Samoëns

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Samoëns
Vue générale du village de Samoëns
Vue générale du village de Samoëns
Blason de Samoëns
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Samoëns
(chef-lieu)
Maire
Mandat
Jean-Jacques Grandcollot
2014-2020
Code postal 74340
Code commune 74258
Démographie
Gentilé Septimontains
Population
municipale
2 299 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 05″ N 6° 43′ 41″ E / 46.0847222222, 6.72805555556 ()46° 05′ 05″ Nord 6° 43′ 41″ Est / 46.0847222222, 6.72805555556 ()  
Altitude Min. 671 m – Max. 2 665 m
Superficie 97,29 km2
Localisation

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Liens
Site web mairiedesamoens.fr

Samoëns est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Protégé par l'Aiguille de Criou et à deux pas du cirque du Fer à cheval, dernier bastion des Alpes calcaires, le village haut-savoyard de Samoëns se situe à trois quarts d'heure de voiture de Genève.

La vallée de Samoëns et ses neuf hameaux se distinguent par la richesse de son patrimoine et une activité continue tout au long de l'année, principalement emmenée par le tourisme hivernal et estival.

Les habitants de Samoëns sont les septimontains (ou samoënsiens - prononcé samoinzien) peut-être en souvenir des sept « monts » ou alpages communaux dont jouissaient les habitants des siècles passés[1]. Les armes de la ville représentent d'ailleurs sept monts surmontés d'un sapin. Voici le nom des sept monts ou alpages tous situés vers le col de la Golèze et Morzine : Cuidex, Vigny, Folly, Oddaz, Bostan, Chardonnière, Freterolles, La Vullie (semble être sur le Criou) ; dans un document ancien, on parle aussi de Versitorie, mais le lieu n'est plus connu[2].

Le "s" du nom du village est muet (comme c'est le cas par exemple pour Paris), on prononce donc le nom du village Samoën, comme on dit Pari.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Samoëns est située au cœur des Préalpes du nord dans la vallée du Giffre. Cette commune de montagne est une des plus étendues du département de la Haute-Savoie.

Le chef-lieu est situé à 750 mètres d'altitude, mais la commune culmine à 2666 mètres à la Pointe des Avoudrues.

Le calcaire prédomine aux alentours. Samoëns est traversée par le Giffre, qui est le second cours d'eau du département après l'Arve.

Si les montagnes de Samoëns restent d'altitude relativement modeste, la commune est renommée pour son relief karstique original et pour ses cavités souterraines d'une extraordinaire profondeur.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Samoëns
Morzine SUISSE
Verchaix
Morillon
Samoëns Sixt-Fer-à-Cheval
Arâches-la-Frasse

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Lors de la guerre qui oppose les Suisses et les Bourguignons, la maison de Savoie se rallie à ces derniers et une armée savoyarde assiège la ville suisse de Sion. En représailles, les troupes confédérées de Berne et Lucerne franchissent le col de Joux Plane et incendient Samoëns le 10[3] ou 11[4],[5] juin 1476 incendiant le bourg. Elles détruisent le château de la Tornaltaz situé au sommet de ce qui est aujourd'hui le Jardin botanique alpin La Jaÿsinia. Puis elles évacuent par le col de Coux [6].

Vingt ans plus tard un incendie accidentel embrase l'église et une partie du bourg qui venait d'être reconstruit[6].

  • Du XIVe au XIXe siècle, les tailleurs de pierres de Samoëns sillonnèrent l'Europe. Parmi leurs constructions figurent les hôtels de ville d'Annecy et de Bonneville, l'église paroissiale de Ferney-Voltaire, la cité de Carouge, plusieurs forts de Vauban, les canaux bâtis sous Napoléon, le Sénat de Savoie à Chambéry, et même des édifices en Louisiane. Certains devinrent architectes et l'un d'eux fut élu maire de Ferney-Voltaire. Selon la tradition, la confrérie des tailleurs de pierre de la vallée, les « frahans », serait beaucoup plus ancienne et remonterait à l'époque des empereurs romains, où quatre d'entre eux, chrétiens, furent martyrisés pour avoir refusé d'édifier une statue vouée au culte de l'empereur[7],[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Samoëns

Les armes de Samoëns se blasonnent ainsi : « Écartelé : au premier et au quatrième de gueules aux trois pals d'or, au deuxième et au troisième d'azur à un sapin de sinople soutenu d'une chaîne de sept monts de sable aux sommets enneigés d'argent mouvant de la pointe ».

Samoëns aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Seule station de sports d'hiver à pouvoir se réclamer d'être patrie des tailleurs de pierre[9], Samoëns voit aujourd'hui son activité principalement articulée autour du tourisme. Après avoir accompagné la démocratisation des sports d'hiver depuis les années 1960, elle a misé avec succès sur le tourisme estival de montagne, jouant sur la proximité d'axes majeurs de communication : ligne de TGV Paris - Saint-Gervais, autoroute A40, proximité de l'aéroport International de Genève. Devant l'afflux qu'elle suscite, elle s'efforce de préserver les spécificités et le caractère savoyards de son environnement.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Samoens (1167), Samoëns (1793).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1971 Hubert Jaÿ ... ...
1971 1989 Adelin Malgrand DVG Conseiller général du Canton de Samoëns (1961-1998)
1989 1995 François Mogenet DVD Conseiller général du Canton de Samoëns depuis 1998
1995 2001 Adelin Malgrand DVD Conseiller général du Canton de Samoëns (1961-1998)
2001 2008 André Simond ... ...
2008 en cours Jean-Jacques Grandcollot UMP ...

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 299 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
2 877 3 182 3 229 3 929 3 911 3 758 3 226 3 008 2 509
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 536 2 585 2 540 2 523 2 532 2 540 2 505 2 315 2 220
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 901 1 902 1 828 1 732 1 738 1 634 1 673 1 647 1 724
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
1 954 2 148 2 323 2 332 2 299 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution de la pyramide des âges de la ville de Samoëns, comparaison entre l'année 1999 et 1982[12] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
85 
75 à plus
115 
143 
60 à 74
176 
332 
40 à 59
309 
313 
20 à 39
314 
294 
0 à 19
243 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
48 
75 à plus
83 
131 
60 à 74
157 
201 
40 à 59
197 
335 
20 à 39
336 
230 
0 à 19
236 

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Samoëns depuis le jardin botanique.

Économie[modifier | modifier le code]

La Patinoire

La station de ski de Samoëns est intégrée à l'ensemble du domaine skiable du Grand massif, avec Sixt, Morillon, Les Carroz d'Arâches et Flaine. 265 km de pistes et plus de 70 remontées mécaniques.

Samoëns appartient aux communes de la Vallée du Haut-Giffre, du nom de la rivière traversant celle-ci.

Immobilier[modifier | modifier le code]

À Samoëns, l'immobilier flambe. De nombreuses maisons et appartements sont achetés comme résidences secondaires ou investis par des familles citadines[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les Halles

Les gouffres les plus profonds du monde[modifier | modifier le code]

En 2004, le gouffre Mirolda est devenu la seconde cavité souterraine la plus profonde du monde, cédant la première place au gouffre Krubera-Voronja en Abkhasie (Caucase). Le gouffre Mirolda est situé dans le massif du Criou, dont le point culminant surplombe directement le village. Le denivelé entre son entrée supérieure (2342 m) et le fond de la cavité est de 1733 m.

Le gouffre Jean-Bernard, situé sur la montagne du Folly et exploré par les Vulcain de Lyon, est également à citer aussi parmi les gouffres les plus profonds au monde : le dénivelé entre son entrée supérieure et le fond de la cavité est de 1602 m.

Ces deux grandes cavités, à l'exploration difficile du fait de leur localisation, ont été pendant de nombreuses années considérées comme les plus profondes cavités mondiales. Elles font de Samoëns une capitale mondiale de la spéléologie de haut niveau.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

La fontaine

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Samoëns bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[16].

Domaine skiable du Grand Massif[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du domaine du Grand Massif.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes 
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références 
  1. Alexandra Collomb, « Ces drôles de noms d'habitants », Le Messager (France),‎ 29 mars 2012 (Article consulté le 5 septembre 2012).
  2. Simon Violaine, guide de la Société des Maçons de Samoëns.
  3. Nicolas Carrier, La vie montagnarde en Faucigny à la fin du Moyen Âge, Editions L'Harmattan,‎ 2001, 620 p. (ISBN 978-2-7475-1592-4), p. 50.
  4. Colette Gérôme, Histoire de Samoëns : Sept montagnes et des siècles, Les Marches, La Fontaine de Siloé, collection « Les Savoisiennes »,‎ 2004, 255 p. (ISBN 978-2-8420-6274-3), p. 44.
  5. Faucigny 1980, p. 538.
  6. a et b Samoëns, histoire et patrimoine, Pascal Roman, Éditions de l'Astonome 2010, ISBN 978-2-916147-52-9
  7. Mickaël Meynet, Les Frahans, 2008
  8. Mickaël Meynet, Cent ans à la Jaÿsinia, 2006
  9. http://www.sports-sante.com/index.php/les-macons-et-tailleurs-de-pierre-de-samoens-les-frahans
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  13. GEO N°398 d'avril 2012 p.12
  14. http://krapooarboricole.wordpress.com/2011/01/10/le-tilleul-de-samoens-haute-savoie/
  15. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 52.
  16. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).

Bibliographie

  • Colette Gérôme, Histoire de Samoëns : Sept montagnes et des siècles, Les Marches, La Fontaine de Siloé, collection « Les Savoisiennes »,‎ 2004, 253 p. (ISBN 978-2-8420-6274-3)
  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte et Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Éditions Horvath,‎ 1980, 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]