Golfe Persique
| Golfe Persique | |||
Carte du golfe Persique. |
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| Géographie humaine | |||
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| Pays côtiers | |||
| Géographie physique | |||
| Type | Golfe | ||
| Localisation | Océan Indien | ||
| Coordonnées | |||
| Subdivisions | Golfe de Bahreïn, baie du Koweït | ||
| Superficie | 251 000 km2 | ||
| Longueur | environ 1 000 km | ||
| Largeur | |||
| · Maximale | 300 km | ||
| · Minimale | 200 km | ||
| Profondeur | |||
| · Moyenne | 50 m | ||
| · Maximale | 90 m | ||
| Salinité | 100 g.L-1 | ||
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Géolocalisation sur la carte : Moyen-Orient |
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Le golfe Persique[Note 1], aussi appelé golfe Arabo-persique, golfe Arabique ou plus simplement le Golfe[1], est une mer intracontinentale de l’océan Indien qui sépare l'Iran (la Perse) de la péninsule Arabique et s’étend sur une superficie d’environ 251 000 km2.
Les pays qui bordent le golfe persique sont :
- l’Iran au nord-est
- l’Irak, le Koweït, l’Arabie saoudite, Bahreïn, le Qatar et les Émirats arabes unis à l’ouest et au sud.
- Oman : quelques kilomètres de côtes avec l’exclave de Musandam.
Il communique à l’est avec la mer d’Arabie par le détroit d’Ormuz.
Mer à forte salinité, la profondeur de ses eaux ne dépasse pas les 100 m.
Sommaire |
Toponymie [modifier]
Le nom historique de ce golfe, employé depuis l'Antiquité, est « golfe persique » (en persan : خلیج فارس, khalij-e fārs), Limen Persikos des Grecs, Sinus Persicus des Latins, al-Bahr al-Farsi (la mer persique) des géographes arabes médiévaux. C'est celui qu'emploie l'Organisation des Nations unies[2]. Le nom du golfe d'Iran est utilisée par l'Organisation hydrographique internationale[3].
Depuis les années 1970, une controverse existe entre l'Iran et les pays arabes au sujet du nom de ce golfe. En effet, l'Arabie saoudite, suivie par les autres États arabes, le nomment « golfe arabique » (arabe :الخليج العربي, al-khalij al-arabi) ou plus simplement « le Golfe »[4] ; il fut longtemps appelé « golfe de Bassora » (d'après la ville irakienne) ; ces noms ne sont pas couramment utilisés en dehors du monde arabe. Certains médias parlent de plus en plus du « golfe Arabo-persique ».
Historiquement, « golfe Arabique » était le nom donné à la mer Rouge par Hérodote[5] et Strabon[6].
Limites [modifier]
Les limites orientales du golfe ont été définies par l'Organisation hydrographique internationale comme suit[3] :
Une ligne orientée nord-sud, allant de Ras Limah () sur la côte omanaise de la péninsule de Musandam, à Ras Al Kuh () sur la côte iranienne.
Salinité [modifier]
Long d'un millier de kilomètres, large de 200 à 300, le golfe Persique est presque une mer fermée dont la profondeur moyenne est d'à peine 50 mètres. Il reçoit moins d'eau par les fleuves d'Iran et d'Irak qu'il n'en perd par évaporation. Ceci explique sa salinité, qui peut atteindre 45 à 100 grammes par litre. Elle dépasse parfois les 100 grammes par litre, il peut alors se former des « sebhas » ou marais salants naturels. Le niveau se maintient grâce au courant venu de l'océan Indien par le détroit d'Ormuz, qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
Faune [modifier]
Les mangroves dans le golfe persique, qui exigent des flux de marées et une combinaison d'eau douce et d'eau salée, attirent des crabes, des petits poissons, des insectes et des oiseaux qui les mangent.
Histoire [modifier]
L’histoire du golfe Persique est depuis toujours animée de nombreux conflits, qui ont diminué son influence dans les liaisons entre l’Orient et l’Occident, et ont fait de la mer Rouge, plus à l’ouest, la voie de relation préférée.
Les populations du littoral se sont régulièrement affrontées, entre tribus, clans, territoires.
Les populations de l'intérieur des terres ont souvent cherché à s'assurer un débouché maritime.
Au XIIIe siècle, les Mongols y établissent leur influence. Une route maritime, empruntée par Marco Polo, le relie à la Chine. Au XVIe siècle, le golfe persique est contrôlé par le Portugal, qui en est délogé par l'Iran des Séfévides. Au XIXe siècle, les Britanniques s'y établissent en invoquant le combat contre la piraterie. Ils en gardent le contrôle jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, et la création des Émirats arabes unis.
Plus récemment, le golfe persique a encore été agité de fréquents conflits :
- guerre Iran-Irak (1980 - 1988)
- invasion du Koweït par l’Irak en 1990 et intervention d’une coalition internationale pour sa libération en 1991.
- invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003
Le détroit d’Ormuz est aujourd'hui contrôlé conjointement par l’Iran et le sultanat d'Oman.
Économie [modifier]
La ressource quasi exclusive du golfe Persique est le pétrole. Les plus grands pays du golfe persique sont regroupés dans l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et contrôlent l’acheminement grâce aux pétroliers géants, ou par des oléoducs en liaison avec la Méditerranée et la mer Rouge, permettant d’éviter le passage par le détroit d’Ormuz et le canal de Suez. Cela entraine une forte pollution, on estime en 2000 à 1,14 millions de tonnes de pétrole par an déversé par 40 % des 6 000 pétroliers qui transitent chaque année par le détroit d'Ormuz.
Le Conseil de coopération du Golfe a été créé le 25 mai 1981 à Abou Dabi, aux Émirats arabes unis. Six États arabes du golfe persique en sont membres :
Les royaumes du Maroc et de Jordanie sont eux en cours d'adhésion. Le Conseil a pour objectif de favoriser la coopération et la coordination entre les États membres dans des domaines comme l'économie, les finances, le commerce, les douanes, le tourisme et la recherche.
Géopolitique [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- « Golfe Persique » est le nom utilisé par l’ONU dans ses documents officiels, comme ici.
Références [modifier]
- Golfe arabique ou persique : l'Iran fâché contre Google, sur leparisien.fr, S.N.C. Le Parisien Libéré, 17 mai 2012. Mis en ligne le 17 mai 2012, consulté le 5 janvier 2013
- (en) UN Map [PDF]
- « Limits of Oceans and Seas, 3rd edition » (Archive • Wikiwix • Que faire ?), International Hydrographic Organization, 1953. Consulté le 7 February 2010
- Golfe arabique ou persique : l'Iran fâché contre Google, sur leparisien.fr, S.N.C. Le Parisien Libéré, 17 mai 2012. Mis en ligne le 17 mai 2012, consulté le 5 janvier 2013
- Hérodote, L'Enquête, Livre IV, 42, 2
- Strabon, Géographie, Livre XVI, 3
Bibliographie [modifier]
- Atlas des Pays du Golfe, Philippe Cadène, Brigitte Dumortier, RFI/PUPS, 2011
- Monarchies du Golfe, Rémy Leveau, Frédéric Charillon (dir), La Documentation française, 2005
- Le Jeu des six familles, Olivier Da Lage, Gérard Grzybek, Autrement, 1985