Marie-Christine Arnautu

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Marie-Christine Arnautu
Image illustrative de l'article Marie-Christine Arnautu
Fonctions
Députée européenne
En fonction depuis le 1er juillet 2014
Élection 25 mai 2014
Législature 8e
Vice-présidente du Front national
En fonction depuis le 16 janvier 2011
En tandem avec Alain Jamet
Louis Aliot
Florian Philippot
Jean-François Jalkh
Conseillère régionale d'Île-de-France
20 mars 199821 mars 2010
Élection 15 mars 1998
Réélection 28 mars 2004
Biographie
Date de naissance 19 octobre 1952 (61 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Front national
Profession Cadre commerciale

Marie-Christine Arnautu, née le 19 octobre 1952 à Paris, est une femme politique française, vice-présidente du Front national (FN) chargée des affaires sociales depuis 2011.  

Conseillère régionale d'Île-de-France de 1998 à 2010, elle est candidate aux élections municipales de Nice en 2014 et obtient 21,1% des voix au deuxième tour[1]. La même année, elle devient députée européenne de la circonscription Sud Est[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et vie privée[modifier | modifier le code]

Son père, Alexandre Arnautu, est né en 1923 dans le village de Pirdop[Lequel ?], en Bulgarie, d’une famille arnaute originaire de Macédoine grecque[3]. Opposant au régime communiste, il se réfugie en France[4]. Sa mère Georgette, d'origine italienne, est née en 1920 à Avon en Seine-et-Marne. Ses parents ont été naturalisés français par décret en date du 25 octobre 1957[5],[3].

Marie-Christine Arnautu est divorcée et mère de trois enfants dont une fille polyhandicapée dont Jean-Marie Le Pen est le parrain[6],[7]. Elle a pour compagnon Philippe Chevrier, secrétaire départemental du Front national des Yvelines[8].

Parcours au Front national et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Étudiante en droit à l'université Paris II-Assas, elle fait la connaissance en 1973 de Jean-Marie Le Pen au cours d'un dîner organisé par la « Corpo »[4]. Elle travaille par la suite à la Serp[4], la société d’éditions phonographiques créée par ce dernier. Elle devient une amie intime de Jean-Marie Le Pen[9], et connait Marine Le Pen depuis son enfance[4]. Plus tard, elle entre chez Air France où elle deviendra cadre commerciale[4] jusqu'à sa démission fin 2011, intervenue pour se consacrer à la campagne présidentielle de Marine Le Pen[10]. En avril 2013, le quotidien Nice-Matin indique qu'elle est à la retraite[11].

De 1986 à 1988, elle est assistante parlementaire du député Jean-Pierre Stirbois[4]. Elle adhère au Front national (FN) en juillet 1987[6]. En 1995, avec trois autres militantes du FN dont Huguette Fatna, elle figure dans une vidéo promotionnelle de Jean-Marie Le Pen pour l'élection présidentielle, dans laquelle on la voit interroger le président du Front national sur son programme[12].

Membre du bureau politique du Front national depuis 2003, elle est nommée vice-présidente chargée des affaires sociales et membre du bureaux exécutif à l'issue du congrès de Tours de janvier 2011[13],[14]. Lors de ce congrès, qui voit l'élection de Marine Le Pen à la présidence du parti, que Marie-Christine Arnautu a soutenu face à Bruno Gollnisch[15], elle arrive en sixième position du vote des adhérents à l'élection du comité central du parti[13].

Dans le cadre de la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2012, elle est l'une des porte-parole de la candidate, sa conseillère politique à la famille, au handicap et aux affaires sociales, la secrétaire générale de son comité de soutien, et l'un des membres de son bureau exécutif de campagne[10],[16].

Fin 2012 et début 2013, elle fait partie des cadres du Front national qui prennent part aux manifestations contre le mariage entre personnes de même sexe[17]. Le 18 novembre 2012, elle défile avec Bruno Gollnisch dans la manifestation organisée par Civitas avec laquelle Marine Le Pen a pris ses distances[18]. De janvier à mai 2013, elle retranscrit le texte écrit à la main par Jean-Marie Le Pen en 1975, qui raconte sa vie jusqu'à la guerre d'Algérie et qui devrait constituer la première partie de son autobiographie[9].

Élections et mandats[modifier | modifier le code]

De 1989 à 1995, elle est conseillère municipale de Vitrolles[4].

Aux élections régionales de 1998, elle figure en deuxième position derrière Jean-François Jalkh sur la liste du Front national en Seine-et-Marne[19]. Cette liste recueillant 19,71 % des votes soit quatre élus, elle fait son entrée au conseil régional d'Île-de-France[19]. Aux élections régionales de 2004, elle figure à nouveau en deuxième position derrière Jean-François Jalkh en Seine-et-Marne[20]. La liste, menée au niveau régional par Marine Le Pen, réunit 16,80 % dans le département, soit trois élus[21]. Marie-Christine Arnautu est ainsi réélue. À partir de février 2009, après le départ de Marine Le Pen (qui a décidé de s'implanter dans le Pas-de-Calais) de la présidence du groupe FN au conseil régional, Marie-Christine Arnautu en prend la tête jusqu'à la fin du mandat en 2010[22]. À l'élection régionale de 2010 en Île-de-France, elle est tête de liste Front national. Obtenant 9,29 % des suffrages exprimés au niveau régional au premier tour, elle échoue de peu à se qualifier pour le second tour[23].

Aux élections législatives, elle se présente à quatre reprises de 1997 à 2012 dans la sixième circonscription de Seine-et-Marne. En 1997, elle y recueille 21,60 % des voix au premier tour derrière le candidat RPR Jean-François Copé (28,72 %) et la candidate de la Gauche plurielle Nicole Bricq (22,79 %) ce qui lui permet de se qualifier au second tour[24]. Son maintien dans cette « triangulaire » du second tour, où elle rassemble 15,18 % des suffrages, provoque d'après les observateurs politiques, la perte du siège détenu par Jean-François Copé (40,73 %) au profit de Nicole Bricq (44,09 %)[24],[4]. Par la suite, elle ne parvient plus à se qualifier pour le second tour. Elle arrive troisième en 2002 avec 15,75 % des voix[25], cinquième en 2007 avec 5,62 % (Jean-François Copé est élu au premier tour)[26], troisième en 2012 avec 15,90 %[27].

Aux élections cantonales de 2011, elle se présente dans le canton de Meaux-Nord. En réalisant un score de 22,49 % au premier tour, elle se place derrière le conseiller général UMP sortant Olivier Morin (35,66 %) et devance de justesse le candidat socialiste Gérard Chomont (22,09 %) qui est éliminé[28]. Lors du duel du second tour, elle est battue avec 35,52 %[28].

Le 25 juin 2013, soutenue par Jean-Marie Le Pen, elle est investie par le Front national comme tête de liste pour l'élection municipale de Nice de 2014, devançant de peu le candidat qui avait initialement les faveurs de Marine Le Pen[29],[30]. Elle obtient 21,10 % des voix au second tour et est alors élue au conseillère municipale, ainsi que six autres personnes de sa liste[31].

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

  • 1989 - 18 juin 1995 : conseillère municipale de Vitrolles
  • 20 mars 1998 - 28 mars 2004 : conseillère régionale d'Île-de-France
    • Membre de la commission permanente, membre de la commission des Affaires sociales
  • 28 mars 2004 - 21 mars 2010 : conseillère régionale d'Île-de-France
    • Membre de la commission permanente, membre de la commission des Affaires sociales
    • Présidente du groupe Front national à partir de février 2009

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans le roman uchronique de Frédéric Deslauriers (2011), Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, où Marine Le Pen gagne l’élection présidentielle de 2012, Marie-Christine Arnautu devient ministre de la Santé[32].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://resultats-elections.bfmtv.com/election-municipale-nice-06100
  2. http://www.laprovence.com/article/actualites/2893761/europeennes-dans-le-sud-est-la-razzia-le-pen.html
  3. a et b Marie-Christine Arnautu, « L'identité nationale de Marie-Christine Arnautu », sur http://www.nationspresse.info/,‎ 24 novembre 2009 (consulté le 30 juin 2013)
  4. a, b, c, d, e, f, g et h « FN : v'là la vieille garde ! », Le Nouvel Observateur,‎ juin 2012 (lire en ligne)
  5. Journal officiel de la République française du 5 novembre 1957.
  6. a et b « Marie-Christine Arnautu », sur http://www.frontnational.com/, Front national (consulté le 30 juin 2013)
  7. « Marine Le Pen », sur http://www.lalettrea.fr/, La Lettre A (consulté le 1er juillet 2013)
  8. Claire Checcaglini, Bienvenue au Front !, Jacob Duvernet, 2012 (ISBN 978-2847243840), p. 188
  9. a et b Denis Tugdual, « Jean-Marie Le Pen s'attaque enfin à ses Mémoires », L'Express,‎ 11 mai 2013 (lire en ligne)
  10. a et b « Marie-Christine Arnautu », sur http://www.franceinter.fr/, France Inter,‎ 2012 (consulté le 30 juin 2013)
  11. « Marie-Christine Arnautu candidate du FN aux élections municipales à Nice ? », sur http://www.nicematin.com/, Nice-Matin,‎ 7 avril 2013 (consulté le 30 juin 2013)
  12. CSACampagne électorale officielle du candidat Jean-Marie Le Pen pour le premier tour de l'élection présidentielle de 1995Ina.
  13. a et b Laurent de Boissieu, « Chronologie du Front national », sur http://www.france-politique.fr/, Laurent de Boissieu (consulté le 1er juillet 2013)
  14. AFP, « Gollnisch refuse le poste de vice-président du Front national », sur http://www.liberation.fr/, Libération,‎ 16 janvier 2011 (consulté le 1er juillet 2013)
  15. Plana Radenovic, « Marine Le Pen vs Bruno Gollnisch », sur http://www.europe1.fr/, Europe 1,‎ 14 janvier 2011 (consulté le 30 juin 2013)
  16. Présentation de l'équipe de campagne présidentielle, conférence de presse de Marine Le Pen, Nanterre, 6 octobre 2011.
  17. Chine Labbé, Gérard Bon (Reuters), « Démonstration de force des anti-mariage gay à Paris », sur http://www.lepoint.fr/, Le Point,‎ 13 janvier 2013 (consulté le 30 juin 2013)
  18. « Mariage gay : Le Pen prend ses distances avec Civitas », sur http://www.lexpress.fr/, L'Express,‎ 19 novembre 2012 (consulté le 30 juin 2013)
  19. a et b « Régionales 1998. Résultats. Île-de-France », sur http://www.liberation.fr/, Libération,‎ 17 mars 1998 (consulté le 30 juin 2013)
  20. « Résultats des élections régionales 2004 - Candidats aux élections régionales - Liste Front national pour l'Île-de-France conduite par Marine Le Pen », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 30 juin 2013)
  21. « Résultats des élections régionales 2004 - Île-de-France - Seine-et-Marne », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 30 juin 2013)
  22. AFP, « Marine Le Pen a quitté la présidence du groupe FN à la région IDF », sur http://www.lepoint.fr/, Le Point,‎ 10 février 2009 (consulté le 30 juin 2013)
  23. « Résultats des élections régionales 2010 - Île-de-France - Seine-et-Marne », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 30 juin 2013)
  24. a et b « Résultats électoraux en France », sur http://cdsp.sciences-po.fr/, Centre de données socio-politiques, Sciences-Po (consulté le 30 juin 2013)
  25. « Résultats des élections législatives 2002 - Seine-et-Marne - 6e circonscription », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 30 juin 2013)
  26. « Résultats des élections législatives 2007 - Seine-et-Marne - 6e circonscription », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 30 juin 2013)
  27. « Résultats des élections législatives 2012 - Seine-et-Marne - 6e circonscription », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 30 juin 2013)
  28. a et b « Résultats des élections cantonales 2011 - Seine-et-Marne - Meaux-Nord », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 2 juillet 2013)
  29. « Marie-Christine Arnautu candidate du FN aux Municipales 2014 à Nice », sur www.nicematin.com, Nice-Matin,‎ 25 juin 2013 (consulté le 26 juin 2013)
  30. Abel Mestre, « Municipales : Jean-Marie Le Pen impose une de ses proches à Nice », Le Monde,‎ 3 juillet 2013 (lire en ligne)
  31. http://www.linternaute.com/elections-municipales/resultats/nice/ville-06088
  32. Frédéric Deslauriers, Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, Plon, 2011, pages 20-21.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]