Khazars

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Empire Khazar

VIe siècleXIe siècle

Description de cette image, également commentée ci-après

Extension de l'empire des Khazars de 650 à son apogée en 850

Informations générales
Statut Khaganat
Capitale Balanjar, puis Itil
Religion Tengrisme, puis judaïsme
Histoire et événements
VIe siècle Établissement des Khazars sur les bords de la mer Caspienne
VIIe siècle Fondation d'un État khazar
IXe siècle Extension maximale
965 Prise de Sarkel par Sviatoslav
XIe siècle Fin du dernier État kazhar

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Entités suivantes :

Les Khazars (Hazarlar en turc, כוזרים en hébreu, Хазары en russe, Xäzärlär en tatar, Hazarlar en tatar de Crimée, Χάζαροι en grec, خزر en arabe, خزر en persan, Cosri en latin) étaient un peuple semi-nomade turc d’Asie centrale ; leur existence est attestée entre le VIe et le XIIIe siècle ap. J.-C.

Au VIIe siècle les Khazars s'établirent en Ciscaucasie aux abords de la mer Caspienne où ils fondèrent leur Khaganat ; une partie d'entre eux se convertirent alors au judaïsme qui devint religion d'État. À leur apogée, les Khazars, ainsi que leurs vassaux, contrôlaient un vaste territoire qui pourrait correspondre à ce que sont aujourd'hui le sud de la Russie, le Kazakhstan occidental, l'Ukraine orientale, la Crimée, l'est des Carpates, ainsi que plusieurs autres régions de Transcaucasie telles l'Azerbaïdjan et la Géorgie.

Les Khazars remportèrent plusieurs séries de succès militaires sur les Sassanides. Ils luttèrent aussi victorieusement contre le Califat, établi en deçà de la Ciscaucasie, empêchant ainsi toute invasion arabo-islamique du sud de la Russie. Ils s'allièrent à l'Empire byzantin contre les Sassanides et la Rus' de Kiev. Lorsque le Khaganat devint une des principales puissances régionales, les Byzantins rompirent leur alliance et se rallièrent aux Rus' et Petchenègues contre les Khazars. Vers la fin du Xe siècle, l'Empire khazar s'éteignit progressivement et devint l'un des sujets de la Rus' de Kiev. S'ensuivirent des déplacements de populations rythmées par les invasions successives des Rus', des Coumans et probablement de la Horde d'or mongole. Les Khazars disparurent alors de l'histoire, n'étant plus mentionnés dans aucun récit historique.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'étymologie du terme Khazar est obscure et controversée. Selon l'Encyclopedia Judaica[1], ce nom pourrait venir du turc qazmak qui signifierait errer ou nomadiser[2] ou du mot quz qui signifie versant nord d'une montagne.

Origines et expansion[modifier | modifier le code]

Le site de la forteresse khazare de Sarkel, qui fut découvert et fouillé par Mikhaïl Artamonov dans les années 1930

Les origines des Khazars sont sujettes à de multiples théories.

Certains théoriciens proposent de voir les Khazars comme des peuples turcs ayant migré vers l'ouest. Leur nom même signifie « errant » en langue turque. Quant aux universitaires soviétiques, ils considéraient les Khazars comme un peuple indigène de Ciscaucasie. Des liens avec les Ouïghours, peuple turcophone du Xinjiang (Chine), ont été soulevés par Douglas M. Dunlop, s'appuyant sur des textes datant du VIIe siècle, tandis que d'autres soulignent des ressemblances avec la langue hunnique, semblable à celle des proto-Bulgares, ce qui laisse supposer des liens avec des origines liées aux Huns. Il a récemment été supposé par Dmitri Vasiliev que les Khazars n'auraient rejoint les steppes pontiques qu'au début de VIe siècle, et auraient résidé auparavant en Transoxiane.

Enfin, une autre thèse, celle de la caste royale des Khazars, qui se proclama descendante de Kozar, un des fils de Togarma, petit-fils de Japhet selon la Table des nations des premiers chapitres du Livre de la Genèse, est probablement due à sa conversion au judaïsme. Elle donna cependant naissance à de nombreuses spéculations ; selon l'une d'elles, consignée dans l'un des manuscrits de la Gueniza du Caire étudiés par Solomon Schechter, les Khazars descendraient pour une partie au moins des tribus perdues d'Israël. Quelques historiens, dont Yair Davidiy[3], souscrivent à cette thèse « conciliante » suggérant que les juifs ashkénazes d'Europe du Nord, pour certains héritiers des Khazars, ne sont pas des convertis.

Tribus khazares[modifier | modifier le code]

L'organisation tribale des Khazars semble complexe. Ils auraient été divisés entre « Khazars blancs » (ou « blonds ») et « Khazars noirs » (ou « bruns »). Le géographe persan médiéval Istakhri avait établi une différence raciale entre ces deux castes (blanc aux cheveux roux pour les « Khazars blancs », et basané de type indien pour les « Khazars noirs »), mais rien ne semble corroborer cette thèse.

Apogée[modifier | modifier le code]

Formation de l'État khazar[modifier | modifier le code]

Guerrier khazar avec un prisonnier, représentation de une aiguière du VIIIe siècle, trouvée en Roumanie

L'histoire des Khazars est liée à l'empire des Göktürks (ou Köktürks), formé après la défaite des Ruanruan par le clan Ashina en 552.

Lorsque l'empire Göktürk s'effondre à la suite de conflits internes au milieu du VIe siècle, il se partage en proto-Bulgares et Khazars menés par le clan Ashina.

Vers 650, les Khazars fondèrent un royaume indépendant au nord du Caucase aux abords de la Volga, notamment au détriment des proto-Bulgares, qu'ils chassèrent vers le nord-ouest. Cet « État » mal connu est indifféremment appelé « empire khazar », « royaume khazar », ou encore « Khazarie ».

Signe de l'importance qu'acquiert le royaume, le Khagan (dirigeant) Khazar, Tong Yabghu Khagan (en) (dynastie Ashima), appelé aussi Ziebel, envoie des troupes (menées par son neveu, Buri-sad) à l'Empereur Byzantin, Héraclius, pour l'aider à passer la Géorgie. Ce dernier projette d'ailleurs d'offrir au Khagan sa fille en mariage en signe de reconnaissance, mais revient finalement sur sa décision.

Carte de la steppe pontique aux environs de l'an 650

L’expansion des Khazars au cours du VIIe et du VIIIe siècle se heurta ensuite aux conquêtes des Omeyyades du Califat arabe sur le Caucase et la Transoxiane. En 650, l'armée arabe d'Abd ar-Rahman ibn Rabiah est battue par les Khazars à Balanjar. Selon les historiens arabes de l'époque, chaque camp aurait fait usage de catapultes. Le Khagan de l'époque aurait été Irbis. D'autres attaques eurent lieu au même endroit avec les arabes.

Khazars et Byzance[modifier | modifier le code]

Au VIIe siècle, les Khazars s'emparent de la Crimée, territoire byzantin, mais occupé par les Goths.

La domination khazare sur les différentes populations slaves ou turques des rives de la mer Caspienne connut sa plus grande expansion au IXe siècle, sa fortune étant liée à son importance stratégique sur le commerce de la route de la soie. Initialement dans le Caucase, leur capitale fut transférée vers 750 à Itil ou Atil, à l'embouchure de la Volga.

Religion et stratégie[modifier | modifier le code]

Les Khazars sont notamment connus pour avoir adopté le judaïsme comme religion officielle, sous le règne du bek Bulan en 838, peut-être au contact des Juifs persécutés par les empereurs byzantins.

Les Byzantins ménagèrent l'empire khazar qui les protégeait des envahisseurs vikings et arabes, si bien que leur empereur Constantin V épousa une princesse khazare, dont le fils Léon IV fut surnommé Léon le Khazar.

On a retrouvé une correspondance entre Hasdaï ibn Shaprut, vizir juif du calife de Cordoue Abd al-Rahman III, et Joseph, souverain des Khazars.

Initialement tengristes, les souverains et les nobles khazars seraient d'abord entrés en contact avec le judaïsme, et s'y seraient convertis, par le biais des populations de Crimée. On pense que ce choix fut éminemment stratégique, dû pour une part à la nécessité d'avoir une religion monothéiste pour se faire accepter des populations tributaires et d'autre part, à la nécessité d'opposer une religion originale à la pression qu'exerçaient à la fois l'occident chrétien (l’Empire byzantin) et l'Orient musulman.

En adoptant le judaïsme, les Khazars restèrent très tolérants sur le plan religieux, et laissèrent leurs sujets slaves professer le christianisme ou l’islam en toute liberté. Bien que la religion officielle fût le judaïsme, leur grand prince (khâgan) et leur roi tenaient un conseil qui réunissait les représentants des trois grandes religions monothéistes.

Leurs armées furent renforcées au cours des VIIIe siècle et IXe siècle par des nomades de la steppe, en particulier des Pétchenègues. Ceux-ci devinrent plus puissants que les Khazars, qui ne purent les empêcher de franchir la Volga et de s'installer en 889 entre le Don et le Dniepr ; puis, en 895 de conquérir le royaume magyar de l'Etelköz.

De manière générale, les Khazars protégèrent Byzance et leurs populations sujettes contre les expéditions de pillage des Varègues, lancées le long des grands fleuves, et contre les expéditions arabes qui tentaient de contourner la mer Caspienne.

Les Khazars fondèrent peut-être la ville de Kiev, en Ukraine d'aujourd'hui, et sont indirectement à l'origine de la fondation de la Moscovie, la Russie actuelle, qui s'est construite à partir de la Rus' de Kiev à la suite de l'invasion de la Khazarie par les barbares ruthènes (rusyns) venus du nord.

Fin de l’Empire khazar[modifier | modifier le code]

Les Russ, pillards d'églises, finirent par se convertir au christianisme. Dès lors, soutenus par l'Église orthodoxe, ils obtinrent la soumission des indigènes slaves, leurs anciennes victimes, qui prirent le nom de Russes et se retournèrent contre leurs anciens protecteurs Khazars.

En 965, le prince russe Sviatoslav Ier prit la forteresse de Sarkel : dans les années qui suivirent, la Russie naissante porta un coup fatal à l’empire des Khazars. Un État indépendant subsista encore durant quelques décennies jusqu'au début du XIe siècle. Certains Khazars rejoignirent alors les communautés juives byzantines, d'autres la Hongrie.

Finalement, la fin de l’Empire khazar s'avéra un mauvais choix politique pour les Russes : les Khazars, en effet, les avaient protégés contre les Petchenègues qui nomadisaient au sud de la Russie.

Les Khazars surent bâtir une civilisation évoluée sur les plans technique et politique. Notamment, ils frappaient monnaie et possédaient la technologie du papier, héritée de leurs voisins chinois. Leur particularisme religieux et la méconnaissance de leur histoire leur ont valu d’être au centre d'un ensemble de légendes à caractère ésotérique et de conceptions erronées sur leur civilisation.

Des centaines d’années après son effondrement, nombre de récits et hypothèses continuent à alimenter l’épopée de ce peuple. Néanmoins, un empire florissant qui vécut du VIIe au Xe siècle ne peut disparaître totalement sans laisser de traces. À l’heure actuelle, outre son apport à la culture ashkénaze, la majorité des traces de cet empire restent liées à l’histoire et à la culture russe et hongroise, grâce notamment à l'influence des Kabars, nom de trois tribus khazares s'étant allié aux Magyars au IXe siècle pour conquérir et fonder ce qui allait devenir le royaume de Hongrie. Dernier vestige significatif de l’existence de la civilisation khazare, la mer Caspienne est toujours surnommée la "mer des Khazars".

Problématique Khazars-Ashkénazes[modifier | modifier le code]

La thèse de l'origine khazare des Ashkénazes[modifier | modifier le code]

À la fin du VIIIe ou au début du IXe siècle, l'élite khazare, et peut-être une partie de la population, se serait convertie au judaïsme. L'étendue, voire la réalité, de cette conversion reste débattue par les historiens, entre ceux qui estiment qu'elle n'a touché que la cour royale et la noblesse, et ceux qui pensent que des segments importants de la population se sont aussi convertis[4], et plus récemment ceux qui contestent toute réalité à ces conversions (voir plus bas).

Il a été proposé par différents auteurs depuis le XIXe siècle que les Juifs d'Europe de l'Est descendraient entièrement ou partiellement de Khazars ayant migré vers l'ouest entre le Xe siècle et le XIIe siècle, lors de l'effondrement de l'empire khazar. En 1883, Ernest Renan écrivait dans Le Judaïsme comme race et religion :

Les conversions massives à l'époque grecque et romaine enlèvent au judaïsme toute signification ethnologique, et coupent tout lien physique (mais non pas spirituel) avec la Palestine […] La plupart des Juifs de Gaule ou d'Italie, sont le produit de ces conversions. Quant aux Juifs du bassin du Danube, ou du Sud de la Russie, ils descendent sans doute des Khazars. Ces régions contiennent de nombreuses populations juives qui probablement n'ont rien à voir, du point de vue ethnologique, avec les Juifs d'origine[5].

Controverse historique[modifier | modifier le code]

Dans l'introduction de son ouvrage L'Étrange Défaite écrit en 1940, l'historien français Marc Bloch avait déjà affirmé que les Juifs avaient des origines « méditerranéennes, turco-khazars et slaves »[6]. En 1954, le chercheur britannique Douglas Morton Dunlop publia une Histoire des Juifs khazars qui développait l'idée d'une connexion khazare, mais qu'il présentait, faute de preuves directes, comme une simple hypothèse[7]. C'est le livre d'Arthur Koestler, La Treizième Tribu, en 1976, qui a popularisé auprès du grand public l'idée selon laquelle les Ashkénazes descendraient des Khazars.

La thèse de l'origine khazare des Juifs ashkénazes a été repoussée par certains historiens dès la sortie du livre de Koestler, certains affirmant en particulier que cette thèse ne reposerait sur aucune donnée scientifique ou historiographique[8] et que Koestler aurait commis de nombreuses erreurs, se trompant sur les étymologies ou dans l'interprétation des sources[9]. Selon Bernard Lewis[10] :

« Cette théorie […] ne repose sur aucune preuve quelle qu'elle soit. Elle a été abandonnée depuis longtemps par tous les chercheurs sérieux dans ce domaine, y compris ceux des pays arabes, où la théorie khazar est peu utilisée en dehors de polémiques politiques occasionnelles. »

Bien qu'ayant servi à alimenter le discours antisioniste, en visant l'idéologie sioniste politique dans ses bases, le postulat n'est à l'origine pas orienté idéologiquement et a d'ailleurs été présenté dans des publications sionistes telle l’Encyclopédie Mikhlal, un ouvrage scolaire représentatif du courant sioniste en Israël qui note dans son article consacré aux Khazars[11] :

« [La question de savoir si] la conversion au judaïsme a affecté une grande partie de la nation Khazar n’est pas pertinente ; ce qui est important, c’est [le fait] que cet événement ait été considéré comme un phénomène hautement significatif dans l’histoire juive, un phénomène qui a, depuis, totalement disparu : le judaïsme comme religion missionnaire… La question de l’impact à long terme de ce chapitre de l’histoire juive sur les communautés juives d’Europe de l’Est – que ce soit à travers le développement de leur caractère ethnique, ou d’une autre manière – est un sujet qui nécessite de plus amples recherches. Néanmoins, bien que nous ne connaissions pas l’étendue de cette influence, ce qui est clair pour nous aujourd’hui, c’est que cette conversion a eu un impact. »

La théorie a connu un regain d'intérêt avec la publication du livre Comment le peuple juif fut inventé de l'historien israélien Shlomo Sand qui reprend les idées de Koestler pour étayer sa thèse selon laquelle la diaspora juive serait le fruit de conversions successives[12]. Un autre historien français, Marc Ferro, reprend l'idée d'une origine khazare et la présente comme l'un des « tabous de l'histoire »[13]. Il explique que bien des Juifs « croient ferme, comme les Juifs d'Europe centrale, qu'ils sont tous originaires de Palestine : ceux-ci ont oublié qu'une grande partie d'entre eux sont des convertis de l'époque du royaume khazar »[14]. L'écrivain Marek Halter a popularisé cette thèse dans un roman, Le Vent des Khazars[15].

A contrario, l'hypothèse khazare reste réfutée en des termes assez vifs par d'autres historiens[16] ; d'autres considèrent qu'elle ne concerne qu'une faible partie des communautés juives d'Europe orientale, en Hongrie, en Ukraine, en Crimée et en Pologne, particulièrement parmi les Karaïtes[17], ou signalent qu'elle n'est adoptée que par certains savants[18].

En 2011, l'historien Moshe Gil, spécialiste des interactions entre juifs et musulmans, publie une étude détaillée de l'ensemble des sources primaires arabes évoquant une conversion des Khazars au judaïsme[19] ; toutes les traditions sur le sujet découlent de ces sources, les premières et principales à parler des Khazars : aussi ce corpus séminal revêt-il une importance particulière. Selon Moshe Gil, il n'est pas possible de fonder sur ces sources la conversion des Khazars au judaïsme. « Cela n'a jamais eu lieu », conclut-il.

Cette conclusion a été aussitôt réfutée par le byzantiniste français Constantin Zuckerman, qui a souligné que Moshe Gil avait inexplicablement négligé le témoignage d'Ibn al-Faqih al-Hamadani et minoré sans raison celui d'Al-Mas'ûdî, mais surtout qu'il avait tout simplement écarté tous les témoignages non-arabes indépendants sur la conversion des Khazars : Gill a donc beau jeu de déclarer que toutes les traditions découlent des sources qu'il étudie, puisqu'il ignore les autres. La réalité historique de la conversion ne fait donc pas de doute pour Zuckerman, qui renvoie dos à dos Shlomo Sand et Moshe Gil, dont les manquements méthodologiques lui paraissent équivalents[20].

En janvier 2013, parait une étude menée publiée par le généticien Eran Elhaik, professeur à l’École de Santé publique Johns Hopkins de Baltimore, aux Etats-Unis dans la revue britannique Genome Biology and Evolution, qui parait aller dans le sens de «l'hypothèse khazare»[21],[22].

En juin 2014, le professeur Shaul Stampfer de l'Université Hébraïque de Jérusalem publie un article de 72 pages[23] dans lequel il soutient que la conversion massive des Khazars au judaïsme ne serait fondée sur aucune preuve objective ; il souligne notamment l'absence de preuves archéologiques[24]. Selon Stampfer, historien du peuple juif, « une telle conversion, même si c'est une histoire merveilleuse, n'a jamais existé ». Après avoir analysé des éléments de plusieurs domaines, il a estimé qu'il n'existerait aucune source sérieuse soutenant l'hypothèse que les Khazars se seraient convertis au judaïsme[25].

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages historiques[modifier | modifier le code]

  • Isaac Acqris, Kol Mevasser, Constantinople 1577, manuscrit à Oxford.
  • (he) Abraham N. Poliak, La Conversion des Khazars au judaïsme, 1941.
  • (he) Abraham N. Poliak, Kazarie : Histoire d'un royaume juif en Europe, Tel Aviv, 1951.
  • D.M. Dunlop, The history of the Jewish Khazars, Princeton, 1954. (cité par Koestler1976)
  • Arthur Koestler, La Treizième Tribu, Paris, Calmann-Lévy, 1976[26].
  • Encyclopædia Universalis, Dictionnaire du judaïsme, p. 447, Paris, Albin Michel, 1998.
  • Jacques Sapir, Jacques Piatigorsky (dir), L’Empire khazar. VIIe-XIe siècle, l'énigme d'un peuple cavalier, Paris, Autrement, coll. Mémoires, 2005 ((ISBN 2-7467-0633-4))
  • Kevin Alan Brook, The Jews of Khazaria, 2e édition, Lanham, MD: Rowman and Littlefield, 2006.
  • Marc Ferro, Les Tabous de l'Histoire, Nil, Paris, 2002 (chapitre: Les Juifs: tous des sémites ?)
  • Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard, 2008
  • Sous la direction de Geoffrey Wigoder, Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, Cerf,‎ 1993 (ISBN 2-20404541-1)
  • Sous la direction d'Élie Barnavi, Histoire universelle des Juifs, Hachette,‎ 1992 (ISBN 2-010163346)
  • Did the Khazars Convert to Judaism?, Shaul Stampfer. Jewish Social Studies, 2013; 19 (3): 1-72

Ouvrages d’évocation[modifier | modifier le code]

  • Juda Halevi (1080-1140), Sefer Ha Kuzari (Le livre du Khazar : Dialogue entre un roi Khazar et un sage juif), Cordoue, 1140.
  • Marek Halter, Le Vent des Khazars (roman historique), Éd. Robert Laffont, 2001.
  • Milorad Pavić, Hazarski recnik. Roman-leksikon u 100.000 reci (Le dictionnaire khazar, un roman-lexique en 100.000 mots), Ed. Mémoire du Livre, traduit du serbo-croate par Maria Bezanovska, 2002 (première parution en 1984). Roman-lexique à la particularité d'avoir été publié en version masculine et féminine (avec une petite différence entre les deux), puis réédité en version androgyne.
  • Bernard Hislaire, Le ciel au-dessus de Bruxelles (bande dessinée), Ed. Futuropolis, 2007, deux tomes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens et références externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (en) « Khazars », sur Jewish Encyclopedia
  2. Cette origine est aussi celle donnée par S. Szysman. Voir Les Khazars, problèmes et controverses, Revue de l'Histoire des religions, volume 152, issue 152-2, année 1957.
  3. Site de Yair Davidiy
  4. [1]
  5. Cité par Gilles Lambert dans Arthur Koestler, La treizième tribu, Texto, 2008, p. 12
  6. Voir l'introduction de son livre Une étrange défaite.
  7. [Klier, John D. (2005) The Slavonic and East European Review 83:4, p. 779-781. — Review of Victor Shnirelman, The Myth of the Khazars and Intellectual Antisemitism in Russia, 1970s-1990s (Jerusalem: Vidal Sassoon International Center for the Study of Antisemitism and the Hebrew University of Jerusalem, 2002)]
  8. [Abramsky, Chimen. "The Khazar Myth." Jewish Chronicle (April 9, 1976): 19; Maccoby, Hyam. "Koestler's Racism." Midstream 23 (March 1977)]
  9. [2]
  10. Bernard Lewis, Semites and Anti-Semites, W.W. Norton and Company, (ISBN 0-393-31839-7), p. 48
  11. I. Bartal, [3] L’invention d’une invention: À propos de "Quand et comment le peuple juif fut inventé, www.haaretz.com, 6 juillet 2008
  12. Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Librairie Arthème Fayard, 2008, (ISBN 9782213637785)
  13. Marc Ferro, Les tabous de l'histoire, Pocket, (ISBN 2266133446)
  14. Marc Ferro, Les oubliés de l'Histoire, dans la revue Persée : [4]
  15. Marek Halter, Le Vent des Khazars (ISBN 2-266-12225-8), Robert Laffont, 2001
  16. Sous la direction de Geoffrey Wigoder 1993, p. 624 : « théorie sans fondement »
    Sous la direction d'Élie Barnavi 1992, p. 118, « traditions légendaires »
  17. « Khazars », sur Jewish Virtual Library
  18. « Khazar », sur Encyclopedia Britannica
  19. Moshe Gil, « Did the Khazars Convert to Judaism? », Revue des Etudes Juives, vol. 170, no. 3-4, juillet-décembre 2011, p. 429-441. Résumé en ligne.
  20. Constantin Zuckerman, « On the Kievan Letter from the Genizah of Cairo », Ruthenica 10 (2011), p. 7–56 : « Though published in a leading journal in the field of Jewish history, Zion, Gil’s piece, by its disdain for sources and modern scholarship (which the author chooses deliberately to ignore), stands on equal grounds with Sand’s. »
  21. Les Juifs d'Europe sont-ils originaires de Palestine ?, sur geopolis.francetvinfo.fr, 17 janvier 2013
  22. Et si les juifs ashkénazes descendaient des Turcs..., sur le site www.leparisien.fr, 24 janvier 2013
  23. (en)Shaul Stampfer, « Did the Khazars convert to Judaism », 19, sur JSTOR, Jewish Social Studies: History, Culture, Society,‎ printemps / été 2013
  24. (en)« Did the Khazars convert to Judaism? New research says 'no' », sur www.sciencedaily.com,‎ 26 juin 2014
  25. (en)Jewish World Features - Jews are not descended from Khazars, Hebrew University historian says, sur www.haaretz.com, 26 juin 2014
  26. Version numérisée (en anglais)