Années 1640

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Événements[modifier | modifier le code]

Allégorie du triomphe de la paix, 1649


Personnalités significatives[modifier | modifier le code]

Inventions, découvertes, introductions[modifier | modifier le code]

Torricelli inventant le baromètre à mercure, gravure figurant dans les livres de Camille Flammarion (1923)

Religion et philosophie[modifier | modifier le code]


  • La Compagnie de Jésus compte 521 collèges en Europe, accueillant environ 150 000 élèves.

Art et culture[modifier | modifier le code]

Économie et société[modifier | modifier le code]

  • 1645-1647 : famine dans la région de Madras en Inde du Sud[2].
  • Épidémies en Chine.
  • Arrivée des premiers colons russes à l’est du lac Baïkal. Les Mongols vendent des chevaux, des chameaux et des moutons pour acheter du blé et des articles manufacturés aux commerçants russes.
  • On commence à cultiver la canne à sucre dans les Antilles : Saint-Christophe en 1643, Guadeloupe en 1644, la Martinique peu après[3]. L'industrie sucrière commence à la Barbade dès 1640 ; mais dans les Antilles française pas avant 1654 avec l'arrivée des Hollandais et des Juifs chassés du Brésil[4]. Au Brésil les exportations de sucre atteignent 1 500 000 arrobes (1 arrobes = 14 kg) en 1644.

Europe[modifier | modifier le code]

  • 1646-1650 : années fraîches et pluvieuses en Angleterre. Mauvaises récoltes accompagnées d’une épizootie parmi les bovins. Les prix céréaliers augmentent pour culminer après 1650.
  • Disette en Espagne. Épidémie de peste bubonique (1647-1652). Un quart de la population de Valence et la moitié de celle de Séville (60 000 pour 110 000 à 120 000 habitants) sont décimée.


  • Essor des ateliers de soierie à Nîmes entre 1640 et 1680.
  • Forte baisse du prix des céréales en Allemagne (1640-1650).
  • Déclin des corporations en Angleterre après 1640-1650. Le nombre de chômeurs à Londres atteint le chiffre de 40 000 en 1644.
  • Disparition progressive de l’aristocratie vénitienne au pouvoir : les nobles masculins de plus de 25 ans passent de 2 520 en 1550, à 1 970 en 1590, à 1 620 en 1645 (indivision des héritages, mariage seulement des aînés).
  • Baisse des achats de sel dans les régions du Nord et du centre de la France en 1646-1664 : ils tombent de 17 % par rapport à la période 1621-1623.
  • Entre 1640 et 1740, les ventes de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales à Amsterdam portent sur les épices et les textiles. Les épices dominent d’abord (80 %, dont 40 % pour le poivre), puis les textiles (54,7 % en 1700, contre 30 % pour les épices). La valeur de ce commerce et de 72 millions de florins en 1640, 150 en 170, et culmine à 188 en 1720. En 1642, la compagnie distribue 50 % de dividendes à ses actionnaires.
  • Russie : vers 1640, le Hollandais Vinius fonde une fabrique d’armement à Toula et l’Allemand Marselis une fonderie dans l’Oural.

Démographie[modifier | modifier le code]

  • La France compte 20,3 millions d’habitants (frontières actuelles). Déclin démographique après 1640.
  • 5,5 millions d’habitants en Angleterre.
  • Guerres et épidémies en Allemagne ont entraîné entre 1618 et 1648 la disparition de 40 % de la population rurale et de 33 % de la population urbaine (80 % en Mecklembourg, 60 % en Poméranie, 50 % en Brandebourg et en Bohême). La guerre proprement dite n'a été la cause directe que de 150 à 180 000 morts, mais en provoquant des déplacements continuels de populations et des abandons de culture, elle a facilité la circulation des épidémies. Les historiens estiment que la population de l'Empire est tombée de 20 à 7 millions d'habitants. La reconstruction économique manque de bras et de capitaux, et l'Empire prend du retard par rapport à ses rivaux européens.
  • En 1648, il y a 300 000 Juifs ashkénazes en Pologne, soit 3 % de la population totale et 15 % de la population urbaine. Le soulèvement des Cosaques provoquera la mort d'un quart de la population juive, avec celle de dizaines de milliers de Polonais (« déluge »). De nombreux Juifs fuient vers l'Allemagne, la Prusse ou la Moravie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kevin Alan Brook, The Jews of Khazaria, Rowman & Littlefield,‎ 2009 (ISBN 9780742549821, résumé)
  2. L'histoire, vol. Numéros 135 à 139, Société d'éditions scientifiques,‎ 1990 (résumé)
  3. Eugène Edouard Boyer de Peyreleau, Les Antilles françaises, vol. 2, Ladvocat,‎ 1825 (résumé)
  4. Armand Nicolas, Histoire de la Martinique : Des Arawaks à 1848, Éditions L'Harmattan,‎ 1996 (ISBN 9782738448590, résumé)