Mairie de Paris

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L'hôtel de ville de Paris, où siège la mairie de Paris

La mairie de Paris ou Ville de Paris est l'administration, ainsi que les élus municipaux et départementaux de Paris. Ils siègent à l'hôtel de ville.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La première municipalité parisienne est constituée vers 1260, lorsque Saint Louis octroie aux prévôt et jurés de la puissante corporation des marchands de l'eau le droit d'administrer une partie de la cité. Cette association détient alors le monopole de la navigation sur la Seine, l'Oise, la Marne et l'Yonne, réglemente le trafic du fleuve et fixe les taxes à percevoir. Jusqu'ici, la ville était administrée par les représentant du roi : comte, vicomte, puis prévôt de Paris. C'est avec ce dernier que le prévot des marchands et ses échevins devront composer pour la bonne administration de la capitale durant les siècles qui vont suivre.

Élus par les bourgeois, le prévôt des marchands de Paris va prendre un ascendant politique considérable. Le rôle que tient Étienne Marcel durant la régence du dauphin, le futur Charles V, pousse le pouvoir royal à rogner les prérogatives prévotales, y compris en supprimant la charge de prévot des marchands de 1382 à 1388.

Rétablie au profit de Jean Jouvenel des Ursins, un fidèle partisan des rois Charles VI, puis Charles VII, la fonction de « prévôt des marchands » ne sera plus désormais qu'honorifique, puisque le candidat désigné par le souverain sera investi par les votants.

À la veille de la Révolution française, la municipalité comporte :

Le 27 mai 1789, les électeurs des trois ordres de la ville demandent à siéger à l'hôtel de ville et à participer à la gestion de la cité, ce que Jacques de Flesselles refuse comme étant illégal, soutenu par le ministère de Jacques Necker. Le 25 juin 1789, cette proposition est renouvelée et, sous la pression publique, Jacques de Flesselles admet douze de ces électeurs à se joindre à la municipalité en place : la commune de Paris est née. La première session de cette « assemblée générale » se tient le 13 juillet 1789 et Jacques de Flesselles en est élu président. Le lendemain, 14 juillet, les émeutiers n'ayant pas trouvé les armes qu'ils étaient venus réclamer à l'hôtel de ville, accusent Flesselles de collusion avec le pouvoir royal. Celui-ci est massacré par la foule, qui le décapite et promène sa tête au bout d'une pique dans les rues de la capitale.

De la Révolution à l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Loi PLM.
Les 12 arrondissements entre 1795 et 1860 (en gris, les limites actuelles de Paris)

La loi du 11 octobre 1795 (19 vendémiaire an IV), supprime la municipalité unique, Paris étant désormais divisé en 12 arrondissements agissant comme des municipalités indépendantes.

Le 17 février 1800 (28 plûviose an VIII), Bonaparte dissout les 12 municipalités, les arrondissements deviennent de simples divisions administratives et la capitale est rétablie en tant que commune unique. Le préfet de la Seine, assisté d'un conseil général de la Seine, siège à l'hôtel de ville et administre la capitale. Il n'y a donc plus de maire, seul un conseil de Paris (établi par la loi municipale du 5 avril 1884) élit un président tous les ans qui assure des fonctions surtout honorifiques. Quant aux pouvoirs de police, ils sont attribués à un préfet de police. C'est la première commune française à lever des montants significatifs sur les marchés de capitaux[1].

La loi du 16 juin 1859 qui procède au redécoupage de Paris en créant 20 arrondissements au lieu de 12 ne modifie pas la structure. Le chef de l'État désigne toujours pour chaque arrondissement un maire et deux adjoints, choisis parmi les citoyens les plus imposés, nommés pour 3 ans mais révocables. La loi du 14 avril 1871 augmente le nombre d'adjoints nommés à trois et supprime la durée du mandat devenant indéterminée.

Du fait de la création du « département de Paris », le 10 juillet 1964 (suite au démantèlement du département de la Seine), Paris dispose d'un Conseil issu de la scission de l'ancien conseil général de la Seine, où sont représentés des élus de chaque arrondissement, mais la capitale française ne dispose pas encore de maire, seulement d'un président de conseil qui n'est pas doté des attributions normalement dévolues au maire (en tant que premier magistrat de la ville). Les maires d'arrondissements exercent l'essentiel de ces fonctions locales (à l'exception des pouvoirs de police), sous la supervision du préfet qui représente l'État et dirige encore effectivement le département et dirige le préfet de police. Le Conseil général de Paris qui en résulte n'a donc pratiquement aucun rôle, et Paris n'est pas encore une commune véritable, mais est une collection de petites cités sans moyens d'action et de développement à la mesure des besoins demandés à une capitale d'importance mondiale.

La loi du 31 décembre 1975 rétablit la fonction de « Maire de Paris ». Cette loi fait de Paris à la fois une commune et un département. Paris possède désormais deux collectivités territoriales distinctes dont les affaires sont gérées par une même assemblée: le Conseil de Paris. La loi renvoie au droit commun des départements et des communes pour de nombreuses dispositions, même si Paris garde un statut particulier. La grande innovation réside dans l'institution d'un Maire qui exerce tantôt les attributions d'un président de Conseil général, tantôt celles d'un maire. L'essentiel des budgets et les projets sont votés au Conseil de Paris sous la présidence du maire de Paris qui dispose de pouvoirs beaucoup plus importants que ce dont disposent les autres maires de France, même si ceux-ci sont amputés des attributions de police administratives, qui restent celles du Préfet de police. Ce statut est mis en place en 1977, et les premières élections municipales parisiennes se tiennent le 25 mars 1977. Depuis la loi du 31 décembre 1982, dite Loi PLM pour « Paris, Lyon, Marseille », ces trois grandes villes ont une organisation administrative particulière inhérente à la volonté de décentralisation. La loi confère un statut particulier à la ville de Paris. Le territoire de Paris recouvre toujours deux collectivités territoriales, une commune et un département. Il est divisé en vingt arrondissements, chacun d'eux comportant un conseil d'arrondissement (organe délibérant) composé pour un tiers de conseillers de Paris élus dans l'arrondissement et pour deux tiers de conseillers d'arrondissement, ainsi qu'un maire d'arrondissement (organe exécutif) élu parmi les conseillers de Paris de l'arrondissement. Les conseils d'arrondissement gèrent les équipements de proximité (culturels, sociaux et sportifs) et constituent une sorte de décentralisation interne à la commune, un intermédiaire entre la population et l'autorité centrale. Leurs compétences, largement consultatives, sont réduites à la gestion des équipements, celle-ci s'exerçant en liaison avec le conseil municipal. L'arrondissement n'a en fait ni moyens propres, ni budget. Pour autant, cette Loi n'a été qu'imparfaitement appliquée à Paris, les maires d'arrondissement ne se voyant transférer que peu de compétences. Avec la loi du 29 décembre 1986 portant adaptation du régime administratif et financier de la Ville de Paris, le législateur revient en partie sur la Loi PLM en ce qui concerne Paris. Elle donne au maire quelques prérogatives que la Loi PLM accordait au Préfet de police : salubrité, maintien de l'ordre dans les foires et marchés, conservation du domaine public de la ville.

Récemment, la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité a largement modifié le fonctionnement des institutions parisiennes. Ses principaux objectifs concernent la vie locale et l'exercice des mandats. Pour cela, la Loi impose le découpage des villes de plus de 80 000 habitants en quartiers et rend obligatoire les conseils de quartier. À Paris, l'obligation de créer les conseils de quartiers s'impose aux conseils d'arrondissement sous certaines réserves. Il appartient préalablement au conseil de Paris « sur proposition des conseils d'arrondissement » de fixer « le périmètre des quartiers constituant la commune »[2]. Une fois ces périmètres établis, « les conseils d'arrondissement créent pour chaque quartier un conseil de quartier ». Ces instances « peuvent être consultées par le maire et lui faire des propositions sur toutes questions concernant le quartier ou la ville »[3]. Par ailleurs, le maire « peut les associer à l'élaboration, à la mise en œuvre et à l'évaluation des actions intéressant le quartier, en particulier celles menées au titre de la politique de la ville ». La Loi renforce également le rôle des commissions consultatives des services publics et favorise la création de postes d'adjoints « chargés principalement d'un ou plusieurs quartiers ». À Paris, ces créations de postes supplémentaires se font dans le cadre des arrondissements et ne doivent pas excéder 10 % de l'effectif légal du conseil d'arrondissement[4]. Enfin, la loi s'intéresse aux compétences des collectivités locales, notamment à Paris : renforcement du pouvoir consultatif des conseils d'arrondissement, création d'une section d'investissement dans la dotation des arrondissements, assouplissement des règles de recrutement du personnel. Aux termes de cette Loi, le maire de Paris dispose donc d'une compétence générale pour tout ce qui relève de la circulation et du stationnement, restreignant par là-même considérablement les compétences de la Préfecture de police.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Anne Hidalgo, l'actuelle maire de Paris

Le tout premier maire de Paris est Jean Sylvain Bailly. Il est élu le 15 juillet 1789. Deux jours après, Bailly remit la cocarde tricolore au roi à l'hôtel de ville. Entre la loi de 1794 et celle du 31 décembre 1975, Paris n'a plus eu de maire à deux exceptions près : durant six mois sous la Révolution française de 1848 et durant près d'un an lors de la proclamation de la Troisième République jusqu'à deux mois après Commune de Paris en 1871. Il faut attendre les premières élections municipales en 1977, pour que les Parisiens élisent de nouveau un maire. Depuis cette date, quatre maires s'y sont succédé :

Liste des adjoints au maire[modifier | modifier le code]

Pour le mandat 2014-2020, le maire de Paris a 21 adjoints :

  • Bruno Julliard, premier adjoint chargé de la culture, du patrimoine, des métiers d'arts, des relations avec les arrondissements et de la nuit. (PS, élu du 13e arrondissement).
  • Julien Bargeton, adjoint chargé des finances, des sociétés d'économie mixte, des marchés publics et des concessions (PS, élu du 20e arrondissement).
  • Célia Blauel, adjointe chargée de l'environnement, du développement durable et de l'eau (EELV, élue du 14e arrondissement).
  • Hélène Bidard, adjointe chargée de l'égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits de l'homme (PCF, élue du 11e arrondissement).
  • Ian Brossat, adjoint chargé du logement et de l'hébergement d'urgence (PCF, élu du 18e arrondissement).
  • Colombe Brossel, adjoint chargé des espaces verts, de la nature, de la préservation de la biodiversité et des affaires funéraires (PS, élue du 19e arrondissement).
  • Alexandra Cordebard, adjointe chargée des affaires scolaires, de la réussite éducative et des rythmes scolaires (PS, élue du 10e arrondissement).
  • Myriam El Khomri, adjointe chargée de la sécurité, de la prévention, de la politique de la ville et de l'intégration (PS, élue du 18e arrondissement).
  • Emmanuel Grégoire, adjoint chargé des ressources humaines, des services publics et de la modernisation de l'administration (PS, élu du 12e arrondissement).
  • Antoinette Guhl, adjointe chargée de l'économie sociale et solidaire, de l'innovation sociale et de l'économie circulaire (EELV, élue du 20e arrondissement).
  • Bernard Jomier, adjoint chargé de la santé et de l'handicap (EELV, élu du 19e arrondissement).
  • Patrick Klugman, adjoint chargé des relations internationales et de la francophonie (PS, élu du 17e arrondissement).
  • Marie-Christine Lemardeley, adjointe chargée de la vie étudiante et de la recherche (PS d'ouverture, élue du 5e arrondissement).
  • Jean-François Martins, adjoint chargé des sport et du tourisme (PS d'ouverture, élu du 11e arrondissement).
  • Jean-Louis Missika, adjoint chargé de l'urbanisme, de l'architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l'attractivité (PS d'ouverture, élu du 12e arrondissement).
  • Christophe Najdovski, adjoint chargé des transports, de la voirie, des déplacements et des espaces publics (EELV, élu du 12e arrondissement).
  • Mao Peninou, adjoint chargé de la propreté, de l'assainissement et de l'organisation et du fonctionnement du Conseil de Paris (PS, élu du 19e arrondissement).
  • Olivia Polski, adjointe chargée des commerces et de l'artisanat (PS, élue du 14e arrondissement).
  • Pauline Véron, adjointe chargée de la démocratie locale, de la participation citoyenne, de la vie associative, de la jeunesse et de l'emploi (PS, élue du 9e arrondissement).
  • Dominique Versini, adjoint chargé de la solidarité, de la familles, de la petite enfance, de la protection de l'enfance, de lutte contre les exclusions et des personnes âgées (PS d'ouverture, élue du 15e arrondissement).
  • Catherine Vieu-Charier, adjointe chargée de la mémoire, des anciens combattants et correspondante Défense (PCF, élue du 12e arrondissement).


Pour le mandat 2008-2014, le maire de Paris avait 37 adjoints[5] :

  • Anne Hidalgo, première adjointe chargée de l'urbanisme et de l'architecture (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Julien Bargeton, chargé des déplacements, des transports et de l'espace public (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Hammou Bouakkaz, chargé de la démocratie locale et de la vie associative (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Claudine Bouygues, chargée des droits de l'Homme, de l'intégration, de la lutte contre les discriminations et des citoyens extracommunautaires (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Jean-Bernard Bros, chargé du tourisme et des nouveaux médias locaux (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Colombre Brossel, chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Liliane Capelle, chargée des séniors et du lien intergénérationnel (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Lyne Cohen-Solal, chargée du commerce, de l'artisanat, des professions indépendantes et des métiers d'art (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • François Dagnaud, chargé de l'organisation et du fonctionnement du Conseil de Paris, de la propreté et du traitement des déchets (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Véronique Dubarry, chargée des personnes en situation de handicap (groupe Europe Écologie – Les Verts et apparentés).
  • René Dutrey, chargé du développement durable, de l'environnement et du plan climat (groupe Europe Écologie – Les Verts et apparentés)
  • Myriam El Khomri, chargée de la prévention et de la sécurité (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Maïté Errecart, chargée des ressources humaines, de l'administration générale et des relations avec les mairies d'arrondissement (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Isabelle Gachet, chargée de la jeunesse (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés)
  • Bernard Gaudillère, chargé du budget, des finances et du suivi des sociétés d'économie mixte (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Fabienne Giboudeaux, chargée des espaces verts (groupe Europe Écologie – Les Verts et apparentés).
  • Didier Guillot, chargé de la vie étudiante (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Bruno Julliard, chargé de la culture (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Fatima Lalem, chargée de l'égalité femme/homme (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Jean-Marie Le Guen, chargé de la Santé Publique et des relations avec l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Anne Le Strat, chargée de l'eau, de l'assainissement et de la gestion des canaux (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Romain Lévy, chargé de la protection de l'enfance (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Jean-Yves Mano, chargé du logement (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Pierre Mansat, chargé de « Paris métropole » et des relations avec les collectivités territoriales d'Ile-de-France (groupe communiste et élus du parti de gauche).
  • Jean-Louis Missika, chargé de l'innovation, de la recherche et des universités (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Camille Montacié, chargée des marchés (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Christophe Najdovski, chargé de la petite enfance (groupe Europe Écologie – Les Verts et apparentés).
  • Mao Peninou, chargé de la qualité des services publics municipaux, de l'accueil des usagers, et du bureau des temps (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Danièle Pourtaud, chargée du Patrimoine (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Christian Sautter, chargé de l'emploi, du développement économique et de l'attractivité internationale (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Pierre Schapira, chargé des relations internationales, des affaires européennes et de la francophonie (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Gisèle Stievenard, chargée de la politique de la ville et de l'engagement solidaire (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Olga Trostiansky, chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l'exclusion (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés).
  • Pauline Véron, chargée de l'économie sociale et solidaire (groupe socialiste, radical de gauche et apparentés)
  • Catherine Vieu-Charier, chargée de la mémoire et du monde combattant (groupe communiste et élus du parti de gauche).
  • Jean Vuillermoz, chargé du sport (groupe communiste et élus du parti de gauche).

Indemnités[modifier | modifier le code]

La rémunération mensuelle en juin 2013 est la suivante :

Nombre Brut mensuel Total
Maire 1 8 650 € 8 650 €
Adjoints au maire 37 4 855 € 179 635 €
Conseillers 163 4 807 € 783 642 €
Maires d'arrondissement 20 4 855 € 97 100 €
Adjoints au maire d'arrondissement .. 2 159 € ,, €
Total (sans adjoints d'arrdt) 1 069 027 €

Élections[modifier | modifier le code]

Schéma de Paris, découpé en arrondissement

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Les élections municipales se déroulent par arrondissement, selon la même procédure que dans les communes de plus de 3 500 habitants. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin, comme le font aussi les conseils municipaux élisant leur maire dans les autres communes de France.

Dans chaque arrondissement, les premiers élus de chaque liste (les conseillers de Paris) siègent également au Conseil de Paris, qui élit alors le maire de Paris ; les suivants (conseillers d'arrondissement) siègent seulement au Conseil d'arrondissement.

Le Conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un Conseil municipal (qui administre la commune) et d'un Conseil général (qui administre le département), il n'y a pas d'élections cantonales à Paris.

L'évolution du nombre de conseillers, de secteur et de Paris, élus par arrondissement, avant et après 2014, est résumée dans le tableau ci-après :

Arrondissement 1er 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e 11e 12e 13e 14e 15e 16e 17e 18e 19e 20e Total
Conseillers de Paris de 1983 à 2014 3 3 3 3 4 3 5 3 4 6 11 10 13 10 17 13 13 14 12 13 163
Conseillers de Paris depuis 2014 1 2 3 2 4 3 4 3 4 7 11 10 13 10 18 13 12 15 14 14 163
Conseillers d'arrondissement avant 2014 10 10 10 10 10 10 10 10 10 12 22 20 26 20 34 26 26 28 24 26 354
Conseillers d'arrondissement depuis 2014 10 10 10 10 10 10 10 10 10 14 22 20 26 20 36 26 24 30 28 28 364
     diminution du nombre de conseillers —      augmentation du nombre de conseillers

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Les circonscriptions de Paris depuis 2012

Le département de Paris est divisé en 18 circonscriptions pour les élections législatives françaises, chaque circonscription élisant un député.

Les arrondissements étant de tailles et de populations très différentes (notamment les arrondissements centraux les plus petits et moins peuplés), la représentation pour Paris au Parlement se fait de façon plus équitable qu'au sein du Conseil de Paris (où chaque arrondissement compte un nombre minimum d'élus), en regroupant les quatre premiers arrondissements dans la même circonscription, et en découpant des paires d'arrondissements en trois circonscriptions. Les deux arrondissements parisiens les plus peuplés (et les plus vastes), les 15e et 16e, sont découpés à eux seuls en deux circonscriptions législatives chacun. Le 18e, l'arrondissement le plus densément peuplé, est scindé sur trois circonscriptions législatives qui empruntent une petite partie des arrondissements voisins.

Depuis 2012, le département compte 11 députés socialistes, 1 vert et 6 UMP.

Intégrité publique[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

À la différence de la plupart des principales régions urbaines de France telles que Lille et Lyon, ou d'autres grandes capitales dans le monde, il n'existe aucune entité intercommunale gérant la région urbaine de Paris, aucun conseil intercommunal ne traitant les problèmes du noyau urbain dense de la région dans son ensemble. La dichotomie opérée entre d'une part la ville de Paris, à la surface et au poids démographique particulièrement restreints, et d'autre part ses banlieues, où ont été rejetées de longue date activités et populations peu désirables en centre-ville, constitue un véritable problème contemporain. C'est en tout cas l'un des facteurs du malaise social qui a notamment conduit aux émeutes de 2005 dans les banlieues.[non neutre]

Ces événements ont accéléré la réflexion sur la mise en place d'une structure métropolitaine plus efficace recouvrant la ville de Paris et certaines de ses banlieues, partant d'une idée socialiste d'une « conférence métropolitaine » ou de l'idée de la droite d'un « Grand Paris » plus intégré[6].

Jumelage et partenariats[modifier | modifier le code]

Paris est jumelée avec une seule ville : Rome, depuis le 30 janvier 1956, avec pour slogan « Seule Paris est digne de Rome ; seule Rome est digne de Paris » (en italien « Solo Parigi è degna di Roma; solo Roma è degna di Parigi »)[7].

La capitale française a également signé des pactes d'amitié et de coopération avec de nombreuses villes[8] :

(la date est celle du pacte le plus ancien signé avec chaque ville)

Année Ville Pays
1958 Kyōto Drapeau du Japon Japon
1982 Tokyo Drapeau du Japon Japon
1985 Le Caire Drapeau de l'Égypte Égypte
1987 Amman Drapeau de la Jordanie Jordanie
1987 Sanaa Yémen Yémen
1987 Berlin Drapeau de l'Allemagne Allemagne
1991 Séoul Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
1992 Moscou Drapeau de la Russie Russie
1992 Beyrouth Drapeau du Liban Liban
1995 Jakarta Drapeau de l'Indonésie Indonésie
1996 Chicago Drapeau des États-Unis États-Unis
1996 Québec Drapeau du Canada Canada
1996 San Francisco Drapeau des États-Unis États-Unis
1997 Santiago du Chili Drapeau du Chili Chili
1997 Riyad Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite
1997 Pékin Drapeau de la République populaire de Chine Chine
1997 Prague Drapeau de la République tchèque République tchèque
1997 Tbilissi Drapeau de la Géorgie Géorgie
1997 Saint-Pétersbourg Drapeau de la Russie Russie
1998 Lisbonne Drapeau du Portugal Portugal
1998 Sofia Drapeau de la Bulgarie Bulgarie
1998 Koweït (ville) Drapeau du Koweït Koweït
1998 Sydney Drapeau de l'Australie Australie
1998 Erevan Drapeau de l'Arménie Arménie
1999 Mexico Drapeau du Mexique Mexique
1999 Varsovie Drapeau de la Pologne Pologne
1999 Buenos Aires Drapeau de l’Argentine Argentine
2000 Washington Drapeau des États-Unis États-Unis
2000 Madrid Drapeau de l'Espagne Espagne
2000 Athènes Drapeau de la Grèce Grèce
2001 Londres Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
2001 Porto Alegre Drapeau du Brésil Brésil
2002 Genève Drapeau de la Suisse Suisse
2003 Alger Drapeau de l'Algérie Algérie
2004 São Paulo Drapeau du Brésil Brésil
2004 Rabat Drapeau du Maroc Maroc
2004 Casablanca Drapeau du Maroc Maroc
2004 Tunis Tunisie Tunisie
2005 Copenhague Drapeau du Danemark Danemark
2006 Montréal Drapeau du Canada Canada
2007 Phnom Penh Drapeau du Cambodge Cambodge
2009 Rio de Janeiro Drapeau du Brésil Brésil
2009 Jéricho Drapeau de la Palestine Palestine
2009 Istanbul Drapeau de la Turquie Turquie
2010 Doha Drapeau du Qatar Qatar
2010 Tel Aviv-Jaffa Drapeau d’Israël Israël
2011 Ramallah Drapeau de la Palestine Palestine
2011 Dakar Sénégal Sénégal
2013 Amsterdam Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas

Le 20 avril 2006, les maires de Paris (Bertrand Delanoë) et de San Francisco (Gavin Newsom) ont signé un partenariat de « jumelage numérique » (Digital Sister Cities) autour des nouvelles technologies, notamment l'équipement public en Wi-Fi[9].

Services techniques de la Mairie de Paris[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

A l'époque moderne, les différents corps techniques se structurent et s'autonomisent. Les architectes-voyers s'opposent aux ingénieurs et aux corporations de métiers[10]. Après un tentative de fusion sous la Révolution, Napoléon hiérarchise l'institution sous le modèle militaire. Sous Rambuteau, "le corps des Ponts-et-Chaussées reste le grand pourvoyeur de compétences"[11].

1811 : Louis Bruyère (Ponts-et-Chaussées) est le premier Directeur des Travaux Publics de Paris[12].

1840 : Jean Reynaud (Mines) est directeur de Travaux Publics de Paris.

1848 : rassemblement du Service du Pavé et du Service des Eaux et Égouts dans un Service des Travaux de Paris, territorialisé en sections (chef : Darey, puis Dupuit en 1850).

1854 : le Service du Pavé devient le Service de la Voie publique et du Nettoiement. Belgrand devient chef du service des Eaux et Égouts, entouré de Hamberg et Allard à la tête de circonscriptions géographiques. Alphand devient chef du service des Promenades et Plantations, entouré de Darcel et Grégoire. Le Service des Travaux de Paris devient Direction.

1856 : Création du Service du Plan (chef : Deschamps), Michal est à la tête de la Direction des Travaux de Paris.

1878 : Couche est Directeur des Eaux et Égouts.

1887 : Saint-Ange-Allard est directeur de la Voie Publique.

1897 : L'ensemble des Services Techniques est répartis en quatre services distincts.

1959 : Création de l'École des ingénieurs de la ville de Paris qui forme le corps des ingénieurs de la ville de Paris.

Recrutements[modifier | modifier le code]

Les ingénieurs des travaux de Paris sont recrutés ordinairement après concours, externe ou interne.

Autres[modifier | modifier le code]

Mettant en avant le fait qu'une crue de la Seine pourrait détruire ses grands crus, la mairie de Paris (dirigée par Bertrand Delanoë) décide de vendre en 2006, 5 000 bouteilles de ses caves, achetées sous les mandats de Jacques Chirac et Jean Tiberi[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alfred Colling, La Prodigieuse histoire de la Bourse, Paris, Société d'éditions économiques et financières,‎ 1949, p. 212
  2. Nouvelles dispositions de l'article L. 2511-10-1 du Code général des collectivités territoriales.
  3. Article L. 2143-1 nouveau du Code général des collectivités territoriales.
  4. Article L. 2511-25-1 du Code général des collectivités territoriales.
  5. Annuaire des Conseiller(e)s de Paris sur le site de la Mairie de Paris.
  6. Annie Fourcaut et Mathieu Flonneau, « Une histoire croisée de Paris et de ses banlieues », 2005, site officiel de la Ville de Paris.
  7. Le Conseil municipal de Paris de 1944 à 1977 par Philippe Nivet sur Google Livres ; voir aussi « Le jumelage avec Rome » sur le site de la Mairie de Paris.
  8. « Les pactes d'amitié et de coopération », site officiel de la Ville de Paris.
  9. « Jumelage numérique entre San Francisco et Paris », sur ZDNet, 21 avril 2006. Consulté le 24 mars 2009.
  10. Bertrand Lemorin, Marc Mimram, Paris d'ingénieurs, Editions du Pavillon de l'Arsenal, 1995
  11. Lemorin, Mimram, ibid.
  12. Antoine PICON, Les modèles de la métropole - La direction des travaux de Paris au XIXe siècle, in BELHOSTE Bruno, Francine MASSON & Antoine PICON, Le Paris des Polytechniciens Des ingénieurs dans la ville 1794-1994, Editions Délégation à l'action artistique de la Ville de Paris, Paris, 1994.
  13. Stéphane Reynaud, « Des ventes aux motifs très variables », in Le Figaro, encart « Culture », jeudi 28 novembre 2013, page 29.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]