Ère Heisei

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L'ère Heisei (平成?, « accomplissement de la paix ») est l'ère actuelle du Japon. Elle a commencé en 1989 avec le début du règne de l'Empereur Akihito. Ainsi 2014 correspond à l'an 26 de l'ère Heisei. Elle a succédé à l'ère Shōwa.

Principaux événements[modifier | modifier le code]

Maison impériale[modifier | modifier le code]

L'empereur Akihito en 2009
Journaux japonais annonçant la naissance du prince Hisahito d'Akishino
  • 6 septembre 2006, la princesse Kiko accouche d'un garçon, appelé prince Hisahito d'Akishino, le premier fils à être né dans la famille impériale depuis son père en 1965 et donc désormais 3e dans l'ordre de succession au trône.
  • En janvier 2007, le nouveau Premier ministre, Shinzō Abe, a annoncé qu'il abandonnait l'idée de la révision de la loi de succession, à la suite de la naissance du prince Hisahito[6].
  • printemps 2007 : l'impératrice doit annuler plusieurs de ses obligations officielles, souffrant alors d'ulcères buccaux, de saignements de nez et d'hémorragies intestinales, dus, selon ses médecins, au « stress psychologique ».
  • novembre-décembre 2008 : l'empereur subit plusieurs hausses de tensions artérielles, en raison du stress selon des sources officielles, ce qui le pousse à interrompre ses rendez-vous officiels les 3 et 4 décembre.

Politique[modifier | modifier le code]

Liste des Premiers ministres[modifier | modifier le code]

  1. Noboru Takeshita
  2. Sōsuke Uno
  3. Toshiki Kaifu
  4. Kiichi Miyazawa
  5. Morihiro Hosokawa
  6. Tsutomu Hata
  7. Tomiichi Murayama
  8. Ryūtarō Hashimoto
  9. Keizō Obuchi
  10. Yoshirō Mori
  11. Jun'ichirō Koizumi
  12. Shinzō Abe
  13. Yasuo Fukuda
  14. Tarō Asō
  15. Yukio Hatoyama
  16. Naoto Kan
  17. Yoshihiko Noda
  18. Shinzō Abe

Diplomatie et militaire[modifier | modifier le code]

  • 16-19 avril 1991 : visite du président de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev au Japon : le différend frontalier existant entre les deux pays au sujet des îles Kouriles ne trouve pas de solution.
  • mars 1992 : décision de l'envoi de soldats des Forces japonaises d'autodéfense au Cambodge dans le cadre des missions de maintien de la paix de l'Autorité provisoire des Nations unies au Cambodge (APRONUC). Il s'agit de la première participation de militaires japonais à une opération à l'étranger depuis la Seconde Guerre mondiale.
  • 23-28 octobre 1992 : visite de l'empereur Akihito en République populaire de Chine : il s'agit de la première visite d'un empereur japonais en Chine de l'histoire des deux pays.
  • 1993 : discussions difficiles entre l'administration Clinton et le gouvernement Miyazawa dans le cadre du cycle de négociations d'Uruguay du GATT, au sujet des difficultés pour les produits étrangers de s'introduire sur les marchés japonais, notamment dans le domaine de l'électronique et de l'automobile.
  • 15 août 1995 : discours « À l'occasion du 50e anniversaire de la fin de la guerre » prononcé par le Premier ministre Tomiichi Murayama lors des commémorations. Appelé aussi « déclaration Murayama », elle est considérée comme le fondement de la position officielle du gouvernement japonais depuis lors concernant les agressions militaires commises par le Japon au cours du premier XXe siècle, et comme la principale excuse formulée par Tōkyō pour ces crimes de guerre passés. Elle dit notamment : « Durant une certaine période dans un passé pas si lointain que cela, le Japon, suivant une politique nationale erronée, s'est avancé sur le chemin de la guerre, uniquement pour empêtrer le peuple japonais dans une crise fatale, et, à travers sa domination coloniale et ses agressions, a causé d'immenses dommages et souffrances aux populations de nombreux pays, particulièrement à celles des nations asiatiques. Dans l'espoir qu'une erreur de ce genre ne soit plus commise à l'avenir, je regarde, dans un esprit d'humilité, ces faits irréfutables de l'histoire, exprime ici encore une fois mes sentiments de profonds remords et prononce des excuses venant du fond de mon cœur. Permettez-moi également d'exprimer mes sentiments de deuil profond pour toutes les victimes, tant ici au Japon qu'à l'étranger, de cette histoire ».
Gros plan d'un uniforme de soldat des forces d'autodéfense japonaises servant à Bagdad en avril 2005
Navires des garde-côtes japonais et taïwanais le 4 juillet 2012 dans les eaux des îles Senkaku.

Économie[modifier | modifier le code]

Parc de l'Expo 2005 à Aichi

Catastrophes et faits-divers[modifier | modifier le code]

Décombres en flammes après le tremblement de terre de Kobe du 17 janvier 1995
  • 12 juillet 1993 : un tsunami, provoqué par un séisme de 7,8 degrés sur l'échelle de Richter, tue 200 personnes sur l'Île Okushiri au large d'Hokkaidō.
  • 27-28 juin 1994 : première attaque terroriste au gaz sarin par la secte Aum à Matsumoto dans la préfecture de Nagano, causant 7 morts et plus de 200 personnes intoxiquées.
  • 17 janvier 1995 : tremblement de terre à Kobe, d'une magnitude de 7,3 sur l'échelle de Richter, faisant 6 437 morts, plusieurs dizaines de milliers de blessés et des dégâts matériels se chiffrant à plus de 100 milliards de yens.
  • 20 mars 1995 : attentat terroriste au gaz sarin de la secte Aum dans le métro de Tōkyō, faisant 12 morts et des milliers de blessés.
  • 4 septembre 1995 : trois soldats américains de la base militaire du Camp Hansen à Okinawa Hontō enlèvent, battent, séquestrent et violent une jeune élève japonaise de 12 ans. Lorsque l'affaire est révélée, le scandale crée un important débat dans tout le pays sur la nécessité de conserver une base militaire américaine sur le sol japonais.
  • 28 juin 1997 : arrestation de Seito Sakakibara (pseudonyme que l'assassin s'est donné lui-même dans une des lettres qu'il a envoyé à la police avant son arrestation, et que les autorités ont conservé étant donné la loi de préservation des mineurs qui interdit que le nom d'un mineur concerné dans une enquête judiciaire ne soit révélé), un adolescent de 14 ans, dans le cadre de l'assassinat sanglant du jeune Jun Hase, 11 ans, dont la tête fut retrouvé devant son école le 27 mai de cette même année, accompagné d'une note disant « Le jeu ne fait que commencer ». Le jeune tueur en série avoue également le meurtre, le 16 mars, d'une petite fille de 10 ans.
  • 28 janvier 2000 : libération de Fusako Sano, 19 ans, jeune fille enlevée le 13 novembre 1990, à seulement 10 ans, et séquestrée pendant près de 10 ans par Nobuyuki Sato, qui avait 28 ans au moment de l'enlèvement.
  • 3 mai 2000 : un jeune japonais de 17 ans détourne un autobus à Fukuoka, faisant un mort parmi les passagers par arme blanche. Ce crime a marqué la communauté internet, le forcené, derrière le pseudonyme de Neomugicha, ayant annoncé ses intentions sur le forum internet 2channel quelques jours auparavant.
  • 9 février 2001 : l'Ehime Maru, bateau école japonais, est percuté par le sous-marin américain USS Greeneville au large de l'île hawaïenne d'O'ahu et coule, entraînant la mort de ses 9 membres d'équipage dont 4 lycéens.
  • 8 juin 2001 : Massacre d'Osaka : tuerie scolaire dans une école élémentaire d'Ōsaka, un forcené de 37 ans tuant au couteau de cuisine 8 enfants et en blessant 15 personnes (13 élèves et 2 enseignants).
  • 1er septembre 2001 : incendie criminel de l'immeuble Myojo 56 à Kabukichō (connu pour être l'un des quartiers chauds de Tōkyō) dans l'arrondissement de Shinjuku, tuant 44 personnes.
  • 7 mars 2002 : arrestation de Futoshi Matsunaga, psychopathe et tueur en série qui séquestra plusieurs personnes chez lui entre 1994 et 2002, les torturant par électrocution et les poussant à se battre entre eux et à s'entretuer, faisant en tout sept victimes (dont les six membres de la famille de sa compagne, Junko Ogata, qui est également arrêtée pour complicité). Son arrestation a été permise par l'évasion, la veille, de l'une de ses victimes, une jeune fille enlevée en 1994 avec son père (qui est lui décédé des suites de mauvais traitements).
  • 22 juin 2003 : dissolution du club Super Free, et arrestation de ses leaders. Ce club, créé en 1982, organisait des fêtes privées dans le seul but de repérer de potentielles victimes afin de les violer.
  • 1er juin 2004 : une jeune élève de 11 ans tue à l'aide d'un cutter l'une de ses camarades de classe de 12 ans, dans une école élémentaire de Sasebo, dans la préfecture de Nagasaki.
Le port de Sendai après le passage du tsunami du 11 mars 2011
  • 8 août 2005 : arrestation de Hiroshi Maeue, tueur en série récidiviste déjà connu des forces de police pour avoir été arrêtés à trois reprises (en 1995 mais relâché aussitôt, en 2001 pour un an de prison et en 2002 pour un an et 10 mois) pour avoir étouffé cinq personnes (deux hommes avant 1995, deux femmes entre 1995 et 2001 et un lycéen en 2002). Mais il devient connu des médias sous le nom du « tueur des sites de suicide ». En effet, libéré en 2005, il commence à sélectionner ses victimes par le biais d'un site internet de suicide, leur offrant de se suicider avec eux par combustion de charbon de bois dans une voiture fermée afin de les attirer chez lui et les tuer par étranglement. Il est alors accusé d'avoir tué de cette manière un garçon de 14 ans, une jeune femme de 25 ans et un jeune homme de 21 ans. Il retirait en fait un plaisir sexuel de l'asphyxie de ses victimes.
  • 8 juin 2008 : Massacre d'Akihabara : un forcené, après avoir révélé ses intentions sur internet, fait sept morts et 14 blessés tout d'abord avec son véhicule (avec lequel il a foncé dans la foule, percutant 3 personnes) puis à l'arme blanche, frappant les passants au hasard, dans le quartier très fréquenté d'Akihabara (connu pour ses nombreux magasins d'électroniques, de jeux vidéo et de mangas) dans l'arrondissement de Chiyoda à Tōkyō.
  • 11 mars 2011 : Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku : Un violent séisme de magnitude de 9 sur l'échelle de Richter provoque un tsunami, des dégâts humains et matériels importants et les accidents nucléaires de Fukushima.

Culture[modifier | modifier le code]

Le réalisateur et dessinateur de film d'animation Hayao Miyazaki

Sport[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) J.McCurry, « Bring back concubines, urges emperor's cousin », The Guardian, 04/11/2005
  2. (en) « ROYAL NEWS: JANUARY 2006 », Brève du 9 janvier 2006
  3. (en) « Japan bill to let women on throne », BBC News, 20/01/2006
  4. (en) « Rally against Japan royals change », BBC News, 01/02/2006
  5. (en) « 2ND LD: Imperial succession bill may not be introduced: Koizumi hints », Kyodo News international, 13/02/2006
  6. (en) The Associated Press, « Japanese emperor celebrates heir's birth in New Year's poem », International Herald Tribune, 01/01/2007
  7. (en) Déclaration commune du premier ministre du Japon et du président des États-Unis, « Japan-U.S. joint declaration on security - Alliance for th 21st century - », sur http://www.mofa.go.jp, Ministère japonais des affaires étrangères,‎ 1997 (consulté le 12 juillet 2009)
  8. (en) « Joint Statement U.S.-Japan Security Consultative Committee Completion of the Review of the Guidelines for U.S.-Japan Defense Cooperation », sur http://www.mod.go.jp, Ministère japonais de la défense,‎ 1997 (consulté le 12 juillet 2009)
  9. (en) « "Japan apologizes again for colonizing Korea" », Hangul CNN News, 10/08/2010
  10. (vi) Thủ tướng Nhật xin lỗi thuộc địa cũ
  11. « Correction: Japan apology story », Associated Press, 17/08/2010
  12. (en) « Lee, Kan Seal Return of Historic Korean Texts from Japan », Chosun Ilbo, 15/11/2010
  13. (en) Kyodo News, « GSDF ranks to be pared by 1,000 regulars », The Japan Times, 14/12/2010
  14. (en) Y. SEKI, L. KIHARA, « HIGHLIGHTS: Crisis sends Japan into first recession in 7 years », Reuters, 17/11/2008