Trébeurden

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Trébeurden
La plage
La plage
Blason de Trébeurden
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Perros-Guirec
Intercommunalité Lannion-Trégor Agglomération
Maire
Mandat
Michel Lissillour
2008-2014
Code postal 22560
Code commune 22343
Démographie
Gentilé Trébeurdinais, Trébeurdinaise
Population
municipale
3 742 hab. (2007[1])
Densité 279 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 13″ N 3° 34′ 01″ W / 48.770277778, -3.56694444448° 46′ 13″ Nord
       3° 34′ 01″ Ouest
/ 48.770277778, -3.566944444
  
Altitude 68 m (min. : 0 m) (max. : 104 m)
Superficie 13,4 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la Ville de Trébeurden

Trébeurden [tʁebœʁdɛ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Sommaire

Géographie [modifier]

Situation [modifier]

Trébeurden est située au nord des Côtes-d'Armor, sur la côte de granite rose. La ville est distante de 180 km de Rennes et 110 km de Brest.

Relief [modifier]

Histoire géologique [modifier]

Climat [modifier]

Hydrographie [modifier]

Faune et flore [modifier]

Hameaux, lieux-dits [modifier]

La commune de Trébeurden est formée des villages : Run-ar-Guern, Dibidolo, le Bris, Keralegant, Roc'h-Crénan, Rugoulouern, Kerbellen, Trovern-Bras, Kerellec, Lucas-Guillou, Trovern-Bihan, Bonne-Nouvelle, le Christ, Kergam, Gaffric, Guiller, Coz-Forn, Kerglée, Kerario-Jacob, le Creic, Keroult, Lez-Leino-Huellan, Pen-Lan, Kernevez, Keravel, Quinio, Kerdonic, Crec'h-an-Forn.

Histoire [modifier]

Trébeurden (Tréberden) signifie littéralement "trêve des petits hommes", à moins que Trébeurden tire son nom de "treb" (village) suivi du nom d'un saint gallois(Preden ou Prydein). Trébeurden (Tréberden) est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pleumeur-Bodou. La fondation de l'agglomération de Trébeurden, d'après les documents les plus anciens que l'on puisse trouver, doit remonter au début du XIème siècle. La paroisse de Trébeurden (ancien diocèse de Tréguier) est citée comme paroisse dans une charte de l'abbaye de Bégard en 1268 (Archives des Cotes d'Armor). Aucune trace ne subsiste du prieuré relevant de l'abbaye de Bégard et établi en Penlan en 1243. Dès le XIVème siècle, Trébeurden est mentionné comme port de pêche.

Préhistoire [modifier]

Les premières traces d'occupation remontent à environ 20 000 av. J.-C. (outils en silex). Vers 10 000 av. J.-C., des variations climatiques donnent à la côte un rivage très découpé, parsemé de chaos granitiques comme le Castel. Au cours du Mésolithique (10 000 - 5 000 av. J.-C.), le climat tend à se réchauffer : la faune et la flore se transforment et créent des paysages nouveaux. La côte, comme l'indique la découverte de microlithes sur l'île Milliau, semble se peupler peu à peu. Au Néolithique (5 000 - 2 000 av. J.-C.), les hommes deviennent sédentaires, construisent des villages, commencent à pratiquer l'agriculture, et dressent ce que l'on appelle des menhirs (pierres dressées) et des dolmens (tables de pierres) encore nombreux dans la région.

L'époque romaine [modifier]

L'élite gauloise va jusqu'à adopter l'organisation socio-administrative romaine (coutumes, culture, religion...). L'axe de circulation reliant Trébeurden à Pleumeur-Bodou est créé. De nouveaux matériaux de construction, comme la tuile ou le ciment, vont être employés. Dès le IIIe siècle les incursions des pirates saxons se font de plus en plus fréquentes, facilitées par la décadence de l'Empire romain qui ne protège plus efficacement sa périphérie ; des paysans pressurés, révoltés, quitteront la région.

Les migrations bretonnes [modifier]

Article détaillé : Émigration bretonne en Armorique.

La contrée connaît une vague de migrations bretonnes, du IIIe siècle au VIIIe siècle. De nombreux Gallois débarquent sur nos côtes, et y introduisent le christianisme. Leur présence suscite un impact important dans la région : les noms de Trébeurden et Milliau ont pour origine Preden et Meilaw, noms de deux moines gallois.

La féodalité [modifier]

L'Église séculière se réorganise. La grande paroisse de Pleumeur accorde à Trébeurden son autonomie. Certains ordres monastiques nouveaux, dont la notoriété était croissante, exercent leur influence sur Trébeurden (comme l'Ordre du Temple, ou encore les Cisterciens qui fondent en 1130 l'abbaye de Bégard). Les moines de Bégard furent les principaux seigneurs de Trébeurden.

Le lieu-dit Tachen-en-Hospital et la chapelle du Christ semblent révéler la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Une charte antidatée mentionne l'existence d'une propriété templière à Trépardan (nom proche de Trèv-Préden ou trève de Saint-Préden). Une enquête de 1628 (suite à une plainte de Gilles de Borgne, seigneur de Kerario et principal vassal de l'Abbé et des religieux de Penlan, contre François de Coskaer, seigneur de Barach en Louannec, de Keruzec en Pleumeur-Bodou et de Rosambo en Lanvellec) stipule que dans l'ancien sanctuaire du XIVème siècle, situé au Christ, il n'y avait pas le moindre blason et le procureur du Roi en tirait la conclusion que seul le roi devait être considéré comme le véritable fondateur de la chapelle (il y a lieu de mentionner que quand les biens des Templiers n'avaient pas été dévolus aux Hospitaliers, le Roi en demeurait propriétaire).

Trébeurden avait pour maisons nobles: Kaëraziou (Keraziou), Tranguern (Traonvern), Lesleinou, Keravel, Kerglezrec fondue dans Villeneuve-Crézolles, Miléau, Penlan (qui fut donnée à l'abbaye de Bégard), Mesanhay, Caric, Le Borgne, Clisson, Saliou, Goasbriant.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Trébeurden (il y avait 7 nobles en 1426) :

Olivier CARRIC (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; Pierre LE BOSEC (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une pertuisane ; Yvon HALEGOET (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; Pierre LE MIGNOT (35 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; Yvon LORANCE (10 livres de revenu) : porteur d'une jacques et comparaît armé d'une pertuisane ; Alain MENOU (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une pertuisane ;

La Révolution [modifier]

L'ancienne société et la Royauté s'effondrent pour laisser place à la République. Jean-Claude Coquart, recteur de Trébeurden, refuse de prêter serment à la Constitution et s'exile à Jersey. Avec la Révolution française, les réquisitions et les pillages furent fréquents et de nombreux biens appartenant aux seigneuries furent vendus.

L'ancienne paroisse de Trébeurden faisait partie de l'évêché de Tréguier. Elle dépendait de la subdélégation et du ressort de Lannion. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Trébeurden dépendait du doyenné de Perros-Guirec. Trébeurden élit sa première municipalité en 1790.

Les XIXe et XXe siècles [modifier]

Une école publique est créée en 1830. En 1920, les religieuses en ouvrent une deuxième, réservée aux jeunes filles. De nouvelles routes et moyens de communication établis entre les différentes villes de la région vont permettre aux habitants des terres de se rendre sur la côte de plus en plus souvent. Des hôtels sont construits, et l'arrivée des chemins de fer à Lannion en 1887 favorise la venue du tourisme sur les côtes.

Le 14 février 1838, le recteur de Trébeurden, Le Luyer, sauva d'une mort certaine plus de 200 personnes occupées à la récolte du goémon et qui, en raison d'une longue et terrible tempête, s'étaient réfugiés, transis de froid sur l'îlot de Molène ; sur un frêle esquif, accompagné seulement d'un vieux marin, il porta des vivres et des vêtements et donna aux personnes réfugiées sur l'îlot l'appui de sa présence et l'exemple de son courage. Il reçut pour cette raison la Légion d'honneur le 21 août 1838[2].

Trébeurden est classée comme station touristique depuis le 13 juin 1921.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1993 Alain Guennec PS  
septembre 1993 1995 Pierre Jagoret PS  
juin 1995 en cours Michel Lissillour Divers droite  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Commune limitrophe à :

Ville jumelée avec :

Lieux et monuments [modifier]

Le Castel [modifier]

Le père Trébeurde

Presqu'île rocheuse située entre le port et la plage de Tresmeur. Kastell signifie "Château" en breton, mais dans le cas présent, ce mot désigne un promontoire rocheux donnant sur la mer. Sur le chemin qui en fait le tour, il est possible de voir le "Père Trébeurden", un rocher en forme de visage vu de profil. Après une longue période d'écriture phonétique à la française, les panneaux indiquant ce lieu emploient maintenant l'écriture bretonne ("Kastell").

L'île Molène [modifier]

L'île Molène est la propriété du Conservatoire du littoral depuis 1991. Elle est longue de 300 mètres pour 100 mètres de large et est situé à 2 miles des côtes (3 kilomètres).

L'île Milliau [modifier]

Article détaillé : Île Milliau.

La pointe de Bihit [modifier]

La pointe de Bihit (prononcer toutes les lettres), orientée sud-ouest. De cette pointe, on aperçoit la baie de Lannion, Locquirec et par beau temps, la côte nord du Finistère jusqu'à Roscoff et l'île de Batz.

Le marais du Quellen [modifier]

Le marais du Quellen est situé derrière les dunes de Goaz-Trez. Il sert de refuge à de nombreux oiseaux d'eau (foulques, sarcelles, fauvettes des marais)[3].

Les menhirs [modifier]

Il reste une dizaine de menhirs à Trébeurden. Certains furent abattus et réemployés, d'autres furent détruits par le père Maunoir, grand prédicateur du XVIIe siècle. Deux sont encore visibles :

  • Le menhir de Toënno [4] en bordure de l'anse de Toënno.
  • Le menhir de Bonne-Nouvelle [5]) qui atteint 3,7 mètres de hauteur.

Les allées couvertes [modifier]

Allée couverte de l'île Milliau

Les allées couvertes, alignements de plusieurs dolmens contigus, sont au nombre de trois à Trébeurden :

Les grèves [modifier]

Trébeurden possède plusieurs lieux découverts à marée basse où l'on peut pratiquer la pêche à pied de crustacés et de mollusques : moules, coques, bigorneaux, palourdes, praires, etc. Cette pêche est libre mais fortement réglementée[7] (quantités ramassées, taille minimale des prises, etc.). Principales grèves :

  • Goas Treiz
  • Toëno

Patrimoine civil [modifier]

Économie [modifier]

Tourisme [modifier]

la plage de Tresmeur, le port, depuis la pointe de Bihit
Au premier plan, la plage de Tresmeur à marée basse en décembre 2011

Trébeurden est une station balnéaire, située au cœur de la Côte de granit rose, au fort potentiel touristique. Le 13 juin 1921, la commune est érigée en station touristique et son Syndicat d'initiative est fondé en 1929 par des hôteliers de la commune.

Principales plages :

  • Tresmeur (la "grande plage" en breton), au sable blanc et fin. C'est la plage la plus fréquentée de la commune.
  • Pors Termen. Plage proche du port, appréciée des touristes et des Trébeurdinais pour le magnifique panorama qu'elle offre sur le port, le Kastell, l'île Millau et l'île Molène.
  • Pors Mabo. Cette plage de sable fin a la particularité d'être exposée plein sud, caractéristique assez rare en Bretagne nord.
  • Goas Trez. Grande plage au nord-ouest de la commune, moins prisée pour les bains de soleil car le sable y est plus grossier.

Événements [modifier]

  • Le marché de Trébeurden a lieu tous les mardis sur la Place des Îles
  • Les Mercredis du Castel et autres fêtes (14 juillet, etc.) sur la plage en été
  • Tournoi de tennis estival à Lan Kerellec
  • Activités sportives et culturelles dans le cadre de Cap Armor tous les étés.

Notes et Références [modifier]

  1. populations légales 2007 sur le site de l’INSEE
  2. Mauriès, Recherches historiques et littéraires sur l'usage de certaines algues, "Bulletin de la Société académique de Brest", 1874, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2075488/f51.image.r=Molene.langFR
  3. Les marais du Quellen
  4. Menhir de Toênno
  5. Menhir de Bonne-Nouvelle
  6. Allée couverte de Prajou-Menhir
  7. Renseignements à la mairie.

Voir aussi [modifier]

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Bibliographie [modifier]

  • J. L'Helgouach, L'allée couverte de Prajou en Trébeurden, Annales de Bretagne, no 64, 1, 1957, p. 1-8
  • Jacques Roignant, 1850-1950 : un siècle de navigation au cabotage en Bretagne (Les "Donat", capitaines-armateurs de Trébeurden et de Sainte-Marine)
  • Léon Warenghem, "En Bretagne : Trébeurden, ses îles, ses grèves, son climat, ses légendes (Éd.1899)"

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]