Touareg

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Touareg

Description de l'image  Targui.jpg.
Populations significatives par régions
Drapeau du Niger Niger 700 000 (1994)[1]
Drapeau du Mali Mali 400 000 (1994)[1]
Drapeau d'Algérie Algérie 40 000 (1994)[1]
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso
Drapeau de Libye Libye
160 000 (1994)[1]
Population totale 1 300 000 (1994)[1]
Autres
Région(s) d’origine

Sahara

Langue(s)

Touareg (Tamasheq, Tamajeq, Tamahaq)

Religion(s)

Islam

Ethnie(s) liée(s)

Berbères

Description de cette image, également commentée ci-après

Carte de répartition

Localisation des variantes berbères en Afrique du Nord.

Les Touaregs (qui se nomment eux-mêmes Kel Tamashaq ou Kel Taguelmust et en arabe Targui/Touareg) sont des habitants du Sahara central (Algérie, Libye) et des bordures du Sahel (Niger, Mali, et Burkina Faso). Ils parlent une langue berbère, le tamajaq, tamasheq ou tamahaq selon les régions. Ils utilisent un alphabet appelé tifinagh (prononcer tifinar). Souvent nomades, leur sédentarisation s'accélère depuis la seconde moitié du XXe siècle. Ce sont les descendants des premiers habitants de l'Afrique du Nord[réf. nécessaire].

Les Touareg ont été souvent appelés par les Occidentaux, les « hommes bleus », d’après la couleur de leur chèche. Teinte avec de l’indigo, elle se décolore sur la peau avec le temps. Le mythe du Touareg (berbère de race blanche peu islamisé, guerrier farouche avec son bouclier de peau d'antilope qui a macéré dans du lait aigre, société féodale basée sur le matriarcat, nomadisme assimilé à la liberté, la sagesse et la simplicité, « seigneur du désert » mystérieux par sa tenue, son voile) apparaît avec l’ouvrage d’Henri Duveyrier Les Touaregs du Nord en 1864[2].

Ces populations sont confrontées à des formes d’assimilation culturelle et linguistique (acculturation), à une marginalisation économique et politique qui les ont conduites à la lutte armée dans les années 1990. Beaucoup ont abandonné le nomadisme pour se fixer dans les grandes villes en bordure du Sahara, comme Tamanrasset en Algérie ou Agadez au Niger, ou les capitales des États sahéliens (Bamako, Niamey).

Sommaire

Étymologie [modifier]

L’origine du mot «touareg» reste inconnue mais il n'est pas attesté avant le XIXe siècle. Pour certains[Qui ?] il provient d’un mot arabe qui signifie « abandonnés », pour d’autres[Qui ?] il dérive du nom de la région d'Oubari, dans le Fezzan en Libye, appelée parfois Targa (« rigole » ou « vallée »). La dénomination d’origine Aw-Targa (fils de Targa), en berbère atargi, pourrait aussi être à l’origine du nom, ou le fait qu'au milieu du XIXe siècle, les chroniqueurs arabes les auraient appellés tawwareq.

À l’époque coloniale, les Français ont utilisé et popularisé la dénomination touareg comme le pluriel de targui (féminin targuia). Cette pratique est aujourd'hui le plus souvent abandonnée et on l'accorde désormais selon les règles du français (touareg/touaregs/touarègue) comme le montre la bibliographie.

Les Touaregs se désignent eux-mêmes par Imajaghan ou Imuhagh («noble» et «libre») ou par Kel Tamajaq (les gens de Tamajaq). Tamahaq, Tamajaq et Tamachaq sont des variations dialectales du mot Tamazight.

Pays [modifier]

Répartis et divisés en plusieurs confédérations et tribus, un million et demi de Touareg vivent sur cinq pays du continent africain . À l’intérieur de ce territoire, les Kel Tamasheq se sont longtemps joué des limites des États. Ceux-ci ont pourtant réussi à leur inculquer les normes de la douane et des passeports.

Ce territoire, appelé tinariwen (les déserts), est, comme son nom l’indique, découpé en plusieurs terres. De ces nombreux déserts, il y a le désert proprement dit : le Ténéré. Les autres terres sont plus ou moins arides, plates et montagneuses, parmi lesquels on peut citer celles qui font l’objet d’un article : Adrar, Azawagh, Hoggar, Tadmait, Tanezruft, Tassili n'Ajjer, Tawat (Touat), Tadmaït, le Désert Libyque ou encore Tibesti.

Des villes et villages touareg font l’objet d’un article. Elles sont listées ci-dessous, avec en italique la transcription de l’équivalent en berbère :

Vie sociale [modifier]

Touareg de Timia enveloppé dans son chèche noir en 2003. Le bijou d'argent contient, enroulé, un feuillet portant quelques versets du Coran. Photographie J. L. Gonterre
Bijou Touareg, Musée du quai Branly, Paris

Si la société touarègue est hiérarchisée, sa structure ne s'apparente pas aux hiérarchies figées occidentales. Chacune des classes sociales, articulées selon leurs fonctions sociales spécifiques, se fréquentent et se mêlent au quotidien, unies dans des relations de plaisanterie codées. Il est possible de distinguer certaines de ces catégories sociales :

  • Imajaghan : tribus nobles, essentiellement guerriers féroces et redoutés ;
  • Ineslemen : tribus maraboutiques (au singulier ineslem signifie « musulman »), nobles aussi;
  • Imrad : tribus vassales ;
  • Inaden : forgerons (en fait les artisans) noirs ;
  • Irawellan : anciens captifs touareg ;
  • Iklan : esclave ou si l'on préfère serviteur;
  • Bellas : esclaves libérés de langue Songhaï ;
  • Bouzou : esclaves libérés de langue haoussa.

Les Touareg sont monogames, sauf quelques exceptions. Le futur marié doit apporter une dot composée de terres, de bœufs et de dromadaires. La tente et son ameublement est fournie au couple par la famille de la mariée, cette dernière en gardera la propriété en cas de divorce. L'ex-mari sera donc sans toit. Les mariés appartiennent presque toujours à la même caste[réf. nécessaire].

Les Touareg portent traditionnellement une sorte de long vêtement souvent nommé [takakat] (en étoffe de coton nommé « bazin ») et un chèche, appelé aussi taguelmoust (tagelmust en berbère) ou encore « turban ». Le chèche est une sorte de turban d’environ quatre-cinq mètres de long qui s’enroule sur la tête pour se protéger du soleil, du vent, de la pluie, du sable, du froid… Traditionnellement, l’homme ne quitte jamais son turban. Il peut être de différentes couleurs, telles que rouge, jaune, vert, mais deux couleurs ont une signification spéciale. Le blanc est porté pour montrer un signe de respect, un jour particulier. Le chèche indigo est fait à partir de lin, souvent avec un tissage complexe. Il est porté les jours de fête (et les jours de froid car il est plus chaud que le chèche en coton). Sa teinture tend à se déposer peu à peu sur la peau, donnant au Targui le surnom d’« homme bleu ».

Culture [modifier]

Article détaillé : Tanit.
Touareg en déplacement

L’origine exacte des Touareg est berbère, ils sont vraisemblablement descendants des tribus des premiers habitants de l'Afrique du Nord.

Leur culture berbère est confirmée par l'usage du même alphabet, du tifinagh, et de la même base linguistique le tamasheq.

Le cérémonial du thé est une manière de montrer l’hospitalité et un prétexte pour discuter avec le visiteur de passage. Le thé a été introduit au début du XXe siècle au travers de l’influence arabo-musulmane. Refuser un thé ou de ne pas boire les trois thés est jugé impoli. En effet les mêmes feuilles de thé vert sont utilisées pour confectionner trois services à la suite ; « Le premier thé est amer comme la mort, le second est doux comme la vie et le dernier est sucré comme l'amour ».

Le plat de base des touaregs est la Alabaja.

Les femmes touareg se couvrent rarement le visage, mais le chèche traditionnel des hommes n'en révèle que les yeux.

Chaque année, en janvier, a lieu le festival du désert à Essakane, près de Tombouctou au Mali, ainsi que celui d’Essouk, près de Kidal. Plusieurs autres festivals ont lieu à travers le pays Touareg, manifestations qui offrent une vraie occasion pour découvrir la culture touareg : la cure salée à In-Gall, près d’Agadez. Les fêtes traditionnelles de Gani et Bianou à Agadez.

Depuis les années 1990, la musique touareg s’est enrichie d’un nouveau courant : le blues touareg avec notamment le groupe Tinariwen ou bien Toumast. Les festivals de tourisme de Ghat et Ghadames en Libye. La fête de Sabiba à Djanet en Algérie.

Patrimoine zootechnique [modifier]

Chiot de race Azawakh couché dans le désert

Les conditions désertiques ont conduit à l'apparition d'un patrimoine zootechnique particulièrement adapté à la vie des Touaregs. Cette dernière repose fortement sur le pastoralisme nomade, les animaux d'élevage sont donc l'élément vital de la société touarègue.

  • La race bovine Azawak est une variété de zébu spécifiquement développée au fil des siècles par les Touaregs. C'est une race mixte productive en viande et en lait. Elle est particulièrement adaptée au milieu aride et est très résistante à la chaleur.
  • Le dromadaire de race Azawak, est un animal endurant et adapté à la course. C'est une race de couleur claire à l'allure élancée. Ce dromadaire est l'animal mythique de l'Azalaï et des caravanes transsahariennes.
  • L'Azawakh, aussi appelé Lévrier Touareg ou Sloughi Touareg, ce lévrier est utilisé pour la chasse, sa rapidité lui permettant de se lancer aisément à la poursuite des antilopes et à la capture des oiseaux au vol. Il est également utilisé pour la garde. Léger, très fin, grand et élancé, il peut atteindre des vitesses approchant les 70 km/h. Il a été exporté récemment dans les pays occidentaux pour ses performances dans les cynodromes. Il est reconnu par la Fédération cynologique internationale depuis 1981[3].

Histoire [modifier]

Touareg lors de l'exposition coloniale de 1907

Pendant des siècles, les Touaregs ont pris des esclaves dans d'autres tribus du désert et se sont mariés avec des membres de celles-ci. Il en a résulté un groupe ethnique se distinguant en premier lieu par une langue commune, le tamasheq, apparentée à la langue berbère parlée en Algérie et au Maroc.

Jusqu’aux années 1900, le monde touareg était organisé en confédérations ayant chacune son propre ettabel (tambour) symbole de la chefferie et un Amenokal (pluriel Imenokalan), chef traditionnel élu par les sages à l’issue des palabres.

En mai 1902, l'armée coloniale française affronte des Touareg à la Bataille de Tit, qui est une étape majeure de la soumission des Touareg du Hoggar.

Au début du XXe siècle, les Touareg furent le dernier peuple d'Afrique de l'Ouest soumis par les Français, et leurs terres furent réparties entre le Niger, le Mali, l'Algérie et la Libye. Ces pays ignorèrent en général leurs minorités touareg récalcitrantes, les laissant errer dans le désert avec leurs chameaux et leurs chèvres. Mais, lors des dernières décennies, les saisons humides l'étant de moins en moins, les familles touareg peinèrent à nourrir des troupeaux importants. « Les animaux sont tout pour un Touareg, m'a un jour expliqué un vieux nomade. Nous buvons leur lait, nous mangeons leur viande, nous utilisons leur peau, nous les échangeons. Quand les animaux meurent, les Touareg meurent ».[réf. nécessaire]

Groupes confédérés [modifier]

Les principaux groupes confédérés sont :

Quelques Imenokalan touaregs :

  • Tin Hinan, ou Tamenokalt, matriarche et reine de Ahaggar ;
  • Koceilatta, Roi de Tadamakkat au Moyen Âge, Amenokal des Imididaghanes et de tous les Touregs d'Essouk ;
  • Karidanna, premier amenokal et fondateur de la fédération des Ioullemiden ;
  • Chaboun Ag Fandagamou Amenokal Tingaregef Tombouctou ;
  • Attaher Ag Illi Amenokal Kel Adagh ;
  • Intalla Ag Attaher Amenokal actuel ;
  • Ibrahim ag Abakkada, chef des Azjer ;
  • Afadandan Sultan de Keita;
  • Moussa ag Amastan, Amenokal d’Ahaggar ;
  • El Jilani Ag Khamed Ibrahim, Amenokal et Imam de Tagaraygarayt (Kel Dennig). Début du XIXe siècle.
  • Koceilatta Roi de Tadamakkat au Moyen Âge
  • Makhammad ag Katamay, chef des Iwillimidan Kel Denneg ;
  • Abdurrahman Tagama, sultan d'Agadez ;
  • Al Khorer, résistant, chef des Ioullemiden Kel Denneg ;
  • Fihrun ag Amansar, résistant, chef des Ouelleminden Kel Ataram ;
  • Warilyess, résistant, chef des Imididaghan kel Gossi ;
  • Guarayane Ag OUbagzane, chef des Imididaghan ke Adagh ;
  • Amud, chef des Kel Ajjer ;
  • Mohamed Ali ag Attaher, amenokal des Kel Ansar, décédé en exil au Maroc en 1994 ;
  • Ahna Ag Amouzar, amenokal des Imididaghan de Tessit;
  • Egarwaye Ag Mataly, amenokal des Imididaghane Hawssa;
  • Mohamed Elmehdi ag Attaher, actuel Amenokal des Kel Ansar.
  • Kili Kili Najim actuel Aménokal des Imaghads de l'Azawak;
  • Khamzata Mouhamed El Khourer, Chef des Kel Nan
  • Zaïnou Mohamed, Chef des Kel Eghlal

Tribus touarègues :

  • Ait Awari (Iberkorayane de Tagaraygarayt, région de l'Azawak, Niger)
  • Awraghan

Imididagh (Kel Adagh, Ihadakatane,kel Alkitt, kel Gossi,kel Agheriss, kel Serrere,kel Oulli, Ilokane,imididaghane Tin Bouctou,Ighinaghissane)

  • Alwalitan (Tagaraygarayt, région de l'Azawak, Niger)
  • Ashsharifan (Iberkorayane de Tagaraygarayt, région de l'Azawak, Niger)
  • Dabbakar (Tagaraygarayt, région de l'Azawak, Niger)
  • Itaguane
  • Daw Sahak (Tagaraygarayt, région de l'Azawak)
  • Idnane
  • Ibarogane
  • Ifoghas
  • Iherherane (Iwillimidan Kel Dennig, région de l'Azawak)
  • Igdalane
  • Igoran (Tagaraygarayt, région de l'Azawak)
  • Ihaggarane
  • Ijawanjawatane (Tagaraygarayt, région de l'Azawak)
  • Ikanawan (Tagaraygarayt, région de l'Azawak)
  • Ikazkazane
  • Ilabakkan (Iwillimidan Kel Dennig, région de l'Azawak)
  • Imalhaya (Tagaraygarayt, région de l'Azawak)
  • Imanghasatane
  • Imannane
  • Imaqqarghasane
  • Ikanawan (Tagaraygarayt, région de l'Azawak)
  • Irawalan (Iwillimidan Kel Dennig, région de l'Azawak)
  • Ihadanharan
  • Izawitan (Tagaraygarayt, région de l'Azawak)
  • lisawan (Keita, Illela, region de l'Ader et sont originaires de l'Air)
  • Kel Aghlal (Iberkorayane de Tagaraygarayt, région de l'Azawak, Niger)
  • Kel Assuk
  • Kel Away
  • Kel Faday
  • Kel Ferwan
  • Kel Ghala
  • Kel Ansar
  • Kel Nan (Iwillimidan Kel Dennig, région de l'Azawak)
  • Kel Tadaley
  • Kel Tafidat
  • Kel Takriza
  • Kel Tin Alkum
  • Kel Ghat
  • Taitoq
  • Taouary
  • Teggermet (Iwillimidan Kel Dennig, région de l'Azawak)
  • Tellem Edes (Iwillimidan Kel Dennig, région de l'Azawak)
  • Udalan

Histoire récente (XXIe siècle) [modifier]

Ces dernières années, les Touareg du Niger et du Mali se sont révoltés, affirmant que le gouvernement délaisse leurs régions.

Les Touaregs qui résident dans la partie la plus aride et la moins peuplée du Mali se révoltent assez souvent, pour protester contre, au mieux, l'oubli ou l'indifférence du pouvoir central. Ces révoltes provoquent à chaque fois un léger ralentissement au développement[4].

La plus récente se produit en 2012[5]. On évoque le Mouvement national pour la libération de l'Azawad et un mouvement islamiste dénommé Ançar Dine.

Économie [modifier]

Leurs troupeaux décimés par les sécheresses, beaucoup de Touareg nomades ont rejoint les villes. Ils y travaillent comme forgerons, artisans du cuir ou guides.

Personnalités touareg [modifier]

  • Cheik Aghumbulu ag Assadek, 1847-1942, chef religieux, ettebel de Timia.
  • Brigi Rafini, homme politique, Actuel premier ministre du Niger, ex député et maire d'Iferouane.
  • Hamid Algabid, homme politique nigérien. Ancien secrétaire général de l'O.C.I et ancien premier ministre du Niger.
  • Mohamed Abdoullahi, homme d'État nigérien. Un des fondateurs du Front Populaire de Libération du Niger en 1981.
  • Mohamed Almokhtar ag Hawad, urran, sage et héros des légendes anciennes ;
  • Afellan, guerrier libre de l'Azawagh (milieu du XIXe siècle), cavalier et poète ;
  • Allélé Elhadji Habibou, homme politique nigérien. Ancien ministre du Niger.
  • Kaocen Ag Gedda, chef de la résistance contre la colonisation française en 1916 ;
  • Alla Ag Albachir, résistant de l’Adrar des Ifoghas des années 1960 ;
  • Hadj Moussa Hakhamoukh, Aminokal du Kel ahaggar. Il fut militant du FLN pendant la guerre d’indépendance d’Algérie ;
  • Alladi Ag Alla, résistant durant la rébellion de 1963 au Mali;
  • Firhoun Ag Alanessate, Amenokal des Iwellemeden, a mené la lutte contre la colonisation française en 1916;
  • Khammed Moussa Amadou, premier député des Touareg Azawagh Niger, membre fondateur de la rébellion armée en Libye.
  • [Abdelmomomin], chef de la rébellion Touareg, assassiné par l'armée nigerienne en 1990.
  • Mohamed Moussa, ingénieur de l'aviation civile, il a été syndicaliste et très actif lors de la conférence nationale souveraine du Niger tenue en 1992. Il participa au gouvernement de transition comme ministre de l’intérieur et ministre des transports en 1992 et 1993 ;
  • Mohamed In-Alkher, dit Tazoughe, un des chefs Touareg des années 1990.
  • Mano Dayak, chef de file de la résistance des années 1990, dans l’Aïr ;
  • Hammed Attaher Abdelmomin, un des chefs de la résistance Touareg dans les annees 1990.
  • Alhadi Elhiji, principal fondateur du FLAA, président du FPLN des annees 1990. Il a mené le raid commando de Tchintabaraden 1985 ;
  • Sidi Ag Issa, auteur-compositeur-interprète ; chef du groupe Tiwitine, groove touareg.
  • Kedhou Ag Ossad, chanteur et guitariste ;
  • Abdallah Ag Oumbadougou, chanteur et guitariste de la résistance ;
  • Rhissa Ag Boula, chef de la principale rébellion armée du Niger des années 1990, il signa en avril 1994 des accords de paix qui permirent la fin de la rébellion, le retour de la paix au Niger. Il participa à plusieurs gouvernements
  • Moussa Ag Assarid, écrivain, journaliste, conteur et comédien habitant en France.
  • Hawad, poète;
  • Mohamed Ali Ag Attaher al Ansari, Amenokal, résistant, mort en exil au Maroc en 1994 ;
  • Ibrahim ag Alhabib, dit « Abraybone » (guitare, chant, composition) fondateur du groupe Tinariwen ;
  • Abdallah Ag Alhousseyni, dit « Catastrophe », (guitare, chant, composition, au sein du groupe Tinariwen) ;
  • Alhassane Ag Touhami, dit « Abin-Abin », dit « Le lion du désert » (guitare, chant, composition, au sein du groupe Tinariwen) ;
  • Saïd Ag Ayad (percussions, chœurs, au sein du groupe Tinariwen) ;
  • Iyadou ag Leche (basse, guitare, chœurs, percussions, composition, au sein du groupe Tinariwen) ;
  • Abdallah Ag Lamida, dit « Intadao » (guitare, chœurs, composition au sein du groupe Tinariwen) ;
  • Ghousmane Ag Mossa, chef du groupe musical Tamikrest ;
  • Wounou wallet Sidati (chœurs, claps au sein du groupe Tamikrest) ;
  • Sanou Ag Ahmed (Guitare, basse, chant au sein du groupe Terakaft );
  • Liya ag Ablil dit « Diara » (Guitare, chant, compositions au sein du groupe Terakaft) ;
  • Iyad ag Ghali, dirigeant de la rébellion de 1990 au Mali ;
  • Ibrahim Ag Bahanga, ancien combattant de la rébellion de 1990 et de 2006 au Mali ;
  • Oumara Almoctar dit "Bombino", musicien touareg d'Agadez ;
  • Acharif Mohamed Mokhtar Alias "Asha" ancien vice-président du MNJ.

Notes et références [modifier]

  1. a, b, c, d et e Philippe Lemarchand, L'Afrique et l'Europe : Atlas du XXe siècle, Complexe, 1994 [lire en ligne], p. 118 
  2. Paul Pandolfi, « Les Touaregs et nous : une relation triangulaire ? », Ethnologies comparées, no 2, 2001 [texte intégral] 
  3. [doc] Le standard officiel de la race sur le site de la Fédération cynologique internationale
  4. http://afriquepluriel.ruwenzori.net/ethnisme.htm
  5. http://abonnes.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/20/le-mouvement-islamiste-arme-touareg-affirme-controler-le-nord-est-du-mali_1672558_3212.html

Voir aussi [modifier]

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Bibliographie [modifier]

  • Gaël Baryin, Dans les mâchoires du chacal. Mes amis Touaregs en guerre au Nord-Mali, éditions Le Passager clandestin, 2013.
  • Edmond Bernus, Touaregs du Niger, le regard d'Edmond Bernus, éditions Grandvaux, 2007. (ISBN 978-2-909550-49-7)
  • Pierre Boilley, Les Touaregs Kel Adagh : dépendances et révoltes : du Soudan français au Mali contemporain, Paris, Karthala, 1999.
  • André Bourgeot, Les sociétés touarègues. Nomadisme, identité, résistance, Paris : Karthala, 1995.
  • Julien Brachet, Migrations transsahariennes. Vers un désert cosmopolite et morcelé (Niger), Paris: Le Croquant, 2009. (ISBN 978-2-91496865-2)
  • Hélène Claudot-Hawad, Touaregs. Apprivoiser le désert, Paris : Gallimard, 2002. (Collection Découvertes Gallimard ; Cultures et société ; no 418).
  • Dominique Casajus, Gens de parole. Langage, poésie et politique en pays touareg, Paris : La Découverte, 2000.
  • Henri Duveyrier, L’exploration du Sahara. Les Touaregs du Nord. Paris 1864.
  • Paul Pandolfi, Les Touaregs de l’Ahaggar. Sahara algérien, Paris : Karthala, 1998.
  • Bibliographie exhaustive en ligne sur Temoust, par Anne Saint Girons http://www.temoust.org/spip.php?rubrique9
  • Guy Pineau, "La guerre de Kaossen, 1916-1917", Paris, L'Afrique littéraire et artistique, 1970 (10), 50-55.
  • Jeanne Pottier, Légendes Touareg, Fernand Sorlot, Paris, 1943 (préface de René Pottier)
  • René Pottier & Saad Ben Ali, La tente noire, Éditions les œuvres représentatives, 1933
  • Issouf ag Maha, "Touareg du XXIe siècle" photographies Catherine et Bernard Desjeux éditions Grandvaux, 2006 200p (ISBN 2-909550-44-3)
  • Dictionnaire abrégé touareg-français (dialecte de l’Ahaggar), publié par René Basset, Alger, 1918-1920. Carbonnel, 2 tomes.
  • Grammaire, dialogues et dictionnaire touaregs / A. de Motylinski par René Basset, revus et complétés par le P. de Foucauld 1908 * Poésies touarègues (dialecte de l’Ahaggar), Paris,1925-1930 Leroux, 2 tomes.
  • Dictionnaire abrégé touareg-français des noms propres (dialecte de l’Ahaggar), publié par André Basset, Paris, 1940, Larose.
  • Dictionnaire touareg-français, Paris, Imprimerie nationale, 1951-1952 4 tomes (réédition L'Harmattan, 2005).
  • Les Rébellions Touarègues de Anne Saint-Girons, Ibis Press éditeur, 2008 et Artelittera en 2011
  • Choix de poésies amoureuses des Touaregs, Louis-François Delisse, Le corridor bleu, 96 p. 2007 (ISBN 978-2-914033-33-6)

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]