Dynastie Zhou

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la première dynastie Zhou, durant l'Antiquité. Pour la seconde, voir Wu Zetian (VIIe siècle après J.-C.), unique monarque de cette dynastie éphémère.

Dynastie Zhou
周朝 (zh)

-1045-256

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Territoire approximatif des Zhou vers -1000

Informations générales
Statut Monarchie, Féodalisme
Capitale Feng, Hao, Luoyang et plus tardivement Gong (Gongxian)
Histoire et événements
-1045 Di Xin est détrôné par Wu Wang, qui fonde la dynastie Zhou
-1045 - -771 Période des Zhou occidentaux (la capitale est Hao)
-771 - -246 Période des Zhou orientaux (la capitale est Luoyi)
-450 - -221 Période des Royaumes combattants
-256 Chute de la dynastie
Rois
(1er) -1122 Zhou Wen Wang
(Der) -314 - -256 Zhou Nanwang

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La dynastie Zhou (chinois : 周朝 ; pinyin : Zhōu Cháo ; Wade : Chou1 Ch'ao2 ; EFEO : Tcheou) est selon l'historiographie traditionnelle la troisième dynastie chinoise. Elle prend le pouvoir au XIe siècle av. J.-C. (vers 1046 av. J.-C.), faisant suite à la dynastie Shang, et reste en place jusqu'en 256 av. J.-C., date à laquelle s'achève le règne du dernier roi des Zhou. Elle s'éteint en 256 av. J.-C. puis son territoire est intégré au royaume de Qin en 249 av. J.-C.. La longue période de la dynastie Zhou ne voit en fait celle-ci exercer une domination effective sur les pays de la Plaine centrale chinoise qu'à partir du milieu du XIe siècle av. J.-C. jusqu'au début du VIIIe siècle av. J.-C.. Cette période est dite des « Zhou de l'Ouest » (1046-771 av. J.-C.), en raison de la situation occidentale de la capitale des rois Zhou. Après cette ère, la dynastie Zhou n'exerce plus qu'une forme de souveraineté symbolique face aux royaumes plus puissants qui s'affirment en Chine. Il s'agit de la période dite des « Zhou de l'Est » (771-256 av. J.-C.) en raison de l'installation de la dynastie dans une capitale orientale. Elle est subdivisée en deux sous-périodes : la période des Printemps et des Automnes (771-481 av. J.-C.) et la période des Royaumes combattants (481-221 av. J.-C.).

Une autre dynastie nommée Zhou exista entre 690 et 705 de notre ère (voir Wu Zetian).

Histoire[modifier | modifier le code]

Déclin des Shang et ascension des Zhou[modifier | modifier le code]

Les découvertes archéologiques récentes, ont montrées clairement que les derniers rois Shang ont perdu énormément de pouvoir et d'autorité sur les peuples adjacents. Les derniers rois de la dynastie Shang, n'étaient plus capable de produire des objets rituels en bronze et l'ont remplacé par un matériel très commun; l'argile. Cela peut signifier que les derniers rois Shang se seraient sérieusement appauvris, ou bien qu'ils auraient perdu leur filon de cuivre aux mains des peuples adjacents dont la puissance augmentait à ce moment.

Dès le règne du roi Wuding, le territoire Shang se mit à rétrécir et se malgré plusieurs campagnes militaires victorieuses. Mais c'est à partir du règne de Wu Yi que les Zhou commencèrent à s'agrandir. D'abord avec Danfu comme seigneur, mais surtout avec Ji Li. D'ailleurs, les succès de Ji Li ont inquiété le roi Tai Ding qui feignant de le récompenser le fit assassiner. Puis le roi Di Xin, fit emprisonner le duc Wen des Zhou, sans raison. Les Zhou ont été victimes de la jalousie des roi Shang, qui s'inquiétaient de leur succès et les voyaient comme une menace potentielle contre leur autorité. Cependant, au lieu de se les concilier, ils se les mirent à dos et mirent en place tous les éléments pour se faire renverser. L'effondrement des Shang fut causé par la politique quasi systématique de vexation des souverains Zhou et en outre, le renversement des Shang n'est que le prolongement des guerres d'expansion des Zhou, entreprises sous le règne du roi Wu Yi (Shang).

Fondation[modifier | modifier le code]

Zhou

La dynastie Zhou remplaça celle des Shang, à la suite d'un important soulèvement des vassaux des Shang soit en -1122 ou en -1046. Les vassaux des Shang, n'ayant jamais tellement prisé l'arrogance et la cruauté de ces-derniers, se rallièrent plutôt à un meneur d'hommes charismatique Ji Fa, le futur roi Wu. Ji Fa mena des tractations secrètes pour se concilier plusieurs vassaux des Shang et leur faire changer d'allégeance. Sur un des très rares documents d'époque, on y appris en outre que Ji Fa reçut secrètement à son palais le roi de la tribu des Wei.

Ji Fa ayant rencontré le roi de la tribu des Wei, peut-on en déduire que les troubles fomentés par les Wei dans l'Est à la suite de cette rencontre, firent partie d'un plan de guerre de grande envergure? On peut le penser. La révolte dans l'Est étant suffisamment féroce, une grande partie de l'armée des Shang se mobilisa et partit en expédition dans l'Est, dégarnissant ainsi un point stratégique important; la capitale Yin. Au moment où la capitale se vidait du plus gros de ses troupes, les Zhou entrèrent en scène. Ils marchèrent avec d'autres anciens vassaux des Shang sur la capitale Yin, affrontant le roi Di Xin des Shang, à Muye. Vaincu, ce-dernier se suicida. Les Zhou entrèrent alors dans Yin, capturant la capitale des Shang. La dynastie Shang, était terminée. Une nouvelle ère venait de commencer.

Zhou de l'Ouest[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Période des Zhou de l'Ouest.
La civilisation des Zhou occidentaux.

La première période de cette dynastie, de sa fondation jusqu'à l'an 771 av. J.-C., est dite des Zhou occidentaux.

Les grands moments des Zhou[modifier | modifier le code]

L'un des grands rois de cette période semble avoir été le roi Mu (Zhou Muwang), qui aurait régné entre 1001 et 947 av. J.-C. Il lutta contre un peuple tokharien appelé les Quanrong, probablement dans l'actuelle province du Xinjiang. Dans le bassin du Yangtse se trouvait le pays de Chu. Autour du Xe siècle av. J.-C., Chu refusait de se soumettre au royaume de Zhou, qui souhaitait annexer son territoire.

Une dynastie au bord du gouffre[modifier | modifier le code]

Le roi Li, fit ce que peu d'hommes politiques ont fait, il a fait l'unanimité contre lui. Sa mauvaise gestion, son despotisme et son incompétence, lui firent beaucoup d'ennemis. La moitié de son cabinet ministériel se retourna contre lui, avec la noblesse, l'armée et le reste de la population. Le mécontentement dégénéra en une révolution, qui le renversa et il fut alors destitué et exilé. Une régence fut alors instaurée pendant environ 14 ans car le fils de Li était alors trop jeune pour régner. Le roi Xuan (Xuan Wang), qui régna jusqu’en 782 av. J.-C.. Il lutta sans succès contre les barbares.

Le roi qui criait au loup[modifier | modifier le code]

Son successeur, You, fut un roi malhabile. Le comte de Shen, qui avait donné sa fille en mariage au roi You, la vit se faire répudier pour une roturière.

Pendentif en quart de cercle décoré d’entrelacs de dragons, milieu de l’époque des Zhou occidentaux

Entiché d’une autre épouse, qui s’appelait Baosi, You répudia la fille du comte de Shen et exila le fils qu’il avait eu d’elle, permettant au fils de Baosi de devenir le nouvel héritier présomptif. Le comte de Shen fit alors alliance avec les Quanrong. En 771 av. J.-C., ils prirent d’assaut la capitale, Hao, et tuèrent le roi You. La dynastie des Zhou parvint à se rétablir, mais elle dut installer sa nouvelle capitale plus à l'est, à Luoyang, sur la rivière Luo. C'est ainsi que commença l'époque des Zhou orientaux. Selon la légende, épris d'amour pour Baosi, You convoqua les barons de la cour et leur dit faussement que la capitale était attaquée. Les barons pris de panique accoururent partout dans la capitale pour la défendre. Quand le roi leur annonça que c'était une plaisanterie, Baosi, qui était d'habitude triste, se mit à rire. Le roi renouvela ses frasques, et plus tard, quand les barbares envahirent réellement la capitale, personne ne le défendit.

Zhou de l'Est[modifier | modifier le code]

Sous les Zhou orientaux, le pouvoir des rois commença à s'éroder à partir de la défaite du roi Huan face au duc de Zheng en -707. L'année suivante, le pays de Chu s'érigeait en royaume. C'était le coup de départ à une décentralisation de l'autorité royale. Pingwang, le fils du premier mariage du roi You, régna de 771 à 721 av. J.-C.. Après avoir déplacé sa capitale et s'être installé à Luoyi, il maintint le mode de gouvernement des Zhou de l’Ouest. Cependant, il répartit son territoire en sept provinces héréditaires. À la tête de chaque province, il plaça un des alliés qui l’avait aidé à conquérir le pouvoir. À la mort de chaque prince, la province était partagée entre tous ses fils : la Chine d'alors est morcelée. Ce fut la période des « Printemps et Automnes », jusqu'en 481 av. J.-C., puis celle des « Royaumes Combattants », qui s'acheva par la chute des Zhou en 256 av. J.-C., dont le territoire fut conquis par l'État de Qin. La dernière période vit l'émergence de nombreuses écoles philosophiques, celles des légistes, des confucéens, des taoïstes, des mohistes..., qui transformèrent en profondeur la société chinoise.

Des progrès techniques se produisirent également. La période des Printemps et des Automnes vit l'apparition de la métallurgie du fer en Chine. Très rapidement, grâce à leur maîtrise des hautes températures, les Chinois apprirent à faire fondre ce métal. Durant la période des Royaumes combattants, ils remplacèrent le char de guerre par la cavalerie montée, sur le modèle des peuples de l'Asie centrale et de la Mongolie. Les plus anciens textes écrits de la Chine remontent à l'époque des Zhou occidentaux. Ce sont le Shi Jing, un recueil de poèmes, le Shang Shu, encore appelé Shu Jing, qui rassemble des documents historiques, et le Yi Jing, un manuel de divination. Sur le plan mythologique, les Zhou disaient descendre d'un dieu appelé Houji, le Prince Millet, qui était lui-même le fils de Shangdi, le Seigneur d'En Haut. Houji aurait enseigné l'agriculture aux hommes et établi le premier sacrifice. Quant à Shangdi, c'était le dieu du Ciel. C'est avec les Zhou que le titre de « Fils du Ciel » est pour la première fois utilisé pour désigner les empereurs. Selon l'historien Sima Qian, les Zhou étaient à l'origine des nomades, qui se sont sédentarisés et ont adopté les coutumes chinoises après leur installation dans la vallée de la Wei : leur souverain « renonça aux mœurs des Rong et des Di (des peuples nomades) ; car il construisit un rempart et une enceinte, des maisons et des salles ; la ville fut alors un lieu distinct. Il attribua les cinq fonctionnaires, qui eurent des attributions ».

Chute de la dynastie[modifier | modifier le code]

Querelles dynastiques[modifier | modifier le code]

La dynastie Zhou a été minée tout au long de son histoire, par plusieurs querelles et intrigues. Les causes des intrigues étant toujours le pouvoir, bien sûr. Les premières intrigues commencèrent sous le règne du roi Zhuang, le duc Heijian de Zhou ayant prévu de faire assassiner celui-ci. Par la suite, d'autres intrigues allaient miner l'autorité des rois Zhou, dont les intrigues ayant menées directement à la crise de succession du roi Jing et ayant mis en scène le prince Chao. Ces intrigues menèrent d'ailleurs, à la mort du roi Dao. La plupart des querelles et des intrigues menèrent à des règlements de comptes violents. Les règnes des rois Ai et Si, se terminèrent notamment par leurs assassinats. Les intrigues se calmèrent avec l'avènement du roi Kao, qui divisa son domaine en deux et en confia la direction à ses frères pour mettre un terme aux intrigues.

Affaiblissement du pouvoir royal[modifier | modifier le code]

La Chine de la Royauté, à l'Empire[modifier | modifier le code]

Culture et société[modifier | modifier le code]

Féodalisme et montée de la bureaucratie confucéenne[modifier | modifier le code]

Bronze cérémonial des Zhou occidentaux dont les inscriptions affirment que le Roi de Zhou a donné un fief à Shi You.

Les occidentaux considèrent souvent la période des Zhou comme féodale en raison du système mis en place, qui s'appelle fēngjiàn (封建) et qui connaît plusieurs points de comparaison avec les règles médiévales établies durant le Moyen Âge en Europe.

Il existe de nombreuses similitudes entre les différents systèmes décentralisés. À la fondation de la dynastie, les terres conquises sont divisées en fiefs héréditaires (諸侯, zhūhóu) qui peuvent parfois devenir puisant de leur propre chef. En matière de succession, la dynastie Zhou ne reconnait comme légale que la procédure de primogéniture[1],[2],[3]. Le système tsung-fa est défini comme suit par l'anthropologue Chang Kuang-chih : « Le système tsung-fa des [Zhou] est caractérisé par le fait que le fils aîné de chaque génération forme la ligne principale de succession et l'autorité politique, alors que les frères les plus jeunes sont contraints de créer de nouvelles lignées d'autorité inférieure. Le plus éloigné a le moins d'autorité. » Il existe cinq rangs honorifiques derrière le rang royal, par ordre descendant[4] :

  • gōng 公 « duc »,
  • hóu 侯 « marquis »,
  • 伯 « comte »,
  • 子 « vicomte » et
  • nán 男 « baron ».

Par moments, un duc vigoureux peut être tenté d'accroitre son pouvoir et de créer un État indépendant. La centralisation devient de plus en plus nécessaire lorsque les guerres entre États deviennent plus fréquentes et que le système décentralisé impose de plus en plus de conflits.

Malgré ces similitudes, il existe toutefois de nombreuses différences avec l'Europe médiévale. L'une des principales est le fait que les Zhou règnent depuis des villes fortifiées et non pas depuis des châteaux. D'autre part, le système des classes en Chine ne contient pas de clergé organisé. Lorsqu'un duché est créé, ses habitants peuvent devenir fonctionnaires ou officiers. Ces classes héréditaires sont similaires aux chevaliers européens dans leur statut et leur savoir-vivre. ces personnes ont la possibilité de déménager d'un État à un autre. Certains voyagent ainsi en colportant des réformes administratives ou militaires. Les fonctionnaires qui ne parviennent pas à trouver d'emploi finissent souvent à enseigner aux jeunes gens aspirant à devenir fonctionnaires. Le plus célèbre d'entre eux est Confucius, qui a enseigné un système se basant sur le devoir mutuel entre supérieurs et subalternes. Au contraire, les légistes n'ont pas de temps à consacrer aux vertus prônées par Confucius et imposent un système reposant sur des lois strictes et des peines sévères. Les guerres des Royaumes combattants prennent finalement fin dans l'État le plus légiste de tous : Qin. Lorsque la dynastie Qin tombe et est remplacée par la dynastie Han, beaucoup de Chinois sont soulagés de revenir aux vertus plus humaines de Confucius.

Armées[modifier | modifier le code]

Dans un premier temps, les Zhou occidentaux bénéficient d'une armée forte, divisée en deux unités principales : « les Six armées de l'ouest » et « les Huit armées de Chengzhou. » Les armées combattent sur le Plateau de Lœss. Les prouesses militaires des Zhou culminent à la 19e année du règne du Roi Zhao, lorsque les six armées sont anéanties lors d'une campagne menée près de la rivière Han. Les premiers rois Zhou sont de véritables commandants militaires. Ils sont constamment impliqués dans des guerres avec les barbares.

Le Roi Zhao est célèbre pour ses campagnes répétées dans les environs de la rivière Yangzi Jiang et pour son décès au cous de l'une d'elles. Les campagnes menées par ses successeurs se montreront par la suite moins efficaces. Le Roi Li dirige 14 armées contre les barbares du Sud, sans toutefois parvenir à gagner la moindre bataille. Le Roi Xuan quant à lui affronte les nomades Quanrong sans rencontrer plus de succès. Le Roi You est même tué par ses derniers au cours du sac de Haojing. Bien que les chars ont été inventé en Chine durant la dynastie Shang en Asie Centrale, la période des Zhou connaît leur premier usage effectif sur les champs de batailles[5],[6].

Philosophie[modifier | modifier le code]

La philosophie chinoise se développent de façon importante sous la dynastie Zhou. Cette période est contemporaine des philosophes ayant le plus influencé les Chinois, tels que Confucius, le fondateur du confucianisme, ou Lao Tseu, la fondateur du Taoïsme.

Dans les écoles qui se développèrent sous les Zhou, il y avait notamment;

  1. Le Taoïsme avec Lao Tseu, Zhuang Zi et Lie Yukou
  2. Le Confucianisme avec Zichan, Confucius, Mencius, Zi Si et Xun Zi
  3. Le Légisme avec Shang Yang, Guan Zhong, Han Fei Zi et Li Si
  4. Le Moïsme avec Mo Zi
  5. L'école des noms
  6. L'école de la diplomatie avec Gui Guzi et Su Qin
  7. L'école du Yin-Yang
  8. L'école des Cinq éléments avec Zou Yan
  9. L'école militaire avec Sun Zi.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vase Zhou avec des incrustations en verre, IIIe ou IVe siècle av. J.-C., British Museum.

L'agriculture sous la dynastie Zhou est très intensive et dans la plupart des cas contrôlées par le gouvernement. Toutes les terres arables sont détenues par les nobles qui les répartissent ensuite entre leurs serfs, une situation similaire au féodalisme européen. Concrètement, un morceau de terre est divisé en neuf carrés, dont le carré central est détenu par le gouvernement et les carrés autour par les fermiers. De ce fait, le gouvernement est capable de constituer des stocks importants de nourriture qu'il peut redistribuer en cas de famine ou de mauvaise récolte. La fonte du bronze constitue un secteur important de cette époque, puisqu'elle est utilisé pour la fabrication d'armes et d'outils agricoles. Une fois de plus, ce secteur industriel est dominé par les nobles qui gèrent la production de ces produits.

Les premiers projets chinois d'irrigation sont initiés à cette époque. Le chancelier de l'État de Wei, Sunshu Ao, qui a servi pour le Roi Zhuang de Chu, construit une digue sur une rivière afin de constituer un énorme réservoir d'irrigation dans la province actuelle de l'Anhui. Pour cela, Sunshu est considéré comme étant le premier ingénieur hydraulique chinois. Par la suite, Ximen Bao, sous les ordres du Marquis Wen de Wei est le premier ingénieur hydraulique de Chine à créer un important système d'irrigation. En tant que point d'orgue de son projet grandiose, son canal détourne finalement toutes les eaux de la rivière Zhang pour les amener vers la Rivière jaune.

Arts[modifier | modifier le code]

La Chine sous les Zhou[modifier | modifier le code]

Pays et états sous les Zhou[modifier | modifier le code]

Pendant les Printemps et Automnes[modifier | modifier le code]

Sous les Printemps et Automnes il y avait de nombreux états :

Pendant les Royaumes Combattants[modifier | modifier le code]

1 État de Qin (秦國)

2 État de Zhao (趙國)

3 État de Wei (魏國)

4 État de Han (韓國)

5 État de Qi (齊國)

6 État de Chu (楚國)

7 État de Yan (燕國)

Sciences et technologies[modifier | modifier le code]

Armement[modifier | modifier le code]

Arbalète[modifier | modifier le code]

La Chine des Zhou, vit la création d'armes d'un genre nouveau comme les arbalètes. Il existait plusieurs types d'arbalètes et ce dès la fin des Printemps et Automnes. Il est même attesté que l'arbalète à répétition fut créée au cours des Royaumes combattants, puisqu'un modèle de ce type fut découvert dans une tombe de cette époque. Il est probable que l'arbalète à répétition fut créé pour résoudre le problème de la faible cadence de tir de l'arbalète.

Hallebarde Ge[modifier | modifier le code]

Pointe de hallebarde Ge (戈)

La hallebarde Ge (戈) était une arme d'hast qui était constitué d'un manche d'environ trois mètres de long sur lequel était fixé une pointe qui diffère totalement du modèle européen. Ce type d'arme était l'arme préférée de l'infanterie sous les Zhou et plus tard sous les Qin.

Langue et écriture[modifier | modifier le code]

Écriture[modifier | modifier le code]

Contrairement aux Shang qui utilisaient l'écriture dans des sphères restreintes d'activités, les Zhou ont plutôt généralisé l'emploi de l'écriture. Sous les Shang, elle était surtout restreinte à la divination (notamment la scapulomancie) et l'exercice du pouvoir (sous forme d'annales comme les fameuses annales de bambou). Les Zhou font donc perdre à l'écriture son caractère ésotérique en généralisant son utilisation, permettant du même coup la formation d'une clique de spécialistes (scribes et lettrés) et permettant aussi la diffusion du savoir.

Religion[modifier | modifier le code]

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Le Fils du Ciel[modifier | modifier le code]

Le rôle du roi était central tant au niveau politique que religieux.

Rôle politique[modifier | modifier le code]

Rôle religieux[modifier | modifier le code]

Celui-ci, en tant que Fils du Ciel, était le représentant du Ciel sur terre. Le roi était l'homme qui faisait le lien entre le ciel, la terre et l'homme. Le roi, dans ses devoirs religieux, devait en outre, exécuter les sacrifices et les rituels au Ciel et à la Terre, pour s'assurer de bonnes moissons, éloigner les épidémies et l'apparition de catastrophes naturelles, qui pourraient justifier un renversement de la dynastie. Pour ces prétendus pouvoirs, le roi faisait l'objet d'un culte religieux qui s'apparentait à celui d'une divinité et était nimbé d'une aura quasi-divine.

Les Trois Ducs[modifier | modifier le code]

Les Trois Ducs ou San gong (三公) est une sorte de conseil privé du roi. Les Trois Ducs occupant chacun une position de conseillers royaux. Ils étaient dans les personnes les plus puissantes de la Chine pré-impériale. Ceux-ci étaient de l'entourage immédiat du roi et pouvaient ainsi influencer toutes les décisions du roi. Parmi les Trois Ducs, il y avait;

  1. Le Taishi (太師) ou Grand Précepteur
  2. Le Taibao (太保) ou Grand Protecteur
  3. Le Taifu (太傅) ou Grand Mentor

De manière générale, il y a peu des trois ducs qui sont connus dans l'histoire. Seul ceux aux règnes de Wu et de Cheng sont connus avec certitude.

L'institution des Trois Ducs a commencé à exister sous le règne du roi Wu. Le roi Cheng se fit avertir par le duc de Mao de ne pas perdre la vertu et le roi Cheng qui l'avait écarté un temps de son entourage, le ramena et l'institution des Trois Ducs se perpétua à partir de ce moment. C'est d'ailleurs le roi Cheng qui éleva le duc de Mao au rang de Conseiller en chef, l'élevant ainsi au poste le plus prestigieux de la Chine pré-impériale.

Sous le règne du roi Wu[modifier | modifier le code]

  1. Duc de Qi, Qi Taigong comme Taishi
  2. Duc de Shao, Shaogong Shi comme Taibao
  3. Duc de Zhou, Zhougong Dan comme Taifu

Sous le roi Cheng[modifier | modifier le code]

Sous le règne du roi Cheng les Trois Ducs étaient;

  1. Duc de Shao (召公) comme Taibao
  2. Duc de Zhou (周公) comme Taifu
  3. Duc de Mao (毛公) comme Taishi

Pendant la régence du duc Dan de Zhou, pendant la minorité du roi Cheng, le duc de Zhou avait la tâche d'administrer l'Est de la Chine, tandis que le duc de Shao avait la tâche de gérer l'Ouest.

Les Six Ministres[modifier | modifier le code]

Le gouvernement Zhou était dirigé par ceux que l'on appelle les Six Ministres ou Liuqing (六卿). Ces six ministres sont divisés en deux; il y a les hauts ministres et les bas ministres. Ils sont trois de part et d'autre. Ils sont répartis comme ceci;

Les trois hauts ministres;

  1. Ministère d'État ou Tianguan (天官) dirigé par le premier ministre ou Zhongzai (冢宰)
  2. Ministère de la Guerre ou Xiaguan (夏官) dirigé par le ministre de la guerre ou Sima (司馬)
  3. Ministère de l'Éducation ou Diguan (地官) dirigé par le ministre de l'éducation ou Situ (司徒)

Puis les trois bas ministres;

  1. Ministère de la Justice ou Qiuguan (秋官) dirigé par le ministre de la Justice ou Sikou (司寇)
  2. Ministère des Rites ou Chunguan (春官) dirigé par le ministre des rites ou Zongbo (宗伯)
  3. Ministère du Travail parfois appelé Ministère des Travaux publiques ou Dongguan (冬官) dirigé par Sikong (司空)

Ensemble, ils constituent les six ministères ou Liubu (六部).

Exercice du pouvoir[modifier | modifier le code]

Mandat du Ciel[modifier | modifier le code]

Vaisselle en bronze datant des Zhou occidentaux, Ier siècle av. J.-C..

Dans la tradition historique chinoise, les Zhou battent les Shang et transforment leur système de culte des ancêtres vers un culte universel, éloigné du culte de Shang Di ou de Tian (ou Ciel). Ils légitiment leur pouvoir en invoquant un « Mandat du Ciel », une notion selon laquelle le dirigeant - le « Fils du Ciel » - gouverne de droit divin et que son détrônement signifierait qu'il a perdu ce Mandat. Les catastrophes naturelles et les rébellions victorieuses sont également des évènements montrant que la famille royale a perdu son Mandat.

La doctrine explique et justifie la disparition des dynasties Xia et Shang. Dans le même temps, elle soutient la légitimité des dirigeants présents et futurs. Avant de conquérir les Shang, les Zhou étaient un État dans le Shaanxi qui est décrit comme étant une « ville » en contact avec les peuples barbares des régions occidentales[7],[8]. en reprenant la langue et la culture des Shang, les premiers dirigeants Zhou, à travers la colonisation et la conquête, établissent un important territoire impérial, dans lequel des territoires aussi éloignés que le Shandong acceptent le pouvoir Zhou. La diffusion de bronze Zhou sert de réponse à l'envoi de poteries par les Shang dans les régions lointaines. Le Mandat du Ciel est basé sur des règles. L'empereur est le garant du respect de ces règles éditées par le Ciel.

Les insignes du pouvoir[modifier | modifier le code]

Les Neuf vases légendaires[modifier | modifier le code]

Un exemple de vase Ding datant des Shang tardifs.

Les Neuf vases ding, alias Jiu Ding (九鼎), étaient un haut symbole de l'autorité royale dans la Chine pré-impériale. Les Ding en question, auraient été fabriqué par Yu le Grand, le fondateur de la dynastie Xia. Quand le roi Jie des Xia, fut détrôné par Cheng Tang de la nouvelle dynastie Shang, les vases Ding ont été transférés dans la nouvelle capitale. Puis plus tard, quand les Shang furent remplacés par les Zhou, les vases Ding furent amenés à Hao.

Selon un passage dans le Shiji, lors d'une rencontre entre Wangsun Man, que le roi Ding des Zhou avait mandaté pour la rencontre, et le roi de Chu, Wangsun Man décrivit les Neuf vases ding. Selon sa description, les Neuf vases tripodes avaient, gravés sur eux, une carte de toute la Chine et étaient destinés à l'origine, à permettre aux gens de fuir les mauvais esprits, les mauvais génies et les démons. Car étaient inscrits, sur lesdits vases, des descriptions sur les formes extérieures et intérieures de ces créatures.

Les Neuf vases Ding, toujours selon Wangsun Man, ont été fondu avec du cuivre, qui avait été offert à Yu en signe de soumission par les intendants des Neuf provinces qui constituaient la Chine. C'est pour cela, que les Neuf vases Ding représentent l'autorité royale.

Carte théorique des Neuf Provinces.

La hache de jade[modifier | modifier le code]

La hache de jade représente le pouvoir militaire. Elle était confiée par le souverain à celui qui devait diriger les armées au combat. Le plus souvent, elle était confiée à un membre de la famille ou au premier ministre.

Origine ethnique des Zhou[modifier | modifier le code]

Sima Qian nous dit que les Zhou étaient une tribu semi-nomade du nord-ouest et possiblement barbare à cause de ses coutumes, semble-t-il, non chinoises. Cette origine soulève des débats dans l'historiographie sur un développement endogène de la culture chinoise ou bien un apport externe:

Peuple han[modifier | modifier le code]

Il faut se rappeler que les Shang eux-mêmes, étaient une tribu et les Xia avant eux aussi. Dans les écrits des disciples de Confucius, le Maître ne semble aucunement considérer les Zhou comme des étrangers, les citant même très souvent comme exemple de droiture et d'intégrité. Or Confucius vécut des siècles avant Sima Qian, et la plupart des écrits antérieurs à Sima Qian contredisent ce dernier, et certaines biographies laissées par l'auteur (dont celle de Lao Zi) semblent carrément douteuses. Aussi les écrits de Sima Qian sont à prendre avec une certaine réserve. Les Zhou étaient en fait originaire du Shaanxi, (et non du nord-ouest comme on le prétend faussement) et ils étaient comme les Shang, des vassaux des Xia. Cependant, ils se sont déplacés vers l'ouest, pour échapper aux persécutions de Jie Gui l'infâme souverain Xia. Comme c'était dans un temps très reculé, il semble qu'il fût impossible pour Sima Qian de l'avoir su. Cela dit, il semble avoir extrapolé que les Zhou étaient nomades, ce qui semble hautement improbable, si l'on considère qu'ils se sont déplacés seulement pour échapper aux tyrannies de Jie Gui et qu'ils furent à l'origine des vassaux des Xia.

Par contre, l'élément le plus convaincant est évidemment la langue. Les Zhou parlaient une langue chinoise et ce dès le départ et c'est un élément dur à contourner. Il est difficile d'imaginer qu'un peuple aussi tôt dans l'histoire ait parlé une langue qui n'est pas la sienne. Quant aux coutumes barbares, ils les auront simplement empruntées aux peuples occidentaux limitrophes comme les Tokhariens puisqu'il semble avéré que certains mythes des Zhou soient associables aux mythologies indo-européennes.

Peuple d'origine nomade[modifier | modifier le code]

La position adverse prend en considération le témoignage de Sima Qian ; ainsi Christopher Beckwith[9] les assimile à des nomades indoeuropéens pour trois motifs : Premièrement le fondateur mythique, Hou Chi, suit un parcours typique des mythes de l'Eurasie centrale (Rome, Koguryo (Corée), Ashvins (Inde)). Deuxièmement, la mère de Hou Chi était une Qiang, les pires ennemis des Chang, et les Qiang étaient non-han, peut-être tibéto-birmans (interprétation traditionnelle), et sans doute indo-européens. Enfin, linguistiquement, s'il est vrai qu'il y a une continuité avec le chinois des Chang, il n'y a pas d'évidence de la thèse isolationniste (la langue chinoise se serait développé de manière autonome, sans influence étrangère) et les Chang auraient eux-mêmes pu subir l'influence d'une langue étrangère[10].

Rois[modifier | modifier le code]

Vase qizhong hu pour conserver les boissons. Bronze, époque du règne du roi Gong, Zhou occidentaux. Shanghai Museum.

La dynastie Zhou compta 37 rois :


Nom personnel Nom posthume (wang signifie « roi ») Règne
Zhou occidentaux
姬發 Ji Fa 周武王 Zhou Wuwang 1046 av. J.-C. –1043 av. J.-C.
姬誦 Ji Song 周成王 Zhou Chengwang 1042 av. J.-C. –1021 av. J.-C.
姬釗 Ji Zhao 周康王 Zhou Kangwang 1020 av. J.-C. –996 av. J.-C.
姬瑕 Ji Xia 周昭王 Zhou Zhaowang 995 av. J.-C. –977 av. J.-C.
姬滿 Ji Man 周穆王 Zhou Muwang 976 av. J.-C. –922 av. J.-C.
姬繄扈 Ji Yihu 周共王/周龔王 Zhou Gongwang 922 av. J.-C. –900 av. J.-C.
姬囏 Ji Jian 周懿王 Zhou Yiwang 899 av. J.-C. –892 av. J.-C.
姬辟方 Ji Pifang 周孝王 Zhou Xiaowang 891 av. J.-C. –886 av. J.-C.
姬燮 Ji Xie 周夷王 Zhou Yiwang 885 av. J.-C. –878 av. J.-C.
姬胡 Ji Hu 周厲王/周剌王 Zhou Liwang 878 av. J.-C. –841 av. J.-C.
共和 Régence de Gonghe 841 av. J.-C. –827 av. J.-C.
姬靜 Ji Jing 周宣王 Zhou Xuanwang 827 av. J.-C. –781 av. J.-C.
姬宮湦 Ji Gongsheng 周幽王 Zhou Youwang 781 av. J.-C. –771 av. J.-C.
Zhou orientaux
姬宜臼 Ji Yijiu 周平王 Zhou Pingwang 771 av. J.-C. –720 av. J.-C.
姬林 Ji Lin 周桓王 Zhou Huanwang 720 av. J.-C. –697 av. J.-C.
姬佗 Ji Tuo 周莊王 Zhou Zhuangwang 697 av. J.-C. –682 av. J.-C.
姬胡齊 Ji Huqi 周釐王 Zhou Xiwang 682 av. J.-C. –677 av. J.-C.
姬閬 Ji Lang 周惠王 Zhou Huiwang 677 av. J.-C. –652 av. J.-C.
姬鄭 Ji Zheng 周襄王 Zhou Xiangwang 652 av. J.-C. –619 av. J.-C.
姬壬臣 Ji Renchen 周頃王 Zhou Qingwang 619 av. J.-C. –611 av. J.-C.
姬班 Ji Ban 周匡王 Zhou Kuangwang 612 av. J.-C. –607 av. J.-C.
姬瑜 Ji Yu 周定王 Zhou Dingwang 607 av. J.-C. –586 av. J.-C.
姬夷 Ji Yi 周簡王 Zhou Jianwang 586 av. J.-C. –572 av. J.-C.
姬泄心 Ji Xiexin 周靈王 Zhou Lingwang 572 av. J.-C. –545 av. J.-C.
姬貴 Ji Gui 周景王 Zhou Jingwang 545 av. J.-C. –521 av. J.-C.
姬猛 Ji Meng 周悼王 Zhou Daowang 520 av. J.-C.
姬丐 Ji Gai 周敬王 Zhou Jingwang 520 av. J.-C. –476 av. J.-C.
姬仁 Ji Ren 周元王 Zhou Yuanwang 476 av. J.-C. –469 av. J.-C.
姬介 Ji Jie 周貞定王 Zhou Zhendingwang 469 av. J.-C. –441 av. J.-C.
姬去疾 Ji Quji 周哀王 Zhou Aiwang 441 av. J.-C.
姬叔 Ji Shu 周思王 Zhou Siwang 441 av. J.-C.
姬嵬 Ji Wei 周考王 Zhou Kaowang 440 av. J.-C. –426 av. J.-C.
姬午 Ji Wu 周威烈王 Zhou Weiliewang 426 av. J.-C. –402 av. J.-C.
姬驕 Ji Jiao 周安王 Zhou Anwang 402 av. J.-C. –376 av. J.-C.
姬喜 Ji Xi 周烈王 Zhou Liewang 376 av. J.-C. –369 av. J.-C.
姬扁 Ji Bian 周顯王 Zhou Xianwang 369 av. J.-C. –321 av. J.-C.
姬定 Ji Ding 周慎靚王 Zhou Shenjingwang 321 av. J.-C. –315 av. J.-C.
姬延 Ji Yan 周赧王 Zhou Nanwang 315 av. J.-C. –256 av. J.-C.

Divers[modifier | modifier le code]

En astronomie chinoise, le terme de Zhoubo est parfois utilisé pour décrire l'apparition d'un astre nouveau, phénomène alors appelé « étoile invitée ». Dans de rares circonstances, cet événement est personnifié sous le terme de Zhoubo (litt. « comte de Zhou »), auquel est attribué une importance astrologique majeure.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) K. E. Brashier, Ancestral Memory in Early China (lire en ligne).
  2. (en) Hsi-Sheng Tao, Marriage and Family, Shanghai,‎ 1934
  3. (en) « The ramage system in China and Polynesia Li Hwei »
  4. (en) ChinaKnowledge.de encyclopedia, http://www.chinaknowledge.de/History/Zhou/zhou-admin.html
  5. Ebrey, Walthall et Palais 2006, p. 14.
  6. Shaughnessy 1988.
  7. Gernet 1996, p. 51.
  8. Khayutina 2003.
  9. Christopher Beckwith, Empires of the Silk Road: A History of Central Eurasia from the Bronze Age to the Present, Princeton University Press, 2009, ISBN 978-0-691-13589-2, p45-49
  10. "The mounting evidence against the isolantionnist position, especially from archeology, indicates that the intrusive Indo-European people who brought the chariot had a powerful influence on the Shang culture" in Christopher Beckwith, Empires of the Silk Road: A History of Central Eurasia from the Bronze Age to the Present, Princeton University Press, 2009, ISBN 978-0-691-13589-2, p46

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Musée Cernuschi rédigée par Gilles Béguin : [1].
  2. Notice du Musée Cernuschi rédigée par Gilles Béguin : [2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Danielle Elisseeff, Art et archéologie : la Chine du néolithique à la fin des Cinq Dynasties (960 de notre ère), Paris, École du Louvre, Éditions de la Réunion des Musées Nationaux (Manuels de l'École du Louvre),‎ 2008, 381 p. (ISBN 978-2-7118-5269-7) Ouvrage de référence, bibliographie et Sites Internet.
  • Danielle Elisseeff, Hybrides chinois : la quête de tous les possibles, Paris, Hazan,‎ 2011, 224 p. (ISBN 978-2-7541-0540-8)
  • Jean François Jarrige, Jacques Giès, Pénélope Riboud, Yu Hui, Michael Loewe, Marie-Catherine Rey, Valérie Lavoix, Stéphane Feuillas, Jean-Pierre Diény, Montagnes célestes. Trésors des musées de Chine. Galeries Nationales du Grand Palais, Paris, Éditions de la Réunion des Musées Nationaux,‎ 2004 (ISBN 2711847705)
  • Alain Thote, Robert Bagley et Antoine Gournay, Rites Et Festins De La Chine Antique. Bronzes du musée de Shanghai. Musée Cernuschi, Paris, Éditions Findakly,‎ 1998, 189 p. (ISBN 2-87900-365-2)
  • Ma Chengyuan, directeur du Musée de Shanghaï, Chen Peifen, Bronzes de la Chine antique, du XVIIIe au IIIe siècle avant J.C. Lyon, Musée de la civilisation gallo-romaine, Electa,‎ 1988, 159 p.ISSN02945606
  • Lion-Goldschmidt Daisy, Arts de la Chine : volume 1 : Bronze, Jade, Sculpture, Céramique, Fribourg, Office Du Livre,‎ 1980 (ISBN 2851090976)
  • Gabriele Fahr-Becker (sous la direction de), Les Arts de l'Asie orientale. Tome 1, Cologne, Könemann,‎ 1999, 406 p. (ISBN 3-8290-1743-X).
  • John Chinnery, Trésors de Chine - Les splendeurs de la Chine ancienne, Paris, HF Ullmann,‎ 2011, 223 p. (ISBN 978-3-8331-4694-7).
  • (en) Jessica Rawson (sous la direction de), Chinese Art, London, The British Museum Press,‎ 2007, 395 p. (ISBN 9780714124469) Tout le champ artistique est découpé en six ensembles fondés chaque fois sur la fonction de l'objet d'art - œuvre d'art, étudiée dans son contexte social, culturel et politique. Des synthèses remarquables.
  • Jacques Gernet, Le Monde chinois. Tome 1, De l'âge du bronze au Moyen Âge (2100 av -Xe siècle après J.-C.), Paris, Armand Colin. Pocket, Agora,‎ 2006, 380 p. (ISBN 2266153684).
  • Jacques Gernet, La Chine ancienne, Paris, PUF, Que sais-je ? n°1113,‎ 2005, 127 p. (ISBN 2-13-053984-X) Réédition du texte de 1964.
  • (en) Jacques Gernet, A History of Chinese Civilization, Cambridge University Press,‎ 1996, 2e éd. (ISBN 0-521-49781-7)
  • (en) Loewe, Michael et Shaughnessy, Edward Louis, The Cambridge history of ancient China : from the origins of civilization to 221 B.C, Royaume-Uni, Cambridge, U.K. ; New York : Cambridge University Press,‎ 1999, 1148 p. (ISBN 0-521-47030-7)
  • (en) Patricia Buckley Ebrey, Anne Walthall et James B. Palais, East Asia: A Cultural, Social, and Political History, Boston, Houghton Mifflin Company,‎ 2006 (ISBN 0-618-13384-4)
  • (en) Edward L. Shaughnessy, « Historical Perspectives on The Introduction of The Chariot Into China », Harvard Journal of Asiatic Studies, vol. 48, no 1,‎ 1988, p. 189–237 (DOI 10.2307/2719276)
  • (en) Maria Khayutina, Where Was the Western Zhou Capital?, Leiden, Warring States Project,‎ 2003, 14 p. (lire en ligne)
  • (en) Conrad Schirokauer et Miranda Brown, A Brief History of Chinese Civilization, Wadsworth, Thomson Learning,‎ 2006, 2e éd., 25–47 p.