Stade Roland-Garros

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Stade Roland-Garros
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Court central de Roland Garros (Court Philippe-Chatrier)
Court central de Roland Garros (Court Philippe-Chatrier)
Généralités
Coordonnées 48° 50′ 50″ N 2° 14′ 57″ E / 48.847164, 2.24921748° 50′ 50″ Nord 2° 14′ 57″ Est / 48.847164, 2.249217  
Construction et ouverture
Utilisation
Propriétaire Ville de Paris
Équipement
Surface terre battue

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Stade Roland-Garros

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Stade Roland-Garros

Le stade Roland-Garros est un stade de tennis en terre battue construit en 1927 et situé à l’ouest de Paris au niveau de la porte Molitor, en lisière du bois de Boulogne. Il accueille tous les ans les Internationaux de France de tennis.

Le nom du stade a été choisi en hommage au pionnier de l’aviation Roland Garros[1], décédé dans un combat aérien de la Première Guerre mondiale en 1918.

Le stade Roland-Garros regroupe au total 24 courts. Les trois plus grands sont le court central (ou court Philippe-Chatrier), le court Suzanne-Lenglen et le court no 1.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le stade Roland-Garros est construit, durant l'hiver 1927-1928 afin d'accueillir la finale de la Coupe Davis, en bois et peut accueillir 10 000 spectateurs. Ce stade est utilisé depuis cette même date pour les Internationaux de France (créés en 1891) qui portent désormais le nom du stade : Internationaux de France de Roland-Garros.

En 1928 la France doit organiser la finale de la Coupe Davis ramenée en France par les « Mousquetaires ». Les installations existantes étant sous dimensionnées pour cet évènement, on décide de construire un nouveau stade sur un terrain du Stade français. Émile Lesieur, l'international de rugby auteur du premier essai du premier match du premier Tournoi des cinq nations, compagnon de Roland Garros dans la promotion HEC 1908, son parrain lors de son adhésion en 1906 au Stade français était devenu en 1928 président de l'association. C'est lui qui a ainsi imposé le nom de son ami aviateur et grand sportif, mort pour la France en combat aérien le 5 octobre 1918, afin d’honorer sa mémoire[1].

En 1940, pendant la seconde guerre mondiale, le stade fut utilisé pour parquer des juifs originaires des pays du Reich (Allemagne et Autriche) qui avaient fui le régime nazi[2].

Court Suzanne-Lenglen de Roland-Garros.
Qualification en double sur les courts secondaires de Roland-Garros.

Au départ constitué du seul court central, le stade s'est étoffé au cours des années pour arriver aux 24 courts actuels.

Au milieu des années 1970, le stade compte 9 courts et s’étend sur une superficie de 3,35 hectares. En 1975, le court central connaît ses premiers travaux. Des bureaux de la FFT sont construits sous la tribune C du court central.

Le court no 1 a été construit entre les éditions 1979 et 1980 du tournoi, sur l’ancien emplacement de deux courts. Il peut alors accueillir 4 500 spectateurs. De plus, on construit trois courts semi-enterrés et on rénove la tribune D du court central. Les travaux sont évalués à 32 millions de francs, soit 4,9 millions d’euros. La superficie du stade Roland-Garros passe de 3,35 à 4 hectares et il compte désormais dix courts.

Les courts 2, 3 et 4 sont réaménagés en 1983. Entre 1982 et 1986, on construit un mur anti-bruit et des locaux pour les joueurs et la presse. Le Centre national d'entraînement est créé. On étend la superficie à 6 hectares, construit 6 nouveaux courts et rénove trois courts existants. À l'issue de ces travaux, qui ont coûté 52 millions de francs (7,9 millions d'euros), le stade compte 19 courts.

Entre 1987 et 1991, on détruit et reconstruit la tribune B haute du court central. Est créé un centre de presse organisé sur trois niveaux. En plus, 28 cabines TV sont créées au sommet de la tribune C. La place des Mousquetaires est aménagée en 1989, avec la pose des statues en bronze de René Lacoste, Jean Borotra, Henri Cochet et Jacques Brugnon (les Quatre Mousquetaires du tennis français) créées par le sculpteur italien Vito Tongiani. Le coût de ces travaux s'élèvent à 70 millions de francs (10,7 millions d'euros).

En 1994, on construit un nouveau central de 10 000 places, qui fut appelé court A jusqu'à ce qu'il prenne en 1997 le nom de Suzanne Lenglen, ancienne joueuse de tennis française et première star internationale du tennis féminin. L'extension du stade comprend également la construction de sept courts en terre battue supplémentaires, portant le nombre total de courts à 23 (18 courts sur lesquels se déroule le tournoi, et 5 courts d'entraînement), d'un double gymnase enterré et de 5 courts en dur. Les coûts de ces travaux, qui ont duré de 1992 à 1994, s'élève à 230 millions de francs (35 millions d'euros). La superficie du stade est alors de 7,9 hectares.

Le changement le plus notable fut le réaménagement du court central. Après l'édition 1999 du tournoi, les tribunes A et D du court Central sont détruites pour être reconstruites, augmentant le confort mais réduisant la capacité d'accueil du court, qui passe de 16 500 à 15 000 places. Plus de 7 200 m2 de locaux sous la tribune A permettent l'aménagement de grands vestiaires et d'une salle de presse. Les travaux de la tribune D permettent de créer des locaux pour la Fédération qui les utilise pour les opérations de relations publiques des partenaires du tournoi. Deux courts avec tribunes sont construits à la place des courts 5, 6, 7 et 8. Deux restaurants sont créés pour les personnels de l'organisation et des diffuseurs. Un parking est aménagé pour les véhicules techniques. Un nouveau court no 3 est construit en lieu et place des anciens courts no 3 et no 4. Estimés à 50 millions d'euros, ces travaux comprennent aussi la transformation du pavillon fédéral en restaurant : « le Roland Garros ».

En 2001, le court central prend le nom de Philippe Chatrier, joueur de tennis et dirigeant de la Fédération française de tennis et de la Fédération Internationale de Tennis pendant de nombreuses années.

Entre 2004 et 2008, la tribune C, qui n'avait pas été modifié depuis la construction du central en 1928, est détruite et reconstruite. La galerie B du court Philippe-Chatrier est rénovée.

Entre 1993 et 2008, la Fédération française de tennis a financé 180 000 000 d’euros dans le stade Roland-Garros.

Projet d'extension[modifier | modifier le code]

Le 13 février 2011, la FFT décidait que Roland-Garros resterait Porte d'Auteuil à compter de 2016[3], avec une extension, portant la superficie de 8,5 ha à 13 ha, le projet prévoyant un ou deux courts couverts, dont l'actuel court Philippe-Chatrier. Cette décision rejeta l'option d'un déménagement en banlieue à Marne-la-Vallée, Gonesse ou Versailles qui proposait néanmoins des terrains allant de 20 ha à 35 ha[4].

Cette extension devait occuper une partie du jardin des serres d'Auteuil, dont la surface avait été déjà amputée d'un tiers en 1968 par la construction de l'échangeur d'Auteuil et du boulevard périphérique, et la destruction d'une partie des serres chaudes d'origine[5]. Le projet a déclenché une polémique opposant la FFT et la municipalité aux riverains, aux écologistes et aux associations de défense du patrimoine[6] qui cherchent d'autres possibilités et ont lancé une pétition pour préserver ce site classé dont les serres abritent des collections botaniques rares et vulnérables[7].

Le 28 février 2013, le tribunal administratif de Paris annule la délibération du Conseil de Paris[8] qui prévoyait l'extension du stade d'ici 2016. La décision se fonde sur le fait que, d'une part, le « sol » du site horticole de la Ville est classé « monument historique » et que, d'autre part, la délibération est jugée « illégale », le montant de la redevance de la FFT à la Ville étant « manifestement insuffisant au regard des avantages de toute nature consentis » par la mairie de Paris.

Le 20 février 2014, le tribunal administratif de Paris a rendu trois décisions favorables à la Ville de Paris et à la FFT, rejetant les requêtes déposées par les associations de défense de l'environnement[9].

Courts[modifier | modifier le code]

Plan du stade

Court Philippe-Chatrier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Court Philippe-Chatrier.

Construit en 1928, il s’appelait alors « Court Central », il est renommé court Philippe Chatrier en 2001, en hommage à Philippe Chatrier, ancien président de la Fédération française de tennis (FFT) et de la Fédération internationale de tennis (FIT), décédé en 2000. Il peut accueillir 14 911 spectateurs[10].

Court Suzanne-Lenglen[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Court Suzanne-Lenglen.

Construit en 1994 il peut accueillir 10 056 spectateurs[10].

Court no 1[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Court n°1 du stade Roland-Garros.

Construit en 1980 il peut accueillir 3 802 spectateurs[10].

Courts annexes[modifier | modifier le code]

La capacité totale des courts annexes est de 8 590 places[10].

Moyens d'accès[modifier | modifier le code]

Les transports en commun facilitent l’accès au stade[11] : métro, bus, vélib'. Durant l'évènement, un service gratuit de trois lignes soit environ quarante navettes assure le transport du public en continu entre les différentes entrées du stade, les parkings publics et les stations de métro les plus proches du stade. Enfin, deux stations de taxis sont temporairement mis en place pour l'évènement.

  • Bus
    • (BUS) RATP 22 : arrêt Michel-Ange-Auteuil
    • (BUS) RATP 32 : arrêt Porte d'Auteuil
    • (BUS) RATP 52 : arrêt Porte d'Auteuil ou la Tourelle
    • (BUS) RATP 62 : arrêt Porte de Saint-Cloud
    • (BUS) RATP 72 : arrêt la Tourelle
    • (BUS) RATP 123 : arrêt Roland-Garros
    • (BUS) RATP 241 : arrêt Suzanne-Lenglen
    • (BUS) RATP PC1 : arrêt Porte d'Auteuil, Porte Molitor ou Porte de Saint-Cloud

Gastronomie[modifier | modifier le code]

En 2005 le chef cuisinier Marc Veyrat crée le restaurant « le Roland Garros » dans le Pavillon Fédéral en plein cœur du stade, face au court central, une réalisation du designer Miguel Cancio Martins. La carte créée par Veyrat est réalisée par le chef Xavier Rousseau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Histoire du stade Roland Garros », sur tennis-histoire.com (consulté le 7 avril 2011) : « Emile Lesieur demande alors que le nouveau stade porte le nom de son ancien camarade : Roland Garros (1888-1918), héros de l’aviation »
  2. Renée Poznanski, Les juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale, Paris,‎ 1994
  3. « Le tournoi de Roland-Garros ne quittera pas la Porte d'Auteuil », sur france-info.com,‎ 13 février 2011 (consulté le 7 avril 2011) : « Paris, qui avait besoin de 66,6 % des voix pour être retenu dès ce dimanche, a raflé la mise en « finale » avec 70 % des voix au dernier tour face à Marne-la-Vallée »
  4. « Roland-Garros : une extension en question », sur Les Échos,‎ 24 février 2014 (consulté le 4 juin 2014)
  5. Le plan du projet sur le site Concertation sur le modernisation du stade Roland-Garros.
  6. Notamment l'ICOMOS paysages, la plus haute instance internationale de protection du patrimoine et du paysage, rattachée à l'UNESCO. Lire les résolutions du comité scientifique.
  7. « Roland Garros - Serres d'Auteuil : jeu, set et match ? », sur rustica.fr.
  8. « Roland-Garros : un revers pour Bertrand Delanoe » sur lemonde.fr.
  9. « La justice donne le feu vert à l'extension de Roland Garros », sur Métronews,‎ 20 février 2014 (consulté le 4 juin 2014)
  10. a, b, c et d Brochure "Guide du spectateur 2012, Internationaux de France", éditée par la Fédération française de tenis, page 68.
  11. « Accès au stade », sur http://www.fft.fr (consulté le 1er mars 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]