Dalai Lama après leur installation dans la région de l'Amdo qui culmina avec la conquête du Tibet de Güshi Khan (1582-1655) en 1642[21],[39],[40],[41].

Règne de l'empereur Yongle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ming Yongle.
Portrait de l'empereur Yongle (1402-1424)

Arrivée au pouvoir[modifier | modifier le code]

L'empereur Hongwu désigna son petit-fils Zhu Yunwen pour être son successeur et il monta sur le trône sous le nom de Ming Jianwen (1398-1402) après la mort de Hongwu en 1398. Le plus puissant des fils de Hongwu, Zhu Di, alors chef de l'armée était en désaccord avec cette décision et peu après une confrontation politique éclata entre lui et son neveu[42]. Après que Jiawen eut fait arrêter de nombreux associés de Zhu Di, ce dernier organisa une rébellion qui entraina une guerre civile de trois ans. Sous le prétexte de sauver le jeune Jianwen des fonctionnaires corrompus, Zhu Di mena personnellement la révolte; le palais de Nanjing fut incendié et l'empereur Jianwen, sa femme, sa mère et les courtier périrent dans l'incendie. Zhu Di monta sur le trône sous le nom de Ming Yongle (1402-1424) ; son règne est universellement considéré par les spécialistes comme la « seconde fondation » de la dynastie Ming car il annula de nombreuses réformes de son père[43].

Nouvelle capitale[modifier | modifier le code]

Yongle ramena Nanjing au rang de seconde capitale et en 1403 il annonça que la nouvelle capitale de la Chine serait son fief à Pékin. La construction de la nouvelle ville dura de 1407 à 1420 et employa des centaines de milliers d'ouvriers[44]. Au centre se trouvait le centre politique de la Cité impériale et au centre de celle-ci se trouvait la Cité interdite, le palais de l'empereur et de sa famille. En 1553, la ville s'étendit vers le sud ce qui porta sa taille à 47 km2[45].

Après avoir été négligé durant plusieurs décennies, le Grand Canal fut restauré entre 1411 et 1415. La principale raison de cette restauration était la difficulté de transporter les céréales vers le nord jusqu'à Pékin. Le transport des 4 000 000 de shi (un shi est égal à 107 litres) était rendu difficile par le système inefficace d'acheminement par la mer de Chine orientale et par les nombreux autres canaux qui imposaient de nombreux chargements et déchargements[46]. D'autres sources de l'époque avancent même 30 millions de shi de céréales collectée par l'administration Ming[47]. Yongle recruta 165 000 ouvriers pour draguer le canal dans le Shandong et construire une série de quinze écluses[45],[48]. La réouverture permit également à la ville Suzhou, mieux positionnée, de supplanter Nanjing comme le principal centre commercial de Chine[49].

Yongle recruta 2 000 érudits pour rédiger l'Encyclopédie de Yongle composée de plus de 50 millions de sinogrammes et divisée en 22 938 chapitres afin de compiler les connaissances de l'époque[44].

Flotte des Trésors[modifier | modifier le code]

Une girafe ramenée de l'Empire Ajuuraan dans la Corne de l'Afrique en 1414 ; les Chinois associaient la girafe avec le mythique qilin.

En 1405, l'empereur Yongle plaça son eunuque favori, l'amiral Zheng He (1371-1433), à la tête d'une gigantesque flotte de navires destinées à des missions diplomatiques. Les Chinois avaient mené des missions diplomatiques terrestres vers l'est dès la période Han (202 av-J.C. - 220 av-J.C.) et étaient engagés dans le commerce maritime qui s'étendait jusqu'en Afrique de l'est. Cependant la taille de cette nouvelle flotte n'avait encore jamais été vue. Il y eut au total sept voyages diplomatiques principalement dans l'océan Indien. Entre 1403 et 1419, les chantiers navals de Nanjing construisirent 200 navires dont les grands navires aux trésors. La taille exacte de ces vaisseaux est inconnue mais leur longueur était certainement supérieure à 60 m et certains spécialistes évoquent 120 m de long[50]. Dans tous les cas, ils étaient largement plus lourds que tous les navires européens de l'époque. Ces voyages diplomatiques s'arrêtèrent à la mort de l'empereur Yongle car la Chine devait faire face à la menace des Mongols au nord et n'avait plus les moyens de financer ces ruineuses expéditions. À la suite de rivalités de pouvoir à la cour impériale qui vit les mandarins soucieux d'orthodoxie l'emporter sur les eunuques partisans de l'ouverture, le pays de referma sur lui-même et en 1479, les documents relatifs à ces voyages furent détruits et des lois interdirent la construction de grands navires. Cette décision entraîna l'accroissement de la piraterie le long des côtes chinoises[51]. Les pirates japonais (Wakō) commencèrent à mener des raids sur les communautés côtières mais la majorité des attaques était le fait de Chinois[51].

Crise de Tumu[modifier | modifier le code]

La Grande Muraille; bien que les murs en pisé des anciens Royaumes combattants aient été transformés en un mur unique par les dynasties Qin et Han, la grande majorité des parties en brique et en pierre de la Grande Muraille ont été construites par la dynastie Ming.

Le chef mongol des Oïrats, Esen Taidji, lança une invasion de la Chine en juillet 1449. Le chef eunuque Wang Zhen encouragea l'empereur Zhengtong (1435-1449) de mener personnellement une force pour affronter les Mongols après une récente défaite Ming ; quittant la capitale avec 50 000 hommes, Zhengtong laissa son demi-frère Zhu Qiyu s'occuper des affaires en tant que régent temporaire. Le 8 septembre, Esen battit l'armée Ming et Zhengtong fut capturé, un événement connu sous le nom de crise de Tumu[52]. Les Mongols souhaitaient échanger l'empereur Zhengtong contre une rançon mais ce plan échoua lorsque le jeune frère de Zhengtong monta sur le trône en tant que Ming Jingtai (1449-1457) ; les Mongols furent également repoussés par le nouveau ministre de la guerre Yu Qian (1398-1457). Garder Zhengtong en captivité était devenu inutile depuis qu'un autre était devenu empereur à sa place et les Mongols décidèrent de le libérer[52]. Zhengtong fut placé en détention dans le palais jusqu'en 1457 lorsqu'un coup d'état lui permit de redevenir empereur sous le nom de Ming Tianshun (1457-1464)[53].

Son règne fut troublé et l'intégration des forces mongoles au sein de l'armée Ming continua de se révéler problématique. Le 7 août 1461, le général chinois Cao Qin et ses troupes Ming de descendance mongole organisèrent un coup d'état contre Tianshun de peur d'être les prochaines victimes des purges de ceux qui avaient soutenu la succession de Jingtai[54]. Les rebelles parvinrent à incendier les portes ouest et est de la Cité impériale et à tuer plusieurs ministres influents avant qu'ils ne soient acculés et Cao Qin se suicida[55].

Alors que l'empereur Yongle avait organisé cinq offensives majeures au nord de la Grande Muraille contre les Mongols, la menace permanente des incursions mongoles poussa les autorités Ming à fortifier la Grande Muraille de la fin du XVe siècle jusqu'au XVIe siècle ; néanmoins, John Fairbank note que « cela se révéla peu efficace mais que cela reflétait la mentalité défensive de la Chine »[51]. Malgré tout, la Grande Muraille n'avait pas une vocation purement défensive, ses tours abritaient des feux qui permettaient de signaler les mouvements des troupes ennemies[56].

Contact avec les Européens[modifier | modifier le code]

Bien que Jorge Álvares ait été le premier à poser le pied sur l'île de Lintin dans le delta de la rivière des Perles en mai 1513, ce fut Rafael Perestrello, un cousin de Christophe Colomb, qui devint le premier explorateur européen à débarquer sur la cote sud de la Chine et à commercer à Guangzhou (Canton) pour le compte du Portugal en 1516[57],[58],[59]. En 1517, les Portugais lancèrent une plus grande expédition commerciale à Guangzhou[57] et ils envoyèrent une délégation au nom de Manuel Ier de Portugal à la cour de l'empereur Zhengde[57]. Les relations se dégradèrent rapidement à la mort de l'empereur lorsque les ambassadeurs de Malacca (dans l'actuelle Malaisie) accusèrent les Portugais d'avoir déposé leur roi[57]. En 1521 et en 1522, les forces navales chinoises repoussèrent les navires portugais et les premières couleuvrines à chargement par la culasse furent introduites en Chine[60].

Malgré ces débuts difficiles, les Portugais envoyèrent des missions commerciales annuelles sur l'île de Sancian[57] et les relations se normalisèrent au début des années 1550[61]. En 1557, les Portugais parvinrent à convaincre la cour Ming de signer un accord qui ferait de Macao un comptoir commercial sur la cote de mer de Chine méridionale[57]. Les Chinois acceptèrent car la colonie portugaise permettait de contrôler les autres puissances européennes et les Portugais repoussèrent ainsi plusieurs attaques hollandaises de Macao en 1601, 1607 et 1622[62]. Les Hollandais bloquèrent même Zhangzhou en 1623 pour obtenir le droit de commercer[63]. Les relations entre les deux pays s'améliorèrent ensuite et en 1639, le Japon arrêta de commercer avec les Portugais à la suite de la rébellion de Shimabara et Macao perdit de son importance[64].

Les principales exportations chinoises étaient la soie et la porcelaine. La Compagnie néerlandaise des Indes orientales transporta à elle seule plus de six millions d'objets en porcelaine jusqu'en Europe entre 1602 et 1682[65]. En échange, la Chine achetait de l'argent, initialement aux Japonais, puis aux Portugais et finalement aux Espagnols lorsque ceux-ci s'implantèrent dans les Philippines[66],[67]. On ne connait pas la quantité exacte d'argent ayant été transférée en Chine depuis les Philippines mais on sait que le principal port d'exportation de l'argent extrait en Amérique, Acapulco, exporta annuellement entre 150 et 350 t d'argent de 1597 à 1602[67].

Même si le gros des importations chinoises était composé d'argent, les Chinois achetèrent des plantes comme la patate douce, le maïs ou l'arachide. Celles-ci pouvaient être cultivées dans des zones où les cultures traditionnelles, le riz, le blé ou le millet ne poussaient pas et cela participa à l'augmentation de la population chinoise[68],[69]. Sous la dynastie Song (960-1279), le riz était devenue la principale céréale des pauvres[70] mais la patate douce devint l'un des aliments de base des classes inférieures après son introduction vers 1560[71].

Déclin de la dynastie Ming[modifier | modifier le code]

Règne de l'empereur Wanli[modifier | modifier le code]

L'empereur Wanli (1572-1620)

Le coût exorbitant de la Guerre Imjin en Corée contre le Japon était l'un des nombreux problèmes fiscaux auquel était confronté la Chine sous le règne de l'empereur Wanli (1572-1620). Au début de son règne, Wanli s'entoura de conseillers avisés et géra efficacement les affaires de l'état. Son Grand Secrétaire Zhang Juzheng (en fonction entre 1572 et 1582) mit en place un système efficace d'alliances avec les hauts fonctionnaires. Cependant, après sa mort, il n'y eut plus personne pour assurer la stabilité de ces alliances[72] et les fonctionnaires se divisèrent en groupes rivaux. Par la suite, Wanli se fatigua des affaires de la cour et des fréquentes querelles entre ses ministres et préféra se retirer derrière les murs de la Cité Interdite[73]. Les fonctionnaires perdirent leur influence dans l'administration car les eunuques devinrent des intermédiaires entre l'empereur distant et ses subalternes ; tout haut fonctionnaire qui souhaitait discuter des problèmes de l'état devait persuader ou corrompre les puissants eunuques simplement pour que son message soit transmis à l'empereur[74].

Rôle des eunuques[modifier | modifier le code]

Tasses de la période Tianqi issues de la collection Nantoyōsō du Japon; L'empereur Tianqi était largement influencé par l'eunuque Wei Zhongxian (1568-1627).

Il a été dit qu'Hongwu avait interdit aux eunuques d'apprendre à lire ou à s'engager en politique. Que ces restrictions aient réellement été appliquées, les eunuques sous le règne de Yongle et ses successeurs géraient d'importants ateliers impériaux, commandaient des armées et participaient aux nominations et aux promotions des fonctionnaires. Les eunuques développèrent leur propre bureaucratie organisée en parallèle mais sans être assujetties à la bureaucratie officielle des fonctionnaires[45]. Même s'il y eut plusieurs eunuques dictatoriaux tout au long de la période Ming, comme Wang Zhen, Wang Zhi et Liu Jin, la domination excessive et tyrannique des eunuques ne devint pas évidente avant les années 1590 lorsque l'empereur Wanli accrut leurs influence sur la bureaucratie civile et leur accorda le droit de collecter les taxes[75],[74],[76].

L'eunuque Wei Zhongxian (1568-1627) domina la cour de l'empereur Tianqi (1620-1627) et fit torturer et exécuter ses rivaux politiques, principalement des critiques appartenant au mouvement Dongli. Il fit construire des temples en son honneur dans toute la Chine ainsi que des palais personnels construits avec les fonds alloués à la réalisation des tombes des empereurs précédents. Ses amis et sa famille furent nommés à des positions importantes même s'ils n'avaient pas les qualifications suffisantes. Wei publia également un travail historique vilipendant et rabaissant ses opposants politiques[77]. L'instabilité à la cour s'aggrava au moment où les catastrophes naturelles, les épidémies, les révoltes et les menaces extérieures étaient à leur paroxysme. Bien que l'empereur Chongzen (1627-1644) ait tenté de redresser la situation catastrophique laissée par ses prédécesseurs en chassant Wei (qui se suicidera), l'influence des eunuques à la cour continua jusqu'à l'effondrement de la dynastie deux décennies plus tard.

Désastres et dépression économique[modifier | modifier le code]

Un matin d’automne dans le palais Han, par le peintre Qiu Ying (1494-1552) ; l'afflux massif d'argent dans les caisses de l'état entraina l'apparition d'un luxe excessif à la cour.

Durant les dernières années du règne de Wanli et ceux de ses deux successeurs, le manque soudain d'argent, alors la principale monnaie d'échange de l'empire, provoqua une grave crise économique. Philippe IV d'Espagne (1621-1665) commença à s'attaquer à la contrebande d'argent entre le Mexique et le Pérou à travers le Pacifique vers la Chine en faveur du transport direct de l'argent jusqu'en Espagne. En 1639, le nouveau régime Tokugawa au Japon cessa la plus grande partie de son commerce avec les puissances européennes, réduisant une autre source d'argent pour la Chine. La simultanéité de ces événements causa une hausse importante de la valeur de l'argent et fit que le paiement des taxes et des impôts devenait très difficile pour de nombreuses provinces. Les habitants commencèrent à amasser l'argent alors de plus en plus rare, ce qui entraina une chute de la valeur du cuivre par rapport à celle de l'argent. Dans les années 1630, mille pièces de cuivre valaient autant qu'une once d'argent ; en 1640, elles ne valaient plus que la moitié d'une once et un moins d'un tiers en 1643[66]. Pour les paysans ce fut un désastre car ils payaient les taxes en argent alors que le commerce local et la vente de leurs produits se faisait en cuivre[78].

Dans cette première moitié du XVIIe siècle, les famines devinrent communes dans le nord de la Chine du fait d'un temps inhabituellement sec et froid qui réduisit la période de pousse ; ces conditions climatiques étaient liées à un événement écologique global appelé petit âge glaciaire[79]. Les famines, la hausse des taxes, d'importantes désertions militaires, un système sanitaire déclinant, des catastrophes naturelles comme des inondations et l'incapacité du gouvernement à gérer l'irrigation et la gestion des crues causèrent d'énormes pertes de population[79]. Le gouvernement central manquait de moyens et ne pouvait pas faire grand-chose pour réduire les effets de ces calamités. Pour aggraver encore la situation, une épidémie ravagea la Chine du Zhejiang au Henan, tuant un nombre inconnu mais certainement important de personnes[80]. Le tremblement de terre le plus meurtrier de tout l'histoire, le tremblement de terre de Shaanxi de 1556 qui tua environ 830 000 personnes eut lieu lors du règne de l'empereur Jiajing[81].

Ascension des Mandchous[modifier | modifier le code]

Shanhaiguan le long de la Grande Muraille, la porte où les Mandchous furent repoussés à de nombreuses reprises avant que Wu Sangui ne les laisse entrer en 1644.

Un chef tribal de la tribu Jurchen nommé Nurhaci (1616-1626) unifia rapidement toutes les tribus de Mandchourie. Durant la Guerre Imjin, il offrit de mener ses tribus en soutien des armées Ming et Joseon. Cette offre fut déclinée mais il reçut des titres Ming honorifiques pour ce geste. Reconnaissant la faiblesse des Ming au nord de leur frontière, il unit toutes les tribus du nord et consolida son pouvoir dans la région comme l'avait fait la dynastie Jin également d'origine Jurchen auparavant[82]. En 1610, il brisa ses relations avec la cour Ming ; en 1618 il demanda aux Ming de payer un tribut pour réparer les sept griefs qu'il documenta et envoya à la cour Ming. Il s'agissait d'une déclaration de guerre car les Ming n'allaient pas offrir un tribut à un ancien vassal.

Sous le commandement du général Yuan Chonghuan (1584–1630), les Ming furent capables de repousser les Jurchens à de nombreuses reprises comme lors de la bataille de Ningyuan en 1628. Malgré sa nomination au poste de maréchal de toutes les forces du nord-est en 1628, il fut exécuté en 1630 après avoir été accusé, certainement à tort, de trahison[83]. Les généraux suivants furent incapables de faire face à la menace jurchen. Pendant ce temps, ces derniers développèrent leur artillerie et rassemblèrent des alliés. Ils furent même capables de recruter des fonctionnaires et des généraux Ming comme conseillers. En 1632, ils avaient conquis la plus grande partie de la Mongolie-intérieure[84], recrutant ainsi un grand nombre de soldats mongols et obtenant une nouvelle route vers le cœur des Ming.

En 1636, le fils de Nurhaci, Huang Taiji, renomma sa dynastie de « Jin postérieurs » à « Grands Qing » à Shenyang qui était tombé entre les mains des forces Qing en 1621 et qui devint leur capitale en 1625[85],[86]. Huang Taiji adopta également le titre chinois impérial de huangdi, pris le nom de Chongde et changea le nom ethnique de son peuple de Jurchen à Mandchou[86],[87]. En 1638 les Mandchous envahirent la Corée Joseon traditionnellement alliée de la Chine avec une armée de 100 000 hommes. Peu après, les Coréens renoncèrent à leur longue loyauté envers la dynastie Ming[87].

Rébellion, invasion et effondrement[modifier | modifier le code]

Un paysan soldat nommé Li Zicheng (1606-1645) se mutina avec ses compagnons d'armes dans l'ouest du Shaanxi au début des années 1630 après que le gouvernement Ming eut échoué à leur faire parvenir le ravitaillement dont ils avaient besoin[79]. En 1634 il fut capturé par un général Ming et relâché sur sa parole qu'il reprendrait son service[88]. L'accord fut rapidement rompu car le magistrat local fit exécuter 36 de ses compagnons ; les troupes de Li se vengèrent en tuant les fonctionnaires et en menant une révolte basée à Rongyang dans le centre de la province du Henan en 1635[89]. Dans les années 1640, un ancien soldat et un rival de Li, Zhang Xianzhong (1606-1647) avait entamé une rébellion à Chengdu dans le Sichuan tandis que celle de Li se trouvait dans le Hubei et débordait dans le Shaanxi et le Henan[89].

À partir de 1640, de nombreux paysans chinois affamés, incapables de payer leurs impôts et n'ayant plus peur des armées Ming fréquemment battues, commencèrent à former d'importants groupes rebelles. L'appareil militaire chinois coincé entre les raids mandchous au nord et l'instabilité grandissante dans les provinces commença à se déliter. Non payée et sans ravitaillement, l'armée Ming fut défaite par Li Zicheng[90]. Le 26 mai 1644, Pékin tomba aux mains d'un groupe rebelle après que les portes de la ville eurent été ouvertes par traitrise[90] ; dans la tourmente, le dernier empereur Ming se pendit à un arbre du jardin impérial à l'extérieur de la Cité interdite[90].

Saisissant l'opportunité, les Mandchous franchirent la Grande Muraille après que le général Ming Wu Sangui (1612-1678) eut ouvert les portes à Shanhaiguan. Cela eut lieu peu après qu'il eut appris la chute de la capitale et qu'une armée de Li Zicheng marchait sur lui ; pesant ses possibilités d'alliances, il choisit de se ranger du côté des Mandchous[91]. L'armée mandchoue menée par le prince Dorgon et Wu Sangui approcha de Pékin après que l'armée de Li eut été détruite à Shanhaiguan ; l'armée de Li quitta la capitale le 4 juin. Deux jours plus tard, les Mandchous et Wu entrèrent dans la ville et le jeune empereur Shunzhi monta sur le trône impérial. Après avoir été chassé de Xi'an par les Mandchous, poursuivi le long de la rivière Han jusqu'à Wuchang, Li Zicheng mourut à la frontière nord du Jiangxi à l'été 1645. Certains avancent qu'il s'était suicidé et d'autres qu'il fut battu par des paysans à qui il avait volé de la nourriture[92].

Des éléments Ming dispersés survécurent après 1644 comme Koxinga (Zheng Chenggong) à Taiwan (Formose). Malgré la perte de Pékin et la mort de l'empereur, le pouvoir Ming n'était pas anéanti. Nanjing, le Fujian, le Guangdong, le Shanxi et le Yunnan étaient tous des bastions Ming. Cependant, il y avait de nombreux prétendants au trône Ming et leurs forces étaient divisées. Chaque faction fut battue individuellement par les Qing jusqu'en 1662 lorsque Zhu Youlang, le dernier prétendant Ming, fut exécuté. Malgré cela, des petits groupes loyalistes continuèrent d'exister jusqu'à la proclamation de la République de Chine.

Administration[modifier | modifier le code]

Subdivisions territoriales[modifier | modifier le code]

Figurines processionnaires de la tombe de Pan Yongzheng, un fonctionnaire de la dynastie Ming qui vécut au XVIe siècle et qui fut inhumé à Shanghai.

Les empereurs Ming reprirent le système d'administration territorial de la dynastie Yuan et les treize provinces Ming sont les précurseurs des actuelles provinces chinoises. Tout au long de la dynastie Song, la plus grande division politique était le circuit (lu 路)[93]. Cependant après l'invasion Jurchen en 1127, la cour Song établit quatre commandements militaires régionaux semi-autonomes qui deviendront la base de l'administration provinciale des dynasties ultérieures[94]. Copié sur le modèle Yuan, l'administration provinciale des Ming abritait trois commissions : une civile, une militaire et une pour le renseignement. En dessus de ce niveau provincial (sheng 省) se trouvaient les préfectures (fu 府) gouvernées par un préfet (zhifu 知府) puis les sous-préfectures (zhou 州) sous l'autorité d'un sous-préfet. La plus basse division était le comté (xian 縣) supervisé par un magistrat. Nanjing et Pékin n'appartenaient à aucune province et formaient des zones urbaines (jing 亰) [95].

Institutions[modifier | modifier le code]

Tendances institutionnelles[modifier | modifier le code]

La Cité interdite, la résidence officielle des empereurs Ming et Qing de 1420 à 1924 lorsque l'empereur Puyi fut chassé de la cour par la République de Chine.

En dehors du principal système administratif central généralement appelé les Trois départements et six ministères qui fut instauré par la dynastie Han, l'administration Ming n'avait qu'un seul département qui contrôlait les six ministères. À la suite de l'exécution du chancelier Hu Weiyong en 1380, l'empereur Hongwu abolit le Secrétariat, le Censorat et la commission militaire suprême et prit personnellement en charge les six ministères et les cinq commissions militaires régionales[96],[97]. Ainsi un niveau complet de l'administration avait disparu et ne fut que partiellement rétabli par les souverains ultérieurs[96]. Le Grand Secrétariat fut créé pour conseiller et assister l'empereur mais n'accueillait, au départ, aucun grand conseiller ou chancelier. Les ministres restèrent sous le contrôle direct de l'empereur jusqu'à la fin de la dynastie Ming.

L'empereur Hongwu envoya son héritier désigné dans le Shaanxi pour « visiter et apaiser » (xunfu) la région ; en 1421 l'empereur Yongle chargea 26 fonctionnaires de réaliser des missions administratives similaires dans toute la Chine. En 1430, ces xunfu furent institutionnalisés et le Censorat fut rétablit avec ses censeurs. Comme dans les dynasties précédentes, les administrations provinciales étaient surveillées par un inspecteur itinérant envoyé par le Censorat. Les censeurs avaient le pouvoir d'accuser des fonctionnaires à tout moment[98],[99].

Le Grand Secrétariat et les Six Ministères[modifier | modifier le code]

Portrait de Jiang Shunfu (1453-1504) se trouvant au Musée de Nanjing. Les deux grues qui ornent sa poitrine sont un carré mandarin qui indique à tous qu'il est un fonctionnaire civil de premier rang.

Les institutions gouvernementales en Chine conservèrent une organisation similaire durant près de 2 000 ans mais chaque dynastie créa des bureaux et des agences reflétant ses intérêts particuliers. Les grands secrétaires assistaient l'empereur Ming pour toute la paperasserie de l'administration et étaient généralement issus de l'académie Hanlin[100]. Le Secrétariat était une agence coordinatrice tandis que les Six Ministères, qui étaient ceux du Personnel, des Revenus, des Rites, de la Guerre, de la Justice et des Travaux, étaient des organismes administratifs de l'état chargé de l'application des décisions[101]. Le Ministère du personnel était chargé de la nomination, de l'évaluation, de la promotion et du licenciement des fonctionnaires ainsi que l'attribution des titres honorifiques[102]. Le Ministère des revenus devaient rassembler les données des recensements, collecter les taxes et gérer les recettes de l'état[103]. Le Ministère des rites avait pour mission d'organiser les cérémonies, les rituels et les sacrifices ; il supervisait également la création de registres pour les prêtres bouddhistes et daoistes ainsi que l'accueil des ambassades provenant des pays vassaux[104]. Le Ministère de la guerre avait la charge de nommer, de promouvoir et de démettre les officiers militaires, d'entretenir les installations, les équipement, les armes ainsi que le système de messagerie impériale[105]. Le Ministère de la justice s'occupait des systèmes judiciaires et pénaux locaux[106]. Le Ministère des travaux avait la charge des projets de constructions publiques, les projets d'entretien des routes et des canaux, d'engager des artisans et des ouvriers pour ces travaux temporaires, la standardisation (et le contrôle) des poids et mesures et la gestions des ressources des régions, par exemple en organisant des transports de grain d'une région en sur-production, vers une région en demande, ou par le stockage dans les greniers à grain[106].

Bureaux de la résidence impériale[modifier | modifier le code]

Pièces de la dynastie Ming, XIVe ‑ XVIIe siècles.

Les eunuques et les dames constituaient l'essentiel du personnel de la résidence royale et ils avaient leurs propres bureaux[107]. Les servantes étaient réparties entre les bureaux de l'assistance du palais, de l'habillement, des denrées, de la chambre, de l'artisanat et de la surveillance du personnel[107]. À partir des années 1420, les eunuques commencèrent à prendre la place des dames jusqu'à ce qu'il ne reste que le bureau de l'habillement et ses quatre bureaux subsidiaires[107]. Sous Hongwu, les eunuques étaient organisés sous l'égide du conseil des surveillants du palais mais avec l'accroissement de leur influence à la cour, il y eut finalement douze conseils, quatre offices et huit bureaux[107]. Des milliers d'eunuques travaillaient au palais et étaient divisés en différents conseils chargés de la surveillance du personnel, des rites, de la nourriture, des ustensiles, des documents, des écuries, des sceaux, de l'habillement et ainsi de suite[108]. Les offices étaient chargés du ravitaillement en combustible, de la musique, du papier et des bains[108]. Les bureaux géraient les armes, l'orfèvrerie, le blanchissage, les jardins et ainsi de suite[108]. Par moment, l'eunuque le plus influent du conseil des rites agissait de facto en dictateur sur le pays[109].

Bien que le personnel du palais fut principalement composé d'eunuques et de dames de la cour, il existait un bureau de l'administration publique, appelé bureau des sceaux, qui coopérait avec les eunuques pour maintenir les sceaux, les marques et les timbres impériaux[110]. Il existait également un bureau de l'administration publique pour superviser les affaires des princes[111].

Fonction publique[modifier | modifier le code]

Hauts-fonctionnaires[modifier | modifier le code]

Les candidats aux examens impériaux se pressent pour voir les résultats affichés sur le mur ; détail d'un rouleau de Qiu Ying (1494–1552)[112].

Après le règne d'Hongwu qui avait principalement réalisé des nominations en suivant des recommandations, les hauts-fonctionnaires qui formaient les nombreux échelons de la bureaucratie furent recrutés à travers un rigoureux système d'examens impériaux dont le premier avait été institué par la dynastie Sui (581–618)[113],[114],[115]. En théorie, ce système permettait à n'importe qui de rejoindre les rangs des fonctionnaires impériaux mais en réalité, le temps et l'argent nécessaire à la préparation de l'examen limitait les candidats à ceux de la classe des propriétaires terriens. Néanmoins le gouvernement imposait des quotas par provinces pour le recrutement[116]. Cela était une tentative pour réduire la monopolisation du pouvoir par l'aristocratie terrienne des régions les plus prospères où l'éducation était la plus avancée[117]. L'expansion de l'imprimerie sous la dynastie Song avait accrut la diffusion des connaissances et le nombre potentiel de candidats[118]. Pour les enfants, il existait des livres pour apprendre à lire ou les tables de multiplication et pour les adultes, on trouvait en grande quantités des ouvrages sur les classiques confucéens et des annales des anciens examens[119].

Comme dans les périodes antérieures, l'examen était fondé sur les textes classiques confucéeens[113] et les Quatre Livres soulignés par Zhu Xi au XIIe siècle[120]. Les examens de la dynastie Ming furent peut-être plus difficiles après 1487 lorsqu'il fut demandé la rédaction d'un « essai en huit parties »[120],[121]. Il existait plusieurs niveaux d'examens et les fonctionnaires étaient répartis en neuf grades hiérarchiques eux-mêmes divisés en deux classes avec des salaires également hiérarchisés (ils étaient généralement payés en sacs de riz) suivant le rang[122]. Alors que les diplômés qui réussissaient les examens provinciaux étaient immédiatement assignés à des postes inférieurs comme professeur du comté, ceux qui réussissaient les examens du palais recevaient un diplôme de doctorat (jinshi) et exerçaient à des positions élevées[123],[124]. Durant les 276 années du règne des Ming, il y eut 90 examens du palais qui accordèrent 24 874 diplômes de doctorant[123]. Ebrey avance qu'« il n'y avait à tout moment qu'un ou deux mille de ces jinshi, de l'ordre d'un sur 10 000 hommes adultes[116]. » En comparaison, il y avait 100 000 shengyuan (étudiants gouvernementaux), l'échelon le plus inférieur des diplômés au XVIe siècle[116].

La titularisation maximale était de neuf ans mais les fonctionnaires étaient évalués sur leurs performances tous les trois ans par des fonctionnaires plus expérimentés[125]. S'ils étaient jugés excellents, ils gagnaient un échelon, s'ils étaient notés corrects, ils conservaient leur rang et s'ils étaient considérés comme inadaptés, ils perdaient un grade. Dans des cas extrêmes, ils pouvaient être licenciés ou punis. Les fonctionnaires de rang supérieur à quatre n'étaient pas évalués mais on attendait d'eux qu'ils confessent leurs fautes[99]. Il y avait environ 4 000 instructeurs scolaires dans les contés et les écoles des préfectures qui étaient évalués tous les neuf ans. L'instructeur en chef du niveau de la préfecture était compté comme équivalent à un diplômé de deuxième grade[126]. Le conseil de l'instruction impériale supervisait l'éducation de l'héritier présomptif au trône et ce poste était exercé par un grand superviseur de l'instruction qui était un première classe de troisième grade[111].

Bas-fonctionnaires[modifier | modifier le code]

L'empereur Xuande jouant au chuiwan, un jeu similaire au golf, avec des eunuques. Peinture anonyme datant du règne de Xuande (1425-1435).

Les hauts-fonctionnaires qui entraient dans la fonction publique par l'intermédiaire d'examens commandaient un groupe bien plus important de personnel sans grades appelés bas-fonctionnaires. Ils étaient environ quatre fois plus nombreux ; Charles Hucker estime qu'ils étaient peut-être environ 100 000 dans tout l'Empire. Ces derniers réalisaient des taches cléricales et techniques pour le compte des agences du gouvernement. Les bas-fonctionnaires étaient périodiquement évalués sur leur mérite et après neuf ans de service, ils pouvaient être acceptés dans les bas échelons de la fonction publique[127]. L'un des avantages des bas-fonctionnaires était que les haut fonctionnaires étaient périodiquement mutés dans différentes régions de l'Empire et ils devaient compter sur la coopérations des bas-fonctionnaires locaux[128].

Eunuques, princes et généraux[modifier | modifier le code]

Détail de l'Approche de l'Empereur montrant l'attelage de l'empereur Wanli tiré par des éléphants et escorté par des cavaliers (le panorama complet est disponible ici)

Sous la dynastie Ming, les eunuques gagnèrent un pouvoir sans précédent sur les affaires de l'état. L'un de leurs moyens de contrôle le plus efficace était le service secret stationné dans qui était appelé le Dépôt oriental au début de la dynastie puis le Dépôt occidental par la suite. Ce service secret était supervisé par le conseil des rites[108]. Les eunuques avaient des rangs équivalents à ceux des fonctionnaires mais ils n'en avaient que quatre au lieu de neuf[129].

Les princes et les descendants du premier empereur Ming recevaient des commandements militaires nominaux et de larges propriétés sans titres. À la différence des princes des dynasties Han et Jin qui étaient installés en tant que rois locaux, les princes de la dynastie Ming n'exerçaient aucune fonction administrative et c'est seulement durant les règnes des deux premiers empereurs qu'ils participaient aux opérations militaires[130].

Comme les hauts-fonctionnaires, les généraux étaient répartis suivant un système hiérarchique et étaient évalués tous les cinq ans[131]. Cependant, les officiers de l'armée avaient moins de prestige que les fonctionnaires. Cela était en partie lié au fait que leur poste était héréditaire (et non uniquement fondé sur le mérite) et aux valeurs confucéennes qui privilégiait ceux qui choisissaient la poursuite de la connaissance (wen) sur ceux qui choisissaient la violence (wu)[131],[132]. Les officiers pouvaient néanmoins participer aux examens impériaux et après 1478, ils avaient leurs propres examens pour tester leurs qualités militaires[133]. Dans la première moitié de la dynastie Ming, les postes les plus élevés étaient contrôlés par les membres des grandes familles chinoises mais cette tendance s'inversa dans la seconde moitié et des officiers issus de milieux plus modestes commencèrent à les remplacer[134].

Société et culture[modifier | modifier le code]

Littérature et arts[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Peinture chinoise et Art chinois.
Une boite décorée à la laque rouge montrant des personnages à la campagne entourés d'un motif floral.

Les arts chinois, que ce soit la peinture, la poésie, la musique, la littérature ou l'opéra, s'épanouirent sous la dynastie Ming. Les dessins représentés sur les objets recouverts de laque et sur les porcelaines étaient aussi complexes que ceux utilisés en peinture. Ces objets se trouvaient dans les maisons des plus aisés aux côtés des broderies en soie et des articles en jade, en ivoire ou en cloisonné[135].

La demande vers la période fin de la période Ming tournait autour de ces articles raffinés et elle fournissait du travail à des marchands d'art et même à des faussaires qui réalisaient des imitations[135]. Cela fut remarqué par le jésuite Matteo Ricci alors qu'il se trouvait à Nanjing et qui écrivit que les faussaires chinois pouvaient réaliser de très belles œuvres d'art pour en tirer un profit important[136]. Il existait néanmoins des guides pour aider les connaisseurs prudents et le livre de Liu Tong (?-1637) imprimé en 1635 offre au lecteur des méthodes pour déterminer l'authenticité d'un objet[137]. Il indiquait que les objets en bronze de la période Xuande (1426–1435) étaient reconnaissables à leur éclat et que les porcelaines de la période Yongle (1402–1424) pouvait être authentifiées en étudiant leur épaisseur[138].

La grandeur du mont Lu de Shen Zhou, 1467.

La littérature de la dynastie Ming fut très nombreuse et variée. Le géographe Xu Xiake (1587–1641) rédigea un « guide touristique » appelé Carnets de Voyage en 404 000 caractères avec d'innombrables informations allant de la géographie à la minéralogie[139],[140]. La première référence à la publication d'un journal privé date de 1582 à Pékin ; en 1638, la gazette de Pékin[précision nécessaire] remplaça l'impression par xylographie par l'impression par caractères mobiles[141]. Le champ littéraire de l'éthique commerciale se développa à la fin de la dynastie Ming à l'attention de la classe commerçante[142]. Si la nouvelle de fiction était populaire dès la dynastie Tang (618–907)[143] et les travaux d'auteurs contemporains comme Xu Guangqi, Xu Xiake et Song Yingxing étaient souvent techniques et encyclopédiques, la période Ming vit le développement du roman. L'élite intellectuelle était suffisamment éduquée pour comprendre le chinois classique mais ceux qui avaient une éducation plus rudimentaire, comme les femmes des familles aisées, les marchands et les commerçants, devinrent un immense lectorat potentiel pour les arts et la littérature utilisant le chinois vernaculaire[144]. Le Jin Ping Mei publié en 1610 est considéré par certains comme le cinquième grand roman de la Chine pré-moderne en référence aux Quatre livres extraordinaires. Deux de ces romans, Au bord de l'eau et La Pérégrination vers l'Ouest sont des produits de la dynastie Ming. Le théâtre se développa également et l'une des plus pièces les plus célèbres de l'histoire chinoise, Le Pavillon aux pivoines, fut écrite par le dramaturge Tang Xianzu (1550–1616) et présentée pour la première fois au Pavillon du Prince Teng en 1598.

Contrairement à Xu Xiake qui se concentrait sur les aspects techniques de la littérature de voyage, le poète et fonctionnaire chinois Yuan Hongdao (1568–1610) utilisa la littérature de voyage pour exprimer son désir d'individualité de même que sa frustration concernant les politiques à la cour[145]. Yuan voulait se libérer des compromis éthiques qui étaient inséparables de sa carrière de haut fonctionnaire. Ce sentiment anti-fonctionnaire dans l'œuvre de Yuan suivait la tradition du poète et fonctionnaire Su Shi de la dynastie Song (1037–1101)[146]. L'école de pensée défendue par Yuan et d'autres fut critiquée par l'institution confucéenne du fait de son lyrisme sensuel exacerbé qui était également visible dans les romans vernaculaires comme le Jin Ping Mei[147]. Pourtant même l'aristocratie et les haut fonctionnaires furent émus par cette littérature romantique populaire[148].

Une porcelaine « blanc de Chine » représentant Guan Yin probablement réalisée à Dehua.

Il y eut de nombreux artistes visuels durant la période Ming comme Ni Zan, Shen Zhou, Tang Yin, Wen Zhengming, Qiu Ying et Dong Qichang. Ils reprirent les techniques et les styles des dynasties Song et Yuan en ajoutant de nouveaux éléments. Des artistes renommés pouvaient vivre de leur art du fait de la forte demande en œuvres d'art. Ainsi, le peintre Qiu Ying fut payé 2,8 kg d'argent pour peindre un long parchemin à l'occasion du 80e anniversaire de la mère d'un riche mécène. Les artistes reconnus rassemblaient souvent un entourage d'adeptes dont certains étaient des amateurs qui peignaient tout en poursuivant une carrière de fonctionnaire et d'autres qui étaient des peintres à plein-temps[149].

En plus des peintres, certains potiers devinrent connus pour leurs œuvres comme He Chaozong au début du XVIIe siècle pour ses porcelaines en « blanc de chine ». Les principaux centres de production de porcelaine sous la dynastie Ming étaient Jingdezhen dans le Jiangxi et Dehua dans le Fujian. Les usines de porcelaines de Dehua répondirent à la demande européenne en créant des articles suivant les gouts des consommateurs en Europe. Dans The Ceramic Trade in Asia, Chuimei Ho estime qu'environ 16 % des exportations de céramiques de la fin de la période Ming étaient destinées à l'Europe et le reste était divisé entre le Japon et le sud-est asiatique[150].

Religion[modifier | modifier le code]

Céramique vernie en grès d'une divinité taoïste, XVIe siècle.

Les religions dominantes sous la dynastie Ming étaient les traditionnels syncrétisme du culte des ancêtres, du taoïsme et du bouddhisme regroupés au sein des religions traditionnelles chinoises.

La fin de la dynastie Ming vit l'arrivée des premiers missionnaires jésuites européens comme Matteo Ricci et Nicolas Trigault. D'autres ordres chrétiens comme les dominicains et les franciscains s'implantèrent également en Chine.

Ricci travailla avec le mathématicien, astronome et agronome Xu Guangqi pour traduire les travaux mathématiques grecs comme les Éléments d'Euclide en chinois en 1607. Les Chinois étaient impressionnés par les connaissances européennes en astronomie, en mathématique, en hydraulique et en géographie. La plupart des moines européens se présentaient eux-mêmes plus comme des élites éduquées que comme des personnages religieux afin de gagner la confiance et l'admiration des Chinois[151]. Cependant, la plupart des Chinois étaient méfiants et même critiques vis-à-vis du christianisme dont la foi ne coïncidait pas avec les traditions et les croyances chinoises[151]. L'opposition atteignit son paroxysme entre 1616 et 1622 lorsque les missionnaires européens et la science occidentale furent rejetés en faveur de la croyance selon laquelle les sciences européennes dérivaient d'un modèle chinois supérieur ; finalement, cette idée disparut rapidement et l'Observatoire impérial fut à nouveau ouvert aux missionnaires européens qui apportèrent leurs connaissances en astronomie pour améliorer en particulier les calendriers chinois[152].

En plus du christianisme, les juifs de Kaifeng avaient une longue histoire en Chine qui remontait au VIIe siècle[153]. De même l'islam existait en Chine depuis l'époque de la dynastie Tang au VIIe siècle. D'importants personnages de l'époque étaient musulmans comme l'amiral Zheng He ou les généraux Chang Yuqun, Lan Yu, Ding Dexing et Mu Ying[154].

Philosophie[modifier | modifier le code]

Wang Yangming (1472–1529) était considéré comme le penseur confucéen le plus influent depuis Zhu Xi.

Le confucianisme de Wang Yangming[modifier | modifier le code]

Durant la dynastie Ming, les doctrines du haut fonctionnaire Zhu Xi (1130–1200) de la dynastie Song et du néoconfucianisme furent adoptées par la cour et par la classe intellectuelle chinoise. Cependant, la conformité totale envers un seuls système de pensée ne fut jamais une réalité dans la haute-société éduquée en Chine. Certains Ming, comme Su Shi (1037–1101) sous les Song, étaient opposés à ce mode de pensée dogmatique. Ainsi, la philosophie du haut fonctionnaire Wang Yangming (1472–1529) mena un courant de pensée dont les critiques avancèrent qu'il était contaminé par le bouddhisme zen[155].

En analysant le concept de Zhu Xi d'« extension de la connaissance » (acquérir la compréhension par une étude rationnelle et soigneuse des choses et des événements ; chinois : 理學 ou 格物致知), Wang réalisa que les principes universels étaient des concepts connus de tous[156]. Contrairement au dogme dominant, Wang avançait que toute personne, peu importe ses origines et sa richesse matérielle, pouvait devenir aussi sage que les anciens penseurs Confucius et Mencius et que les écrits de ces derniers n'étaient pas la vérité mais des guides pouvant comporter des erreurs[157]. Dans l'esprit de Wang, un paysan ayant eu de nombreuses expériences et en ayant tiré les enseignements était plus sage que le penseur qui avait soigneusement étudié les Classiques mais qui n'avait aucune expérience du monde réel et n'avait pas observé ce qui était vrai[157].

Réaction conservatrice[modifier | modifier le code]

Dessin de la dynastie Ming montrant Confucius se rendant à la capitale de la dynastie Zhou à Luoyang.

Les conservateurs étaient inquiets de l'interprétation philosophique des Classiques par Wang, par le nombre grandissant de ses disciples alors qu'il était en fonction et par son message général à la société[155]. Pour réduire son influence politique, il était souvent envoyé loin de la capitale pour gérer des affaires militaires[155]. Pourtant ses idées avaient pénétré la pensée chinoise et relancèrent l'intérêt pour le taoïsme et le bouddhisme[155]. De plus, le peuple commença à remettre en question la hiérarchie sociale et l'idée selon laquelle le penseur est au-dessus du paysan[155]. Le disciple de Wang Yangming et mineur de sel, Wang Gen, donna des conférences pour les roturiers dans lesquelles il les invitait à s'éduquer pour améliorer leurs vies tandis qu'un autre disciple, He Xinyin, critiqua l'accent mis sur la famille dans la société chinoise[155]. Son contemporain Li Zhi (1527-1602) enseigna même que les femmes étaient les égales des hommes et méritaient une meilleure éducation ; Li et He moururent tous deux en prison après avoir été condamnés pour avoir propagé des « idées dangereuses »[158]. Pourtant ces « idées dangereuses » d'éducation des femmes avaient depuis longtemps été adoptées par les mères donnant une éducation de base à leurs enfants[159] de même que par les courtisanes lettrées et aussi expérimentées en calligraphie, peinture et poésie que leurs hôtes hommes[160].

En opposition aux idées libérales de Wang Yangming se trouvaient les conservateurs du censorat, une institution gouvernementale avec le droit et la responsabilité de se prononcer contre les malfaisances et les abus de pouvoir, et les fonctionnaires de l'Académie Donglin qui avait été rétablie en 1604[161]. Ces derniers voulaient un retour de l'éthique confucéenne orthodoxe. Les conservateurs comme Gu Xiancheng (1550–1612) avancèrent que l'idée de connaissance morale innée de Wang Yangming était simplement un légitimation des comportements sans scrupules comme l'avarice[161]. Ces deux courants de pensée confucéenne clivèrent le gouvernement dont les factions opposées, comme sous la dynastie Song avec Wang Anshi et Sīmǎ Guāng, exploitaient toutes les opportunités pour bloquer les décisions des autres ministres[161].

Vie rurale et urbaine[modifier | modifier le code]

Wang Gen fut capable de donner des conférences dans de nombreuses régions car, à la suite de la tendance déjà apparente sous la dynastie Song, les communautés de la société Ming étaient devenues moins isolées du fait de la diminution de la distance avec les centres commerciaux. Les écoles, les associations et les groupes religieux étaient plus nombreux et facilitaient les contacts entre les érudits et les villageois[162]. Jonathan Spence écrivit que la frontière entre la ville et la campagne était floue durant la dynastie Ming car les fermes se trouvaient parfois au sein des murs de la cité. De même les différences entre les classes socioéconomiques réparties dans les traditionnelles quatre professions (chinois  : 士農工商) étaient plus estompées car les artisans travaillaient parfois aux champs lors des récoltes et les fermiers cherchaient du travail à la ville en cas de disette[163].

Joueurs de Go, dessin de la dynastie Ming.

De nombreuses professions pouvaient être choisies ou héritées de son père. Celles-ci incluaient les forgerons, les tailleurs, les cuisiniers, les tenanciers de bar ou de maison de thé, les cordonniers ou les marchands engagés dans un système proto-bancaire avec des lettres de change[66],[164]. Presque toutes les villes avaient un lupanar avec des prostitués et des prostituées[165]. Les bains publics étaient bien plus communs que lors des périodes précédentes[166]. Les échoppes urbaines vendaient une grande variété de produits comme des billets funéraires pour les offrandes aux ancêtres, des articles de luxe, du thé ou des étoffes[164]. Les communautés trop pauvres ou dispersées pour pouvoir accueillir des artisans achetaient leurs marchandises lors des marchés, des foires ou auprès de colporteurs[163].

Les villages de fermiers du nord cultivaient le blé ou le millet tandis que les agriculteurs au sud du Huai He réalisaient une culture intensive du riz et élevaient des canards et des poissons dans les rizières. Les champs de muriers pour les vers à soie et de théiers se trouvaient principalement au sud du Yangzi Jiang. Plus au sud, on pouvait trouver de la canne à sucre et des citrons comme cultures de base[163]. Les habitants des régions montagneuses du sud-ouest vivaient de la vente de bois de construction réalisé avec du bambou. Ils transformaient également le bois en charbon, brulaient les coquilles d'huitre pour produire de la chaux utilisée dans l'agriculture, faisaient de la poterie ou tissaient des matelas[167]. Au nord, le déplacement à cheval ou en chariot était le plus courant tandis qu'au sud, la multitude de rivières, de canaux et de lacs permettaient un transport fluvial peu couteux. Le sud se caractérisait par ses riches propriétaires terriens alors que le nord accueillait un plus grand nombre de paysans indépendants qui vivaient rarement au-dessus du niveau de la survie du fait du climat plus rude[168].

Économie[modifier | modifier le code]

Science et techniques[modifier | modifier le code]

Le processus de fusion du minerai de fer pour transformer la fonte brute en fer forgé, avec l'illustration de droite affichant les hommes qui travaillent sur un haut fourneau, provenant de l'encyclopédie Tiangong kaiwu, 1637.

En comparaison du foisonnement technologique sous la dynastie Song, le rythme des découvertes scientifiques sous la dynastie Ming fut plus lent et inférieur à celui de l'Occident. De fait les avancées capitales de la fin de la période Ming furent incitées par les contacts avec l'Europe. En 1626, Johann Adam Schall von Bell écrivit le premier traité chinois sur le télescope, le Yuanjingshuo et en 1634, le dernier empereur Ming, Chongzhen acheta le télescope du défunt Johann Schreck (1576–1630)[169]. Le modèle héliocentrique du système solaire fut rejeté par les missionnaires catholiques en Chine mais les idées de Johannes Kepler et de Galilée s'infiltrèrent lentement en Chine grâce au jésuite polonais Michał Piotr Boym (1612–1659) en 1627 et au traité d'Adam Schall von Bell en 1640[170]. Les jésuites catholiques en Chine défendaient la théorie de Copernic mais embrassaient les idées de Ptolémée dans leurs écrits et il faudra attendre 1865 pour que les missionnaires catholiques ne promeuvent le modèle héliocentrique comme leurs confrères protestants[171]. Bien que Shen Kuo (1031–1095) et Guo Shoujing (1231–1316) eurent posés les bases de la trigonométrie en Chine, ce ne fut pas avant 1607 qu'un autre travail d'envergure dans ce domaine ne soit publié grâce aux efforts de Xu Guangqi et de Matteo Ricci[172]. Ironiquement, certaines technologies ayant été inventées en Chine mais oubliées par la suite furent réintroduites par les Européens à la fin de la période Ming comme par exemple le moulin mobile[173].

Le calendrier chinois avait un besoin de réforme car il comptait l'année tropique comme valant 365 jours et demi, ce qui donnait une erreur de 10 min et 14 s tous les ans ou environ un jour tous les 128 ans[174]. Même si les Ming avaient adopté le calendrier Shoushi de Guo Shoujing datant de 1281 qui était aussi précis que le calendrier grégorien, les astronomes Ming ne parvinrent pas à le réajuster périodiquement[175]. Un descendant de l'empereur Hongxi, le « prince » Zhu Zaiyu (1536–1611), présenta une solution pour corriger le calendrier en 1595 mais le comité astronomique conservateur rejeta la proposition[174],[175]. Ce fut le même Zhu Zaiyu qui découvrit un système d'accord appelé gamme tempérée qui fut simultanément découvert en Europe par Simon Stevin (1548–1620)[176]. En plus de ses travaux en musique, il publia ses travaux sur le calendrier en 1597[175].

Portraits de Matteo Ricci et de Xu Guangqi.

Lorsque le premier empereur Ming Hongwu découvrit les systèmes mécaniques de la dynastie Yuan dans le palais de Khanbaliq comme des fontaines avec des balles dansant sur leurs jets, un automate en forme de tigre, des mécanisme soufflant des nuages de parfums et des horloges de la tradition de Yi Xing (683–727) et de Su Song (1020–1101), il les associa avec la décadence mongole et les fit détruire[177]. Plus tard, les jésuites européens comme Matteo Ricci et Nicolas Trigault mentionnèrent brièvement les horloges chinoises fonctionnant avec des engrenages[178]. Cependant, les deux hommes savaient que les horloges européennes du XVIe siècle étaient bien plus perfectionnées que les systèmes de mesure du temps couramment utilisés en Chine comme les clepsydres, les horloges à feu et les « autres instruments… avec des roues entrainées par du sable comme si cela était de l'eau[179]. »

L'encyclopédiste Song Yingxing (1587–1666) documenta un grand nombre de technologies et de processus métallurgiques et industriels dans son encyclopédie, le Tiangong Kaiwu (chinois  : 天工開物) de 1637. Celle-ci présentait des systèmes mécaniques et hydrauliques destinés à l'agriculture[180], des technologies maritimes et des équipements de snorkeling pour la pêche perlière[181],[182],[183], le processus annuel de sériciculture et de tissage avec les métiers à tisser[184], des techniques métallurgiques comme la trempe ou le creuset[185], des processus de fabrication de poudre à canon en chauffant la pyrite pour en extraire le soufre et son usage militaire comme dans des mines marines déclenchées par un cordon détonnant et un rouet[186].

La dynastie Ming vit la diversification des armes à poudre mais à partir du milieu de la période, les Chinois commencèrent à utiliser fréquemment les armes à feu de type européen[187]. Le Huolongjing, compilé par Jiao Yu et Liu Ji[188] et publié en 1412 présentait diverses technologies d'artillerie à la pointe de la technologie de l'époque. On peut par exemple citer des boulets explosifs[189], des mines terrestres qui utilisaient un mécanisme complexe de poids et de goupilles[190], des mines navales[191], des fusées dont certaines avaient plusieurs étages[192],[193] et des canons à mains pouvant avoir jusqu'à dix canons[194].

Li Shizhen (1518–1593), l'un des pharmacologues et médecins les plus réputés de la médecine chinoise traditionnelle vécut à la fin de la période Ming. En 1587, il publia le premier volume de son Bencao gangmu qui détaillait l'usage de plus de 1 800 plantes médicinales. Selon la légende, c'est un ermite taoïste du mont Emei qui inventa le processus d'inoculation pour la variole vers la fin du Xe siècle et cette technique était largement répandue en Chine sous le règne de l'empereur Longqing (règne de 1567 à 1572) bien avant qu'elle ne soit développée en Europe[195]. Si les anciens Égyptiens avaient inventé une brosse à dent primitive sous la forme d'une brindille effilochée à son extrémité, ce furent les Chinois qui inventèrent la brosse moderne en 1498 même si elle utilisait des poils de cochon[196].

Population[modifier | modifier le code]

Appréciant les prunes de Chen Hongshou (1598–652).

Les sinologues continuent de débattre sur les véritables chiffres de la population chinoise sous la dynastie Ming. L'historien Timothy Brook note que les informations données par les recensements réalisés par le gouvernement sont douteuses car les obligations fiscales poussèrent de nombreuses familles à sous-déclarer le nombre de personnes du foyer et de nombreux fonctionnaires ne déclaraient pas le nombre exact de foyers dans leur juridiction[197]. Les enfants, et particulièrement les filles, étaient souvent non-déclarés comme le montrent les statistiques de population biaisées tout au long de la période Ming[198]. Même les chiffres sur la population adulte sont douteux[199] ; par exemple la préfecture de Daming dans la province de Zhili (actuel Hebei) rapporta une population de 378 167 hommes et 226 982 femmes en 1502[200]. Le gouvernement tenta de réviser les chiffres du recensement en utilisant des estimations du nombre attendu de personnes dans chaque foyer mais cela ne résolvait pas le problème des taxes[201]. Certaines parties du déséquilibre entre les sexes peut être attribuée à la pratique de l'infanticide des filles. La pratique est bien documentée en Chine et remonte à plus de 2 000 ans ; elle a été décrite comme « endémique » et « pratiquée par presque toutes les familles » par les auteurs contemporains[202]. Cependant, le déséquilibre qui excédait les 2 pour 1 dans certains comtés en 1586 ne peut probablement pas s'expliquer uniquement par l'infanticide[199].

Le nombre de personnes rapporté dans le recensement de 1381 était de 59 873 305 mais ce nombre chuta fortement lorsque le gouvernement découvrit qu'environ 3 millions de personnes manquaient dans le recensement pour les taxes de 1391[203]. Même si le fait de rapporter de chiffres sous-déclarés devint un crime punissable de la peine de mort en 1381, le besoin de survivre poussa de nombreuses personnes à ne pas se faire recenser et à quitter leur région ; cela poussa l'empereur à introduire de fortes mesures pour empêcher ces déplacements. Le gouvernement tenta de réviser ses chiffres en réalisant une estimation de 60 545 812 habitants en 1393[204]. Dans son Studies on the Population of China, Ho Ping-ti suggère de réviser les chiffres de 1393 à 65 millions car de vastes zones du nord de la Chine et des frontières n'étaient pas comptées dans le recensement[205]. Brook avance que les chiffres de population dans les recensements d'après 1393 étaient compris entre 51 et 62 millions alors que la population augmentait[204]. William Atwell avance que la population autour de 1400 était peut-être de 90 millions en utilisant les données de Heijdra et de Mote[47].

Les historiens s'intéressent aujourd'hui aux gazettes locales de la Chine Ming pour obtenir des indices sur l'accroissement de la population[198]. Avec cette méthode, Brook estima que la population globale sous l'empereur Chenghua (règne de 1464 à 1487) était d'environ 75 millions de personnes[201] même si les recensements de l'époque donnaient des chiffres autour de 62 millions[167]. Alors que les préfectures de l'Empire au milieu de la période Ming rapportaient soit une baisse de population soit une stagnation, les gazettes locales rapportaient qu'il existait de très nombreux ouvriers itinérants sans terres qui cherchaient à s'installer[206]. Les empereurs Hongzhi et Zhengde réduisirent les peines contre ceux qui avaient fui leurs régions d'origine et l'empereur Jiajing demanda le recensement des immigrants pour accroitre les revenus[200].

Même avec ces réformes pour documenter les ouvriers et les marchands itinérants, les recensements gouvernementaux de la fin de la dynastie ne reflétait toujours pas l'énorme augmentation de la population. Les gazettes de l'Empire notèrent cela et firent leurs propres estimations qui indiquaient que la population avait doublé, triplé voire quintuplé depuis 1368[207]. Fairbank estime que la population était peut-être de 160 millions à la fin de la dynastie Ming[208] tandis que Brook avance le chiffre de 175 millions[207] et Ebrey évoque peut-être 200 millions d'habitants[209]. Cependant, une grande épidémie commença en Chine en 1641 et ravagea les régions densément peuplées le long du Grand Canal ; une gazette du nord du Zhejiang nota que plus de la moitié de la population était tombée malade cette année et que 90 % des habitants d'une zone étaient morts en 1642[210].

Notes[modifier | modifier le code]

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « History of the Ming Dynasty » (voir la liste des auteurs).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Outils de travail[modifier | modifier le code]

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Généralités[modifier | modifier le code]

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Religion et pensée[modifier | modifier le code]

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Sciences et techniques[modifier | modifier le code]

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Littérature[modifier | modifier le code]

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Arts[modifier | modifier le code]

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Pays voisins et relations extérieures[modifier | modifier le code]

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  • Bruno Judic, L'océan Indien au Moyen Âge, Paris, Ellipses, coll. « Le monde : une histoire - mondes médiévaux »,‎ 2008
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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