Kubilai Khan

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Kubilai Khan
Kubilai Khan
Kubilai Khan
Titre
Empereur de Chine
12791294
Prédécesseur Song Bing
Successeur Témur Khan
Biographie
Dynastie Yuan
Date de naissance 23 septembre 1215
Date de décès 18 février 1294 (à 78 ans)
Père Tolui
Mère Sorgaqtani
Conjoint au moins huit épouses
Enfant(s) au moins vingt enfants

Kubilai Khan ou Kūbilaï Khān[1], né le 23 septembre 1215, mort le 18 février 1294[2], khan mongol puis empereur de Chine[3], est le fondateur de la dynastie Yuan.

Petit-fils de Gengis Khan (v. 1160-1227), il naît l'année de la prise de Pékin par celui-ci. En 1260, il succède à son frère Möngke comme grand khan des Mongols.

Il est particulièrement connu en Occident parce que c'est à sa cour que réside plusieurs années le Vénitien Marco Polo, dont le célèbre récit le Devisement du monde décrit sous de nombreux aspects la Chine à l'époque de Kubilai.

L'empire mongol de la mort de Gengis Khan à la mort de Möngke[modifier | modifier le code]

À la mort de Gengis Khan en 1227, l'empire inclut, outre la Mongolie, une partie du nord de la Chine (royaume des Jin) et une partie de la Transoxiane et de la Bactriane (les steppes à l'est de la mer Caspienne).

Entre 1231 et 1238, les Mongols conquièrent le royaume de Goryeo, dans la péninsule de Corée, mais le pays reste dans l'ensemble insoumis jusqu'en 1258, la famille royale s'étant réfugiée sur l'île de Kanghwa, pourtant très proche de la côte[4]. Le roi finit par renoncer à la résistance en 1258, mais n'est pas suivi par tous ses sujets.

À l'ouest, deux vastes régions sont conquises :

  • les steppes du sud de la Russie, conquises en 1236-1240 par Batu, petit-fils de Gengis Khan, fils de Djötchi, qui y a créé le khanat de la Horde d'or ;
  • la Perse et l'Irak, conquis par Houlagou, frère de Kubilai, en 1255-1259.

La mort de Möngke, survenant alors qu'Houlagou s'apprête à attaquer les Mamelouks en Égypte, remet en cause la campagne, Houlagou ramenant une bonne partie de son armée vers l'Est ; le gouverneur de Syrie, Kerbogha, subit une contre-offensive des Mamelouks qui le vainquent à Aïn Djalout en Galilée (3 septembre 1260) et récupèrent la Syrie. Mais Bagdad reste aux mains des Mongols.

En Chine, les Mongols, après avoir établi leur domination totale sur le royaume des Jin et avoir conquis le royaume des Xia occidentaux, sont engagés dans une guerre pour conquérir le royaume des Song dans le sud.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et débuts[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Tolui, quatrième fils de Gengis Khan et de Börte. Tolui meurt en 1232, avant son frère Ögödei, khan des Mongols de 1227 à 1241. À Ögödei, succède son fils Güyük de 1241 à 1251.

En 1251, la veuve de Tolui, Sorgaqtani, réussit à faire choisir son fils Möngke comme quatrième khan, avant l'avènement de Kubilai en 1260.

Kubilai sous le règne de Möngke (1251-1259)[modifier | modifier le code]

Il est alors khan de la province de Kaiping (dans l'actuelle Mongolie-intérieure[5]). Il a alors un conseiller chinois, Liu Bingzhong[6].

Entre 1252 et 1256, il fait construire le bâtiment de l'administration provinciale. Après son accession à l'empire, la ville servira de résidence impériale d'été et, en 1271, sera renommée Shangdu[7], plus connue, grâce au poète anglais Coleridge, sous le nom de Xanadu.

En 1258, Möngke part avec Kubilaï dans une nouvelle campagne contre le royaume Song. Il confie la régence du Grand Khanat à leur plus jeune frère Ariq Boqa, à Karakoroum.

La lutte pour la succession de Möngke (1259-1264)[modifier | modifier le code]

La mort de Möngke, durant le siège de Chongqing, provoque une lutte pour la succession entre Ariq Boqa et Kubilai.

Ariq Boqa reçoit le soutien de la veuve, des enfants et des principaux ministres de Möngke[réf. nécessaire], ainsi que des Torguts qui forment la garde impériale, de Qaïdu, petit-fils d'Ögödei[8], khan en Transoxiane, d'Alghu, petit-fils de Djaghataï, placé en 1261 à la tête du Khanat de Djaghataï, et de la Horde Blanche, branche occidentale de la Horde d'or. Kubilai a pour lui la cavalerie mongole, ainsi que des contingents alains, turcs, chinois et coréens.

Attaqué par Kadan, fils d’Ögödei, fils de Gengis Khan, Ariq Boqa perd deux fois Karakoroum[réf. nécessaire]. Kubilai entreprend un blocus à partir du nord de la Chine. Il bénéficie aussi du ralliement d'Alghu en 1262, Ariq Boqa ayant exigé de lui de trop gros tributs[9].

Ariq Boqa se rend à Kubilai en 1264. Il est épargné, mais tenu prisonnier, et meurt au bout de deux ans.

La victoire de Kubilai marque la défaite des partisans de la tradition mongole, alors que Kubilai incline vers une sinisation de son pouvoir. Après la mort d'Ariq Boqa, le khan Qaïdu continue de jouer un rôle important, en opposition à Kubilai, ainsi qu'aux Houlagides de Perse.

Kubilai empereur mongol en Chine[modifier | modifier le code]

L'installation à Khanbalik (Pékin)[modifier | modifier le code]

Marco Polo et Kubilai Khan (miniature du Devisement du monde).

En 1271, Kubilaï s'installe à Zhongdu (l'actuelle Pékin), anciennement capitale des Jin, pillée par Gengis Khan en 1215. La ville est renommée Dadu (« grande capitale »)[10] et est aussi désignée comme Khanbalik (« ville du khan »)[11], d'où vient le nom que lui donne Marco Polo : Cambaluc.

En même temps, il fonde la dynastie Yuan (incluant rétrospectivement tous les Grand Khans) et se donne le nom chinois d'« empereur Shizu ».

La conquête de la Chine du Sud (1279)[modifier | modifier le code]

Ce n'est qu'en 1279 qu'il achève la conquête de la Chine en renversant la dynastie Song. C'est donc sous le règne de Kubilaï que « Pékin » devient pour la première fois la capitale de l’ensemble de la Chine.

Le gouvernement de la Chine sous Kubilai[modifier | modifier le code]

Il se comporte en souverain éclairé. Il rénove et étend le réseau de routes, fait rebâtir les édifices publics et creuser le Grand canal, introduit la monnaie de papier. Il protège les arts.

Sur le plan religieux, il fait preuve de méfiance à l'égard du taoïsme, mais se montre tolérant à l'égard des différentes religions, accueillant des prêtres chrétiens nestoriens et des Lamas tibétains. En 1253, le 2e Karmapa, Karma Pakshi (1206-1283) fait un voyage qui lui prend trois ans pour se rendre en Chine en réponse à une invitation de Kubilai Khan qui lui demande de résider en Chine de manière permanente, mais il décline l'offre, ne souhaitant pas être la cause de conflits avec l'école des Sakyapas, dont l'influence était forte auprès des empereurs mongols à cette époque. Möngke Khan, le frère de Kubilai, est reconnu par le Karmapa comme un ancien disciple. Après la mort de Möngke Khan, Kubilaï devient le Khan. Il avait toutefois un grief à l'encontre du Karmapa qui avait refusé son invitation des années auparavant et qui avait été si proche de son frère. Kubilaï Khan ordonne l'arrestation et l'exil de Karma Pakshi qui retourne au Tibet vers la fin de sa vie.[réf. nécessaire][12]

L'expansion mongole sous Kubilai[modifier | modifier le code]

La soumission de la Corée[13][modifier | modifier le code]

Malgré la soumission du roi en 1258, quelques dignitaires militaires refusent la reddition et forment la rébellion Sambyeolcho, qui lutte dans les îles du détroit de Corée, entre le sud de la péninsule et le Japon.

La cour coréenne ne peut revenir à Gaegyong qu'en 1270, moyennant de dures conditions :

  • le nord de la Corée est distribuée en colonies ;
  • Jeju-do devient un haras mongol ;
  • le représentant mongol fait et défait la loi, selon les volontés du gouvernement de Kubilai ;
  • des humiliations protocolaires et vestimentaires sont imposées.

La Corée sert de base d'invasion du Japon (1274 et 1281)

Les tentatives d'invasions du Japon (1268-1281)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Invasions mongoles du Japon.

En 1263, les Mongols envoient des émissaires au Japon, le menaçant d'une invasion si les Japonais ne reconnaissent pas la souveraineté mongole.

En 1268, un deuxième envoi d'émissaires a lieu. Les ambassadeurs rencontrent chinzei-bugyō, le « commissaire de la défense pour l'ouest », qui remet le message au Shogun à Kamakura et à l'empereur à Kyōto. Le shogunat de Kamakura opte pour une politique de résistance et ordonne à tous ceux qui possèdent des fiefs à Kyushu, l'endroit le plus proche de la Corée et donc le plus susceptible d'être attaqué, de retourner sur leurs terres. Des services de prières sont organisés et la plupart des affaires gouvernementales sont reportées pour faire face à cette crise. Face à ce refus de négocier, Kubilai Khan se rend compte qu'il n'a pas les ressources pour lui procurer une armée et une flotte suffisantes.

Ce n'est qu'après plusieurs années de préparatifs qu'une première tentative a lieu en 1274 ; elle échoue par la destruction de la flotte mongole par une tempête.

La seconde a lieu en 1281, après la conquête de la Chine du Sud. C'est une opération de grande envergure, qui dure du printemps à l'été.Cependant elle se termine par l'arrivée d'un typhon qui sera nommé par les Japonais Kamikaze (« vent divin »).

Ces tentatives d'invasion sont des évènements très importants car elles mettent un frein à l'expansion mongole.

Expéditions en Birmanie (1287) et à Java (1292)[modifier | modifier le code]

En 1287, Témur, petit-fils de Kubilaï alors stationné au Yunnan, abat le royaume de Pagan en Birmanie.

En 1292, Kubilaï, que les ambitions du royaume javanais de Singosari inquiètent, lance une expédition qui est repoussée par le gendre du roi Kertanegara, après la mort de celui-ci lors d'une révolte.

Relations de Kubilai avec les autres Gengiskhanides[modifier | modifier le code]

Qaïdu[modifier | modifier le code]

Après la défaite d'Ariq Boqa, Qaïdu se détourne des affaires chinoises et se tourne contre ses voisins de l'ouest : en 1267-1269, allié à Mengü Temür, de la Horde d'Or, il fait la guerre à Baraq, khan de Djaghataï. Il s'empare de Kachgar, puis en 1269, Baraq reconnaît sa suzeraineté. Il entre ensuite en guerre contre Abaqa, khan houlagide. Ce n'est que dans les années 1270 que reprend le conflit avec Kubilai[14].

Guerre de 1275-1277

En 1275, Kubilai envoie contre Qaïdu son quatrième fils, Nomoukan. Deux princes de la famille impériale[réf. nécessaire], mécontents, se rallient à Qaïdu, qui profite de la situation et marche sur Karakorum, en Mongolie (1277). Kubilai lui envoie alors son meilleur général, Bayan, qui réussit à battre la coalition des princes mongols révoltés avec une armée nombreuse, incluant des troupes auxiliaires chinoises et coréennes. Qaïdu se retire dans la région de l’Irtych.

Guerre de 1287

En 1287, Qaïdu forme à nouveau une coalition de princes mongols contre Kubilai. Il réunit le nestorien Nayan, descendant de Témugué-otchigin, Chinkour, petit-fils de Kassar et Kadaun, descendant de Katchioun, un autre frère de Gengis Khan. Les princes gengiskhanides menacent la Mongolie orientale et la Mandchourie tandis que Qaïdu, parti du Turkestan, marche sur Karakorum.

Kubilai envoie de nouveau Bayan, qui occupe Karakorum en attendant l'arrivée de Qaïdu. Yisutemur, petit-fils de Boortchou noïon part en Mandchourie avec une puissante armée, ravitaillée par une flotte chinoise par l’embouchure du fleuve Liao. La coalition de Mandchourie est difficilement vaincue. Nayan, fait prisonnier, est exécuté en 1288. Qaïdu doit renoncer à ses ambitions de restaurer le pouvoir de la branche d’Ögödei, mais réussit à garder sa position dans l’oulous de Djaghataï.

Points particuliers[modifier | modifier le code]

Marco Polo à la cour de Kubilai[modifier | modifier le code]

Frères Polo à la cour de Kubilai Khan. Livre des merveilles, BNF Fr2810, vers 1410-1412

À sa cour, Marco Polo est un fonctionnaire important.
Le récit que Marco Polo fit de sa découverte de la Chine et des territoires asiatiques gouvernés par Kubilai dans Le Devisement du monde, paru en 1298, apporte de nombreuses et véridiques informations sur l'organisation et la richesse de cet Empire. Kūbilaï Khān est le sujet, le centre et l'unité du livre.
On y trouve par exemple :

  • Une évaluation des recettes fiscales de la province de Hangzhou, ch. 152 (23 tonnes or annuellement pour le seul sel, chiffre exactement vérifié par les annales[15]).
  • L'histoire de l'assassinat du premier ministre en 1282, un des évènements les plus graves du règne de Kūbilaï.
  • Plusieurs chapitres décrivant l'économie : intervention sur le marché des grains (ch. 102) et fonds sociaux (ch. 98 et 103) ; appareil de production proche de l'industrie à Hangzhou (ch. 151) ; introduction du papier-monnaie, rendu obligatoire sous peine de mort (ch. 95)[16] ; bateaux et commerce naval (ch. 156, 157, 177).
  • La description des relais de chevaux, des routes et de la rapidité des transports (ch. 97 et 99).

L'écriture ’phags-pa[modifier | modifier le code]

Souhaitant s'initier au bouddhisme, Kubilai Khan demanda au prince mongol Godan de lui confier Drogön Chögyal Phagpa, un jeune lama tibétain âgé de 23 ans appartenant à l'école sakyapa du bouddhisme tibétain. En 1260, l'année où il devint le Khan des Mongols, Kubilai Khan nomme Chögyal Phagpa son Régent Impérial. Selon les Mongols actuels, Phagpa fut le premier à « inaugurer la théologie politique de la relation entre l'État et la religion dans le monde bouddhiste tibéto-mongol »[17],[18].

Avec le soutien de Kubilai Khan, Chögyal Phagpa s'est établi ainsi que son école en tant que pouvoir politique prééminent au Tibet. Kubilaï avait besoin d'une nouvelle écriture pour unifier l'écriture multilingue de l’Empire mongol. Il confia cette tache à Drogön Chögyal Phagpa. En réponse, Chögyal Phagpa a modifié l'écriture tibétaine traditionnelle et a créé une nouvelle série de caractères appelé l'écriture ’phags-pa qui a été finalisée en 1268. Kubilai Khan décida d'utiliser l’écriture Phagspa comme écriture officielle de l'empire, y compris lorsqu'il est devenu empereur de Chine en 1271, à la place des idéogrammes chinois[17]. L’écriture Phagspa fut utilisée pendant 110 ans et l’on pense qu’elle a influencé le développement de l'écriture coréenne moderne. L'écriture Phagspa est tombée en désuétude après l'effondrement de la dynastie Yuan en 1368[17],[18].

Épouses et descendance de Kubilai[modifier | modifier le code]

De Qoruqchin Khatun, fille de Qutuqu, chef Merkit :

  • Qoridai (cinquième fils)

De Chabui Khatun, fille de Anchen, chef Onggirat et frère de Börte, épouse principale de Gengis Khan ; morte vers 1282/1283:

  • Dorji (premier fils) ; mort jeune
  • Jimgim (second fils) (1243 - 1285) prince héritier ; reçut le nom posthume d'empereur Yuzong ; marié à Bairamakochi (Bolanyeqiechi), de la tribu des Onggirat ; puis marié à Kokëchin Khatun, fille de Bairam Egechi, + 1300; père de :
    • Prince Kammala (1263 - 1302) ; marié à Boyam Qielimish, de la tribu des Onggirat, dont Yesun Timur (empereur Taidingdi)
    • Prince Darmabala, fils de Kokëchin Khatun, (1264 - 1293) ; reçut le nom posthume d'empereur Shunzong ; marié à Daji, fille de Hundu Timur, de la tribu des Onggirat et petit-fils d'Anchen, un des frères de Börte, l'épouse de Gengis Khan ; morte en 1322, dont
      • Prince Amoga
      • Prince Qaishan (empereur Wuzong)
      • Prince Ayurbarvada (empereur Renzong)
      • Princesse Sengge Ragi, mariée Diaoabula, de la tribu des Onggirat, fils de Timur et de la princesse Nangjiazhen
    • Prince Timur Oljeit (empereur Chengzong), né de Kokëchin Khatun
    • Princesse Nange Bula, mariée Manzitai, fils de Nachen, chef Onggirat
    • Princesse Qutadmish, mariée Korguz, fils d'Aibuqa, chef Ongut
  • Mangqala (troisième fils) mort en 1278
  • Nomoghan (quatrième fils) mort vers 1292/1301

De Dörbechin khatun, de la tribu des Dorban :

  • Hügechi (sixième fils)
  • Oqruchi (septième fils)

De Bayaujin Khatun, fille de Boragchin de la tribu des Bayaut :

  • Toghan (onzième fils)

Tëgülun Khatun, fille de Tuolian, petit-fils d'Anchen, chef Onggirat

De Nambui Khatun, fille de Nachen, fils de Anchen, chef Onggirat ; titrée épouse principale en 1283 :

  • Tamachi (douzième fils)
  • Bekhchin Khatun

De Asuzhen Khatun, morte en 1281 :

  • Khudulu Qaimish (1258 - 1297), mariée 1274 Wang Sim (Ch'ungyo) roi de Corée

De Hüshijin, fille de Boroqul Noyan de la tribu des Ushin :

  • Ayachi (huitième fils)
  • Kököchü (neuvième fils)

De mères inconnues :

  • Qutluq Timur (dixième fils) (1263 - 1283)
  • Oljei, mariée à Olochin, chef Onggirat, fils de Nachen
  • Nangjiazhen, mariée à Olochin, chef Onggirat, fils de Nachen, mort en 1278 ; puis mariée à Timur, chef Onggirat, fils de Nachen ; puis mariée à Manzitai, chef Onggirat, fils de Nachen, mort en 1307
  • Wuluzhen, mariée Buhua, chef Ikire, fils de Tiemugan
  • Tuotuohi, mariée Tumandar, chef Oirat
  • Yurek, mariée à Aibuqa, fils de Boyaohe, chef Onggut

Postérité[modifier | modifier le code]

Kubla Khan, poème de Coleridge[modifier | modifier le code]

Kūbilaï Khān est le héros d'un célèbre poème de Coleridge intitulé Kubla Khan, qui commence ainsi :

« In Xanadu did Kubla Khan / A stately pleasure dome decree […]
À Xanadu, Kubla Khan fit ériger / Un majestueux dôme de plaisir »

— Kubla Khan sur la Wikisource anglophone

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En mongol (dont l'écriture est cyrillique), phonétiquement, /xubilaj/. Ecriture Kūbilaï Khān d'origine à préciser.
  2. (en) Morris Rossabi, Khubilai Khan : His Life and Times, Berkeley, University of California Press,‎ 1988, poche (ISBN 978-0-520-06740-0), p. 13
  3. chinois : 元世祖 忽必烈 ; pinyin : yuánshìzǔ hūbìliè
  4. Cf. page Goryeo : Dès les débuts de l'expansion mongole, le Goryeo souffre de ses raids. Tout d'abord ce sont les Khitans qui furent refoulés dans la péninsule. Les Jins (Empire de Chine) exigent ensuite un tribut. Une alliance est cependant nouée avec les Mongols, ce qui permet de chasser les Khitans de Corée. Un tribut doit ensuite être versé aux Mongols. Les Mongols envahissent le Goryeo en 1231, et le roi signe sa reddition en 1232 : un général représentant l'empereur mongol s'installe à Gaeseong. Le roi Choi Chungheon (최충헌, 崔忠獻) fuit sur l'île de Ganghwa la même année, exhortant tout le monde à la résistance armée. Une deuxième invasion est déclenchée par la mort du général mongol. En 1235, après une troisième invasion, des garnisons permanentes sont imposées. Les campagnes comme les villes sont mises à sac. Le roi résiste à Ganghwado, mais n'intervient pas. En 1254, 200 000 Coréens meurent lors de la quatrième invasion mongole. Le Tripitaka est détruit. Le roi refuse quant à lui de revenir sur le continent tant que les Mongols sont présents.
  5. Il existe une ville de Kaiping dans la province du Guangdong.
  6. Cf. site Chinadaily
  7. Shangdu est aujourd'hui un site archéologique, la ville ayant été détruite au XIVe siècle.
  8. Ögödei est le deuxième Grand Khan des Mongols, de 1227 à 1241.
  9. Ces deux paragraphes sont repris de la page Ariq Boqa. Ils demandent d'être précisés et vérifiés.
  10. Dadu, en chinois : 大都 (pinyin : dà dū)
  11. Khanbalik : 汗八里 (pinyin : hàn bā lǐ).
  12. Ce passage n'est absolument pas clair.
  13. Reprise de la page Goryeo, à améliorer.
  14. Les paragraphes suivants, repris de la page Qaïdu, demandent à être précisés et vérifiés.
  15. Entre 1281 et 1286 le Yuan sse (94/14) évalue l'impôt en sel à Hangzhou entre 218 000 et 450 000 yin, moyenne 339 521 yin valant 763 922 onces chinoises d'or (1 yin = 2 sacs = 2 x 9 onces d'argent / 8 = 2,25 onces d'or). M. Polo dit 5 600 000 saggio d'or, valant 933 333 onces vénitiennes (1 saggio = 1/6 once). En Chine l'once faisait 35 g, à Venise 25 g (12 dans la livre sottile, pour les précieux, de 301 g). Ce qui fait côté chinois une moyenne de 28,3 tonnes or, contre 23,3 tonnes or selon M. Polo. Son chiffre est 17 % inférieur à la moyenne chinoise. Même en faisant varier les paramètres de conversion, on ne sort pas de la fourchette des annales mongoles.
  16. Grâce à ce papier d'écorce « qui ne lui coûte rien… l'empereur achète tant chaque année que c'est sans fin son trésor… il a de cette façon tout le trésor de ses terres… la manière et la raison pourquoi il doit avoir et a plus de trésor que tous ceux du monde ».
  17. a, b et c Une histoire du Tibet : Conversations avec le Dalaï Lama, de Thomas Laird, Dalaï-Lama, Christophe Mercier, Plon, 2007, (ISBN 2-259-19891-0)
  18. a et b (en) F. W. Mote, Imperial China 900-1800. Harvard University Press, 1999, p. 501

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]