Hôpital Lariboisière

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48° 52′ 59″ N 2° 21′ 11″ E / 48.8831, 2.35306 ()

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Cour intérieure de l'hôpital

L’hôpital Lariboisière est un hôpital de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris situé 2 rue Ambroise-Paré dans le 10e arrondissement de Paris. Il a été construit au XIXe siècle selon les théories hygiénistes et sur un type pavillonnaire. Il a ouvert ses portes en 1854. Depuis 1975, il est inscrit monument historique[1].

La construction[modifier | modifier le code]

La décision de construire rapidement un hôpital pour les habitants des faubourgs de la rive droite de Paris a été prise à la suite de l'épidémie de choléra de 1832 où les hôpitaux parisiens s'étaient montrés insuffisants. Le conseil des hospices veut en faire un modèle « un monument de charité où la philanthropie, où la science et l'art soient développés avec tous les progrès du temps »[2].

Entre 1839 et 1845, de vives controverses s'engagent autour de nombreux projets. Enfin, en 1846, les travaux commencent sous la direction de l'architecte Martin-Pierre Gauthier sur les terrains de l'ancien enclos Saint-Lazare[3].

Dénominations successives[modifier | modifier le code]

L'hôpital s'est successivement appelé :

  • 1839 : hôpital du Nord
  • 1841 : hôpital Louis-Philippe
  • 1848 : hôpital de la République
  • 1854 : hôpital Lariboisière

La comtesse Élisa de Lariboisière, née le 22 janvier 1794 à Paris (fille du comte Roy, ministre des Finances à la Restauration, et épouse du comte de Lariboisière, fils du général d'Empire), qui de son vivant s'était signalée par ses charités, décède sans héritier le 27 décembre 1851. Elle laisse par son testament la plus grande partie de sa fortune pour la fondation d'un hôpital à Paris. Cet hôpital, élevé conformément à sa dernière volonté, et l'un des plus beaux de Paris, a reçu son nom[4].

Il est désormais rattaché au Groupement Hospitalier (GH) incluant l'hôpital Saint Louis, l'hôpital Lariboisière et l'hôpital Fernand Widal.

Chapelle[modifier | modifier le code]

La façade est ornée de trois statues, représentant les vertus théologales: La Foi, La Charité, L'Espérance datant de 1855 sculptures de Julien-Charles Dubois (1806-1891)

Protection[modifier | modifier le code]

La chapelle

Les façades et toitures, les galeries intérieures et la chapelle de hôpital Lariboisière ont été inscrites aux monuments historiques par arrêté du 15 janvier 1975[1].

Accès[modifier | modifier le code]

L'hôpital Lariboisère est desservi par le métro de Paris aux stations Gare du Nord (ligne 4 et ligne 5) et Barbès - Rochechouart (ligne 2 et ligne 4), ainsi que par plusieurs lignes de bus RATP.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aude Henry-Gobet, Le 10e arrondissement : Itinéraires d'histoire et d'architecture, Paris, Action artistique de la ville de Paris, coll. « Paris en 80 quartiers »,‎ 2000 (ISBN 2-913246-10-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a et b « Notice no PA00086493 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Rapport de la séance du conseil des hospices du 22 mai 1839.
  3. François Guérard, L'Hopital de Lariboisiere, l'enclos Saint Lazare, G. Steinheil, Paris, 1888, p. 35.
  4. « Élisa de Lariboisière », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition,‎ 1843-1865 [détail de l’édition]