Hôpital Saint-Louis

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Hôpital Saint-Louis
Entrée de l'hôpital Saint-Louis place Alfred-Fournier.
Entrée de l'hôpital Saint-Louis place Alfred-Fournier.
Présentation
Destination initiale Hôpital
Protection  Inscrit MH (1937, pavillons)
Logo monument historique Classé MH (1982, bâtiments)
Logo monument historique Classé MH (1993, chapelle)
 Inscrit MH (1997, musée)
 Inscrit MH (2003, puits)
 Inscrit MH (2006, réservoir)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Localité 10e arrdt de Paris
Localisation
Coordonnées 48° 52′ 29″ N 2° 22′ 06″ E / 48.87472, 2.36833 ()48° 52′ 29″ Nord 2° 22′ 06″ Est / 48.87472, 2.36833 ()  

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Hôpital Saint-Louis

L’hôpital Saint-Louis est un hôpital de l’Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) situé dans le 10e arrondissement de Paris, au nord de la rue Bichat, 1 avenue Claude-Vellefaux (anciennement rue Claude-Vellefaux).

Créé par Henri IV pour désengorger l’Hôtel-Dieu lors d’épidémie de peste, il lui donna le nom de Saint-Louis en souvenir de son aïeul Louis IX, mort de la peste devant Tunis en 1270.

Aujourd’hui, l’hôpital Saint-Louis utilise ses locaux historiques (qui sont en partie classés et en partie inscrits monument historique[1]) pour les activités administratives, et est équipé depuis les années 1980 d’un nouvel ensemble immobilier moderne où s’effectuent ses missions hospitalières et universitaires de centre hospitalier universitaire (CHU). Ses spécialités majeures sont la dermatologie, l’hématologie ainsi que la cancérologie. Il emploie 2 500 personnes, dont un millier pour le personnel médical. Il abrite l'institut de recherche sur la peau de l'INSERM et la Fondation René Touraine.

La porte sud-ouest de l’hôpital (située au croisement de la rue Bichat et de l’avenue Richerand) est connue du grand public comme étant l'entrée du commissariat dans la série policière Navarro.

(M) Ce site est desservi par la station de métro Goncourt.

Histoire[modifier | modifier le code]

Hôpital Saint-Louis en 1608 par Claude Chastillon

L’hôpital Saint-Louis est édifié au début du XVIIe siècle sur décision de Henri IV, qui signe le 17 mai 1607 l’édit fondant cet hôpital, à la suite des graves épidémies de 1562, 1596 et 1606.

Il s’agit initialement d'un hôpital intermittent, utilisé en période d’épidémie, pour mettre en quarantaine les malades contagieux de Paris. Il est ainsi installé en dehors des murs, au-delà de la porte du Temple, au milieu de champs, entre la rue du Carême-Prenant et les chemins de Saint-Maur, de Meaux et de Belleveille comme le montre le plan de Turgot. L’hôpital est construit à proximité du fameux gibet de Montfaucon, visible sur la gravure de Claude Chastillon qui le représente.

La construction, assez rapide, s’effectue d’après les plans de Claude Vellefaux ou de Claude Chastillon[2], avec une chapelle pour première construction. Le vendredi 13 juillet 1607, le roi en pose la première pierre[3] et Antoine Le Mercier organise les travaux.

La messe mortuaire du roi Henri IV assassiné par Ravaillac le 14 mai 1610 y est la première célébrée, probablement sur une musique de la Missa pro defunctis d’Eustache du Caurroy (1549-1609). La construction de l’ensemble de l’hôpital est terminée en 1612.

À l’origine appelé Maison de la Santé, l’hôpital a pris le nom de Saint-Louis en souvenir du roi Louis IX, qui décéda d’une épidémie dite de peste (et en réalité de dysenterie) sous les remparts de Tunis, en 1270 à la fin de la huitième croisade (organisée par Louis IX). Les premiers malades n’arrivent qu’en 1616 et l’hôpital reste ouvert pendant trente ans[2].

Les premières périodes où l’hôpital a été en service furent :

  • 1616 à 1636 sans discontinuer (épidémies) ;
  • 1651, pendant la Fronde ;
  • 1670 à 1671 (épidémie dite de scorbut) ;
  • 1709 à 1710 (idem) ;
  • 1729 à 1730 (idem) ;
  • de 1731 à 1740 : les locaux de l’hôpital servirent de grenier à blé ;
  • en 1749, on y enferme les mendiants et vagabonds de Paris ;
  • de 1754 à 1767 pour désengorger l’Hôtel-Dieu en plein centre de Paris sur l'île de la Cité ;
  • à partir de 1773 à la suite de l’incendie de l’Hôtel-Dieu de 1772. L’hôpital Saint-Louis ne fermera plus à partir de cette date, devenant un hôpital permanent.

L'hôpital a joué un rôle significatif dans le développement de la dermatologie au XIXe siècle. Il abrite toujours un musée de moulage sur ce thème.

  • Rebaptisé hospice du Nord sous la Révolution française, l'hôpital est consacré à la prise en charge des maladies de peau par arrêté du Conseil général des hospices du 27 novembre 1801[2].
  • Jean-Louis Alibert y est nommé médecin adjoint. Il fonde à l'hôpital Saint-Louis, la première école de dermatologie du monde.
  • en 1879 s'installe la chaire de clinique des maladies cutanées et syphilitiques de la faculté de médecine de Paris confié à Alfred Fournier.
  • En 1889, s'y crée la Société française de dermatologie.

Au XXe siècle l'hôpital Saint-Louis accueille des spécialités chirurgicales et hématologiques. Durant cette période, il bénéficie de multiples protections au titre des monuments historiques[1] : le pavillon Gabrielle, le pavillon Bazin, la pharmacie et la cuisine actuelle sont inscrits le 28 juillet 1937, divers bâtiments, en particuliers ceux entourant la cour centrale, sont classés le 21 décembre 1982, la chapelle est classée le 25 juin 1993, le bâtiment du musée de dermatologie est inscrit le 12 novembre 1997, le puits est inscrit le 27 mai 2003 et le réservoir dépendant des eaux de Belleville est classé le 6 février 2006.

Les épidémies au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Le problème des épidémies est très présent au XVIe siècle, même s'il n'est pas nouveau.

Le mot de peste est alors utilisé de façon générique, pour couvrir toute maladie donnant lieu à une forte épidémie. Pour la seule épidémie de 1562, les registres de l'Hôtel-Dieu de Paris comptent plus de soixante mille morts.

L’architecture de l’hôpital ancien[modifier | modifier le code]

L’architecte Claude Chastillon, à qui on doit la place des Vosges à Paris, conçoit l’organisation du projet de l’hôpital, les plans et les élévations. Claude Vellefaux, quant à lui, en dirige le chantier. (Sources : Topographie française, Paris 1648, Archives AP).

Claude Vellefaux est l’architecte de ce superbe ensemble (sources : site Internet de l'hôpital Saint-Louis). Il a donné son nom à une rue voisine.

L’architecture de l’hôpital Saint-Louis en fait comme une petite place des Vosges, construite à la même époque. Une cour carrée de 120 mètres de côté est entourée comme un cloître, de bâtiments aux façades de brique et de calcaire.

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L’architecture de l’hôpital moderne[modifier | modifier le code]

Le nouvel hôpital

Décidé en 1974, l’hôpital moderne a pour architectes D. Badani et P. Roux-Dorlut. Il fut construit en deux tranches, terminées respectivement en 1984 et 1989. Les soins hospitaliers sont transférés en totalité dans ce nouvel hôpital qui est, pour une partie importante, construit en dessous du niveau des rues environnantes, afin de ne pas écraser le bâtiment historique voisin du vieil hôpital.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Notice no PA00086494 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. a, b et c Tilles G. Wallach D. « Histoire de l'hôpital Saint-Louis » La revue du praticien 1997;47:1753-6.
  3. Mémoires de Pierre de l'Estoile.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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