Île de Gorée

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Île de Gorée
Vue générale du village de Gorée depuis le Castel
Vue générale du village de Gorée depuis le Castel
Géographie
Pays Sénégal Sénégal
Localisation Baie de Dakar (océan Atlantique)
Coordonnées 14° 40′ 01″ N 17° 23′ 54″ O / 14.666944, -17.398333 ()14° 40′ 01″ N 17° 23′ 54″ O / 14.666944, -17.398333 ()  
Superficie 0,182 km2
Côtes 3 km
Géologie Île continentale
Administration
Région Dakar
Département Dakar
Commune Dakar
Démographie
Population 1 102 hab. (2007)
Densité 6 054,95 hab./km2
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+0

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Île de Gorée
Île de Gorée

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Île de Gorée
Île de Gorée
Îles du Sénégal
Île de Gorée *
Patrimoine mondial de l'UNESCO
Une rue de Gorée
Une rue de Gorée
Pays Sénégal Sénégal
Subdivision Dakar
Type Culturel
Critères (vi)
Superficie 18,2 ha
Numéro
d’identification
26
Zone géographique Afrique **
Année d’inscription 1978 (2e session)
Carte de l'île de Gorée
Carte de l'île de Gorée
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

L'Île de Gorée ou Gorée est à la fois une île de l'océan Atlantique nord située dans la baie de Dakar (Sénégal) et l'une des 19 communes d'arrondissement de la capitale. C'est un lieu symbole de la mémoire de la traite négrière en Afrique, il est distingué à ce titre par l'UNESCO.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le navigateur portugais Dinis Dias atteint l'île de Gorée en 1444, qu'il baptise « Palma »[1]. Les Hollandais s’emparent de Gorée en 1617 et la baptisent Goede Reede, « la bonne rade », étymon du nom actuel. Les Français s'implantent sur l’île le 1er novembre 1677[2], mais les Anglais leur disputent cette position jusqu'à la paix d'Amiens en 1802. L'île fut occupée par les Anglais de 1804 à 1817 puis rendue à la France.

La traite des esclaves perdure pendant trois siècles sur les côtes africaines (Gambie, Saint-Louis du Sénégal, Bénin, Ghana…). Les centres concentrationnaires des esclaves africains en partance pour l’Amérique se situent surtout à Saint-Louis, point de convergence de la traite négrière arabo-musulmane et européenne.

À Gorée, l'ancienne demeure de la signare Anna Colas Pépin (nièce d'Anne Pépin), connue dans le monde entier sous le nom de Maison des Esclaves, est un lieu plus symbolique qu’historique. En effet, le passage des esclaves par Gorée fut très minoritaire : entre 900 et 1 500 personnes d'après l'historien américain Philip Curtin.

Les propriétaires des villages négriers sur le continent où étaient stockés les captifs étaient les Rois Wolof du Cayor et les Rois Toucouleurs du haut fleuve Sénégal. L'on trouve aux Archives nationales de France, rue Soubise à Paris, ainsi qu'à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand, les informations concernant ces rois négriers et la macabre comptabilité de ce commerce.

Les Rois du Cayor se heurtèrent néanmoins à une forte résistance des populations Lébous et Sérères de la petite côte du Sénégal décrits comme des peuples refusant de vendre des esclaves par le navigateur Alvise Cadamosto dès le début du XVe siècle.

En parallèle du commerce des esclaves contrôlé par l'administration des Rois de France et d'Angleterre, le commerce de la gomme, de l'arachide, des peaux, de l'or du Galam, des épices pauvres ainsi que la fourniture d'ouvriers qualifiés (charpentiers, maçons…) assurent la prospérité économique des signares de l'île de Gorée du XVIIIe au XIXe siècle. Les signares de Gorée, en particulier Anna Colas Pépin lanceront, le commerce de l'Arachide au Sénégal en 1841 à Rufisque ce qui provoquera le développement économique de ce village qui deviendra une ville.

Avec la fondation de Dakar en 1857, à la demande des notables métis de l'île, signares en tête, Gorée perd progressivement de son importance. En 1872 l'administration coloniale française crée les deux communes de Saint-Louis et Gorée, les deux premières communes d'Afrique de l'ouest sur le modèle occidental, dotées exactement du même statut que les autres communes françaises (statut ultérieurement étendu à Dakar et Rufisque : les quatre communes). Dakar, sur le continent, fait partie de la commune de Gorée, dont l'administration se trouvait sur l'île. Cependant, dès 1887, Dakar est détachée de la commune de Gorée et devient une commune de plein exercice. La commune de Gorée en est réduite à sa petite île.

En 1891, la population de Gorée s'élève à 2 100 habitants contre 8 737 pour Dakar. En 1926, l'écart s'accentua : les Goréens ne sont plus que 700, alors que la population de Dakar atteint 33 679 personnes. C'est ainsi que la fusion de Gorée avec Dakar est décidée en 1929. La commune de Gorée disparaît et Gorée n'est plus désormais qu'une petite île sur la commune de Dakar. Le lieutenant Robert Gaffiot publie en 1933 un ouvrage dont le titre reflète bien ce déclassement  : Gorée, capitale déchue.

Administration[modifier | modifier le code]

Le débarcadère
Port de l'île de Gorée

En 1996 le Parlement se prononce en faveur d'une profonde réforme de l'organisation territoriale du Sénégal. Dans le cadre de cette politique de décentralisation, la commune de Dakar, devenue trop étendue et trop peuplée, se voit divisée en 19 communes d'arrondissement, auxquelles des pouvoirs plus grands sont conférés.

Pour la commune de Gorée c'est une sorte de résurrection. Avec le titre de « Commune d'Arrondissement de l'île de Gorée », elle reprend possession des bâtiments de l'ancien hôtel de ville au centre de l'île, un édifice qui avait hébergé la mairie de la précédente commune de Gorée entre 1872 et 1929.

Cette nouvelle orientation est l'une des réalisations majeures de l'équipe municipale, dirigée successivement par Augustin Ly, puis Urbain Diagne à partir de 1975.

Sous le mandat d'Urbain Diagne, militaire de carrière et adjoint spécial au Maire de Dakar chargé de Gorée à partir de 1980, qui s'achèvera par sa retraite politique en 2001, Gorée renaît notamment par sa classification sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco (1978) avec le concours de son Secrétaire Général, le Sénégalais Amadou-Mahtar M'Bow et d'Abdou Diouf, alors Premier Ministre de Léopold S. Senghor. L'île retrouve son cachet d'antan : rénovation des bâtiments et infrastructure adaptée aux normes architecturales d'origine, re-fleurissement par l'Association des Amis de la Nature présidée alors par Maître Marie-Josée Crespin.

Sur le plan sanitaire, Gorée est désormais dotée d'un dispensaire rénové par l'Ordre Souverain de Malte, dont Urbain Diagne est Chevalier de grâce, membre de l'unique commanderie d'Afrique basée au Sénégal.

L'île se modernise et s'ouvre au monde par de nombreux jumelages avec d'autres villes également chargées d'Histoire : Drancy (France), Robben Island (Afrique du Sud), Sainte-Anne (Martinique), Lamentin (Guadeloupe). Gorée est désormais un lieu de passage et de recueillement obligé pour les grands de ce monde en visite officielle au Sénégal (Jean-Paul II, Bill Clinton, Yasser Arafat…).

Augustin Senghor, maire de Gorée

Elle devient également un lieu d'intense activité culturelle (festivals de jazz, expositions..) et intellectuelle (Université des Mutants, Fondation Soros, Lycée féminin d'élite Mariama Bâ..).

Campagne municipale « Gorée en propre et en vert »

Gorée est alors un symbole de brassage ethnique et culturel, mêlant des habitants de toutes les régions du globe, et de tolérance religieuse, à l'image de la composition des familles multiconfessionnelles et métissées qui y vivent.

Cohabitent harmonieusement les communautés musulmane (sunnite, dont les ermites Baye Fall de rite mouride), chrétienne, bouddhiste et rasta. On peut ainsi voir, traditionnellement, l'imam assister à la messe de la fête patronale Saint-Charles Borromée ou le curé prier à la mosquée lors de la fête de l'Aïd El Kebir (Tabaski).

Désormais la commune d'arrondissement de Gorée est gérée par un Conseil municipal, démocratiquement élu tous les cinq ans et d'un maire élu par les membres de ce Conseil.

Le maire actuel est Maître Augustin Senghor, élu en 2002, puis réélu en 2009. Président de l'Union sportive de Gorée, il est également membre du Rassemblement des écologistes du Sénégal - Les Verts et premier maire écologiste du pays.

La commune est rattachée à l'arrondissement de Dakar Plateau. Elle fait partie du département de Dakar dans la région de Dakar.

Géographie[modifier | modifier le code]

À vol d'oiseau, les localités les plus proches sont Dial Diop, Dakar-Plateau, Dakar, Bel Air, Thiaroye-sur-mer, Mbao, Diokoul, Keuri Souf, Tiawlene, Bargny Guedj, Minam, Yene Tode, Toubab Dialo, Tilène et Keur Dib.

Physique géologique[modifier | modifier le code]

Vue aérienne

Gorée se trouvant au centre de la rade que forme la côte sud de la presqu'île du Cap-Vert, à l'abri des vents atlantiques, elle constitue depuis longtemps un abri sûr pour le mouillage des navires. D'origine volcanique, cette île rocheuse est formée de laves refroidies, comme en témoigne l'utilisation du basalte pour diverses constructions. Elle est surplombée au sud par un plateau granitique. Dans l'anse de Gorée près du port une petite plage de sable bénéficie d'une eau claire et de vagues modérées. L'eau y est un peu plus fraîche que sur les plages du continent.

Outre les paysages, des températures variant entre 25° et 17° l'hiver et 24° à 30° l'été, une végétation constituée notamment de palmiers, de baobabs, de bougainvillées et d'hibiscus contribuent à créer un cadre naturel des plus agréables.

Cependant plusieurs bâtiments sont menacés par le lent travail de corrosion de la mer.

Population[modifier | modifier le code]

La plage du Débarcadère à Gorée

Comme dans la presqu'île du Cap-Vert, les premiers habitants étaient des Lébous. Comme à Saint-Louis, les Européens surtout français se sont installés en nombre sur l'ile et se sont métissés avec la population locale créant ainsi la classe des signares.

La plus grande partie de la population est musulmane, mais les catholiques sont également présents.

Lors du recensement de 2002, Gorée comptait 979 habitants, 164 ménages et 84 concessions.

Fin 2007, selon les estimations officielles, la population s'élevait à 1 102 personnes.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Les premiers occupants étaient pêcheurs. Par la suite l'île a connu une véritable prospérité économique, notamment liée au commerce. Aujourd'hui le tourisme et ses dérivés constituent ses principales ressources.

Patrimoine et sites touristiques[modifier | modifier le code]

Dès 1944, l'administration coloniale française décide de mesures de sauvegarde en vue de préserver l'authenticité du patrimoine historique de l'île[3]. Par la suite, en novembre 1975, le patrimoine architectural de Gorée est inscrit sur l'inventaire des monuments historiques du Sénégal et figure depuis septembre 1978 sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO.

Maison des Esclaves[modifier | modifier le code]

Offert par la Guadeloupe, le monument commémorant l'esclavage
Articles détaillés : Maison des Esclaves et Boubacar Joseph Ndiaye.

Grâce au charisme et à la persévérance de son conservateur, Joseph Ndiaye, la Maison des Esclaves constitue le passage obligé de quiconque se rend à Gorée pour la première fois. Le rôle réel de la célèbre maison rose – et plus généralement de l'île – dans la traite négrière est dénoncé depuis plusieurs années comme relevant du "mythe"[4].

Musée historique[modifier | modifier le code]

Le fort d'Estrées

Situé sur la pointe nord de l'île, le Musée historique – rattaché à l'Institut fondamental d'Afrique noire (IFAN) – occupe l'ancien Fort d'Estrées. Il est consacré à l'histoire générale du pays, des origines à l'indépendance, et tout particulièrement à celle de l'île de Gorée.

Musée de la Femme[modifier | modifier le code]

Aménagé dans l'ancienne demeure d'une riche signare, Victoria Albis, dont le dernier propriétaire avant sa cession à l'état sénégalais fut Armand-Pierre Angrand, Maire de Gorée et de Dakar, le musée a été ouvert en 1994, sous la direction de la femme de lettres Annette Mbaye d’Erneville. Également lieu de formation et d'animation, le musée rend hommage aux femmes du pays, connues ou non, et rend compte de leur vie quotidienne.

Musée de la Mer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée de la Mer (Gorée).

Au milieu des bougainvillées, une grande maison de la Compagnie des Indes construite au XVIIIe siècle abrite le musée ouvert en 1960 par l'IFAN et entièrement restauré en 1995. Il est réputé pour sa collection de 750 espèces de poissons et 700 espèces de mollusques. Les écosystèmes et l'habitat de la région y sont également présentés.

Ancien palais du Gouverneur[modifier | modifier le code]

L'ancien palais, dans l'attente d'une restauration

Les anciens commandants supérieurs de Gorée logeaient dans ce palais situé à l'ouest de l'île. La demeure achevée en 1864 est aujourd'hui laissée à l'abandon.

Ancienne École William-Ponty[modifier | modifier le code]

Article détaillé : École William Ponty.

L'École William Ponty (du nom du gouverneur général de l'Afrique-Occidentale française William Merlaud-Ponty) a été de 1913 à 1937 l'école normale fédérale de l'AOF. Elle a formé de nombreux cadres africains avant d'être transférée à Sébikhotane.

Aujourd'hui désaffectée, elle se trouve sur la place du Gouvernement.

Église Saint-Charles-Borromée[modifier | modifier le code]

Mosquée[modifier | modifier le code]

La mosquée de Gorée

Gorée possède l'une des plus anciennes mosquées en pierre du pays. Celle-ci a été construite en 1890, au pied du versant ouest du Castel.

Un projet d'aménagement de l'esplanade est en cours. Il prévoit notamment des espaces de détente et l'intégration du site de commerce artisanal situé au bas du Castel.

Castel[modifier | modifier le code]

Surplombant l'île sur sa pointe sud, le Castel constituait une position stratégique et offre aujourd'hui un large panorama sur le continent. Face à l'ouest le fort Saint-Michel y fut construit par les Français en 1892. En 1907 on y installa un télémètre permettant de mesurer l'éloignement des navires afin de régler les canons. De l'autre côté un canon d'une portée de 14 km permit à la France de Vichy de couler un bateau anglais le . Saboté par les Français au moment de l'indépendance, il n'avait jamais resservi.

Sur le plateau se dresse un modèle réduit du futur Mémorial Gorée-Almadies, le projet d'un architecte milanais Ottavio Di Blasi retenu en 1999 et qui devrait avoir pour objectif de promouvoir l'héritage culturel et architectural du symbole de Gorée.

Université des Mutants[modifier | modifier le code]

Un lieu d'échange pour les diasporas
Article détaillé : Université des Mutants.

L'Université des Mutants est un centre international de rencontres et de conférences fondé en 1979 à l'initiative du Président Léopold Sédar Senghor et de l'écrivain et philosophe français Roger Garaudy.

Gorée et les arts[modifier | modifier le code]

L'atmosphère attachante d'une île sans voitures ni bicyclettes, les tons pastels de ses façades, son climat agréable, mais aussi la proximité de la capitale ont conduit de nombreux artistes à s'établir à Gorée, temporairement ou définitivement. Le plus connu est sans doute le peintre Fallou Dolly et ses fixés sous verre, mais on peut citer également Moussa Sakho, Gabriel Kemzo Malou ou Cheikh Keita. Beaucoup d'entre eux sont installés aux abords du Castel.

La musique n'est pas en reste. Des artistes tels que Iannis Xenakis, Kassav' ou Youssou N'Dour y ont puisé leur inspiration. Un opéra lui a été dédié en 1966 à l'occasion du premier Festival mondial des Arts nègres. La chorale de l'église Saint-Charles-Borromée bénéficie d'une certaine notoriété. Le celèbre chanteur brésilien Gilberto Gil a composé la belle chanson "La lune de Gorée", qu'il chante dans l'album Quanta.

Des scènes de plusieurs films ont été tournées dans ce cadre photogénique. L'Histoire d'Adèle H. de François Truffaut montre ainsi Isabelle Adjani – dans le rôle de la fille désespérée de Victor Hugo – errant dans les rues en quête d'un amour impossible.

En 2005 a eu lieu la première édition du Gorée Diaspora Festival, une manifestation lancée par la commune et associant danses, musique, arts plastiques, conférences, sports, carnaval et spectacles sons et lumières.

Goréens célèbres[modifier | modifier le code]

Visiteurs célèbres[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph-Roger de Benoist, Histoire de l'Église catholique au Sénégal, KARTHALA Éditions, 2008, [lire en ligne], (ISBN 2845868855 et 9782845868854)
  2. Robert Davoine, Tombouctou : fascination et malédiction d'une ville mythique, Éditions L'Harmattan, 2003
  3. (en) « Site de l'UNESCO, Island of Gorée » (consulté le 25 décembre 2012)
  4. Emmanuel de Roux, « Le mythe de la Maison des esclaves qui résiste à la réalité », Le Monde, 27 décembre 1997
  5. Houphouët, un combat : le parcours politique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • (fr) Jean-Luc Angrand, Céleste ou le temps des signares, 2006, 257 p. (essais)
  • (en) Lord Walter Frewen, « Goree: A Lost Possession of England », Transactions of the Royal Historical Society, New Series, vol. 11, 1897, p. 139-152
  • (en) Paulla A. Ebron, « Tourists as Pilgrims: Commercial Fashioning of Transatlantic Politics », American Ethnologist, novembre 1999, vol. 26, nº 4, p. 910-932
  • (en) Reverend John Lindsay, A voyage to the coast of Africa, in 1758. Containing a succinct account of the expedition to and the taking of the island of Goree, by a squadron commanded by the Honourable Augustus Keppel, Londres, S. Paterson, 1759
  • (en) Karen Amanda Sackur, The development of creole society and culture in Saint Louis and Goree, 1719-1817, University of London, 1999, 351 p. (thèse)
  • (es) Jules-Sébastien-César Dumont d'Urville, Viaje pintoresco al rededor del mundo, Barcelone, Imprenta y libreria de Juan Oliveres, 1841, p. 32-35
  • (fr) Thierno Ba, Archéologie de contacts : les fouilles de Gorée en 1996, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 1997, 91 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • (fr) Marie-Thérèse Beaudoin, La médecine sociale à l'île de Gorée (Sénégal), Université de Nancy, Faculté de Médecine, 1966, 104 p. (Thèse)
  • (fr) Joseph Roger de Benoist et Abdoulaye Camara, Gorée, Guide de l'île et du Musée historique, Publication du Musée historique, Dakar, avril 1993, 67 p., 39 fig.
  • (fr) Joseph Roger de Benoist, Abdoulaye Camara, F. Descamps, X. Ricou et J. Searing, Histoire de Gorée, Maisonneuve et Larose, 2003, 155 p.
  • (fr) Abdoulaye Camara, « Gorée : Passé, présent et futur » in Le Patrimoine culturel africain, Maisonneuve et Larose, 2001, p. 83-106.
  • (fr) Jean Delcourt, L'île de Gorée, Dakar, Éditions Clairafrique, 1975?, 35 p.
  • (fr) Mboussiriou Diallo, L’occupation du sol au Castel de Gorée de 1627-1628 à nos jours, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 2002, 48 p. + annexes (Mémoire de Maîtrise)
  • (fr) Mamadou Diouf, « Assimilation coloniale et identités religieuses de la civilité des originaires des Quatre Communes (Senegal) », Canadian Journal of African Studies / Revue Canadienne des Études Africaines, vol. 34, nº 3, numéro spécial : « On Slavery and Islam in African History: A Tribute to Martin Klein », 2000, p. 565-587
  • (fr) Henri Froidevaux, Les mémoires inédits d'Adanson sur l'Île de Gorée et la Guyane Française, Paris, Imprimerie nationale, 1900, 27 p., extrait du Bulletin de géographie historique et descriptive, nº 1, 1899
  • (fr) Robert Gaffiot, Gorée, capitale déchue, Paris, 1933, 271 p.
  • (fr) Marie-Hélène Knight-Baylac, Gorée et la “Petite-Côte”. Origines et développement. Les relations commerciales avec les pays du Sud (jusqu’au Rio-Grande), 1677-1789, Paris, Université de Paris, 1970, 150+V+2 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • (fr) Raymond Mauny, Guide de Gorée, Initiations africaines, nº 7, Dakar, IFAN, 1951, 34 p.
  • (fr) Djibril Samb (correction, révision et édition), Gorée et l'esclavage : actes du Séminaire sur Gorée dans la traite atlantique : mythes et réalités (Gorée, 7-8 avril 1997), Initiations et études africaines nº 38, Dakar, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, IFAN, 1997, 238 p.
  • (fr) Ousmane Sané, Urbanisation, urbanisme et architecture dans l’île de Gorée aux XVIIIe et XIXe siècles, Dakar, Université de Dakar, 1972, 135 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • (fr) Ousmane Sané, La vie économique et sociale des Goréens entre 1817 et 1848, Dakar, Université de Dakar, 1978, 283 p. (Thèse de 3e cycle)
  • (fr) Alain Sinou, Comptoirs et villes coloniales du Sénégal : Saint-Louis, Gorée, Dakar, Karthala, 1999, 344 p. (ISBN 2865373932)
  • (fr) Guy Thilmans, La grande batterie de Gorée : recherches archéologiques et historiques, Éditions du Musée historique du Sénégal, 2006, 216 p.
  • (fr) Guy Thilmans, Histoire militaire de Gorée : de l'arrivée des Portugais (1444) au départ définitif des Anglais (1817), Gorée, Éditions du Musée historique du Sénégal, 2006, 256 p.
  • (fr) François Zuccarelli, « Les Maires de Saint-Louis et de Gorée de 1816 à 1872 », in Bulletin de l'IFAN, série B, nº 3, 1973, p. 551-573

Romans[modifier | modifier le code]

  • (fr) Catherine Clément, Afrique esclave, Agnès Vienot, 1999, 200 p. (ISBN 2911606361)
  • (fr) Daniel Gray, La part des ténèbres, Paris, Presses de la Cité, 1970, 315 p.
  • (fr) Paul Ohl, Black : Les Chaînes de Gorée, Montréal, Libre Expression, 2003 (ISBN 2764800479)

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • (fr) Georges Holassey, Gorée, les esclaves y pleurent encore, Editions le Mono, 2010, 146 p. (ISBN 9782919084012)

Poésie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Tanella Boni, Gorée île baobab, Limoges, le Bruit des autres ; Trois-Rivières (Québec) : Écrits des Forges, 2004, 107 p.
  • (fr) Charles Carrère, Lettres de Gorée, Paris, Silex-ACTT, 1982

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Livre-jeunesse[modifier | modifier le code]

  • (fr) Joseph Ndiaye, Il fut un jour à Gorée : l’esclavage raconté à nos enfants, Michel Lafon, coll. Parenthèse, 2006, 124 p. (ISBN 2749904056)

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Claude Le Baube, La corvette l'Aimable Marie devant le port de Gorée peint, huile sur toile, vers 1950
  • (fr) Guy Jay, Gorée en aquarelles, Dakar, Polychrome, 2007, 70 p.
  • (fr) Guy Jay, Gorée, 95 aquarelles de Gorée de 2002 à 2009, Dakar, Les 4 Vents, 2009, 100 p[1].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Spectacle féerique de Gorée, opéra populaire en huit tableaux créé à l'occasion du premier Festival mondial des Arts nègres, Dakar, 1-24 avril 1966
  • (fr) Iannis Xenakis, À l'île de Gorée, pièce pour clavecin et ensemble instrumental, Paris, Salabert, 1988
  • (fr) Orchestre Africa Djembé, Les Tambours de Gorée, 1993
  • (fr) Imani Coppola, Les larmes de Gorée, Next Music, 2003
  • (fr) Jacob F. Desvarieux et Georges Decimus (Kassav'), Gorée, Warner, 2004
  • (fr) Pierre Akendengué, Gorée, Lusafrica, 2006
  • (fr) Sinsemilia, De l'histoire, résistances, 1998

Filmographie[modifier | modifier le code]

Films documentaires[modifier | modifier le code]

Films de fiction[modifier | modifier le code]

(dont certaines séquences ont été tournées à Gorée)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Jay, " Gorée en Aquarelles 2 " 40 reproductions d'aquarelles sur 64 pages, parution février 2013

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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