Place Denfert-Rochereau
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Place Denfert-Rochereau
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 14e arrondissement | ||
| Quartier(s) | Montparnasse et Petit-Montrouge | ||
| Voies desservies | Boulevard Raspail Rue Froidevaux Rue de Grancey Avenue du Général-Leclerc Avenue René-Coty Boulevard Saint-Jacques Boulevard Arago Avenue Denfert-Rochereau Avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy |
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| Morphologie | |||
| Longueur | 220 m | ||
| Largeur | 145 m | ||
| Forme | rectangulaire | ||
| Historique | |||
| Création | vers 1760 | ||
| Dénomination | 16 août 1879 | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 2703 | ||
| DGI | 2691 | ||
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Géolocalisation sur la carte : Paris |
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La place Denfert-Rochereau est une place du sud de Paris, située dans le 14e arrondissement de cette ville, dans le quartier du Montparnasse, anciennement appelée place d'Enfer.
Elle est située à la rencontre des boulevards Raspail, Arago, Saint-Jacques, des avenues du Colonel-Henri-Rol-Tanguy, René-Coty, Général-Leclerc, et des rues Froidevaux, Victor-Considérant et de Grancey.
Sommaire |
Historique [modifier]
Cette place doit son ouverture aux lettres patentes du 9 août 1760, pour la partie de la place qui était située à l'intérieur de l'ancien mur des Fermiers généraux (partie nord-est de la place) et par l’ordonnance du Bureau des Finances du 16 janvier 1789, pour la partie de la place qui était située à l'extérieur de l'ancien mur d'octroi (partie sud-ouest de la place)[1]. L'ouverture dans le mur d'octroi, qui permettait d'entrer ou de sortir de Paris, était communément appelée barrière d’Enfer[2].
En 1774, plusieurs fontis se succèdent en raison de carrières souterraines oubliées, engloutissant des rues et des immeubles [3].
Au centre de la place, se trouvent encore les deux bâtiments conçus par Claude Nicolas Ledoux, formant cette porte dans le mur des fermiers généraux, chargés de percevoir les taxes, et limitant l'ancien territoire de la ville de Paris.
Par la loi du 16 juin 1859[4], les limites de Paris furent déplacées depuis le mur des Fermiers généraux « jusqu'au pied du glacis de l'enceinte fortifiée » (l'enceinte de Thiers). Elle est classée dans la voirie parisienne par le décret du 23 mai 1863 alors que, précédemment, elle était une voie de l'ancienne commune de Montrouge. Le numérotage de la place est daté par l'arrêté du 24 janvier 1898 et sa dénomination par l'arrêté du 16 août 1879.
La portion de la place Denfert-Rochereau située entre ces deux bâtiments de Ledoux a reçu le nom d’« avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy » en 2004, à l'occasion de la commémoration du soixantième anniversaire de la libération de Paris. Les catacombes situées à cet endroit étaient en effet un PC de la résistance parisienne avant et pendant la libération de Paris, Rol-Tanguy étant l'un de chefs du mouvement insurrectionnel.
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Les deux pavillons de Claude Nicolas Ledoux formant la Barrière d'Enfer sont classés monuments historiques[5]
Anciennement appelée place d’Enfer, a été ajouté par une sorte de « calembour municipal » le nom de Denfert-Rochereau (gouverneur héroïque de Belfort pendant la guerre franco-prussienne de 1870). À cause de l’homonymie entre d’Enfer et Denfert, seul ce dernier sera retenu.
La station actuelle du RER occupe l'ancienne gare de chemin de fer de la ligne de Sceaux, la plus ancienne gare conservée de Paris.
Sites particuliers [modifier]
La place est ornée d'une réplique au tiers du Lion de Belfort symbolisant la résistance du colonel Denfert-Rochereau lors du Siège de Belfort, pendant la guerre franco-prussienne de 1870[6].
Cette place est plantée d'arbres et ornée de trois espaces verts : le square de l'Abbé-Migne, le square Jacques-Antoine et le square Claude-Nicolas-Ledoux.
L’entrée des catacombes est située, côté impair de l'avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy, au no 1 de l'avenue, à côté du bâtiment de l'Inspection générale des carrières, au no 3. En face de celui-ci, se trouve le bâtiment de la Direction de la Voirie et des Déplacements, situé lui côté pair au no 4. Les deux bâtiments des nos 3 et 4, classés monuments historiques, sont les pavillons de l'ancienne barrière d'Enfer, dus à l'architecte Claude Nicolas Ledoux. Cette dernière partie de la place avait englobé la place de la Barrière d'Enfer, une partie des boulevards d'Enfer et Saint-Jacques et une partie des boulevards de Montrouge et d’Arcueil.
Une entrée de la station de métro est dotée d'un édicule Guimard[6].
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Monument Ludovic Trarieux, de Jean Boucher, dans le Square Claude-Nicolas-Ledoux.
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Pavillon de la barrière d’Enfer.
Usages [modifier]
- La place est fréquemment le lieu de départ ou de destinations de manifestations publiques à Paris.
- Des concerts y sont organisés notamment pour la Fête de la musique avec le concert Ouï FM le 21 juin 2009.
- Elle est le lieu où se déroule le premier tableau du troisième acte de la Bohème de Puccini.
- La place est un pôle important de transports en communs, avec la station du RER et plusieurs terminus de bus.
Accès [modifier]
Ce site est desservi par la station de métro Denfert-Rochereau.
Notes et références [modifier]
- Place Denfert-Rochereau (nomenclature officielle des voies de Paris)
- cf. par exemple les Misérables de Victor Hugo
- Gilles Thomas et Alain Clément, Atlas du Paris souterrain, Parigramme, 2001, 193 p. (ISBN 2840961911)
- No 7072 — Loi sur l'extension des limites de Paris, Bulletin des lois de la République française, t. XIV, XIe s., no 738, p. 747–751, reproduit sur Google Books.
- Notice no PA00086609, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA75140009, base Mérimée, ministère français de la Culture
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des rues de Paris
- Lion de Belfort • Frédéric Auguste Bartholdi • Catacombes de Paris
- Denfert-Rochereau (métro de Paris) • Gare de Denfert-Rochereau • Ligne de Sceaux
- Enceintes de Paris • Mur des Fermiers généraux • Liste des barrières de Paris • Anciennes communes de Paris
Liens externes [modifier]
- autour de Denfert Rochereau illustrations sur le 14e arrondissement de Paris