Empire mongol

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Empire mongol
Монголын Эзэнт Гүрэн (mn)

12061243/1294

Description de cette image, également commentée ci-après

Évolution de l'empire mongol

L'Empire mongol ou Empire turco-mongol, le plus grand empire continu ayant jamais existé, est fondé au début du XIIIe siècle par Gengis Khan, ses fils et petits-fils et leurs armées. Il couvrira à son apogée jusqu’à environ 33 millions de kilomètres carrés.

À son apogée, à la fin du XIIIe siècle, l'Empire mongol s'étend de la Méditerranée au Pacifique et de la Sibérie à l'Inde et à l'Indochine, mais n'inclut ni les États vassaux de Russie ni l'Indochine.

À partir de 1260, il se divise définitivement en quatre ulus (mongol ulus, uls : pays, région) :

L'empire éclate sous Kubilai Khan qui se concentre sur la Chine tandis que les branches rivales créent des Etats sur leurs ulus. Après la disparition de l'empire, le rêve de tous les dirigeants centre-asiatiques sera de reconstituer partie de l'empire mongol sans jamais pouvoir le réaliser, comme Tamerlan et son Empire timouride. D'autres reprendront le nom et revendiqueront une ascendance mongole, comme les grands Moghols de l'Inde du nord, qui étaient pourtant des souverains turciques et non mongols. Certaines principautés (khanats) maintiendront une continuité dynastique jusqu'en 1920.

Les conquêtes de Gengis Khan[modifier | modifier le code]

L'Eurasie vers 1200
Article détaillé : Gengis Khan.

Avant l’avènement de Gengis Khan, les différents peuples mongols se font régulièrement la guerre. Une première tentative d’unification échoue en 1161.

Les campagnes de Gengis Khan

Temüdjin, qui allait devenir Gengis Khan était un arrière-petit-fils de Qabul Khan, fils d’un chef du clan Bordjigin. Il est donc de bonne famille mais sa naissance ne le place pas d’emblée dans la classe des hauts dirigeants de la société mongole. On ne sait pas en quelle année se situe sa naissance : ce peut être 1155, 1162 ou 1167.

À la suite de l’assassinat de son père pour des raisons politiques, sa famille est exclue du clan et condamnée à mener une existence errante.

Temüdjin se rend auprès du puissant khan des Kereit, Toghril, ami de son père, et devient son vassal.

Entre 1187 et 1196, Gengis Khan est proclamé khan (c'est-à-dire roi). Il défait les Tayitchi'out, qui vivent au sud de l'actuelle Bouriatie, en Sibérie, puis les Tatars, ce qui lui permet de contrôler la Mongolie orientale. En 1203, il rompt avec Toghril, qui est tué. Les Kereit se rallient. L'année suivante, il soumet les Merkit et les Naimans, à l'ouest de l'actuelle Mongolie[1]. Dès lors, Gengis Khan contrôle presque tout le territoire mongol. En 1205, il commence la conquête du royaume Tangout des Xixia[2], qui résistent dans leurs villes fortifiées jusqu'en 1209. Une grande assemblée en 1206 (qurultay) le nomme khan universel (Tchingis Qaghan). L'année suivante, son fils aîné Djötchi soumet les Kirghiz tandis que les Ongüt de l’Ordos et les Karlouks de l’Ili se rallient spontanément à l’empire[3].

Les Ouïgours se rallient en 1209[1]. Ils sont à l'origine de l'écriture mongole. Cette même année, Gengis Khan achève la soumission du royaume des Xia Occidentaux[4], tremplin contre la Chine. Au printemps 1211, il lance l'assaut contre les Jin, une dynastie fondée en 1115 par les Jürchen, peuple apparenté aux Mandchous[5]. La ville de Pékin, capitale des Jin, est prise et pillée en 1215, mais le souverain Jin se réfugie à Kaifeng. Cette dynastie ne s'effondre définitivement qu'en 1234, sous l'action conjuguée des Mongols et des Chinois du Sud, qui se sont alors alliés.

En 1218, Gengis Khan se tourne vers l'ouest. Son général Djebé prend possession du Kara Khitaï[6]. En septembre 1219, Gengis Khan attaque l'empire turc à domination musulmane du Khwarezm, centré sur l'actuel Ouzbékistan[1]. Sa campagne, ponctuée par de terribles massacres, le conduit jusqu'au nord-ouest de l'Inde en 1222, mais ses troupes se retirent, gênées par le climat[7]. Un détachement de 10 000 hommes, conduit par Subötai et Djebé, s'aventure jusqu'en Russie (1221-1223). La conquête du Khwarezm s'achève en 1224 et Gengis Khan rentre en Mongolie au printemps 1225[1]. Il meurt en 1227 a Qingshui dans l'actuel Gansu au cours d'une campagne contre le royaume Xixia révolté. L'empire mongol contrôle alors une bande de terre de 2500 km (distance nord-sud) qui s’étend de la mer Caspienne à la mer de Chine méridionale.

L'armée[modifier | modifier le code]

Soldats mongols, miniature de l'Histoire du monde, de Rashid al-Din, 1305
Article détaillé : Armée mongole.

Quand Temüjin impose son autorité à l’ensemble des tribus mongoles il en fait, par l’adoption d’une nouvelle tactique, une redoutable puissance militaire. Il fonde l’ordre des darkhans (forgerons), chevaliers exemptés d’impôts et jouissant de l’impunité pour leurs neuf premiers délits. Il organise les Mongols selon le système décimal déjà en usage chez les Xiongnu, dont l’unité suprême est le tumen (dix régiments, soit 10 000 soldats). Il organise sa garde personnelle (kechiktens) et en porte l'effectif à 10 000 hommes.

L’armée de Gengis Khan, bien qu’elle ne soit pas particulièrement grande pour l’époque (95 chiliarchies, soit 95 000 hommes), se distingue par ses formidables cavaliers et ses habiles archers, par le contrôle et la discipline de ses chefs, et par la stratégie et la tactique militaires du khan lui-même.

À partir de 1211, devant les places fortes chinoises, les Mongols doivent faire l’apprentissage de la guerre de siège. Après 1219, les victoires face aux armées organisées du Khârezm s’expliquent par le démembrement féodal de ce dernier, ainsi que par la terreur qu’inspirent les envahisseurs auprès des populations. Pour prendre les villes, les Mongols utilisent les prisonniers. Ils contraignent les populations soumises à démolir les murs et à combler les fossés des forteresses. Ils les utilisent pour combler les fossés et les pièges creusés par les défenseurs ; ils les chassent devant les armes des Khârezmiens, jusqu’à ce que les corps tombés aient empli les fossés. Un autre stratagème consiste à habiller les prisonniers en vêtements mongols et de les contraindre à participer au siège des villes et des forteresses. Enfin, depuis les campagnes contre la Chine, l’armée mongole dispose de béliers et de catapultes[8].

L'organisation de l'empire[modifier | modifier le code]

De son vivant, Gengis Khan partage son empire entre ses quatre fils, Djötchi, Djaghataï, Ögödei et Tolui, qui administraient leurs provinces (oulous) en tant que gouverneurs du pouvoir central. Les grandes villes situées sur le territoire des oulous, comme Boukhara et Samarkand, sont gouvernées, par l’intermédiaire de gouverneurs spéciaux, directement par le grand khan. Les oulous sont administrés par des commandants de place (darougatchi) et leurs subordonnés (tamagatchi). Plus tard, ils assureront le pouvoir avec l'aide de l'aristocratie locale et des dignitaires religieux musulmans. Ils succéderont aux anciens propriétaires en partie chassés, en adoptant les rapports féodaux et en s’assimilant à la société des territoires conquis. Ils envoient régulièrement le tribut (la dîme des produits) à la cour du grand khan et veillent à l’unité de l’empire[1].

Les conquêtes amènent le dépeuplement de la Mongolie et ralentissent son évolution intérieure. Si l’activité des artisans ramenés d’Asie centrale contribue à l’essor de l’artisanat, le manque d’hommes, utilisés pour la guerre, ralentit le développement de la société. Dans les pays sédentaires conquis, les Mongols massacrent les populations et détruisent les canaux d’irrigation des cultures, dans le but de transformer en pâturages les terres cultivées du Turkestan et de Chine du Nord[1].

Les conquêtes des successeurs de Gengis Khan[modifier | modifier le code]

Les Mongols assiégeant une ville, XIIIe siècle

Durant les 30 années qui suivent, les trois successeurs de Gengis Khan sont des diplomates et des guerriers habiles. Ils complètent les conquêtes de la Chine, de l’Iran, de l’Irak, de la Syrie, de l’Anatolie et de l’Europe orientale.

Deux ans après la mort de Gengis Khan, en 1227, son troisième fils Ögödei lui succède. C'est sous son règne que se déroule la grande campagne d'Europe, entre 1236 et 1242. Les armées des principautés russes, puis polonaises et hongroises sont balayées, et les Mongols poussent jusqu'aux rives de l'Adriatique. A l'annonce de la mort d'Ögödei, les troupes mongoles se retirent, ce qui sauva vraisemblablement l'Europe. Mais leurs hordes ne cessent pas de razzier l'Europe centrale. En 1259, après avoir dévasté la Lituanie, 20 000 Mongols attaquent de nouveau la Pologne et la pillent ; le pape Alexandre IV projette une croisade contre eux. En 1265, attaque contre la Grèce ; la Thrace est dévastée ; l'empereur byzantin envoie des cadeaux et marie deux de ses filles à des khans. En 1271 et 1274, raids contre la Bulgarie. En 1275 et 1277, nouveau raid contre la Lituanie. En 1284, nouvelle invasion de la Hongrie, les villes de Transylvanie sont ravagées. En 1287, pillage de la Pologne, Cracovie est de nouveau dévastée. En 1293, attaque contre la Serbie, qui doit reconnaître la suzeraineté mongole. La Russie ne sera libérée du joug de la Horde d'or qu'en 1480 par Ivan III de Russie lors de la Grande halte sur la rivière Ougra.

Gengis Khan avait en 1203 pris Karakorum, la capitale du khan des Kereit, située à 320 km à l'ouest d'Oulan-Bator, Ögödei la fortifie en 1235 et elle reste la capitale mongole jusqu'en 1260, à l'avènement de Kubilaï qui déplace le centre de l'empire mongol au sud-est, en Mongolie intérieure, à Shangdu (près de l'actuelle Chao-naimen-sumu, 42°22-116°11).

Möngke est le dernier des Grands Khans à conserver la tradition nomade. Après lui, son successeur, Kubilai Khan, est absorbé par la civilisation chinoise, et les Ilkhans du Moyen-orient par la civilisation iranienne. Seule la Horde d'or sur la Volga, et les apanages sur le Turkestan (Qaidu) restent attachés aux traditions de la steppe, mais se sédentarisent également, en partie du moins. Pendant son règne, la féodalisation connaît un vif essor tant en Mongolie que sur les territoires conquis, où les chefs mongols succèdent aux seigneurs locaux qui deviennent leurs vassaux.

À la mort d'Ögödei en 1241, le pouvoir est détenu par son épouse, la régente Töregene. Güyük, fils de l'empereur défunt, accède au trône en 1246, mais meurt deux ans plus tard, sans doute empoisonné par un complot qui met au pouvoir la branche du plus jeune fils de Gengis Khan. En juillet 1251 Möngke devient Grand Khan des Mongols. Sous son règne la conquête mongole reprend en direction de l'Iran et de l'Irak, puis du Sichuan et du Tibet. Elle échoue cependant contre la Chine du Sud des Song. Son frère Hülegü est nommé vice-roi d'Iran (Il-khan) en 1253 et prend Bagdad le 10 février 1258, mettant un terme au Califat abbasside que les Türks Seljoukides maintenaient. Le calife Al-Musta'sim est exécuté.

En 1259, à la mort de Möngke, l’empire se scinde en quatre parties : la Chine des Yuan à l’est, le Djaghataï au centre, l’Ilkhan au sud-ouest (Iran, Irak et Syrie) et la Horde d'or au nord-ouest (Russie et Europe orientale). L'année suivante, l’empire mongol perd sa première bataille à Aïn Djalout, lorsque l’Égypte mamelouk s’empare de la Syrie devant une petite armée mongole de 15 000 hommes, le gros des troupes ayant été rappelé par Hülegü en vue de la succession de Möngke. Les quatre parties de l’empire ne coopèrent plus et entrent en conflit entre elles. Les seigneurs mongols s’assimilent aux sociétés locales, s’appuyant sur les seigneurs féodaux, le clergé musulman et les riches commerçants.

Les grands khans[modifier | modifier le code]

Kubilai Khan lors d'une partie de chasse
  1. Gengis Khan, premier dirigeant (Khan) mongol et empereur (Khagan) de l'Empire mongol de 1205 à 1227,
  2. Ögödei, troisième fils de Gengis Khan devient le 2e Khan de 1227 à 1241,
    sa veuve Töregene assume la régence jusqu’en 1246 et l'élection de leur fils Güyük.
  3. Güyük, fils d’Ögödei, 3e Khan de 1246 à 1248,
    sa veuve Oghul Qaïmich assume la régence jusqu'en 1251 et l'élection de Möngke.
  4. Möngke (ou Mangu Khan), fils aîné de Tolui, 4e Khan de 1251 à 1259,
  5. Kubilai Khan, quatrième fils de Tolui, 5e Khan de 1260 à 1279, il conquiert la Chine dont il devient empereur, instituant la Dynastie Yuan de 1279 à 1294[9].

L'apogée de l'empire[modifier | modifier le code]

L'empire mongol à son apogée en 1300. L'empire timuride en 1405

Kubilaï, un frère de Möngke, lui succède le 16 mai 1260, à l'issue d'un coup de force : les souverains se faisaient normalement élire lors d'une assemblée, le qurultay, mais Khubilaï ne convoque pratiquement aucun parent et se fait élire à Shangdu et non à Karakorum. Plusieurs des descendants de Genghis Khan contestent sa légitimité, mais il sait toujours s'imposer.

Son mérite est d'avoir achevé la conquête de la Chine. Dès son avènement il fait de Shangdu la capitale et adopte l'étiquette chinoise. Il fait rebâtir Pékin qui devint sa nouvelle capitale en 1272. En 1271, il prend un titre dynastique à la manière chinoise : celui des Yuan, mais ce n'est qu'après la reddition des Song du Sud, en février 1276, qu'il tient le sceau de l'empire de Chine. Quoique les Mongols restent toujours un corps étranger aux yeux des Chinois, pratiquant une politique de discrimination comme leurs prédécesseurs Khitan et Jurchen, Qubilaï fait de nombreuses avances aux Chinois et il peut finalement être regardé comme l'un des plus grands Fils du Ciel[10].

Sur une grande partie de l'Eurasie, après le temps de la guerre et de ses atrocités, était venu celui de la "paix mongole". C'est la sécurité des voies de communication qui permet à beaucoup d'hommes du Proche-Orient, et même d'Europe, de découvrir la Chine, notamment Marco Polo, des Génois, et les premiers missionnaires et évêques catholiques romains. Mais dans le même temps, Khubilaï envoie ses armées tenter de conquérir le sud-est asiatique, et dans l'Océan Indien jusqu'à Madagascar.

Sous Kubilaï l'empire mongol atteignit son apogée. Jamais empire ne fut si vaste. De la Turquie à la Corée en passant par l'Irak, le Koweït, les Émirats arabes, l'Iran et l'Afghanistan ; et du Vietnam jusqu'à l'Ukraine et à Moscou en passant par tous les Turkestan et toute la Sibérie, même jusqu'en Serbie, partout les peuples sont tributaires, paient l'impôt pour éviter les ravages de la guerre.

L'évolution des quatre régions de l'empire et la décadence[modifier | modifier le code]

Cependant, les campagnes maritime lancées par Kubilaï contre le Japon et contre Java sont des échecs, et toutes les tentatives des Ilkhans d'Iran contre la Syrie et l'Égypte des Mamelouks également. Bientôt aussi les peuples du sud-est asiatique secouent le joug : ainsi les Vietnamiens et les Birmans, tandis que les sultans de Delhi résistent à toutes les tentatives contre le Penjab, contre le Bengale, et en direction du Tamil Nadu.

D'autre part l'unité de l'empire se lézarde. Quoique formellement suzeraine, la dynastie Yuan qui règne en Chine voit les apanages mongols s'émanciper et bientôt s'affirmer indépendants : ainsi le khanat de Djaghataï (1227-1338) en Asie centrale, celui des Ilkhans (1259-1411) en Iran et en Afghanistan et celui de la Horde d'or (1243-1502) en Russie. Vers 1360, après la perte de l'Iran, de la Transoxiane et de la Chine, les Mongols ne contrôlent en Asie que la Mongolie et le Mogholistan.

La Chine et la Mongolie[modifier | modifier le code]

La Chine des Yuan en 1294
Article détaillé : Dynastie Yuan.

La Chine était un pays vassal de l'Empire mongol, tout comme la Mandchourie, la Corée, une partie du Xinjiang et maints états d'Asie du Sud-Est. En ce qui concerne le Tibet, le degré de vassalité par rapport à l'empire mongol reste très discuté : dans cette partie du monde, il existait une relation Maître spirituel-Protecteur pouvant s'appliquer entre individus mais aussi comme base de relation diplomatique entre États. Les documents d'époque, pris objectivement, montrent que la relation diplomatique entre le Tibet et l'empire mongol fut officiellement de ce type là (d'où l'instauration du bouddhisme tibétain comme religion d'État dans l'empire mongol après la visite du 3e dalaï-lama, Sonam Gyatso). Il y eut quelques contingents de l'armée mongole stationnés au Tibet mais dans un but de protection du gouvernement tibétain des dalaï-lamas.

En tout état de cause, la Chine n'est pas assimilable à l'empire mongol, elle n'en fut qu'une partie soumise. L'empire mongol n'est pas non plus assimilable à la Chine.

Après la mort de Kubilaï en 1294, les Yuan s'affaiblissent progressivement. Des révoltes se produisent et les Chinois finissent par chasser les Mongols. Le Grand Khan Toghan Temür, arrivé au pouvoir en 1333, doit quitter Pékin dans la nuit du 10 septembre 1368 et meurt sur la terre de ses ancêtres quatre ans plus tard.

Il est remplacé par Ming Hongwu, fondateur de la dynastie Ming. Ses tentatives pour restaurer la dynastie Yuan sont infructueuses, les Mongols retournèrent dans leur patrie et Karakorum redevint le centre politique de la Mongolie, qui était alors dans un état pitoyable. Les meilleurs de ses fils étaient partis à la conquête du monde et ce pays n'en avait que peu profité. Plus encore, il avait souffert des conflits entre princes rivaux.

L'empire des Ilkhans[modifier | modifier le code]

L'empire des Ilkhans (Iran, Irak et Syrie)
Article détaillé : Houlagides.

Après 1282, la pression musulmane est très forte dans l’État, les véritables mongols n'étant plus représentatifs des rênes du pouvoir, demeurant une véritable minorité.

À partir de 1317, l’État est plus musulman que mongol, en ce sens que malgré la présence de dirigeants mongols (ceux-ci demeurent païens), le véritable pouvoir est aux mains de dirigeants musulmans.

Sous Abu Saïd (1317-1336), le roi fainéant, la société et l’état se décomposent. Lorsqu’il meurt, en 1336, sans héritier direct, le pays sombre dans l’anarchie.

Le Djaghataï et l’Empire timuride[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Khanat de Djaghataï et Empire timuride.

Cet État est aussi à domination musulmane. Il est difficile à gouverner car instable : le nord est majoritairement nomade, païen et pauvre alors que le sud est surtout musulman, sédentaire et riche. En 1334, la Sogdiane (aujourd’hui l’Ouzbékistan) fait sécession. Pour la reconquérir, Tughluk Timur (en) se fait musulman et la reconquiert en 1360.

Son successeur, Timur le Boiteux – Tamerlan – sème la terreur de l’Inde à la Russie et à la Méditerranée et crée l’Empire timuride.

Il survit jusqu’en 1500 à l'arrivée des Ouzbeks qui le scindent en trois khanats : Kokand, Khiva, Boukhara. Les derniers descendants de Gengis Khan, les Djanides, règnent sur le khanat de Boukhara, qui est toléré par les puissances régionales voisines jusqu’en 1920 parce qu’il constitue une zone tampon bienvenue entre l’Inde, la Russie et l’Iran. En 1920, ce territoire est finalement conquis par la Russie et le dernier descendant de Gengis Khan tire enfin sa révérence.

La Horde d'or (Russie et Europe orientale)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Horde d'or.

Les Russes remportent une première victoire contre les Mongols en 1380 à la bataille de Koulikovo.

À partir de 1430, la Horde d’or commence à se morceler, avec la création du khanat de Crimée.

Chronologie de la Mongolie après l’empire[modifier | modifier le code]

Les successeurs de l'Empire mongol en 1500

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Histoire de la Mongolie, par László Lőrincz Publié par Akadémiai Kiadó, 1984 ISBN 963-05-3381-2, 9789630533812
  2. Genghis Khan & the Mongol Conquests 1190-1400, par Stephen R. Turnbull
  3. Genghis Khan, par Leo de Hartog Publié par Tauris Parke Paperbacks, 2004 ISBN 1-86064-972-6, 9781860649721
  4. Chinggis Qan and the Conquest of Eurasia, a Biography, par Doeke Eisma
  5. Genghis Khan : Life, Death, and Resurrection, par John Man Publié par Macmillan, 2007 ISBN 0-312-36624-8, 9780312366247
  6. Avant les grandes découvertes: une image de la terre au XIVe siècle : le voyage de Mandeville, par John Mandeville, Xavier Walter Publié par Alban, 1997 ISBN 2-911751-01-9, 9782911751011
  7. Mediaeval Researches from Eastern Asiatic Sources - Geography and History of Central and Western Asia from the 13th to the 17th Century, par E. Bretschneider Publié par READ BOOKS, 2008 ISBN 1-4437-2240-5, 9781443722407
  8. René Grousset, Le Conquérant du monde : Vie de Gengis-Khan, Albin Michel,‎ 1983, (version .pdf) 436 p. (présentation en ligne, lire en ligne)
  9. (en) Clifford Edmund Bosworth, The New Islamic Dynasties : A Chronological and Genealogical Manual, Edinburgh University Press,‎ 2004, 400 p. (ISBN 9780748621378, présentation en ligne), « The Mongol great Khans, descendants of Ögedey and Toluy, later The Yüan dynasty of China. », p. 246
  10. Grousset : « Des petits-fils de Gengis-khan c'était de beaucoup le plus remarquable. Homme d'État né, bon capitaine et politique avisé, il joignait aux solides qualités de sa race l'avantage de s'être rallié à la civilisation chinoise? Jamais Fils du Ciel ne prit son rôle plus à cœur. Son administration réparatrice pansa les maux d'un siècle de guerre? Son plus grand titre de gloire n'est peut-être pas d'avoir, le premier dans l'histoire, conquit la Chine entière, mais de l'avoir pacifiée ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la Mongolie, par László Lőrincz Publié par Akadémiai Kiadó, 1984 (ISBN 9630533812 et 9789630533812)
  • Jean-Paul Roux, Gengis Khan et l’Empire mongol, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard »,‎ 2002, 143 p. (ISBN 9782070765560, présentation en ligne)
  • René Grousset, L’empire des steppes, Attila, Gengis-Khan, Tamerlan, Paris, Payot,‎ 1938, quatrième édition, 1965, (.pdf) 669 p. (présentation en ligne, lire en ligne)
  • Constantin d'Ohsson, Histoire des Mongols, depuis Tchinguiz-Khan jusqu'à Timour Bey ou Tamerlan (4 volumes), vol. I, F. Muller,‎ 1852 (présentation en ligne, lire en ligne)
  • Constantin d'Ohsson, Histoire des Mongols, depuis Tchinguiz-Khan jusqu'à Timour Bey ou Tamerlan (4 volumes), vol. II, F. Muller,‎ 1852 (présentation en ligne, lire en ligne)
  • Constantin d'Ohsson, Histoire des Mongols, depuis Tchinguiz-Khan jusqu'à Timour Bey ou Tamerlan (4 volumes), vol. III, F. Muller,‎ 1852 (présentation en ligne, lire en ligne)
  • Constantin d'Ohsson, Histoire des Mongols, depuis Tchinguiz-Khan jusqu'à Timour Bey ou Tamerlan (4 volumes), vol. IV, F. Muller,‎ 1852 (présentation en ligne, lire en ligne)
  • Le Loup Bleu, par Inoue Yasushi Publié par Picquier Poche, 1960, 1990-1994 pour la traduction française et 2002 pour la dernière édition

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

Filmographie sur Gengis Khan et l'Empire mongol :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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