Écomobilité

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La notion d' 'écomobilité ou de mobilité durable sont des notions récentes, apparues après les crises de l'énergie et de la biodiversité, et dans le sillon des questions de développement soutenable. Elles regroupent la conception, puis la mise en place et la gestion de modes de transports jugés plus propres (à l'égard de l'environnement), sûrs et sobres (en particulier et à moindre impact en termes de contribution aux émissions de gaz à effet de serre et parfois en termes de fragmentation écopaysagère). L'écomobilité est à ce jour plus souvent pratiquée en milieu urbain.

L' écomobilité est un ensemble de réponses et expérimentations aux problèmes et impasses (pollution routière, stress et temps perdu dans les embouteillages, fragmentation écologique générés par les modes de transports développés au XXe siècle
Vélos Citybyke, à Stockholm
Parking à vélo du parvis de la gare de Göttingen
Véhicule partagé et parking dédié, à Berkeley

Sommaire

Enjeux [modifier]

L'écomobilité est l'un des enjeux les plus souvent traités par les Agenda 21 ou dans les projets d'écoquartiers. Il mobilise principalement les notions de service, de sécurité, de moindre pollution, d'économies d'énergie, mais aussi de qualité de vie[1].

Domaines et cadres d'application [modifier]

Les domaines concernés sont

Comme cadre, il existe notamment un programme européen REVER : Réseau Vert Européen (programme FEDER et Interreg 2C), une Déclaration pour un « Réseau Vert Européen »[2], ainsi qu'une « Déclaration de Lille sur les Voies vertes »[3].

Sémantique [modifier]

  • Dans les faits, la notion de mobilité durable est souvent plus directement associée au climat qu'à la biodiversité, et certaines entreprises (dont en France) parlent parfois d'écomobilité pour désigner la « mobilité économique » (C'est-à-dire adapter les effectifs en fonction des besoins économiques, et encourager les mutations internes ou départs hors de l'entreprise).
  • Avec des variantes selon les pays, les modes de déplacement dans la rue ou sur route sans apport d'énergie autre qu'humaine (en principe sans moteur, à « motricité autogène ») sont appelés :
- mobilités douces,
- circulations douces,
- modes doux,
- déplacements doux,
- transports doux.

Types de déplacements ou véhicules concernés [modifier]

Les expressions « écomobilité » et « mobilité durable » recouvrent des regroupements flous pouvant inclure transports motorisés (exemple : pour les transports en commun les bus électriques) ou assistés (ex : vélo à assistance électrique).
Ils incluent aussi des modes de déplacements (qui ne suivent pas obligatoirement les règles d'usage actuel du domaine public routier pour la sécurité, code de la route, arrêtés municipaux). Ceux-ci sont en révision de moyens mis en œuvre aussi bien en France par délégation ministérielle, que régional ou local, par les municipalités (patinage, planches à roulette, vélos urbains sur trottoirs et voies de transports en commun, dans les passages de gare, ou étant embarqués dans les bus, métro, TER ou trams).

On retrouve notamment, dans l'ordre : la marche à pied, les vélos et véhicules dérivés du vélo (vélomobiles, vélibs, vélos partagés, Cyclotaxi ou Cyclocargo (triporteur utilitaire multi-fonctions convenant au transport et aux livraisons comme aux activités de propreté ou à la vente ambulante[4]), ces derniers contribuant surtout au cyclisme urbain). On trouve aussi les gyropodes, les transports en commun (bus, tramway, train, métro) puis le covoiturage. Utiliser une voiture standard, même électrique, seul(e) (auto-solo ou auto-solisme) ne peut pas être considéré comme de l'éco-mobilité, même s'il existe d'excellentes raisons pour le faire, car les émissions atmosphériques conservent une amplitude extrêmement polluante, et parce qu'utilisant un réseau routier polluant et écologiquement fragmentant.

Pour les longues distances des solutions anciennes rénovées (dirigeable, bateau (cargo éventuellement) à voile ou équipé de panneaux solaires sont des exemples cités, de même, dans un domaine qui relève encore de l'expérimental et de la recherche que des avions ou véhicules solaires.

Contenu, principes [modifier]

Nombre moyen de km annuellement parcourus à vélo, selon les pays. En Suisse, on parcourt environ 985 km / personne / an en 2005[5].

Les pouvoirs publics, en partenariat avec les associations, s'attachent par les études d'écomobilité puis la mise en place de solutions à diminuer la pollution routière à gérer les pics de pollution et l'engorgement, qui dégradent la qualité de vie (bruit, odeurs, sécurité), la santé humaine et les écosystèmes (Cf. pollution routière, morcellement par les axes de transports, pollution et nuisances lumineuses). En s'appuyant sur les données locales et des observatoires de la mobilité[6], un état des lieux, régulièrement mis à jour permet de lister les enjeux et les répercussions sur la population, la vie sociale, l'économie, le système de santé. Ils redéfinissent par exemple les trajets domicile-école sans surcoût économique pour les ménages.

Les solutions conjuguent généralement :

La promotion et développement du télétravail (qui peut diminuer les besoins de mobilité pendulaire contrainte) ou d'une économie de service peut accompagner ces démarches.

On parle de « liaisons douces » pour les cheminements séparés de la voie pour les véhicules motorisés, en général par des plantations, en espaces verts ou zones agricoles.

Quelques chiffres [modifier]

Statistiques françaises [réf. nécessaire] :

  • 10 % des déplacements en voiture font moins de 500 m,
  • 52 % des déplacements en voiture font moins de 3 km.

Quelques chiffres suisses[7] :

  • 12 % des déplacements en voiture font moins de 1 km
  • 34 % des déplacements en voiture font moins de 3 km
  • 50 % des déplacements en voiture font moins de 5 km

Mode de propulsion [modifier]

Propulsion humaine [modifier]

En dehors du vélo, du vélo couché et des rollers, il existe de nombreuses formes de véhicules à propulsion humaine, principalement terrestres, mais aussi aquatiques et aériens.

Propulsion animale [modifier]

Défendue, entre autres, par le CERTA : le Centre Européen de Recherche en Traction Animale, celle-ci correspond à l'usage d'un animal pour la traction d'un véhicule adapté. L’usage s'est récemment développé dans le monde agricole et pour l'entretien des parcs et espaces publics dans les centres urbains. C'est par exemple le cas à Besançon où la tonte du parc de la Gare d'Eau est réalisée par des traits comtois. Elle est en cours de développement pour le transport de voyageurs, à l'exemple du prototype conçu par Veolia pour permettre aux touristes et visiteurs du Mont St Michel de se rendre du parking jusqu'au monument. Mais ce système n'a pas encore été mise en place, le car lui ayant été préféré en Avril 2012.

propulsion naturelle, vent.. [modifier]

propulsion solaire.. [modifier]

Vélo Trike électrique solaire (panneaux photovoltaïques).JPG

Certains véhicules à pédales sont équipés de panneaux photovoltaïques pour fournir de l'énergie a un moteur électrique via des batteries. Dans le cas de l'image ci-contre, il s'agit d'un vélo électrique solaire équipé ou plus précisement un trike puisqu'il est équipé de 3 roues. Le véhicule d'environ 50kg est très efficace pour des déplacements avec bagages sur des longues distances. Il peut recharger ses batteries en une journée d'été. Plus d'infos : Kazak Trike

propulsion assistée, ou motorisée légère [modifier]

Pour la propulsion assistée, voir l'article détaillé vélo à assistance électrique.

Pour les motorisations légères, voir Downsizing (mécanique) : réduction de la taille et du poids des organes mécaniques, en particulier le moteur, pour réduire la consommation.

Prospective [modifier]

Un des enjeux est celui d'alternatives durable à l'automobile. Des recherches sur les véhicules électriques automatiques, qui pourraient se concrétiser avant 2020 portent sur des véhicules de type "taxis collectifs", automatiques, ne nécessitant pas de rails, et pouvant aussi être rassemblés en "chenilles" (ex : Taxicol[8]) ;
En Terme de prospective, on peut imaginer dans un avenir proche (dans de grands écoquartiers par exemple) des expérimentations d'un tel réseau (type Taxicol) qui pourrait aussi être enterré (au moins localement au profit de la trame verte et bleue urbaine, en supprimant des routes macadamisées et écologiquement fragmentantes).
Ce type de véhicules pourrait bénéficier d'une source d'énergie plus écologique que le nucléaire ou les énergies carbonées. Il pourrait localement au moins remplacer les voitures actuelles et non pas s'y surajouter, et pourrait intégrer une stratégie optimisant le "véhicule partagée" et la consommation d'énergies. La recharge se fait par induction, ce qui est encore source de gaspillage énergétique. Mais la voie pourrait être en partie photovoltaïque, voire jouer le rôle de « batterie » dans une perspective de 3ème révolution industrielle telle que développée par Jeremy Rifkin, de manière à mieux gérer les apports solaires ou éoliens ou l'impact des pointes de mobilité électrique sur la stabilité du réseau électrique[9], qui au-delà d'un certain seuil devient critique (il faut une planification des recharges répartie sur la nuit et hors pics de la journée, avec problèmes possible en hiver). Jeremy Rifkin propose notamment d'utiliser les véhicules comme des batteries mobiles qui peuvent déplacer de l'énergie électrique stockée dans l'espace-temps.

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]

Bibliographie [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Ecomobilité TV, Pour vous, qu’est-ce que l’éco-mobilité ?, consulté 2012-07-13
  2. Déclaration pour un « Réseau Vert Européen », Madrid, 11 juin 2010
  3. Déclaration de Lille sur les Voies vertes
  4. Source : Lettre Le quotidien de Pollutec, mardi 30 novembre 2010
  5. http://www.energie-environnement.ch/fr/transports-et-mobilite
  6. ex : Observatoire de la mobilité de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP)
  7. http://www.astra.admin.ch/themen/langsamverkehr/00480/index.html?lang=fr
  8. Présentation d'un projet de véhicules ; taxis collectif de 22 places  ; automatique, dit "Taxicol") ; avec illustrations / explications
  9. (Baptiste Roux Dit Riche, L’impact de la mobilité électrique sur la stabilité du réseau Transport , Cleantech Republic )