Nicolas Grenier

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Nicolas Grenier

Activités Écrivain
Poète
Langue d'écriture français, anglais, allemand

Nicolas Grenier est un écrivain, poète et parolier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicolas Grenier est diplômé de Sciences Po Paris, de la Sorbonne, étudie à l'université Humboldt de Berlin, l'École normale supérieure, l'Université Panthéon-Assas, l'Université Paris VIII, l'Institut Universitaire des Études Juives Elie Wiesel, IPESUP et à Intégrale.

Dans ses études, il travaille sur l'œuvre d'Ingeborg Bachmann, romancière et poétesse autrichienne. Au fil des lectures, il découvre la poésie française à travers Jacques Roubaud, Denis Roche et Jude Stefan. Il est également un lecteur de la poésie du monde entier, des sources de l'Antiquité à la poésie contemporaine.

Il enseigne à l'École centrale Paris, à HEC, à Parsons The New School for Design. Il enseigne à l'Institut des Sciences et des Techniques Humaines pour les grandes écoles.

Il est publié dans une cinquantaine de revues francophone (Europe, Bunker...) et internationale (Point barre (revue)). Jacques Gaucheron, poète français, l'encourage très jeune sur la voie de la poésie. Jean-Baptiste Para, rédacteur en chef de la revue Europe, fait paraître ses premiers poèmes State Poems[1] sur cinquante et un États américains, le titre State Poems faisant référence aux Poèmes statiques de Gottfried Benn.

La revue Littérales considère l'auteur comme une « nouvelle voix » de la poésie contemporaine.

Ses poèmes sont traduits dans une quinzaine de langues. Il traduit de l'allemand des poèmes de Durs Grünbein, Ernst Jandl, Georg Trakl, Else Lasker-Schüler. Il adapte Jakob van Hoddis, notamment le poème-culte de l'expressionnisme allemand, Weltende dans une version rimée en alexandrins, inédite.

Il adapte de l'anglais le célèbre poème The Life That I Have de Leo Marks et traduit des poèmes de présidents des États-Unis, George Washington, Abraham Lincoln, Jimmy Carter, Barack Obama et le poème On the Pulse in the Morning de Maya Angelou, prononcé à la demande de Bill Clinton, lors de son discours inaugural en 1993.

Il rend hommage à Pierre Reverdy dans Pierre Reverdy ou douze vers anagrammatiques inédits découpés en quatre sections et composés avec treize lettres de l'auteur paru dans la revue Les cahiers de la rue Ventura[2], et à Rachid Boudjedra en tanka Idéographie métropolitaine en hommage à Rachid Boudjedra, plus grand écrivain algérien, vivant.

Les premiers poèmes du recueil Paysages de Neige, inédits en France, sont traduits dans de nombreuses revues américaines[3], notamment la prestigieuse revue de poésie américaine, Tower Journal, dans un numéro, où figure Kay Ryan, Prix Pulitzer de la poésie.

Le recueil de tanka, préfacé par Jean Orizet, Quant à Saint-Germain-des-Prés, trente et un tanka sur la main d'après, paraît en juin 2011. L'auteur évoque les rues, les boutiques, la vie et les secrets d'un quartier, avec l'œil d'un « Japonais » en goguette. La photographie de couverture est signée par Oskar Landi. La revue Bordel, créée par l'éditeur Stéphane Million et Frédéric Beigbeder, publie des extraits du recueil dans le n°14. Pour cette œuvre, il reçoit le prix Paul Éluard décerné par la Société des Poètes Français.

Il est l'un des maîtres du tanka et du haïku en France et pratique le haïku, en réinventant le haïku urbain. Dans le tanka et le haïku, il renouvelle le fond et la forme.

Il écrit Cité de la Muette, poème sur la Shoah et le camp de Drancy, paru dans le no 61 de la revue Traversées.

Il consacre un poème à la gare de Bobigny, ancienne de gare de déportation vers les camps de la mort, et évoque dans le poème Au-delà vers l'Est les gares de Drancy à Auschwitz-Birkenau.

Il compose régulièrement, en langue française et anglaise, de petits poèmes de circonstance sur le monde contemporain, des rues ou des quartiers parisiens (rue Oberkampf, place des Vosges, square des Batignolles...) ou à l'international (Mont-Royal à Montréal), des personnalités publiques (Aung San Suu Kyi, Peter Sellars, Buzz Aldrin), les lignes de métro et de la banlieue, les aéroports, les mythes de la modernité (Google en hommage à Larry Page et Sergueï Brin, iPhone, Louis Vuitton, Coca-Cola, MasterCard, 11 septembre 2001, Starbucks, McDonald's), les lieux branchés (Paris Social Club...), des hôtels (Plaza Athénée, Pershing Hall en hommage à Andrée Putman, Hôtel de Crillon, Bel Ami, Mama Shelter dédié à Philippe Starck, Costes K...), des boutiques (Zara, Monop', Barnes & Noble, Macy's, Colette, Ladurée...), des cafés (Razowski, Alcazar, Le Fumoir...), des plasticiens (Anselm Kiefer, Shepard Fairey, Christina Kubisch, Kojiro Akagi), des créateurs de mode (Jean-Charles de Castelbajac pour « Des Anges dans la Ville », Kenzo Takada, Yves Saint Laurent), des designers (Ora-ïto...), des écoles (Juilliard School, Mills College, Université Stanford, université de St Andrews, Sciences Po Paris, HEC Montréal, Université Yale, École polytechnique...), des compositeurs (Pierre Henry, Martin Gore, Maya Jane Coles, John Cage), des photographes (Elene Usdin).

Il collabore avec des artistes du monde entier. Ses poèmes en langue anglaise et française sont adaptés en musique électronique et classique par des compositeurs internationaux[4]. Il rend hommage à des personnalités Bill Gates, John Fitzgerald Kennedy, Ludwig Wittgenstein et à des lieux, Marrakech.

Il est membre de prix littéraires, notamment le prix Allain Leprest.

Pour la revue Diapo, il interviewe des photographes internationaux, Martin Stranka, Heidi Lender.

Collaborations artistiques[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

En langue anglaise[modifier | modifier le code]

  • Dreaming in the Southern Polar Cap of Your Thin Arms, Bruce Leitch, compositeur américain, (Nicolas Grenier / Bruce Leitch) ;
  • (Her Pianistic Lips) Stellar Radio Source Under Your Cloche Hat, Inga Liljeström, compositrice australienne, (Nicolas Grenier / Inga Liljeström) ;
  • Three Tulips For the Ultimate Fate of the Universe, Jeff Stonehouse, compositeur britannique, (Nicolas Grenier, Jeff Stonehouse) ;
  • How Long is Her Hair in a Projection Room? Statistical and Fractional Dimension, Robert Lewinski, compositeur anglais, (Nicolas Grenier / Robert Lewinski) ;
  • Lamb of God Bleeds into the Holy Chalice, Robert Lewinski, compositeur anglais, (Nicolas Grenier / Robert Lewinski) ;
  • The World as an Idea is The Perfect Mirror of Your Wisdom, Pasquale Riviezzo, compositeur italien, (Nicolas Grenier / Pasquale Riviezzo) ;
  • A Petal Given to my Sister at Night, Pasquale Riviezzo, compositeur italien, (Nicolas Grenier / Pasquale Riviezzo) ;
  • Once Upon a Time She Dreamt of the Infinite, Pasquale Riviezzo, compositeur italien, (Nicolas Grenier / Pasquale Riviezzo) ;
  • Eternal Water From the Garden of her Serenity, Pasquale Riviezzo, compositeur italien, (Nicolas Grenier / Pasquale Riviezzo) ;
  • Marrakech Below the Waterline Schweppes Symphony, Anna Stereopoulou, compositrice grecque, (Nicolas Grenier / Anna Stereopoulou) ;
  • ON The PlurAlity Of WorLds Nineteen Ninety-One, Bruce Leitch, compositeur américain, (Nicolas Grenier / Bruce Leitch) ;
  • A Cosmos is a Harmonious and Philosophical System, Bruce Leitch, compositeur américain, (Nicolas Grenier / Bruce Leitch) ;
  • (In Her Eyes) Space is Curved and it is Possible to Have a Straight Line, Elizabeth Veldon, compositrice britannique, (Nicolas Grenier / Elizabeth Veldon) ;
  • Windows to Bill Gates or Paul Allen and History of Windows, The Implicit Order, groupe américain, (Nicolas Grenier / Anthony Washburn) ;
  • John Fitzgerald Kennedy and the Toddler Nicholas from Paris in Five Stories, The Implicit Order, groupe américain, (Nicolas Grenier / Anthony Washburn) ;
  • Ionic Atomic Molecular Particles and Bombastic Rays in Outer Space, The Impliciter Order, groupe américain, et Elizabeth Veldon, chanteuse britannique (Nicolas Grenier / Anthony Washburn) ;
  • Timeline of Cosmological Theories or Sloan Great Wall, Javier Rosendo, compositeur espagnol, (Nicolas Grenier / Javier Rosendo) ;
  • Bank of the Seine in the Northwestern Suburbs of an Imaginary City, Nao Sakamoto, compositeur japonais, (Nicolas Grenier / Nao Sakamoto) ;
  • The Voice in Your Hand, Motohiko Hirami, compositeur japonais, (Nicolas Grenier / Motohiko Hirami) ;
  • The First Day of Your New Life (From Mount Sinai), Motohiko Hirami, compositeur japonais, (Nicolas Grenier / Motohiko Hirami).

En langue française[modifier | modifier le code]

  • Sur le Chemin La Nuit, Marco Lucchi, compositeur italien, (Nicolas Grenier / Marco Lucchi) ;
  • At the Terrace of an Imaginary Land, Wittgenstein Sips a Redbull and I the Poet an Orange Fanta, Arcane Waves, groupe français, (Nicolas Grenier / Jean-Luc Hervé Berthelot) ;
  • À Sciences Po Souvenir d'un Esprit en Goguette en l'Hôtel de Mortemart Robert Shaun, compositeur britannique, (Nicolas Grenier / Robert Shaun) ;
  • L’Oeil Tourné au Ciel sur un Oreiller d’Eau Fraîche, Zoy Winterstein, compositeur allemand, (Nicolas Grenier / Zoy Winterstein)..

Photographie[modifier | modifier le code]

  • Quant à Saint-Germain-des-Prés, trente et un tanka sur la main d'après, Oskar Landi, photographe américain.

Chorégraphie[modifier | modifier le code]

  • Moreno Bernardi, chorégraphe italien, a travaillé sur des poèmes inédits de l'auteur[5];

Études[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Nicolas Grenier se place aux confins des Anciens et les Modernes. Poète visionnaire, il introduit des formes classiques, sonnet, tanka, haïku, dans une poétique contemporaine, à l'écoute du temps présent. Le lieu géographique et le jeu linguistique restent une constante au fil de son propos. Son œuvre s'inscrit dans l'esthétique de la littérature postmoderniste et aborde les mythes d'aujourd'hui. Le titre au long cours est une constante dans sa poésie.

Réception[modifier | modifier le code]

« Nicolas Grenier est un Petit Poucet moderne projeté dans une dérive entre Orient et Occident, où la fantaisie, seule, décide. »

— Jean Orizet, préface de Quant à Saint-Germain-des-Prés, trente et un tanka sur la main d'après.

« L'écrivain est lui de plain-pied dans la subjectivité, il regarde, voit (ou pas), choisit délibérément ses fragments, ce qu'il veut donner à voir à son lecteur. »

— Nathanaël Gobenceaux, étude de Quant à Saint-Germain-des-Prés, trente et un tanka sur la main d'après.

« Nicolas Grenier manie avec talent et humour l’alexandrin d’une manière très originale. C’est une voix que l’on n’a pas l’occasion d’entendre dans une poésie française contemporaine souvent hermétique et intellectuelle. Et puis, quelle séduisante réhabilitation de la rime ! »

— Jean Joubert, Cahiers de la Rue Ventura.

« Dans une veine poétique qui rappelle celle de Bernard Delvaille, poète du voyage, de la solitude et de la mélancolie, Nicolas Grenier transporte la hauteur dans le monde de la banlieue et de la grande périphérie. »

— Jean-Philippe Aizier, ImpAct.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Recueils[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Leçon sur la poésie de langue allemande d'après-guerre par un auteur français : représentation chronologique et exposition méthodique en présence de dix-sept poètes historiques », in Poésie Première no 47 : Au cœur de l'Europe, poètes de langue allemande, 2010.
  • « Jacques Casanova de Seingalt ou trente-trois sections anagrammatiques inédites composées avec vingt-cinq lettres de la fausse identité de l'auteur », in Hippocampe no 3, dossier Casanova, 2010.

Anthologies[modifier | modifier le code]

  • « Le Jardin d'Essai », C'est près de cet enclos que je fus à l'étude au soixante-treize de la rue Boursault (sonnet dédié à Jean-Charles Alphand, créateur du jardin des Batignolles), 2010 (ISBN 978-2-911822-60-5)
  • « Anthologie pour Haïti », Bouts-rimés pour un sonnet sur le désastre d'une journée ordinaire, 2010 ;
  • « Anthologie Couleur Femme », 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Revue Europe n° 904-905.
  2. Cahier de la Rue Ventura, n°12.
  3. WestWard Quarterly, Fade Poetry...
  4. Babelio : http://www.babelio.com/auteur/Nicolas-Grenier/123271
  5. http://morenobernardi.jimdo.com/proyectos/mb-ng-fran%C3%A7ais/