Stade Charléty

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Stade Sébastien-Charléty
Stadium.svg
Stade Charlety p1140688.jpg
Généralités
Adresse
1 avenue Pierre-de-Coubertin
75013 Paris
Coordonnées
Construction et ouverture
Construction
Architecte
Rénovation
Utilisation
Clubs résidents
Équipement
Capacité
20 000 places[1]
Affluence record
19.700 Stade français - Leicester en 2006
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Le stade Sébastien-Charléty est un complexe omnisports de Paris, comprenant un stade d'athlétisme, de football et de rugby d'une capacité de 20 000 places[1], un terrain de football, une salle omnisports (salle Charpy) de 1 500 places, des salles spécialisées (musculation, gymnastique, dojo), huit courts de tennis et des courts de squash. Il abrite également la Maison du sport français, avec les bureaux du Comité national olympique et sportif français et la Fédération française d'athlétisme.

Il est situé entre le boulevard Kellermann et le boulevard périphérique au niveau de la porte de Gentilly. Il est desservi par la Ligne 3a du tramway d'Île-de-France.

Histoire[modifier | modifier le code]

1939 : le premier stade[modifier | modifier le code]

Le PUC est chassé en 1929 de son stade de la Porte Dorée. Ce n'est qu'en 1937 qu'il se voit attribuer un terrain vague porte de Gentilly.

Le stade Sébastien-Charléty, du nom d'un recteur de l'Académie de Paris qui a beaucoup œuvré pour l'obtention de ce stade par le PUC, est construit par le jeune architecte prix de Rome Bernard Zehrfuss et inauguré en 1939.

Durant la guerre, les travaux continuent. Le site est le premier de Paris à être libéré par un détachement de la 2e division blindée du maréchal Leclerc, le 25 août 1944. Une fois la paix restaurée, le travail se poursuit : des gradins en bois apparaissent, puis des vestiaires et enfin un club-house.

Charléty abrite son premier grand événement sportif en septembre 1957 avec les Jeux universitaires de Paris. Le coureur Michel Jazy y bat ensuite le record du monde sur 2 000 mètres en 1962.

En 1968, Charléty fait l'actualité pour un événement non sportif : le 27 mai, le meeting de l'Union nationale des étudiants de France, l'un des événements marquants de mai 68, s'y déroule et rassemble 30 000 à 50 000 personnes.

Le stade continue par la suite à abriter des événements sportifs amateurs et professionnels, ainsi que les différentes sections du PUC. En 1980, après un record de France de José Marajo sur 1 000 m, le puciste Philippe Houvion y bat le record du monde du saut à la perche avec 5,77 mètres.

Le terrain au centre de la piste d'athlétisme est fermé au milieu des années 1980 en raison de la contamination du sol par un virus. Le sol est extrait sur plus d'un mètre d'épaisseur mais n'est pas remplacé pour cause de coût trop élevé. Réduit à une enceinte d'athlétisme, le stade dépérit lentement puis, la vétusté des tribunes le rendant dangereux, il est démoli à la fin de l'année 1989.

1994 : le nouveau Charléty[modifier | modifier le code]

Un stade entièrement nouveau, dessiné par l'architecte Henri Gaudin et son fils Bruno Gaudin, est construit à partir de 1991 (pour 120 millions d'euros) et inauguré en 1994.

Le nouveau stade Charléty abrite au sein de sa salle Charpy le Paris Volley, issu de la section volley-ball du PUC et plusieurs fois champion de France.

Durant les travaux de rénovation du stade Jean-Bouin, à partir du second semestre 2010, le stade Charléty a accueilli le Stade Français à partir de la saison 2010-2011 jusqu'à la fin de la saison 2012-2013. Le club a retrouvé le stade Jean-Bouin rénové dès le début de la saison 2013-2014.

Football féminin[modifier | modifier le code]

Le Stade Charléty est actuellement utilisé par la section féminine du Paris Saint Germain et accueille également certains matches a domicile de l'Équipe de France féminine de football

Événements notoires[modifier | modifier le code]

1999[modifier | modifier le code]

Il accueille en 1999 la Coupe d'Europe des nations d'athlétisme. Le meeting d'athlétisme de Paris, étape de la Golden League professionnelle mondiale, y a lieu également plusieurs fois.

2000[modifier | modifier le code]

Il accueille en 2000 des matchs de la Coupe du monde de rugby à XIII 2000.

2002[modifier | modifier le code]

En 2002, lors de la finale du Grand Prix à Charléty, l'Américain Tim Montgomery bat le record du monde du 100 m en 9,78 secondes. (Ce record est maintenant controversé par la polémique du programme « record du monde » initié par Victor Conte, fondateur du laboratoire Balco et au centre d'un vaste réseau de dopage.) Des compétitions[Lesquelles ?] de rugby à 7 sont également organisées par le AIR-France Rugby Seven[réf. nécessaire].

En 2002 et 2003, Charléty accueille les CAMP MASTERs, une compétition internationale de paintball. Le paintball français entre ainsi dans un stade majeur pour la première fois.

2005[modifier | modifier le code]

Depuis 2005 il accueille le DécaNation, meeting d'athlétisme début septembre, juste après les Championnats du Monde les années impaires ou les Championnats d'Europe (et Jeux Olympiques) les années paires (une année paire sur deux pour les JO).

2006[modifier | modifier le code]

Charléty a été utilisé comme site de retransmission sur écran géant pendant la Coupe du Monde de football 2006 en Allemagne. Le public a eu l'occasion d'y voir sur écran géant les 7 matches de l'équipe de France, avec des affluences dépassant plusieurs fois les 10 000 personnes. D'autres matches de cette Coupe du Monde y ont été diffusés, comme Brésil-Ghana ou Portugal-Angleterre.

Le 16 décembre, la ligne 3 de tramway (devenue ligne 3a en 2012) est mise en circulation desservant ainsi le stade.

Il a été utilisé pour le tournage du film : Jean-Philippe, de Laurent Tuel.

Le concert meeting de Ségolène Royal le 1er mai 2007

2007[modifier | modifier le code]

  • Un concert-meeting de Ségolène Royal, candidate au second tour des élections présidentielles « Pour nous, c'est Elle » a eu lieu à Charléty le 1er mai 2007. C'est le plus grand meeting jamais organisé par la gauche et le Parti socialiste avec entre 55 000 (selon les forces de l'ordre) et 80 000 participants (selon les organisateurs) à l'intérieur et à l'extérieur du stade. Des sympathisants et élus des Verts, du Parti communiste et du Parti radical de gauche étaient également présents.
De nombreux artistes ont participé à cet évènement, parmi lesquels Bénabar, Cali, Saez, Christophe Miossec, Yannick Noah, Renaud, Grand Corps Malade, Mafia K'1 Fry, Michel Delpech, Kery James, Têtes Raides, Sapho, Leni Escudero, Yvan le Bolloch ou encore Disiz la Peste[réf. nécessaire].
  • Le weekend du 9 et 10 juin 2007, le baseball faisait son retour au stade Charléty après 30 ans d'absence. Les sports de batte, baseball, softball, cricket y ont été à l'honneur durant deux jours avec en point d'orgue un match de Nationale 1 en nocturne le samedi soir (victoire du PUC sur Thiais pour la petite histoire)[2],[3].
Le stade Charléty accueille le Paris FC à domicile depuis août 2007 (ici lors du match Paris-Bayonne du 13 février 2011).
  • Le 16 juin 2007 le stade Charléty a aussi accueilli la XIIIe édition du Casque de diamant, qui est la finale du Championnat de France D1 Elite de football américain. Le Flash de La Courneuve s'y est imposé face aux Black Panthers de Thonon sur le score de 21 à 6, gagnant ainsi son 6e titre de champion de France (son 3e titre consécutif égalant ainsi le record établi par la mythique équipe des CASTORS de Paris issue de l'École Spéciale des Travaux Publics). Le stade a accueilli plus de 10 000 spectateurs à cette occasion, record d'affluence pour une finale de D1 Elite. L'entrée était toutefois gratuite et nombre de spectateurs, mauvais temps oblige, ne sont pas restés longtemps en tribune qui furent presque vides tout au long du match.

2008[modifier | modifier le code]

  • Le 28 juin 2008, le Stade Charléty a accueilli la finale du Championnat de France Elite de Football américain (D1) pour le Casque de Diamant XIV qui a opposé Le FLASH de la Courneuve aux TEMPLIERS d'Elancourt (Le FLASH de La Courneuve champion de France pour la 7e fois (et la 4e consécutive) sur le score de 28-22 (environ 10 000 spectateurs)).
  • Le 2 novembre 2008, le Stade Charléty a accueilli les finales de la Coupe d'Europe des clubs d'ultimate frisbee (EUCF08 ou European Ultimate Championship Finals 2008).

2009[modifier | modifier le code]

  • Le 7 novembre 2009, le Stade Charléty a accueilli le match du Gilette Four Nations France-Australie, une compétition internationale de Rugby à XIII. L'équipe australienne s'est imposée sur le score de 42 à 4.

2011[modifier | modifier le code]

  • Le 18 juin 2011, le Stade Charléty a accueilli la finale du Championnat de France Elite de Football américain (D1), pour le Casque de Diamant XVII qui a opposé le FLASH de La Courneuve aux CENTAURES de Grenoble (Le FLASH de La Courneuve champion de France pour la 9e fois (record absolu) sur le score de 45 à 27 - 8 000 spectateurs env.).

2012[modifier | modifier le code]

  • Le 23 juin 2012, le Stade Charléty a accueilli la finale du Championnat de France Elite de Football Américain (D1), pour le Casque de Diamant XVIII qui a opposé les SPARTIATES d'Amiens aux BLACK PANTHERS de Thonon-les-Bains (Les SPARTIATES champions de France sur le score de 10 à 7 - 8 000 spectateurs env.).

2013[modifier | modifier le code]

  • Le 22 juin 2013 à 15h00, le Stade Charléty a accueilli la finale du Championnat de France Elite de Football Américain (D1) pour le Casque de Diamant XIX, qui a opposé les FLASH de La Courneuve aux BLACK PANTHERS de Thonon-les-Bains. Thonon-les-Bains l'emporte cette fois-ci sur le score de 14 à 0.
  • du 12 au 14 juillet 2013, le Stade Charléty a accueilli les 125e championnats de France élite d'athlétisme. À cette occasion Jimmy Vicaut (Paris Avenir Athletic) passe pour la première fois sous la barre des 10s au 100 m en réalisant 9s95 en série (+0,9) puis en finale (+0,3).

2014[modifier | modifier le code]

  • Le 28 juin 2014 à 18h00, le Stade Charléty accueillera la finale du Championnat de France Elite de Football Américain (D1) pour le XXe Casque de Diamant. Ce match opposera les Black Panthers de Thonon aux Molosses d'Asnieres

Avenir[modifier | modifier le code]

Le club de rugby à XIII dédié a disparu (Paris Saint-Germain Rugby League), les rugbymen du Racing club de France, les meetings d'athlétisme dont le DécaNation, les matches internationaux de rugby… sont autant de pensionnaires et de manifestations à avoir quitté les lieux. La société gestionnaire a jeté l'éponge et le stade a été repris le 1er mars 2006 par la mairie de Paris.

Hormis le PUC (utilisateur prioritaire jusqu'en 2024), Charléty est devenu depuis l'été 2007 le stade du Paris FC. Le but avoué du club, actuellement en National, est de remonter en Ligue 2, puis en Ligue 1, ce qui permettrait un retour au premier plan de Charléty, emblème de longue date du sport parisien. Le club est retourné en août 2013 au Stade Déjerine à cause des faibles affluences enregistrées au Stade Charléty[4],[5]. Lors de la saison 2014-2015, le club est retourné à Charléty, son stade historique, le stade Déjérine n'étant plus aux normes.

Notes et références[modifier | modifier le code]


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