Samoëns
| Samoëns | ||||||
Vue générale du village de Samoëns |
||||||
Blason |
Logo |
|||||
| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Rhône-Alpes | |||||
| Département | Haute-Savoie | |||||
| Arrondissement | Bonneville | |||||
| Canton | Samoëns (chef-lieu) |
|||||
| Maire Mandat |
Jean-Jacques Grandcollot 2008-2014 |
|||||
| Code postal | 74340 | |||||
| Code commune | 74258 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Septimontains | |||||
| Population municipale |
2 305 hab. (2010) | |||||
| Densité | 24 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 671 m — Max. 2 665 m | |||||
| Superficie | 97,29 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
|
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
||||||
| Liens | ||||||
| Site web | mairiedesamoens.fr | |||||
| modifier |
||||||
Samoëns est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes.
Protégé par l'Aiguille de Criou et à deux pas du cirque du Fer à cheval, dernier bastion des Alpes calcaires, le village haut-savoyard de Samoëns se situe à trois quarts d'heure de voiture de Genève.
La vallée de Samoëns et ses neuf hameaux se distingue par la richesse de son patrimoine et une activité continue tout au long de l'année, principalement emmenée par le tourisme hivernal et estival.
Les habitants de Samoëns sont les septimontains (ou samoënsiens - prononcé samoinzien) peut-être en souvenir des sept « monts » ou alpages communaux dont jouissaient les habitants des siècles passés[1]. Les armes de la ville représentent d'ailleurs sept monts surmontés d'un sapin. Voici le nom des sept monts ou alpages tous situés vers le col de la Golèze et Morzine : Cuidex, Vigny, Folly, Oddaz, Bostan, Chardonnière, Freterolles, La Vullie (semble être sur le Criou) ; dans un document ancien, on parle aussi de Versitorie, mais le lieu n'est plus connu[2].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
La commune de Samoëns est située au cœur des Préalpes du nord dans la vallée du Giffre. Cette commune de montagne est une des plus étendues du département de la Haute-Savoie.
Le chef-lieu est situé à 750 mètres d'altitude, mais la commune culmine à 2666 mètres à la Pointe des Avoudrues.
Le calcaire prédomine aux alentours. Samoëns est traversée par le Giffre, qui est le second cours d'eau du département après l'Arve.
Si les montagnes de Samoëns restent d'altitude relativement modeste, la commune est renommée pour son relief karstique original et pour ses cavités souterraines d'une extraordinaire profondeur.
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
- Du XIVe au XIXe siècle, les tailleurs de pierres de Samoëns sillonnèrent l'Europe. Parmi leurs constructions : les hôtels de ville d'Annecy et de Bonneville, l'église paroissiale de Ferney-Voltaire, la cité de Carouge, plusieurs forts de Vauban, les canaux bâtis sous Napoléon, le Sénat de Savoie à Chambéry, et même des édifices en Louisiane. Certains devinrent architectes et l'un d'eux fut élu maire de Ferney-Voltaire. Selon la tradition, la confrérie des tailleurs de pierre de la vallée, les « frahans », serait beaucoup plus ancienne et remonterait à l'époque des empereurs romains, où quatre d'entre eux, chrétiens, furent martyrisés pour avoir refusés d'édifier une statue vouée au culte de l'empereur[3],[4].
Héraldique [modifier]
|
Les armes de Samoëns se blasonnent ainsi : « Écartelé : au premier et au quatrième de gueules aux trois pals d'or, au deuxième et au troisième d'azur à un sapin de sinople soutenu d'une chaîne de sept monts de sable aux sommets enneigés d'argent mouvant de la pointe ». |
Samoëns aujourd'hui [modifier]
Seule station de sports d'hiver à pouvoir se réclamer d'être patrie des tailleurs de pierre[5], Samoëns voit aujourd'hui son activité principalement articulée autour du tourisme. Après avoir accompagné la démocratisation des sports d'hiver depuis les années 1960, elle a misé avec succès sur le tourisme estival de montagne, jouant sur la proximité d'axes majeurs de communication : ligne de TGV Paris - Saint-Gervais, autoroute A40, proximité de l'aéroport International de Genève. Devant l'afflux qu'elle suscite, elle s'efforce de préserver les spécificités et le caractère savoyards de son environnement.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 305 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Évolution de la pyramide des âges de la ville de Samoëns, comparaison entre l'année 1999 et 1982[8] :
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Hyacinthe-Sigismond Gerdil (1718-1802), cardinal de l'Église catholique.
- Jean-Pierre Biord (1715-1785), évêque de Genève
- Jean-François Michaud (1734-1807), ingénieur en chef du Comté de Nice, père du général Alexandre Michaud, comte de Beauretour.
- François-Marie Duboin, ancien vicaire apostolique de Sénégambie (actuel Sénégal), né à Samoëns en 1827.
- Hippolyte Dubois, peintre français né en 1827 à Rezé et décédé à Samoëns en octobre 1909. Cet artiste de talent fut directeur de l'École des Beaux-Arts d'Alger durant 24 ans (1885-1909). Certaines de ses œuvres sont conservées au Musée National des Beaux-Arts d'Alger.
- Marie-Louise Jaÿ (avec un tréma sur le y), première vendeuse du grand magasin le Bon Marché à Paris, qui épousa Ernest Cognacq et fonda avec lui le magasin de la Samaritaine. Elle offrit à la municipalité son jardin appelé :"Jardin botanique alpin La Jaÿsinia" classé Jardin remarquable de France.
- Samuel Croix Fondeur de cloches, qui a Samoëns, pour l'église, a fondu 5 cloches d'un poids total de 7 tonnes ( 7 000 kg), en 1522, lorsque l'église fût encore, collégiale.
Économie [modifier]
La station de ski de Samoëns est intégrée à l'ensemble du domaine skiable du Grand massif, avec Sixt, Morillon, Les Carroz d'Arâches et Flaine. 265 km de pistes et plus de 70 remontées mécaniques.
Immobilier [modifier]
À Samoëns, l'immobilier flambe. De nombreuses maisons et appartements sont achetés comme résidences secondaires ou investis par des familles citadines[9].
Lieux et monuments [modifier]
Les gouffres les plus profonds du monde [modifier]
En 2004, le gouffre Mirolda est devenu la seconde cavité souterraine la plus profonde du monde, cédant la première place au gouffre Krubera-Voronja en Abkhasie (Caucase). Le gouffre Mirolda est situé dans le massif du Criou, dont le point culminant surplombe directement le village. Le denivelé entre son entrée supérieure (2342 m) et le fond de la cavité est de 1733 m.
Le gouffre Jean-Bernard, situé sur la montagne du Folly et exploré par les Vulcain de Lyon, est également à citer aussi parmi les gouffres les plus profonds au monde : le dénivelé entre son entrée supérieure et le fond de la cavité est de 1602 m.
Ces deux grandes cavités, à l'exploration difficile du fait de leur localisation, ont été pendant de nombreuses années considérées comme les plus profondes cavités mondiales. Elles font de Samoëns une capitale mondiale de la spéléologie de haut niveau.
Autres lieux [modifier]
- La collégiale
- Le vieux « gros tilleul » planté en 1438, sur la place du même nom fait la fierté du village[10]. Sur cette place, au centre du village on peut admirer une veille halle du XVIe siècle : la Grenette et une fontaine aux becs de bronze.
- Le Château de Montanier[11], disparu.
- Le Jardin botanique alpin La Jaÿsinia, inauguré en 1906, classé Jardin remarquable de France. S'étendant sur 3,5 hectares, il fut offert par Marie-Louise Jaÿ. Il est planté de plus de 8 000 plantes de montagnes du monde entier.
- Église Notre-Dame de l'Assomption de Samoëns
Inscrit MH (1987) - Ferme du Clos Parchet
Inscrit MH (2007) - Chapelle de l'Etelley
- La base de loisirs, dans laquelle se situent le Lac aux Dames, des terrains de sport, un accrobranche, des chemins de randonnée, un golf et une aire de jeu pour enfants.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Alexandra Collomb, « Ces drôles de noms d'habitants », Le Messager (France), 29 mars 2012 (Article consulté le 5 septembre 2012).
- Simon Violaine, guide de la Société des Maçons de Samoëns.
- Mickaël Meynet, Les Frahans, 2008
- Mickaël Meynet, Cent ans à la Jaÿsinia, 2006
- http://www.sports-sante.com/index.php/les-macons-et-tailleurs-de-pierre-de-samoens-les-frahans
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
- GEO N°398 d'avril 2012 p.12
- http://krapooarboricole.wordpress.com/2011/01/10/le-tilleul-de-samoens-haute-savoie/
- Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 52.
Bibliographie
- Colette Gérôme, Histoire de Samoëns : Sept montagnes et des siècles, Les Marches, La Fontaine de Siloé, collection « Les Savoisiennes », 2004, 253 p. (ISBN 978-2-8420-6274-3)
