Église Saint-Vincent-de-Paul (Paris)

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Église Saint-Vincent-de-Paul
Image illustrative de l'article Église Saint-Vincent-de-Paul (Paris)
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction 1824
Fin des travaux 1844
Style dominant néoclassique
Protection  Inscrit MH (1944)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Commune Paris
Coordonnées 48° 52′ 43.7″ N 2° 21′ 06.6″ E / 48.878806, 2.351833 ()48° 52′ 43.7″ Nord 2° 21′ 06.6″ Est / 48.878806, 2.351833 ()  

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Église Saint-Vincent-de-Paul

L'église Saint-Vincent-de-Paul à Paris, située dans le Xe arrondissement, est dédiée à saint Vincent de Paul. Elle domine le quartier construit au XIXe siècle sur l'emplacement de l'ancien enclos Saint-Lazare, où était située la maison saint Lazare, occupée par Saint Vincent de Paul et la Congrégation de la Mission de 1632 à 1793, et où il a vécu et œuvré.

Elle est inscrite monument historique depuis le [1].

Construction de l'église[modifier | modifier le code]

Calvaire du maître-autel de Rude

Les plans de l'église et sa construction furent initialement confiés à Jean-Baptiste Lepère, architecte de renom de l'époque. La première pierre fut posée en août 1824 en présence du préfet de la Seine Gaspard de Chabrol et de l'archevêque de Paris Mgr de Quélen. Les travaux furent menés avec une certaine lenteur puis ponctuellement abandonnés, un manque de crédit puis surtout la révolution de 1830 retardant le projet... C'est donc son gendre, Jacques Hittorff, qui la poursuivit en 1831 jusqu'en 1844 où elle fut livrée au culte le 25 octobre. Il modifia énormément le projet initial (les premiers projets de l'église ne faisaient état que d'un seul clocher), ouvrant la place Franz-Liszt sur l'église. La place devenait ainsi une sorte de parvis pour celle-ci. Il ajouta de plus un système de rampes, aménagé aujourd'hui en jardins, destiné à faciliter l'accès des calèches.

De plan basilical, elle évoque toutes les grandes réalisations de l'architecture religieuse sans en copier aucune. Au-dessus du portique, emprunté aux temples grecs, le fronton sculpté par Charles-François Lebœuf-Nanteuil a pour sujet L'Apothéose de saint Vincent-de-Paul - le saint est glorifié, entouré de figures symbolisant son action : un missionnaire, un galérien, des Filles de la Charité se dévouant à des enfants ou à des malades. À l'intérieur, la frise peinte de 1848 à 1853 par Hippolyte Flandrin autour de la nef, entre les deux étages de colonnes, représente cent soixante saints et saintes s'avançant vers le sanctuaire. Le plafond de la nef a été réalisé par le sculpteur Luglien François Badou. Le décor de la chapelle de la Vierge, au chevet, une adjonction postérieure, est de William Bouguereau (1885-1889). Le calvaire du maître-autel est de François Rude. L'église est également un manifeste de l'utilisation de la fonte ornementale voulue par Hittorff, réalisée par la fonderie Calla : grilles, fonts baptismaux, bénitier, porte monumentale sculptée par Jean-Baptiste Farochon, sur les instructions d'Hittorff.

Défenseur d'une architecture polychrome, Hittorff projetait de faire couvrir une grande partie de la façade, derrière la colonnade, de plaques de lave émaillée peintes par Pierre-Jules Jollivet. Toutefois, la nudité de certains personnages[2] provoqua un tel scandale qu'on dut ôter les plaques installées dès 1861. Une plaque de lave a été remise en place en octobre 2009, et deux furent accrochées à l'intérieur de l'église[3]. L'ensemble des sept plaques a finalement été restauré puis remis en place sur la façade et inauguré le , conformément à la composition originale conçue par Jacques Hittorff[4],[5].

Cette église a souffert de la Commune, ses clochetons reçurent sept obus et son perron, plus de vingt, tous tirés du Père-Lachaise.

Les orgues[modifier | modifier le code]

L'église possède deux orgues : le grand-orgue et l'orgue d'accompagnement.

Le grand orgue[modifier | modifier le code]

Il a été réalisé en 1852 par Aristide Cavaillé-Coll, l'un des plus célèbres facteurs d'orgue français de la période et dont le square situé devant l'église porte le nom. À l'origine, l'orgue comportait 47 jeux répartis sur 3 claviers et 2 669 tuyaux.

Restauré et augmenté par la firme Danion-Gonzalez en 1970, l'orgue comporte actuellement :

Le grand-orgue

Les titulaires[modifier | modifier le code]

Les titulaires en furent parfois connus ; parmi eux :

L'orgue de chœur[modifier | modifier le code]

Installé par Cavaillé-Coll en 1858, l'instrument de 22 jeux comporte 2 claviers de 54 et 42 notes, et un pédalier de 30 notes. Les transmissions sont mécaniques.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Cette église apparait plusieurs fois dans Zazie dans le métro (1960), film réalisé par Louis Malle. Les protagonistes passent plusieurs fois devant et la confondent alternativement avec L'église de la Madeleine, le Panthéon, la Sainte-Chapelle et d'autres monuments parisiens. De nombreuses scènes du film sont tournées dans le square adjacent, et dans la rue Bossuet.

On la voit également pendant quelques secondes dans le film Rire et Châtiment réalisé par Isabelle Doval avec José Garcia dans le rôle principal.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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