Le Tatoué

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Le Tatoué

Réalisation Denys de La Patellière
Scénario Pascal Jardin
Acteurs principaux
Sociétés de production Films Copernic
Films Corona
Ascot-Cineraid
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Sortie 1968
Durée 85 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Tatoué est un film franco-italien réalisé par Denys de La Patellière, sorti en 1968.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Antiquaire enrichi dans le commerce des peintures naïves, Félicien Mezeray rencontre chez le peintre Dubois, un ancien légionnaire du nom de Legrain, venu se faire portraiturer, et qui porte tatoué sur le dos un authentique Modigliani. Aussitôt vu, aussitôt vendu à deux collectionneurs américains, Smith et Larsen. Comme l'ex-militaire est réticent à « vendre sa peau », Mezeray lui propose de retaper sa maison de campagne en échange de cette œuvre d'art unique. Mais il ignore que la maison en question est un château du XIIe siècle en ruines, demeure ancestrale du légionnaire coléreux et misanthrope qui se trouve être en réalité le dernier comte de Montignac.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Quatrième et dernière rencontre cinématographique entre Jean Gabin et Louis de Funès après Napoléon (1954), La Traversée de Paris (1956) et Le Gentleman d'Epsom (1962).
  • Le tournage commença sans scénario véritablement achevé.
  • Ce film réunit le plus grand acteur français de l'époque, Jean Gabin, et l'acteur français le plus populaire au box-office de l'époque, Louis de Funès.
  • La demeure ancestrale du légionnaire est le château de Paluel situé sur la commune de Saint-Vincent-le-Paluel[3].
  • La voiture du film appartenant au comte de Montignac est une Chenard et Walcker de 1925.
  • Une nouvelle de Roald Dahl, Peau, qui est apparue entre autres dans le recueil Bizarre ! Bizarre ! (1954), a un sujet similaire : un vieil homme, Drioli, a sur la peau du dos un portrait de sa femme tatoué un soir de beuverie par le peintre Chaïm Soutine. Après la mort du peintre, la peau du vieil homme est convoitée par les marchands d'art.
  • Il semblerait en outre que l'histoire de ce film ait été inspirée par un fait divers des années 1960, dont le dénouement survint par un jugement du tribunal de grande instance de Paris du 3 juin 1969[4]. En l'espèce, un producteur de cinéma avait conclu un contrat avec une jeune fille, aux termes duquel elle devait poser nue dans le film après avoir été marquée d'un tatouage sur une fesse. Le tatouage devant ensuite être prélevé puis vendu au plus offrant[5].
  • Ce film a fini huitième du box-office de l'année 1968 en France avec 3 211 778 entrées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Château Le Paluel », sur http://www.chateau-le-paluel.com/,‎ 23/03/2010 (consulté le 05/08/2014)
  2. http://www.autourdelouisdefunes.fr/suresnes-mont-valerien-tatoue.htm
  3. le paluel
  4. Dalloz 1969, page 137 (début de la note de jurisprudence). L'auteur y affirme que le fait divers a inspiré le film.
  5. Le jugement a ordonné la suppression de la scène et l'indemnisation de la jeune fille, ayant subi une interruption totale de travail de plusieurs semaines des suites de l'exérèse. De plus, le lambeau de peau a dû lui être restitué. La décision a appliqué l'article 1128 du Code civil : impossibilité de conclure des conventions sur tout ou partie du corps humain (chose hors commerce) — principe d'indisponibilité du corps humain.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]