Osman Ier
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| Osman Ier | |
Osman
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| Titre | |
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| 1er Sultan ottoman | |
| 1299 – 1324/1326 (~ 27 ans) |
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| Couronnement | 1281 et 1299 |
| Prédécesseur | Nouvelle dynastie |
| Successeur | Orhan |
| Biographie | |
| Dynastie | Dynastie ottomane |
| Père | Ertuğrul |
| Mère | Hayme Hatun |
| Conjoint | 2 épouses |
| Enfants | Pazarli, Coban, Hamit, Orhan, Alaeddin, Ali, Melik, Savci |
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| Dynastie ottomane | |
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Osman Ier (turc: Sultan Osman Gazi rahimahou llah. Osman déformation de l'arabe : ʿuṯmān, عُثمَان, `Uthman. Alors qu'en turc : gazi (De l'Arabe "ghazi") signifie « triomphateur ; combattant de la foi ») est né en 1258 à Söğüt. Il est le fils d'Ertuğrul et lui succède en 1281. C'est lui qui donne son nom à la dynastie ottomane (turc : Osmanlı). Il est mort vers 1324/1326[1] d'une crise de goutte à Bursa.
Il a deux épouses, une fille et sept fils : Pazarli, Coban, Hamit, Orhan, Alaeddin, Ali, Melik, Savci.
Sommaire |
[modifier] Biographie
[modifier] Le Rêve d'Osman
Selon le poème épique du Rêve d'Osman dans un village voisin de Söğüt, il y avait un kadi musulman appelé Edebali qui avait une fille, Malkhatun, qu'Osman avait demandée en mariage. Mais le sheikh Edebali refusa pendant deux ans de lui donner sa fille. Mais un jour, Osman alors âgé de 19 ans qui voyageait avec son père Ertuğrul fit un rêve. Dans son rêve, il voit un croissant sortir de la poitrine du sheikh Edebali et rentrer dans son corps. Il voit un énorme platane sortir de sa poitrine et couvrir tout le ciel: son ombre s'étend sur la terre et les gens. En retournant dans son village, il demanda au cheik de lui expliquer son rêve. Edebali l'interpréta comme un message divin lui enjoignant de donner sa fille en mariage à Osman: la foi musulmane en sortirait triomphante. Alaeddin fut le fruit de ce mariage.
[modifier] Victoires militaires
Entre 1290 et 1300, Osman commence à attaquer ses voisins et à prendre leurs forteresses. À ce moment-là, il porte le titre de Bey et n'est qu'un vassal du sultanat seldjoukide. Il agrandit ainsi son domaine jusqu'à être voisin des Byzantins. De quatre cents soldats en début de règne, il arrive à quatre mille et on commence à entendre parler des Ottomans.
Osman engage le combat contre l'Empire byzantin, menant une véritable « guerre sainte » comme le laisse entendre le surnom familial de « Gazi ». Après avoir conquis le château de Bilecik, le sultan seldjoukide d'Anatolie (ou sultan de Roum) lui remet un étendard, un tambour et un caparaçon comme insignes de son pouvoir. Osman se proclame sultan en 1299. On lui donne le nom de « Kara Osman Bey » (turc: kara, noir) en raison de son courage. Les prières du vendredi ne se font plus qu'en son nom et il fait battre monnaie. Il nomme grand vizir son fils Alaeddin et lève un impôt d'un akçe. Il créé pour ce faire une nouvelle unité monétaire imitée d'une pièce en argent en usage chez les empereurs byzantins de Trébizonde. Cet impôt personnel est une innovation, donc non conforme à l'orthodoxie musulmane.
En 1302, après une écrasante victoire sur les Byzantins près de Nicée, Osman commence à pousser ses armées au plus près des territoires contrôlés par les Byzantins et très rapidement un grand nombre de religieux et de guerriers Gazis s'installent dans les nouveaux territoires conquis.
Inquiets de l'influence croissante d'Osman, les Byzantins qui perdent progressivement l'Anatolie se concentrent autour de l'idée qu'il faut à tout prix empêcher Osman d'atteindre l'Europe en contenant sa progression vers l'Ouest. Mais celui-ci s'empare sans difficulté de la ville d'Éphèse sur la mer Egée. L'afflux constant de migrants sur ses terres renforce sans cesse l'armée d'Osman qui continue son expansion en direction des villes au bord de la mer Noire.
La dernière campagne militaire d'Osman avant qu'il ne meure de vieillesse est contre la ville byzantine de Bursa. Bien qu'il n'y participe pas en personne, la prise de Bursa s'avère extrêmement importante pour les Ottomans qui en font leur capitale: cette ville leur sert de base arrière contre les Byzantins pour la prise de Constantinople (les deux villes n'étant séparées que d'une centaine de kilomètres).
Il augmente la taille de son beylik jusqu'à Iznik et Brousse, portant les terres héritées de son père d'une superficie de 4 800 km² à une superficie de 16 000 km².
À sa mort vers 1324, Osman, ayant vécu pauvrement, ne laissa presque rien: une salière, une boîte contenant son couvert, quelques vêtements, une selle, une paire de bottes, quelques chevaux, cent moutons. Son fils Orhan lui succède. Chaque fois qu'un nouveau sultan accédait au trône, le peuple criait: « Puisse-t-il être aussi grand qu'Osman ! »
Il lui arrivait de donner ses vêtements à un pauvre après les avoir portés une seule journée.
[modifier] Son testament
Ce testament, adressé à son fils Orhan, définit le programme politique du futur État Ottoman.
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Fils ! |
| Précédé par | Osman Ier | Suivi par | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ertuğrul |
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Orhan |
[modifier] Notes
- Selon la tradition, Osman est mort le 6 avril 1326, peu après son fils Orhan Gazi prend Bursa. Des recherches récentes suggèrent, cependant, que la mort d'Osman a eu lieu en 1324. En mars 1324 est signé un acte (vakfiye) à Mekece au nom d'Orhan, ce qui suggère qu'Orhan est déjà souverain en mars 1324. Voir Colin Imber, « ʿOthmān I » dans The Encyclopaedia of Islam, New Edition, S. 180
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Documentation externe
- (en) Osman Gazi sur Ottoman Web Site