Transports à Paris

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Article principal : Paris.

Paris dispose d'un système de transports à la mesure de la taille de l'agglomération et de son rôle de capitale de la France.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le réseau de transports en commun de l'agglomération parisienne est particulièrement développé. Le métro en est le représentant le plus emblématique. Durant les dernières décennies, la croissance de l'offre a porté sur l'amélioration de la desserte de la banlieue avec, entre autres, la création du réseau express régional (RER). Aujourd'hui le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF), qui assure la coordination et le financement des transports en commun en Île-de-France, investit dans la création d'un réseau de tramway et la mise en site propre des lignes de bus.

Mode de transport Exploitant Voyageurs transportés (millions) Nombre de lignes km de voies Nombre de stations Zone desservie
Métro RATP 1 350 16 212 381 Paris et proche banlieue
RER RATP 440 115 65 Paris et Banlieue
SNCF 614 1 296 443 Paris et Banlieue
Transilien (non RER) SNCF 8 Paris et Banlieue
Tramway RATP 58 3 24 38 Paris et Banlieue
SNCF 1 8 11 Banlieue
Bus RATP 940 316 2 816 1 274 Paris (350 millions voyageurs) et banlieue
Optile 250 1 078 20 133 24 500 Grande Banlieue
Statistiques transports en commun de l'agglomération parisienne (2004)[1]

¹L'exploitation des lignes A et B est partagée entre la SNCF et la RATP.


Transports urbains[modifier | modifier le code]

Le métro de Paris est entré en exploitation en 1900 et comporte aujourd'hui seize lignes. Il se caractérise par un gabarit relativement faible, une vitesse commerciale moyenne et une desserte de qualité (très fine) dans Paris — la distance entre stations étant le plus souvent inférieure à 500 m — qui interdit en revanche son extension jusqu'aux banlieues éloignées, en raison d'une densité de population à desservir plus faible, mais surtout des temps de transports importants que cela impliquerait. Aujourd'hui les aménagements portent sur des prolongements vers la proche banlieue : cinq prolongements représentant environ 10 km sont planifiés pour 2012[2]. Une ligne entièrement automatisée (la ligne 14) est entrée en service en 1998. En 2012, la ligne 1 devrait à son tour être intégralement automatisée, en n'ayant subi que peu d'interruptions de sa circulation.

Le développement des transports parisiens se heurte aujourd'hui à des problèmes de financement aigus liés au ralentissement de l'économie française, aux dettes contractées dans le cadre des travaux précédents, à un manque de volonté politique et à l'alourdissement des procédures. Dans ce contexte le tramway est apparu comme un mode de transport idéal pour assurer la desserte transversale qui manque en banlieue (les lignes du Transilien étant plutôt radiales) : il nécessite des investissements relativement modérés et dispose d'une capacité intermédiaire entre le bus et les moyens de transport lourd (métro, trains). Quatre lignes sont en exploitation (les dernières inaugurées fin 2006 sont les lignes T3 et T4) ; cinq nouvelles lignes ainsi que six prolongements sont planifiés ou en cours de construction, le tout représentant environ 75 kilomètres[3].

L'agglomération parisienne dispose d'un réseau de lignes de bus important gérés en partie par la RATP (Paris et proche banlieue), en partie par des sociétés de transporteurs regroupés au sein du groupement OPTILE.

Trains et gares[modifier | modifier le code]

Durée de voyage depuis Paris par le train en 2007.
Article détaillé : Liste des gares de Paris.

Paris dispose de six grandes gares de chemin de fer terminus (gare du Nord, gare Saint-Lazare, gare de l'Est, gare Montparnasse, gare de Lyon et gare d'Austerlitz) assurant à la fois un trafic de grandes lignes et un trafic de banlieue. Le trafic de grandes lignes (environ 50 millions de voyageurs en 2004 toutes gares confondues) s'est considérablement développé avec les TGV qui partent de la gare de Lyon, de la gare Montparnasse, de la gare du Nord et, depuis 2007, de la gare de l'Est. La gare Saint-Lazare est la première gare pour le nombre de trains en partance (banlieue et grandes lignes) alors que la gare du Nord est la première pour le trafic[4].

Une quinzaine de lignes de chemin de fer de banlieue (Transilien) aboutissent dans les grandes gares parisiennes en cul-de-sac et viennent compléter la desserte lourde de la banlieue assurée par le RER.

Les cinq lignes de RER sont des lignes au gabarit ferroviaire desservant à la fois la banlieue et le centre de Paris. Elles ont été progressivement réalisées à partir des années 1970 en connectant des lignes de banlieue entre elles. La ligne A du RER détient le record mondial de passagers transportés.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le boulevard périphérique, porte de la Muette.

Le réseau routier comporte environ 800 km d'autoroutes en Île-de-France. On distingue une dizaine de radiales : les principales étant l'Autoroute du Soleil (Dijon, Lyon, Marseille), du Nord (Lille), de Normandie (Rouen, Caen, Le Havre), de l'Est (Reims, Metz, Strasbourg), l'Aquitaine (Orléans, Bordeaux), et l'Océane (Le Mans, Nantes) ainsi que des autoroutes concentriques : le périphérique entoure le Paris historique, l'A 86, totalement bouclée en 2008, la proche banlieue et la Francilienne est située à une dizaine de km plus à l'extérieur.

La circulation et le stationnement à Paris se révèlent très difficiles, à l'image de la plupart des grandes métropoles de la planète. Des capteurs électroniques sont placés dans la chaussée des principaux axes parisiens et de la quasi-totalité des autoroutes de la région. Les données permettent de déterminer la fluidité de la circulation et d'indiquer les bouchons et temps de parcours estimés entre différents points caractéristiques sur le site Web d'information SYTADIN (consultable avec un ordinateur mais aussi un téléphone mobile) et sur les panneaux routiers à messages variables.

Le stationnement à Paris totalise environ 755 000 places en 2007, se répartissant entre 165 000 places autorisées sur la voie publique, essentiellement le long des rues, soit 22 % des emplacements, 80 000 places dans les garages commerciaux (10 %), 70 000 places dans les parcs publics concédés (9 %) et enfin 440 000 places dans les garages privés et les cours d'immeubles (59 %)[5]. Le stationnement est payant dans la totalité des rues, la municipalité en place menant une politique de promotion des transports alternatifs (collectifs ou à vélo) par la réduction du nombre d'emplacements autorisés et l'installation systématique entre 2001 et 2006 d'horodateurs dans les rues non encore équipées. Les tarifs sont partagés en trois zones : ils vont en 2007 de 3 € l’heure au centre de Paris, à 1 € dans les arrondissements périphériques. Le paiement ne peut plus s'effectuer par pièces depuis 2002 : les cartes Paris-Carte (destinée au paiement du stationnement sur les horodateurs de Paris exclusivement, de 15 € et 40 €[6]), Moneo (depuis octobre 2005) et par carte bancaire dans certaines rues sont imposées à tous. Le stationnement est payant du lundi au samedi de 9h à 19h, mais gratuit le dimanche et pour l'essentiel des places, durant le mois d'août (123 000 places de stationnement sur 145 000). Une carte de stationnement résidentiel pour le stationnement sur la voirie est proposée aux habitants de la ville proposant un tarif préférentiel ainsi qu'un affranchissement de la durée limitée habituellement à deux heures, mais qui ne doit pas pour autant dépasser sept jours consécutifs au même emplacement, conformément à l’article R.417-13[7] du code de la route français[8].

Réseau cyclable[modifier | modifier le code]

Station de Vélib'.

Paris dispose depuis 1996 d'un réseau de pistes cyclables en augmentation constante[9] atteignant fin 2006, selon les chiffres publiés par la ville, 371 kilomètres, incluant les bandes et pistes cyclables ainsi que les couloirs de bus élargis[10].

À la suite de Rennes et Lyon, la Mairie de Paris a lancé le 15 juillet 2007 un système de location de vélos en libre-service, baptisé Vélib' et géré par JCDecaux[11], avec environ 20 000 vélos disponibles dans 1 450 stations. Cette opération vise à remplacer l'usage de la voiture en ville pour de courts trajets, et s'inscrit dans une réflexion plus globale sur l'intermodalité nécessaire des modes de transport[12].

Taxis[modifier | modifier le code]

La capitale comptait 15 500 taxis parisiens début 2007. Les stations de taxis sont organisées en trois catégories : 28 grandes stations sont installées à proximité des principaux sites touristiques ou des grandes places de la ville avec des taxis présents 24h/24 et 7j/7 ; 90 stations de quartier situées près des principaux axes de circulation et 316 stations locales implantées à proximité des bâtiments publics (hôpitaux, hôtels, théâtres…) et destinées à la dépose et à la reprise des usagers.

Un taxi est libre lorsque le dispositif lumineux de toit est éclairé, en blanc ou en vert, et les globes répétiteurs éteints. Lorsqu'il est occupé, le dispositif lumineux de toit est éteint ou éclairé en rouge et le globe répétiteur est éclairé en blanc (tarif A), en orange (tarif B) ou en bleu (tarif C), selon l'heure[13]. Les taxis parisiens effectuent en moyenne 200 000 courses chaque jour[14].

Aéroports[modifier | modifier le code]

Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle : intérieur de l'aérogare 1.

Paris est, après Londres, la ville d'Europe qui comptabilise le plus de passagers aériens (82,5 millions de passagers et 2,2 millions de tonnes de cargo transportées en 2006).

Aéroports de Paris, groupe détenu en majorité par l'État, gère les quatorze aéroports et aérodromes ouverts à la circulation aérienne civile en Île-de-France, dont deux accueillent l'essentiel du trafic : Orly et surtout Roissy-Charles-de-Gaulle. Orly, au sud, qui s'est surtout développé à partir des années 1950, est aujourd'hui spécialisé dans les vols intérieurs ou vers le Maghreb et a accueilli 25,6 millions de passagers en 2006. Roissy, au nord-est, ouvert en 1974, le plus récent des aéroports parisiens et de loin le plus grand aéroport français (56,8 millions de passagers en 2006), accueille surtout des vols internationaux. Trop petit et trop proche du centre-ville, l'aéroport du Bourget, le plus ancien, aujourd'hui réservé à l'aviation d'affaires, accueille tous les deux ans un salon aéronautique important.

Orly, tout proche du Marché international de Rungis, et plus encore Roissy sont des bassins d'emploi considérables en grande banlieue. Cependant, l'augmentation continuelle du trafic aérien de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle suscite l'inquiétude de nombreux élus et riverains quant aux nuisances sonores et à la pollution atmosphérique engendrées par une activité aérienne qui se poursuit de plus en plus souvent dans la nuit. La construction d'un troisième grand aéroport dans une zone moins densément peuplée et donc plus éloignée de Paris est souvent évoquée. L'aéroport de Beauvais-Tillé, dans l'Oise, déjà utilisé par les compagnies à bas coût desservant Paris, a accueilli trois millions de passagers[15] en 2010.

Les aéroports parisiens sont plutôt mal reliés à la capitale. Entre Roissy et Paris, 80 % des liaisons se font en voiture sur des autoroutes souvent embouteillées. En plus des lignes B et C du réseau express régional (RER), une liaison ferroviaire directe, le CDG Express, devait ouvrir en 2012, mais elle a fait l'objet de fortes oppositions locales vu son impact sur la qualité des transports ferroviaires du secteur et son coût élevé d'utilisation[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]