Chris Marker
Chris Marker
Guillaume en Égypte, l'avatar de Chris Marker
| Nom de naissance | Christian-François Bouche-Villeneuve |
|---|---|
| Naissance | 29 juillet 1921 Neuilly-sur-Seine (France) |
| Nationalité | |
| Décès | 29 juillet 2012 (à 91 ans) Paris (France) |
| Profession | Réalisateur |
| Films notables | La Jetée Sans soleil Le Tombeau d'Alexandre Le Fond de l'air est rouge Level Five A.K. |
| Site internet | chrismarker.org chrismarker.ch |
Chris Marker, né Christian-François Bouche-Villeneuve, le 29 juillet 1921 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et mort le 29 juillet 2012 est un réalisateur, écrivain, illustrateur, traducteur, photographe, éditeur, philosophe, essayiste, critique, poète et producteur français.
Pour le grand public, son œuvre renvoie à ses films majeurs : La Jetée, Sans soleil, Le Joli Mai, Le Fond de l'air est rouge, ou enfin Chats perchés, pour l’essentiel des documentaires définis dès le départ par André Bazin comme des essais cinématographiques.
Cependant, son œuvre d'ensemble ne se limite pas aux œuvres signées Chris Marker : le réalisateur français a tout au long de sa carrière activement collaboré avec d’autres réalisateurs, écrivains, acteurs, artistes ou simples ouvriers : de Costa-Gavras à Yves Montand, d’Alain Resnais à Yannick Bellon ou Alexandre Medvedkine, de Jorge Semprun à Benigno Cacérès, de Thoma Vuille à Mario Ruspoli, de Joris Ivens à Haroun Tazieff, de William Klein à Mario Marret, d’Akira Kurosawa à Patricio Guzman. Il soutient également les jeunes, tout particulièrement le collectif Kourtrajmé, dont Isild Le Besco, en qui il voit le renouveau du cinéma français ou la nouvelle Nouvelle Vague[1].
Chris Marker s’est attaché en 60 années de travail à observer avec une curiosité, un discernement méticuleux, une ironie caustique et souvent amusée, voire avec colère, les vicissitudes de l’histoire mondiale tout autant qu’individuelle. Au centre de sa réflexion figurent la mémoire, le souvenir, la nostalgie du temps passé réinventé mais à jamais disparu.
« Chris Marker, c'est un peu le plus célèbre des cinéastes inconnus. »
— Dubois 2006, p. 6[note 1].
Sommaire |
Biographie [modifier]
« Chris Marker me paraît un personnage fascinant, à ma connaissance unique au monde. Je ne connais personne qui puisse avoir à la fois ce sens des problèmes politiques contemporains, ce goût du beau, cette espèce de joie devant la culture et devant l'art, cet humour ; et qui arrive, lorsqu'il fait un film à ne se séparer d'aucune de ces tendances »
— Alain Resnais[2]
Christian-François Bouche-Villeneuve naît le 29 juillet 1921 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)[3].
Enfant, il habite pendant deux ans à Cuba. Dans les années 1930, il étudie au Lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine où enseigne un jeune agrégé en philosophie appelé Jean-Paul Sartre et s'occupe, en tant qu'éditeur, du journal des étudiants du lycée Le trait d'union[4]. Il devient licencié en philosophie lorsque la guerre éclate et rejoint alors la Résistance.
Les premières années de la vie de Christian-François Bouche-Villeneuve[note 2], alias Chris Marker, sont obscures et Marker lui-même a contribué à la confusion en transmettant délibérément des informations erronées aux journalistes. Par exemple, certaines sources affirment qu'il est né à Oulan-Bator[5],[6], la capitale de la Mongolie, alors que d'autres suggèrent qu'il a peut-être aussi fait partie de l'armée américaine et combattu comme pilote d'avion et parachutiste[7].
Écriture (1946-1952) [modifier]
Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Marker écrit pour la revue Esprit qui réapparaît et est entièrement refondue après avoir été interdite sous le régime de Vichy, en 1941. Dirigée par le philosophe Emmanuel Mounier, héritier de l'existentialisme et prônant un catholicisme de gauche, elle prend une orientation « philocommuniste » avec la ferme intention de participer aux débats et controverses de l'après-guerre. Marker y fait ses premières armes et y publie de nombreux articles entre 1946 et 1955 : des commentaires sur l'actualité politique, des poèmes, des recensions littéraires et cinématographiques.
Il travaille aussi pour les organisations Peuple et culture et Travail et culture. Ces organisations sont créées au lendemain de la Libération avec l'ambition "de rendre la culture au peuple et le peuple à la culture"[8], et sont proches de l'équipe d'Esprit mais aussi du Parti Communiste Français (PCF). L'un des principaux animateurs de ce projet n'était autre qu'André Bazin qui cofonde en 1951 les Cahiers du cinéma. C'est également dans les bureaux de Travail et Culture, rue des Beaux-Arts à Paris, que Marker rencontre Alain Resnais à la fin des années 1940 avec lequel il se lie d'amitié et collabore par la suite[note 3].
Durant cette période, Marker publie un roman Le Cœur net (1949), plusieurs poèmes et un essai sur Jean Giraudoux intitulé Giraudoux par lui-même (1952), paru dans la collection « Écrivains de toujours » aux éditions du Seuil. Trilingue, il traduit également des ouvrages allemands et anglais en français. Il dirige par ailleurs, avec Joseph Rovan, les premiers numéros de la revue de Peuple et Culture, DOC (et sa version allemande DOK), et édite aussi plusieurs documents pédagogiques pour l'association en collaboration avec les éditions du Seuil.
À la suite d'une violente critique de Mme Thomas, représentante du secrétariat du PCF chargé du « contrôle » des publications de Peuple et Culture, qui reprochait d'avoir publié un extrait de L'Espoir d'André Malraux qu'elle considérait comme un « auteur fasciste », Marker quitte la direction de la revue DOC. Il continue son activité comme animateur à Peuple et Culture et est engagé au Seuil pour diriger la collection « Petite Planète »[9],[10].
La citation, tout comme pour Jean-Luc Godard, est un élément important et récurrent dans l'œuvre de Marker. Il affirme cet intérêt, dès 1949, dans l'introduction de L'Homme et sa liberté, à savoir que « l'on s'exprime beaucoup mieux par les textes des autres, vis-à-vis de qui on a toute la liberté de choix, que par les siens propres, qui vous fuient comme s'ils le faisaient exprès au profit des parts de Dieu ou du diable[11]. »
Voyages (1952-1966) [modifier]
Au début des années 1950, Marker commence sa carrière cinématographique, parcourant le monde pour l'UNESCO, afin de « mettre le cinéma au service de l'éducation de base »[12]. En 1952, il réalise, avec Joffre Dumazedier et Benigno Cacérès, les fondateurs de Peuple et Culture, Olympia 52 (en), un documentaire commissionné par Peuple et Culture, sur les Jeux Olympiques d'Helsinki, qui fait partie du projet d'éducation populaire de l'organisation. Dans le même temps, il poursuit son travail avec Alain Resnais sur le court métrage documentaire Les Statues meurent aussi, très influencé par le thème malrucien du « Musée imaginaire », ouvrage paru en 1947.
L'idée d'un film sur « l'art nègre » était déjà en gestation dans les esprits de Resnais et Marker, et ce depuis fin 1948 - début 1949, alors que Resnais connaissait le plein succès avec son court-métrage Van Gogh (1947), pour lequel il venait d'obtenir un Oscar. Les Statues meurent aussi est commandé en 1950 par l'organisation Présence Africaine, pour être achevé en 1952, après de multiples difficultés aux limites de l'insurmontable (dont le simple fait que Resnais, Cloquet et Marker n'y connaissaient absolument rien en art africain). Pire encore, avant même de sortir en salle, le film est frappé immédiatement et pour longtemps par la censure.
Ces deux premiers films suggèrent déjà l'esprit de voyage qui caractérise son travail pendant toute la période qui suit. Comme le dit Catherine Lupton dans sa monographie sur Marker, « le désir de voir et de montrer le monde avec des perspectives inouïes va devenir le trait définitoire des activités de Chris Marker pendant les années 1950 et le début des années 1960, et il va ainsi établir sa réputation de globe trotter invétéré avec une série de travaux basés sur les voyages dans les pays et les régions en transition[13]. » En effet, les films Dimanche à Pékin (1956), Lettre de Sibérie (1958), Description d'un combat (1960) et Cuba si (1961) sont le fruit de voyages en Chine, en Sibérie, en Israël et à Cuba.
Dans Lettres de Sibérie, Chris Marker joue à remettre en cause la supposée « objectivité » du genre documentaire en répétant trois fois la même séquence en variant uniquement le commentaire[14]. André Bazin voit dans Lettre de Sibérie la naissance ou la consolidation d'un genre qui sera dès lors inséparable de Chris Marker, pour ne pas dire synonyme: le « film-essai »[15],[16],[note 4].
Cuba si (1961) contient deux entretiens avec Fidel Castro filmés juste avant le débarquement de la baie des Cochons. Comme le ton est anti-américain, le gouvernement français censure le film jusqu'en 1963[14].
Lorsqu'il ne tourne pas, Marker photographie. Un voyage en Corée du Nord est à l'origine du recueil de photographies Coréennes (1959) qu'il décrit comme un court métrage fait avec des images fixes, anticipant ainsi La Jetée (1962), de même qu'il l'avait fait avec son portfolio Clair de Chine. Il y a un fort intérêt politique derrière ces voyages, dont quatre ont été faits au sein de pays socialistes, avec la politique desquels Marker, bien que critique, n'est pas moins sympathisant. En effet, le communisme à ce moment là est encore perçu en France comme une voie possible et salutaire[note 5]. La découverte des purges staliniennes en Europe de l'Est (1948-1953) à la fin des années 1960 change la donne et provoque une violente polémique et grand nombre de départs du PCF parmi les adhérents et tout particulièrement les intellectuels[17].
Tout en réalisant ses films, Marker devient en parallèle le directeur de la collection « Petite Planète » aux éditions du Seuil, qui offre une alternative aux guides de voyage plus classiques, et dont il est le responsable entre 1954 et 1958[18]. Il y développe alors une forme nouvelle d'alliance entre le texte et l'image : la photographie n'est plus reléguée au seul statut d'illustration du texte, mais devient un complément symbiotique et indispensable du texte.
Entre le voyage à Cuba en 1961 et le voyage au Japon en 1964, Marker retourne en France pour réaliser deux films fondamentaux dans sa carrière : Le Joli mai et La Jetée, tous les deux sortis en 1962.
Le Joli mai est un long documentaire réalisé à partir de 55 heures d'entretiens avec des Parisiens avec un commentaire en voix-off lu par Yves Montand[note 6],[14]. Le film s'inspire du cinéma-vérité promu par Jean Rouch et Edgar Morin, en particulier avec Chronique d'un été (1960). Chris Marker cherche à faire une radiographie spirituelle et idéologique des Parisiens. Marker et son équipe leur posent des questions variées (leurs espoirs, leurs opinions, leur quotidien, leur point de vue sur le bonheur, l'amour, la guerre d'Algérie, la paix, le futur, etc.), et bien que le commentaire soit moins présent que dans ses travaux antérieurs, il est encore très important comme conscience critique.
À l'opposé, La Jetée, probablement le film le plus célèbre de Chris Marker, est un point d'inflexion dans son œuvre. Dans ce film construit comme un photo-roman fait presque entièrement d'images fixes, Marker abandonne le mode documentaire et utilise les ressources de la science-fiction pour construire une fable sur le temps, la mémoire et la subjectivité, ainsi que sur leurs relations avec l'image. Il s'agit d'une problématique qui va hanter dès à présent toute son œuvre, tout particulièrement après les années « militantes ». Dans son anthologie du cinéma français, le critique Jean-Michel Frodon voit dans le film l'un des chefs-d'œuvre du cinéma mondial[19].
Dans le même temps, Marker collabore sur un très grand nombre de projets cinématographiques, de manière très variée allant de l'écriture du commentaire à la production, en passant par l'adaptation des sous-titres ou le montage. On le retrouve sur les films de cinéastes tels que François Reichenbach, Catherine Varlin, Pierre Kast, Joris Ivens ou encore Jean Ravel, le monteur du Joli Mai.
Même si Marker reste toute sa vie un voyageur, on peut cependant dire que cette première phase d'errance commencée avec Dimanche à Pékin est clôturée dans les années 1960 avec les films Le Mystère Koumiko (1965) et Si j'avais quatre dromadaires (1966).
L'origine du Mystère Koumiko est un voyage au Japon en 1964, lors des Jeux Olympiques de Tokyo. L'intention originelle de Marker était de réaliser un film sur ces Jeux, comme il l'avait fait en 1952 à Helsinki. Il décide finalement de faire un film sur une jeune femme, Koumiko Muraoka, qu'il rencontre par hasard à Tokyo et qui parle français[note 7]. Ce film est aussi l'occasion pour Marker d'explorer pour la première fois sa fascination pour le Japon, pays dans lequel il va retourner plusieurs fois par la suite.
Pour sa part, Si j'avais quatre dromadaires renverse la logique de Coréennes, car il s'agit cette fois d'un album de photographies en forme de film, au lieu d'un film sous forme de photographies accolées . Dans Si j'avais quatre dromadaires, Marker rassemble plusieurs photos qu'il a accumulées durant ses voyages depuis 1950. Le film est alors une sorte de bilan de ses premières années de voyage qui précèdent les années de militantisme.
Militantisme (1967-1981) [modifier]
Les documentaires de voyage des années 1950 reflètent une sympathie profonde envers les tentatives d'implanter des régimes politiques socialistes dans différentes parties du monde, de Cuba à la Corée du Nord, du Chili au Viêt Nam. La montée de la contestation politique à la fin des années 1960 constitue pour Marker l'occasion d'approfondir son engagement politique et de réfléchir à la place du cinéma dans le système de production et de distribution capitaliste, ainsi que sur son rôle idéologique. Comme Jean-Luc Godard, Marker cherche à « créer deux ou trois Vietnam au sein de l'empire Hollywood-Cinecittà-Mosfilms-Pinewood[20]. »
Le premier de ces efforts est la création en Belgique[note 8], en 1967, du collectif « Société pour le Lancement des Œuvres Nouvelles » (SLON[note 9],[note 10]), qui devient en 1974 ISKRA (Images, Son, Kinescope, Réalisation Audiovisuelle, mais aussi "étincelle" en russe tout autant que le titre du journal dirigé par Lénine entre 1901 et 1903)[21]. Comme l'explique très clairement un texte du collectif de 1971, « SLON est née d'une évidence: que les structures traditionnelles du cinéma, par le rôle prédominant qu'elles attribuent à l'argent, constituent en elles-mêmes une censure plus lourde que toutes les censures. D'où SLON, qui n'est pas une entreprise, mais un outil - qui se définit par ceux qui y participent concrètement - et qui se justifie par le catalogue de ses films, des films QUI NE DEVRAIENT PAS EXISTER[22]! »
Pour cette entreprise, Marker perd son statut privilégié d'auteur-réalisateur pour devenir producteur et animateur du collectif. Pendant cette période, plusieurs de ses propres films ne sont pas signés. Le premier projet de SLON est Loin du Vietnam (1967), un film collectif rassemblant les réalisateurs Jean-Luc Godard, Agnès Varda, Alain Resnais, Claude Lelouch, Joris Ivens et William Klein, et dont la coordination générale et le montage sont entièrement assumés par Chris Marker[23].
En février-mars 1967 commence une grève dans les usines Rhodiacéta de Besançon. Les ouvriers en grève ne veulent pas seulement des augmentations de salaire. Ils veulent aussi changer le système et ils transforment leur usine occupée en lieu de culture avec une bibliothèque et des conférences. Chris Marker tourne À bientôt j'espère et donne aux ouvriers les moyens de s'exprimer par le cinéma pour faire entendre leur voix hors de leur usine et de leur région. Les ouvriers forment alors des groupes Medvedkine, à Besançon et à Sochaux, en hommage au cinéaste soviétique Alexandre Medvedkine et réalisent par eux-mêmes des films sur leur mouvement[24].
SLON s'intéresse aussi à la manipulation de l'information par le pouvoir à travers l'État et les média officiels. Pour offrir un contre-poids à ces appareils idéologiques, SLON crée une série de documentaires courts de « contre-information », avec le titre générale de On vous parle de... Dans cette série, Marker et ses camarades de SLON présentent l'actualité politique au Brésil, au Chili, à Cuba ou en Tchécoslovaquie, mais du point de vue des mouvements de contestation, qui n'était pas, et de loin, celui favorisé par les médias[note 11].
Le point culminant des années militantes de Marker, c'est la grande fresque politique Le Fond de l'air est rouge (1978), d'après une idée de la monteuse Valérie Mayoux, à savoir un documentaire de quatre heures (réduites depuis par l'auteur à trois heures) sur la montée et le déclin des mouvements de gauche dans le monde. Le film est conçu au départ comme un collage de fragments de matériel filmique de SLON organisé en deux parties. La première, « Les mains fragiles », présente les espoirs politiques de la gauche à la fin des années 1960, à travers (entre autres) les révoltes des étudiants et les résonances de la révolution cubaine en Amérique Latine. La deuxième partie, « Les mains coupées », décrit le backlash conservateur de droite venu juste après : l'invasion soviétique de Prague (1968), le coup d'État de Pinochet (1973), la restauration gaulliste en France... La décennie finit pour Marker dans une atmosphère politique très pessimiste. C'est le moment pour Marker d'abandonner le cinéma militant tel qu'il l'avait conçu et de se lancer dans de nouvelles voies.
Mémoire et multimédia (1982-2012) [modifier]
Sans soleil [modifier]
Sans soleil (1982) est tourné avec une caméra Beaulieu au format 16 mm et muette. Sandor Krasna, crédité au générique du film comme caméraman, est en réalité un personnage inventé par Chris Marker lui-même[25]. Ce film, souvent considéré comme le chef-d'œuvre de Marker, revisite son obsession de la mémoire (déjà présente dans La Jetée) et son goût du voyage dans les années 1950-1960. Les noyaux géographiques du film, que Marker définit comme « les deux pôles extrêmes de la survie », sont le Japon et les anciennes colonies portugaises du Cap-Vert et de la Guinée-Bissau. Le cinéaste militant laisse place à un observateur curieux, politiquement averti, mais certainement déçu par la débâcle de la gauche globale et le destin tragique des mouvements de libération, en particulier en Afrique noire.
Sans soleil perfectionne le genre du film-essai et le transforme en une forme réflexive, guidée par ce que l'on pourrait appeler le « sujet-Marker ». Un sujet tout à la fois individuel et collectif, mais aussi cinématographique et qui organise des images et des sons fragmentaires en une unité organique par l'entremise du montage.
Multimédia et nouvelles technologies [modifier]
À partir de 1980, Chris Marker explore d'autres formes d'expression grâce aux nouvelles technologies, telles que la vidéo ou l'informatique. Déjà en 1978, il fait une installation vidéo intitulée Quand le siècle a pris forme. Dans les années 1980, il développe une nouvelle installation multimédia, Zapping Zone ou Propositions pour une télévision imaginaire, suivie en 1995 par Silent Movie. Mais au-delà de ces expériences, il y une fascination croissante pour les possibilités surprenantes qu'offrent les ordinateurs et plus récemment Internet. Un des films les plus importants de cette période, Level Five (1996), prend comme point de départ la dernière bataille de la Seconde Guerre mondiale entre Américains et Japonais dans l'île d'Okinawa, durant laquelle un tiers de la population se suicide ou est massacré. Marker utilise l'ordinateur (et en particulier les jeux d'ordinateur) comme une partie essentielle de son mode de filmage. Pour Raymond Bellour, Level 5 est « un nouveau type de film, le premier film au cinéma qui examine les liens entre la mémoire culturelle et la production de sons et images par ordinateur[26],[note 12] ».
Mais c'est dans le CD-ROM Immemory (1998) que la logique de l'ordinateur fournit une vraie alternative à la logique filmique[note 13]. Dans Immemory, Marker propose « la géographie de sa propre mémoire[27] ». Le CD-ROM offre, dans son ouverture, sept « zones » différentes : le cinéma, le voyage, la photo, la guerre, la poésie, la mémoire et le musée, ainsi qu'une zone additionnelle pour les « X-plugs ». L'exploration de ces zones avec la souris de l'ordinateur nous emmène dans un labyrinthe aux bifurcations et croisements inattendus, où l'on voit défiler des photographies, des textes, des vidéos, des cartes postales... Marker trouve dans l'ordinateur des possibilités pour le développement de ses problématiques esthétiques : premièrement, le CD-ROM permet d'incorporer toutes les images et documents que Marker a essayé à maintes reprises de mettre ensemble dans une même œuvre. Deuxièmement, il rend possible l'implémentation d'une logique non-linéaire dans le développement du matériel visuel et textuel.
Sa vie durant, Marker continue à explorer les nouvelles ressources médiatiques. Avec Max Moswitzer, il crée par exemple le monde de L'Ouvroir sur Second Life, comprenant entre autres un musée virtuel et une salle de projection, à l'occasion de l'exposition au Museum für Gestaltung (en) de Zürich. De la même manière, la première de son court métrage Leila Attacks (2006) s'est tenue sur YouTube (où on peut trouver sept vidéos sous le pseudonyme de Kosinki). En outre, Chris Marker travaille pour la télévision, comme en 1989 avec L'Héritage de la chouette (sur l'héritage de la Grèce antique dans la Grèce moderne), mini-série de treize épisodes commanditée par la Fondation Onassis et coproduite par La Sept.
Histoire et mémoire [modifier]
Dans l'œuvre de Marker, l'enchevêtrement entre la mémoire individuelle et l'Histoire passe au premier plan à partir des années 1980 et anime la série de portraits filmés réalisés à partir de 1985. Bien sûr, Marker a fait des films-portraits auparavant, comme celui de son ami Yves Montand dans La Solitude du chanteur de fond (1974), mais les films des années 1980-1990 sont pour la plupart des hommages posthumes ou tardifs à des ami(e)s ou des artistes qu'il admire profondément. Ils se veulent, dès lors, déchiffrage du passé plutôt que description d'un présent. La liste des noms est parlante : Simone Signoret (Mémoires pour Simone, 1986), Alexandre Medvedkine (Le Tombeau d'Alexandre, 1993) ou encore Denise Bellon (Le Souvenir d'un avenir, 2002, réalisé avec sa fille, la réalisatrice Yannick Bellon, sœur de Loleh Bellon, femme de Jorge Semprún). Dans A.K. (1985), il filme Akira Kurosawa sur le tournage de Ran sur les pentes du mont Fuji[14]. Pour l'émission de télévision Cinéma de notre temps, il dresse un portrait d'Andreï Tarkovsky intitulé Une journée d'Andreï Arsenevitch (1999)[14]. Dans tous les cas, Marker inscrit sa mémoire et celles des autres dans le cadre d'une histoire qui les intègre et les dépasse. Le documentaire sur Alexandre Medvevkine est notamment l'occasion pour Marker de faire une fresque impressionnante sur l'Union soviétique défunte.
Dans ses films, Chris Marker cherche à dépasser la linéarité temporelle (le boucle du temps dans La Jetée ou l'anticipation du futur dans Le Souvenir d'un avenir, par exemple). L'ordinateur le libère du temps comme ligne directrice irréversible. L'espace du CD-ROM est multi-dimensionnel car il y autant de dimensions que de points d'entrée sur l'écran introductif, et ces dimensions peuvent se croiser et s'enchevêtrer à volonté. Le résultat est un temps réversible et courbe, plein d'inflexions et de retours, qui permet de cartographier de façon plus précise l'architecture complexe de la mémoire.
Le globe trotter militant continue à être présent dans des films comme Berliner Ballade (1990) ou Un maire au Kosovo (2000). Le contre-informateur de la série On vous parle de... continue de proposer son regard critique sur les médias dans Détour Ceausescu (1990, segment de Zapping Zone), Le 20 heures dans les camps (1993, idem.) ou Casque bleu (1995). Le photographe de Coréennes est toujours présent dans les expositions Staring Back (2007) ou Passengers (2011), série de photographies des passagers du métro parisien pris à leur insu, et exposée pour la première fois à la Peter Blum Gallery (en) de New York[28], puis aux Rencontres d'Arles 2011[29] et enfin au Centre de la photographie de Genève[30], dans le cadre du projet Spirales. Fragments d'une mémoire collective. Autour de Chris Marker[31].
Décès [modifier]
Il décède le dimanche 29 juillet 2012, jour de son 91e anniversaire, à son domicile personnel dans le 20e arrondissement de Paris[23],[32]. Sa dépouille est incinérée au crématorium du Père-Lachaise le 2 août[33].
L'hommage de la presse est unanime. Le quotidien Libération lui consacre la une du 31 juillet 2012 sous le titre « Chris Marker s'efface »[34]. Dans le Guardian, Ronald Bergan salue en lui l'un des cinéastes les plus innovants et l'inventeur du film essai[14].
Après sa mort, le street-artist Thoma Vuille rend hommage à Chris Marker en inscrivant sur les murs de Paris « RIP Chris Marker, 1921-2012 ». Sa démarche est ensuite reprise par des anonymes[35].
Filmographie [modifier]
Longs métrages [modifier]
- 1952 : Olympia 52 (en), 82 min
- 1958 : Lettre de Sibérie, 62 min
- 1960 : Description d'un combat, 60 min
- 1961 : Cuba si, 52 min
- 1965 : Le Mystère Koumiko, 54 min
- 1974 : La Solitude du chanteur de fond, 60 min (portrait d'Yves Montand)
- 1977 : Le Fond de l'air est rouge, 240 min (remonté et réduit en 1993 à 180 min)
- 1982 : Sans soleil, 100 min
- 1985 : A.K., 71 min (portrait d'Akira Kurosawa lors du tournage de Ran)
- 1986 : Mémoires pour Simone, 61 min (portrait de Simone Signoret)
- 1989 : L'Héritage de la chouette, 13 épisodes de 26 min
- 1993 : Le Tombeau d'Alexandre, 120 min (portrait d'Alexandre Ivanovitch Medvedkine)
- 1996 : Level Five, 110 min
- 1999 : Une journée d'Andreï Arsenevitch, 55 min (portrait d'Andreï Tarkovski)
- 2004 : Chats perchés, 58 min (sur les traces de M. CHAT, création graphique de Thoma Vuille). Initialement intitulé Avril inquiet.
Courts métrages [modifier]
- 1946 : La Fin du monde, vu[e] par l'ange Gabriel, n/a [film 8mm][36].
- 1954 : La Clé des songes, n/a [film 16mm][37].
- 1955 : Un fichu métier, n/a
- 1956 : Dimanche à Pékin, 22 min
- 1962 : La Jetée, 28 min
- 1966 : Si j'avais quatre dromadaires, 49 min
- 1966 : Cinétracts, 30 min (ceux réalisés par Chris Marker)
- 1969 : On vous parle du Brésil : tortures, 20 min
- 1970 : On vous parle du Brésil: Carlos Marighela, 17 min
- 1970 : On vous parle de Paris :les mots ont un sens. François Maspero, 20 min
- 1971 : On vous parle de Prague : le deuxième procès d'Artur London, 30 min
- 1971 : Le Train en marche, 32 min
- 1973 : L'Ambassade, 20 min
- 1981 : Junkopia, 6 min
- 1990 : Getting Away With It, 4'17 [version mutilée]
- 1994 : Petite ceinture, 1 min (vidéo haiku)
- 1994 : Tchaika, 1'29 min (vidéo haiku)
- 1994 : Owl Gets in Your Eyes, 1'10 min (vidéo haiku)
- 1995 : Casque bleu, 26 min
- 1997 : Stephan Hermlin, 12 min (pour le magazine d'Arte Métropolis)
- 1999 : É-CLI-PSE, 8'13 min
- 2006 : Leila Attacks, 1 min
- 2011 : And You Are Here, 4'44 min (clip vidéo pour le groupe anglais Damon and Naomi)
Coréalisations [modifier]
- 1953 : Les Statues meurent aussi, 30 min, coréalisé avec Alain Resnais
- 1959 : Les Astronautes, 15 min, coréalisé avec Walerian Borowczyk
- 1962 : Le Joli mai, 165 min, coréalisé avec Pierre Lhomme
- 1968 : À bientôt, j'espère, 55 min, coréalisé avec Mario Marret
- 1968 : La Sixième Face du Pentagone, 28 min, coréalisé avec François Reichenbach
- 1969 : Jour de tournage, 11 min, coréalisé avec Pierre Dupouey
- 1971 : La Bataille des dix millions, 58 min, coréalisé avec Valérie Mayoux
- 1972 : Vive la baleine, 30 min, coréalisé avec Mario Ruspoli
- 2000 : Un maire au Kosovo, 27 min, coréalisé avec François Crémieux
- 2001 : Le Souvenir d'un avenir, coréalisé avec Yannick Bellon
- 2008 : Henchman Glance / Le Regard du bourreau, 31 min, réalisé à partir des films de Léo Hurwitz Le procès d'Adolf Henchman (1961) et d'Alain Resnais Nuit et brouillard (1955)
Collectifs [modifier]
- 1967 : Loin du Vietnam, 115 min
- 1968 : Classe de lutte, 40 min
- 1969 : Rhodia 4x8, 4 min
- 1970 : Die Kamera in der Fabrik, 88 min (mixage de À bientôt, j'espère et Classe de lutte pour la télévision allemande)
- 1973 : Puisqu'on vous dit que c'est possible, 43 min
- 1984 : 2084, 10 min
Commentaires écrits par Chris Marker [modifier]
- 1956 : Les Hommes de la baleine, de Mario Ruspoli, 28 min, sous le pseudonyme « Jacopo Berenizi »
- 1957 : Django Reinhardt de Paul Paviot, 22 min
- 1957 : Le Mystère de l'atelier quinze d'Alain Resnais et André Heinrich, 18 min
- 1958 : Des hommes dans le ciel de Jean-Jacques Languepin et André Suire, 10 min
- 1958 : Le Siècle a soif de Raymond Vogel, 15 min
- 1958 : La Mer et les jours de Raymond Vogel et Alain Kaminker (frère de Simone Signoret, mort durant le tournage), 22 min
- 1960 : L'Amérique insolite de François Reichenbach, 90 min
- 1963 : ... à Valparaíso de Joris Ivens, 34 min
- 1966 : Le Volcan interdit d'Haroun Tazieff, 79 min
- 1974 : Kashima Paradise de Yann Le Masson et Bernie Deswarte (pour une partie du commentaire (Kashima & Narita), 104 min ou 170 min (deux versions)
- 1975 : La Spirale d'Armand Mattelart, Jacqueline Meppiel et Valérie Mayoux, 155 min
Participations [modifier]
- 1955 : Nuit et brouillard d'Alain Resnais, 32 min: assistant réalisateur
- 1956 : Toute la mémoire du monde d'Alain Resnais, 22 min: assistant réalisateur
- 1957 : Broadway by Lights de William Klein, 10 min: titreur/banc titres
- 1962 : Jouer à Paris de Catherine Varlin, 27 min: monteur (à partir des rushes du Joli mai)
- 1963 : Salut les Cubains d'Agnès Varda, 28 min: crédité dans les remerciements (générique)
- 1964 : La Brûlure de mille soleils de Pierre Kast, 25 min: monteur
- 1964 : La Douceur du village de François Reichenbach, 47 min: monteur
- 1965 : Les Chemins de la fortune de Pierre Kassovitz, 25 min: conseiller artistique
- 1965 : La surface perdue de Dolorès Grassian (femme de Mario Ruspoli), 19 min: conarration
- 1966 : D'un lointain regard de Jean Ravel, 10 min: codirecteur de la photographie (rushes du Joli mai)
- 1966 : Europort: Rotterdam de Joris Ivens, 20 min: adaptation du commentaire en français
- 1970 : On vous parle de Flins de Guy Devart, 30 min: monteur et images
- 1970 : L'Aveu de Costa-Gavras, 140 min: photographe de plateau
- 1970 : L'Afrique express de Danièle Tessier et Jacques Lang, 18min: texte d'introduction sous le nom de "Boris Villeneuve"
- 1971 : L'Animal en question, film collectif sous la direction d'André Pozner, 38 min: images du raton laveur au début
- 1972 : La Première année de Patricio Guzman, 90 min: producteur et sous-titrage
- 1973 : On vous parle du Chili: ce que disait Allende de Miguel Littin, 16 min: post-production
- 1974 : Les Deux mémoires de Jorge Semprún, 141 min: monteur et ingénieur du son
- 1975 : La Bataille du Chili de Patricio Guzman, 243 min: aide au scénario et à la production
- 1978 : Le Recours de la méthode de Miguel Littin, 164 min: sous-titrage
- 1988 : Les Pyramides bleues d'Arielle Dombasle, 97 min: conseiller artistique (avec Éric Rohmer)
- 1988 : Élégie de Moscou d'Alexandre Sokourov, 88 min: producteur
- 1994 : One Sister and Many Brothers de Dušan Makavejev, 4 min: cameraman
- 1997 : Souvenir de Michael Shamberg, 78 min: images électroniques
- 2006 : Sheitan de Kim Chapiron, 97 min: "voix dans la télé"
Zapping Zone (1985-1994) [modifier]
Cette installation vidéo évolutive comprend plusieurs zones (non citées ici Zone séquence, Zone Tarkovski, Zone spectre, Zone photo, Zone Azulmoon). Celles comportant un film de Chris Marker, réalisé précédemment ou pour ce projet, sont les suivantes:
- 1981 : Zone Frisco : Junkopia, 6 min
- 1985 : Zone Matta : Matta, 14'18 min
- 1985 : Zone Christo : From Chris to Christo, 24 min
- 1986 : Zone Tokyo: Tokyo Days, 24 min
- 1990 : Zone clip : Getting Away With It du groupe Electronic, 4'17
- 1990 : Zone Berlin : Berliner ballade, 20'35 min
- 1990 : Zone TV : Détour Ceausescu, 8 min
- 1990 : (zone non définie) : Théorie des ensembles, 13 min
- 1990 : Zone bestiaire : Chat écoutant la musique, 2'47 min
- 1990 : Zone bestiaire : An Owl is an Owl, 3'18 min
- 1990 : Zone bestiaire : Zoo Pièce, 2'45 min
- 1992 : Zone bestiaire : SLON Tango, 4'30 min
- 1992 : Zone bestiaire : Bullfight in Okinawa, 4'12 min
- 1993 : Zone bosniaque : Le 20 heures dans les camps, 27 min (remplace la Zone éclat)
Fantôme markérien [modifier]
- 1992 : Le Facteur sonne toujours cheval: ce film n'existe pas (ou au mieux sous forme de projet)!
YouTube (pseudo Kosinki) [modifier]
- 2007 : Guillaume Movie
- 2008 : Pictures at an Exhibition (fragment de L'Ouvroir - Le Film)
- 2008 : Metrotopia
- 2008 : The Morning After
- 2011 : Tempo risoluto
- 2011 : Royal Polka
- 2011 : Overnight
- 2011 : Imagine
- 2011 : Kino
- 2011 : iDead
Apparitions de Chris Marker [modifier]
- 1968 : La Sixième Face du Pentagone de Chris Marker
- 1982 : Sans Soleil de Chris Marker
- 1985 : Tokyo-Ga de Wim Wenders
- 1994 : One Sister and Many Brothers de Dušan Makavejev
- 1999 : Une journée d'Andreï Arsenevitch de Chris Marker
- 2011 : Agnès de ci de là Varda d'Agnès Varda
Publications [modifier]
Cette bibliographie des œuvres écrites de Christian-François Bouche-Villeneuve, sous les pseudonymes[note 14] aussi divers que Marc Dornier, Fritz Markassin, Chris. Marker, Chris Mayor, T. T. Toukanov, Boris Villeneuve, etc., est établie à partir de la version revue, augmentée et corrigée par Christophe Chazalon[38], de la version de Birgit Kämper et Thomas Tode, reprise respectivement par Théorème 6 (partiellement et avec des erreurs), Catherine Lupton, Arnaud Lambert, etc.
Romans, essais, recueils, guides de voyage [modifier]
- Le Cœur net, Paris: Le Seuil, 1949, 186 p. (collection Esprit).
- Rééditions: Paris: Le Club français du livre, 1951; Lausanne: La Guilde du livre, 1960.
- Traductions: en allemand, Die Untrüglichen, Frankfurt am Main: Verlag des Frankfurter Hefte, 1951 (trad. par Walter Maria Guggenheimer), réédition Basel: Die Brigg, 1956 ; en anglais, Forthright Spirit, London: Allan Wingate Publisher, 1951 (trad. par Robert Kee et Terence Kilmartin).
- Extrait: Marcel Berger (dir.), Les Plus belles histoires d'aviation, Paris: Segep, 1952, p. 57-68
- L'Homme et sa liberté: jeu dramatique pour la veillée, Paris: Le Seuil, 1949, 93 p. (coll. Veillées, no 4)
- Giraudoux par lui-même, Paris: Le Seuil, 1952, 110 p. (coll. Écrivains de toujours, no 8)
- Traduction: en allemand, Jean Giraudoux in Selbstzeugnissen und Bilddokumenten, Reinbeck bei Hamburg: Rowohlts Monographien, 1962 (trad. par Max Hölzer et Paul Raabe)
- Coréennes, Paris: Le Seuil, 1959, 146 p. (coll. Court métrage, no 1).
- Traductions: en coréen, Pungnyok saramdul, Séoul: Ch'o'pan (éditeur), 1989, 186 p. (trad. par Kim Mu-gyong); en anglais, Coréennes, Columbus (Ohio) The Ohio State University, Wexner Center for the Arts, 2008[note 15].
- Réédition partielle : deux extraits dans La Corée, le voyage vers l'Est. Anthologie d'Éric Bidet et Stéphane Bois, Paris : éd. La Bibliothèque, 2007
- Le Dépays, Paris: éd. Hersher, 1982, 82 p. (réédité dans le CD-Rom Immemory).
- Traduction: en allemand, Das Fremdland, Berlin: Galrey Verlag, 1985.
- Réédition du texte seul dans Tokyo_Itinéraires, Paris: WakuWaku, 2008 (sous la dir. de Cécile Parisot et François-Xavier Robert)
Scénarios - commentaires de film [modifier]
Films de Chris Marker [modifier]
- Commentaires, Paris: Le Seuil, 1961, p. 186 p. (comprend les scénarios: Les Statues meurent aussi, Dimanche à Pékin, Lettre de Sibérie, L'Amérique rêve, Description d'un combat et Cuba Si!). Réédition: Commentaires 1, Paris: Le Seuil, 1961, 174 p.
- "Cuba Si!", L'Avant-scène cinéma, no 6 (1961), p. 45-62
- "La Jetée", L'Avant-scène cinéma, no 38 (1962), p. 22-30. Réédition: La Jetée ciné-roman, Paris: Kargo / L'Éclat, 2008, n.p. (reprise de l'édition anglaise de 1992 par Urzone/Zonebook, réédité en 1997)
- Commentaires 2, Paris: Le Seuil, 1967, 171 p. (comprend les scénarios: Le Mystère Koumiko, Soy Mexico et Si j'avais quatre dromadaire)
- "La Sixième Face du Pentagone", Jeune cinéma, no 35 (1969), p. 2-6
- "La Bataille des dix millions", Jeune cinéma, no 50 (1970), p. 39-48
- "Le Train en marche", L'Avant-scène cinéma, no 120 (1971), p. 2-14
- Le Fond de l'air est rouge - Scènes de la troisième guerre mondiale, 1967-1977, Paris: éd. François Maspéro, 1978, 205 p. (coll. Voix)
- "Sans soleil", Trafic, no 6 (1993), p. 79-97
- "A.K.", L'Avant-scène cinéma, no 403-404 (1991), p. 124-142
- "Le Tombeau d'Alexandre", Images documentaires, no 15 (1993), p. 45-48 et Le Nouveau commerce, no 88-89 (1993), p. 17-48
- "Une journée d'Andreï Arsenevitch", Positif, no 481 (1999), p. 51-55
Films d'autres réalisateurs [modifier]
- Les Hommes de la baleine de Mario Ruspoli, L'Avant-scène cinéma, no 24 (1963), p. 46-51
- ... à Valparaiso de Joris Ivens, L'Avant-scène cinéma, no 183 (1965), p. 73-85
- Le Mystère de l'atelier quinze d'Alain Resnais et André Heinrich, L'Avant-scène cinéma, no 61-62 (1966), p. 73-78
- La Mer et les jours de Raymond Vogel et Alain Kaminker, L'Avant-scène cinéma, no 68 (1967), p. 61-66
- Loin du Viêt Nam (collectif), Filmstudio 68-1, no 1 (1967 / Frankfurt), p. 2-26 (traduction en allemand d'Helmut Mennicken)
- Europort: Rotterdam de Joris Ivens, L'Avant-scène cinéma, no 99 (1970), p. 43-48
Ouvrages collectifs [modifier]
- "Art noir", dans L'Afrique noire, Paris: éd. Odé, 1952, p. 29-49 (sous la dir. de Doré Ogrizek)
- Regards sur le mouvement ouvrier, Paris: Le Seuil, 1952, 250 p. (textes assemblés et présentés par Benigno Cacérès et Chris Marker (collection Peuple et Culture, no 5))
- "L'avant-garde française : Entr'acte (1924) de René Clair, Un chien andalou (1928) de Luis Bunuel, Le Sang d'un poète (1931) de Jean Cocteau" (p. 248-255); "Le film d'un auteur : La Passion de Jeanne d'Arc (1928) C. Th. Dreyer (p. 256-261) et "Postface. Cinéma, art du XXIe siècle ?" (p. 498-502), dans Regards neufs sur le cinéma, Paris: Le Seuil, 1953, 507 p. (sous la dir. de Jacques Chevalier / collection Peuple et Culture, no 8)[39]
- "Une conversation sur la chanson entre un critique, Pierre Barlatier, un auteur, Francis Lemarque, un professeur, Solange Demolière, un folkloriste, Maurice Delarue, et un auditeur, Chris Marker" (p. 16-24) et "Demi-dieux et doubles croches", p. 79-89 [dont le début est publié dans 27 rue Jacob, no 11 (automne), p. 1], dans Regards neufs sur la chanson, Paris: Le Seuil, 1954, 258 p. (collection Peuple et Culture, no 9)
- "And Now this is Cinerama..." (coécrit avec Gavin Lambert / p. 18-26), "Hollywood : sur place" (p. 27-48) et "Cinéma d'animation : U.P.A." (p. 136-143), dans Cinéma 53. À travers le monde, Paris : Le Cerf, 1954, 197p.
- Un film de Federico Fellini : La Strada (collectif), Paris : Le Seuil, 1955, 122 p.
- Bénie Deswarte, Kashima Paradise, Lyon: n/a, 1975, 32 p. (dossier de presse)[40]
- "D'un chat à l'autre" (p. 30-33), dans M. Chat, sous la dir. de Thoma Vuille, Paris: éd. Alternatives, 2010, 140 p.
Articles [modifier]
- "Les Vivants et les morts", Esprit, no 122 (mai 1946), p. 768-785 (sous le pseudo de Chris Mayor[41])
- "Pierre Schaeffer, Amérique nous t'ignorons", Esprit, no 126 (octobre 1946), p. 511-513 (sous le pseudo de Chris Mayor[42])
- "Till the End of Time", Esprit, no 129 (janvier 1947), p. 145-151
- "À propos de paradis terrestre", Esprit, no 129 (janvier 1947), p. 158
- "Une conférence de Louis Aragon", Esprit, no 129 (janvier 1947), p. 170-172
- "En attendant la société sans classes", Esprit, no 130 (février 1947), p. 312
- "Mais revenons au sérieux", Esprit, no 130 (février 1947), p. 312
- "Les Vaches maigres... grasses... moyennes...", Esprit, no 130 (février 1947), p. 320-321
- "Importé d'Amérique", Esprit, no 130 (février 1947), p. 326
- "Nous avons un président", Esprit, no 130 (février 1947), p. 329-330
- "Les Trois petits cochons", Esprit, no 131 (mars 1947), p. 470
- "Le Musicien errant", Esprit, no 131 (mars 1947), p. 475
- "Vox populi", Esprit, no 131 (mars 1947), p. 482-483
- "Deux petits nègres", Esprit, no 131 (mars 1947), p. 488
- "La Mort de Scarface, ou les infortunes de la vertu", Esprit, no 131 (mars 1947), p. 488-491
- "Yves Salgues, Le Jeune homme endormi", Esprit, no 131 (mars 1947), p. 524
- "Maurice Collis, La Cité interdite", Esprit, no 131 (mars 1947), p. 525-526
- "Bernard Voyenne, Honneur des hommes", Esprit, no 131 (mars 1947), p. 531
- "Actualités imaginaires", Esprit, no 132 (avril 1947), p. 643-644
- "Actualités éternelles", Esprit, no 132 (avril 1947), p. 644-645
- "On le voit...", Esprit, no 132 (avril 1947), p. 663
- "Les Derniers feux du roman...", Esprit, no 132 (avril 1947), p. 703-707
- "Frank Villier, La Vie et la mort de Richard Winslow", Esprit, no 132 (avril 1947), p. 709-710
- "Pierre Daninos, Eurique et Amerope", Esprit, no 132 (avril 1947), p. 710
- "L'Apolitique du mois I", Esprit, no 133 (mai 1947), p. 808-812
- "L'Apolitique du mois II", Esprit, no 133 (mai 1947), p. 818
- "Un prologue qui est tout un programme", Esprit, no 133 (mai 1947), p. 824-825
- "Newsreel", Esprit, no 133 (mai 1947), p. 836-838
- "Le Sommeil de l'injuste", Esprit, no 133 (mai 1947), p. 844-847
- "Le Yogi et le commissaire", Esprit, no 133 (mai 1947), p. 874-877
- "André Berry, Les Expériences amoureuses", Esprit, no 133 (mai 1947), p. 882-883
- "Le Pain et le chien", Esprit, no 134 (juin 1947), p. 1089
- "Poles", Esprit, no 134 (juin 1947), p. 1090
- "Romancero de la montagne", Esprit, no 135 (juillet 1947), p. 90-98
- "Actualités imaginaires", Esprit, no 135 (juillet 1947), p. 134-137
- "Chant de l'endormition", Mercure de France, no 1007 (juillet 1947), p. 428-434
- "La vie quotidienne accablée", Esprit, no 136 (août 1947), p. 281-285 (article non signé)
- "Information", Esprit, no 136 (août 1947), p. 285
- "Das Tägliche Leben ohne Queffelek", Esprit, no 137 (septembre 1947), p. 400-405
- "Introduction à la représentation du Mariage de Figaro", DOC 47, no 1 (septembre 1947), non paginé (4 pages)
- "Grognements indistincts", Esprit, no 138 (octobre 1947), p. 562-565
- "Sarter Noster", Esprit, no 139 (novembre 1947), p. 751-754
- "Le Cheval blanc d'Henry Cinq", Esprit, no 141 (janvier 1948), p. 120-127
- "Mateo Maximoff, Les Ursitory", Esprit, no 141 (janvier 1948), p. 158
- "Fernand Gregh, L'Âge d'or", Esprit, no 141 (janvier 1948), p. 158
- "Bernard Pingaud, Mon beau navire", Esprit, no 141 (janvier 1948), p. 159
- "Allan Seager, Equinoxe", Esprit, no 141 (janvier 1948), p. 159
- "Langston Hughes, Histoires de blancs", Esprit, no 141 (janvier 1948), p. 159
- "Stephen V. Benet, Le Roi des chats", Esprit, no 141 (janvier 1948), p. 159
- "James Gould Gozzens, Hommes et frères", Esprit, no 141 (janvier 1948), p. 159
- "Diana Frederica, Diana", Esprit, no 141 (janvier 1948), p. 159
- "Robert S. Close, Prends-moi matelot", Esprit, no 141 (janvier 1948), p. 159
- "Les Enfants terribles", Esprit, no 142 (février 1948), p. 292
- "La Science et la vie", Esprit, no 143 (mars 1948), p. 472
- "La Civilisation du digeste. Sauvages blancs seulement...", Esprit, no 146 (juillet 1948), p. 1-9
- "Newsreel", Esprit, no 146 (juillet 1948), p. 93-94
- "Du jazz considéré comme une prophétie", Esprit, no 146 (juillet 1948), p. 133-138
- "L'Affaire Tito vue de Yougoslavie", Esprit, no 147 (août 1948), p. 207-209 (article non signé. CM?)
- "Lumière pour tous", Esprit, no 147 (août 1948), p. 209
- "Le Tito entre les dents", Esprit, no 147 (août 1948), p. 210-212
- "Le Mâle comportement de l'Américain sexuel", Esprit, no 147 (août 1948), p. 226-229
- "L'Imparfait du subjectif", Esprit, no 148 (septembre 1948), p. 387-391 [traduction en allemand, "Der Subjektive Film", DOK, Stuttgart, 1950, p. 67-68]
- "Fernand Deligny, Les Vagabonds efficaces", Esprit, no 148 (septembre 1948), p. 434-435
- "Robert Mathy, Le Phénomène", Esprit, no 149 (octobre 1948), p. 594
- "Pierre Copin, L'Hapax", Esprit, no 149 (octobre 1948), p. 594
- "Michel Bataille, Patrich", Esprit, no 149 (octobre 1948), p. 594-595
- "Gaston François, La Vierge et le Sagittaire", Esprit, no 149 (octobre 1948), p. 595
- "Jean Auger- Duvignaud, Les Dents ne poussent pas...", Esprit, no 149 (octobre 1948), p. 595
- "Yves Malartic, Au pays du bon Dieu", Esprit, no 150 (novembre 1948), p. 752-753
- "Bernard Villaret, Les Îles de la nuit", Esprit, no 150 (novembre 1948), p. 753
- "Rémy, La Nuit des oliviers", Esprit, no 150 (novembre 1948), p. 753
- "Peter Cheyney, De quoi se marrer", Esprit, no 150 (novembre 1948), p. 753
- "Ben Hecht, Mort aux acteurs", Esprit, no 150 (novembre 1948), p. 753
- "William Faulkner, Mosquitœs", Esprit, no 150 (novembre 1948), p. 753
- "Loys Masson, L'Illustre Thomas Wilson", Esprit, no 150 (novembre 1948), p. 753-754
- "C.-S. Lewis, Le Grand divorce", Esprit, no 150 (novembre 1948), p. 754-755
- "Marcel de Jouvenel, Au diapason du ciel", Esprit, no 150 (novembre 1948), p. 755
- "Colette et Georges Tiret, Le Monde invisible vous parle", Esprit, no 150 (novembre 1948), p. 755
- "K la revue de la poésie, n° 1 et 2 : Antonin Arthaud", Esprit, no 150 (novembre 1948), p. 755-756
- "La Dame à la licorne", Mercure de France, no 1024 (décembre 1948), p. 646-648
- "L'Aube noire (veillée par CM et Silvain Dhomme)", DOC 49, no 35-36 (1949), fascicule non paginé (12 p.)
- "Corneille au cinéma", Esprit, no 153 (février 1949), p. 282-285
- "Fêtes de la victoire", Esprit, no 156 (juin 1949), p. 862-863
- "Les Cent chefs-d'œuvre du cinéma", Esprit, no 156 (juin 1949), p. 878-880
- "Le Passager clandestin", Esprit, no 157 (juillet 1949), p. 1097-1099
- "Le Rosier de Madame Isou", Esprit, no 158 (août 1949), p. 297-299
- "Les Séparés", Esprit, no 162 (décembre 1949), p. 921-923 (poème daté du 23 juin)
- "Cachez donc les poètes", Esprit, no 162 (décembre 1949), p. 967-968
- "Jeunesse délinquante (documents présentés par Chris Marker et Henri Michard)", Esprit, no 169 (janvier 1950), p. 1-60
- "Orphée", Esprit, no 173 (novembre 1950), p. 694-701
- "Soria (hommage à Joë Bousquet)", La Boîte à clous, no 7 (1950), non paginé
- "Le Théâtre du peuple en Angleterre", Parallèles, no 50 (janvier 1950), n/a
- "Aus dem Bereich des Amateurfilms", DOK, no 50 (1950), p. 64
- "Der Subjektive Film", DOK, no 50 (1950), p. 67-68
- "Der Trickfilm", DOK, no 50 ((1950), p. 75-76
- "Croix de bois et chemin de fer", Esprit, no 175 (janvier 1951), p. 88-90
- "Bernard Pingaud, L'Amour triste", Esprit, no 176 (février 1951), p. 314-315
- "Réunions contradictoires", Esprit, no 178 (avril 1951), p. 599-600
- "Petite suite sur thème de chansons", Esprit, no 179 (mai 1951), p. 765-769
- "Siegfried et les Argousins ou le cinéma allemand dans les chaînes", Cahiers du cinéma, no 4 (juin-août 1951), p. 4-11
- "L'Esthétique du dessin animé", Esprit, no 182 (août 1951), p. 368-369
- "Gérald Mc Boing-Boing", Esprit, no 185 (décembre 1951), p. 826-827
- "Humour poétique. 50 inédits recueillis par G. Charbonnier", La Nef, no 71-72 (décembre-janvier 1951), p.100
- "Le Chat aussi est une personne", Esprit, no 186 (janvier 1952), p. 78-79
- "Das Blut eines Dichters: Versuch einer Deutung des Films Le sans d'un poète von Jean Cocteau", Filmforum, no 4 (janvier 1952), p. 3
- "Prince Bayaya de Jiri Trnca, une forme d'ornement", Cahiers du cinéma, no 8 (janvier 1952), p. 66-68 ; réédité dans Images documentaires, no 15 (1993), p. 11-13[43]
- "La Passion de Jeanne d'Arc", Esprit, no 190 (mai 1952), p. 840-843
- "Lettre de Mexico", Cahiers du cinéma, no 22 (1953), p. 33-35
- "Lettre de Hollywood. Sur 3 dimensions et une quatrième", Cahiers du cinéma, no 25 (juillet 1950), p. 26-34
- "Le Cinérama", Cahiers du cinéma, no 27 (octobre 1950), p. 34-37
- "Petite planète", 27 rue Jacob, no 10 (été 1954), p. 1
- "Le Monde animal ne connaît pas la vedette...", 27 rue Jacob, no 11 (automne 1954), p. 1 (extrait du début du texte "Demi-dieux et doubles croches", paru dans Regards neufs sur la chanson, Paris : Le Seuil, 1954, p. 79-80)
- * "Wolfgang Staudte: un cinéaste de l'Allemagne d'aujourd'hui", Cinema 55, no 1 (novembre 1954), p. 33-36
- "Adieu au cinéma allemand", Positif, no 12 (novembre-décembre 1954), p. 66-71; traduction en allemand : "Deutscher Film adieu?", dans Theodor Kotulla (dir.), Der Film - Manifeste, Gespräche, Dokumente, Band 2, Munchen: Piper Verlag, 1964, p. 132-138
- "On the Waterfront", Esprit, no 224 (mars 1955), p. 440-443
- "Clair de Chine. En guise de carte de vœux, un film de Chris Marker", portefolio tiré à part de 12 p., en complément de Paul Ricoeur, Armand Gatti et René Dumont, "La Chine, porte ouverte", Esprit, no 234 (janvier 1956), p. 1-54 et Paul Ricoeur, "Note critique sur Chine ouverte", Esprit, no 239 (juin 1956), p. 897-910
- "Der Film von Morgen", Film, no 2 (1956), p. 67-71
- "Dimanche à Pékin", Cinéma 57, no 14 (janvier 1957), p. 136
- "Un film blanc : Moranbong", Spectacles, n.s., no 1 (1960), p. 70-73
- "Zu einem Skandal [Cuba Si !]", Filmstudio (Frankfurt), no 43 (mai 1964), p. 31 sq
- "Beitrag auf dem freien Forum in Leipzig", Filmeissenschaftliche Mitteilungen, Berlin, no 1 (1964), p. 199-201
- "L'Objectivité passionnée", Jeune cinéma, no 15 (mai1966), p. 12-14
- "Let us Praise Dziga Vertov", Sowjetischer Dokumentarfilm, no n/a (1967), p. 70-71 [Staatliches Filmarchiv der DDR]
- "Les Révoltés de Rhodia", Le Nouvel Observateur, no 123 (22-29 mars 1967), p. 26-28
- "Cinéma cubain: Che Guevara à 24 images / secondes", Le Nouveau cinémonde, no 1832 (avril 1970), p. 11
- "Le Ciné-ours", Image et son, no 255 (décembre 1971), p. 4-5 [nouveau nom pour la revue]
- "Reci Tridniho Boje", Film a doba, Prague, no xviii/2 (1972), p. 86-88
- "Au Creusot, un musée de questions", L'Estampille, no 42 (mai 1973), p. 37-40
- "Kashima Paradise", Ecran, no 30 (novembre 1974), p. 74-75 ; reprise des propos du dossier de presse: Bénie Deswarte, "Kashima Paradise": un film de Yann Le Masson et Bénie Deswarte, Lyon : Garnier / Deswarte, 1975
- "Sans soleil, fragment d'un texte", Jeune cinéma, no 149 (1983), p. 25-26
- "Les Gribouilles d'Antenne 2", Libération, no 805 (22 décembre 1983), p. 34
- "Sunless", Semiotexte, no IV/3 (1984), p. 33-40
- "L'Eredità della civetta", dans Francia: tra une Nouvelle Vague e l'altra (quaderno informativo, XXV mostra internazionale del Nuovo Cinema), 1989, p. 30-32
- "De l'ordre du miracle", Libération, no 4041 (18 mai 1994), p. 41
- "A Free Replay (notes sur Vertigo)", Positif, no 400 (juin 1994), p. 79-84
- "Le Tombeau d'Alexandre", Dossier de presse du festival de Locarno, 1994[44]
- "Loin du Vietnam", Télérama, no 2486 (septembre 1997), p. 5
- "Marker mémoire : introduction", Images documentaires, no 31 (1998), p. 75-78
- "Chris Marker : Filmmaker (40 ans revue " Filmic Memories ")", Film Quaterly, no 52/1 (automne 1998), p. 66
- "The Last Bolshevik. Reminiscence of Alexander Ivanovich", Cineaste, no n/a (1998), p. 12-13
- "Immemory", livret accompagnant le CD-Rom éponyme, 1998
- "Phénomène (n.m.)", Trafic, no 30 (janvier-février 1999), p. 26-33
- Chris Marker et la musique, Journal des Allumés du Jazz no 5 (1er trim. 2001), p.18
- "Nouvelle de Doppelwelt", Positif, no 500 (octobre 2002), p. 3 et 6-7
- "Lost in Translation (lettre de CM à la revue)", Film Comment, no n/a (juillet-août 2003), p. 9
- "Délivré des méprises", Cinéma, no 06 (automne 2003), p. 44-45
- "Chris Marker et M. Chat mettent leur patte sur Libé", Libération, no 7330 (04-05 décembre 2004), p. n/a
- En 2004, Chris Marker, sous l'identité de Guillaume-en-Egypte, participe quotidiennement, pendant une année, à la revue électronique Un regard moderne, conçue par le collectif Bazooka, "groupe d'action graphique", en proposant des petits dessins inspirés par l'information du jour, dont une partie a été intégrée au n° 11 (octobre 2009) de la revue électronique Pop'lab, intitulé Guillaume-en-Egypte au Brésil / No Brasil.
- "Pour Mario (22 juillet 2005)", dans Les Groupes Medvedkine (complément du DVD éponyme), Paris: Editions Montparnasse, 2006, p. 11-19
- "Hommage à Antoine Bonfanti", Images documentaires, no 59-60 (2006-2007), p. 7-10
- "Passage de Leila", Cahiers du cinéma, no 628 (2007), p. 62-63
- "Sixties", Critical Quartely, no 50/3 (2008), p. 26-32 [intro au dvd A Grin without a cat version US du Fond de l'air est rouge]
- "À propos du clip Stress", sur Poptronics, 28 août 2009[45]
- "Guillaume-en-Egypte au Brésil", sur Poptronics, 2009
- « chats, vaches, cochons... », Vacarme, no 56, été 2011 [texte intégral]
Réédition de textes parus dans la revue Esprit entre 1947 et 1952
Entretiens [modifier]
- Yves Benot, « Un dimanche à Pékin au pas de Chris Marker », Les Lettres françaises, no 647, 29 novembre 1956, p. 5
- Simone Dubreuilh, « Flashes sur les jeunes réalisateurs français : Chris Marker », Les Lettres françaises, no 664, 28 mars 1957, p. 6
- "Réponse à une enquête", interview accordée à Image et son, no 150-151 (1962), p. 41-55
- Jean-Louis Pays, « Des humanismes agissants: entretiens avec Marker et Gatti », Miroir du cinéma, no 2, 1962, p. 4-7
- réédité partiellement dans Anatole Dauman, 1989, p. 157-159
- Francis Gendron, « Le Socialisme dans la rue », Miroir du cinéma, no 2, mai 1962, p. 12
- (de) Herman Herlinghaus, « Chris Marker : Ich Werde Bestimmt Wiederkommen », Deutsche Filmkunst, no 1, 1962, p. 26-27
- Traduction en anglais dans Alter 2006
- (de) « Chronisten unserer Zeit: Chris Marker », Filmspiegel, no 23, 1963, p. 5
- (de) Wolfgang Gersch, « Der schöne Mai », Filmwissenschaftlichte Mitteilungen, no 1, 1964, p. 194-198
- Réédition: (de) Herman Herlinghaus, Dokumentaristen der Welt in den Kämpfen unserer Zeit, Berlin, Henschel, 1982.
- Traduction en anglais dans Alter 2006
- "Entretien avec Chris Marker", interview donnée à R. Ritterbusch pour Image et son, no 213 (février), p. 66-69
- "L'Aurore d'un cinéma ouvrier", débat avec Chris Marker, Costa-Gavras, Edouard Lutz, les ouvriers-cinéastes du Groupe Medvedkine de Besançon et le public, publié dans Le Nouveau cinémonde, no 1840(1970), p. 8-10 et 36
- "Medvedkine, tu connais ?", interview donnée à Anne Philipe pour Le Monde, no 8362 (02 décembre 1971), p. 17
- "Terminal Vertigo", interview accordée au Monthly Film Bulletin, no LI/606 (juillet 1984), p. 196-197
- Claude Roy, « Ce que parler veut dire », Le Monde, no 14890, 11 décembre 1992, p. 2
- (en) Dolores Walfisch, « Interview with Chris Marler », The Berkeley Lantern, novembre 1996
- rééditée dans Vertigo (UK), no 7 (automne 1996), p. 38 [fausse interview écrite par Marker]
- Jean-Michel Frodon, « Je ne demande jamais si, pourquoi... », Le Monde, no 16196, 20 février 1997, p. 31
- Samuel Douhaire et Annick Rivoire, « Rare Marker », Libération, no 6783, 5 mars 2003 [texte intégral]
- Traduction anglaise dans Film Comment, no XXXIX/3 (mai-juin 2003), p. 38-41
- Julien Gester et Serge Kaganski, « La seconde vie de Chris Marker », Les Inrockuptibles, no 647, 29 avril 2008, p. 30-33 [texte intégral]
Entretien donné sur Second Life par Sergei Murasaki (alias de Chris Marker) à Iggy Atlas (alias de Julien Gester et Serge Kaganski) dans le cadre de son exposition dans le monde virtuel
- "Interview de Guillaume-en-Égypte", numéro datée du 31 octobre 2009 de la revue électronique Poptronics consacré à Guillaume-en-Égypte au Brésil
Catalogues d'exposition [modifier]
- « The Rest is Silent », dans Silent Movie : la petite illustration cinématographique, Columbus: Wexner Center for the Arts / Ohio State University, 1995 (40 p.), p. 15-18. Réédition (en français): dans La vie nous en fait fait voir de toutes les couleurs, Paris : L'Âge d'Homme, 1995, p. 189-198, et dans Trafic, no 46 (2003), p. 57-62
- Staring Back, Columbus: The Ohio State University, Wexner Center for the Arts, 2007, 168 p.
- Chris Marker. Owls at Noon Prelude : the Hollow Men, Brisbane: Institut of Modern Art, 2007, 105 p. (sous la dir. d'Adrian Martin et Raymond Bellour)
- A Farewll to Movies / Abschied vom Kino, Zurich: Museum für Gestaltung, 2008, 64 p.
- « Guillaume-en-Egypte au Brésil », dans Pop'lab, no 11 (octobre 2010)
- Passengers, New York: Peter Blum Gallery, 2011, 240 p.
Illustrations - photographies [modifier]
- Francine Cockenpot, La Route aux oiseaux. Chansons inédites, Paris: Le Seuil, 1952, 60 p. [58 dessins de Marker]
- "La Pathétique et réelle aventure du manuscrit génial", comics strip parus dans 27 rue Jacob : bulletin des éditions du Seuil, no 1 à 3 (1952), p. 4 (6 vignettes)
- "Carte véritable des tems que nous voyons", parue dans 27 rue Jacob : bulletin des éditions du Seuil, no 4 (1952-1953), p. 2
- Pierre-Aimé Touchard, Histoire sentimentale de la comédie française, Paris : Le Seuil, 1955, 123 p. [réalisation maquette et photos]
- Wou Tch'eng ngen, Si Yeou Ki ou le voyage en Occident, Paris: Le Seuil, 1957, 2 vol., 933 + annexes [Portefolio de photos de Marker, Varda, etc.]
- Armand Gatti, Sibérie - zéro + l'infini d'Armand Gatti, Paris: Le Seuil, 237 p. [photos]
- Graham Green, La Fin d'une liaison (The End of the Affair), Paris: Le meilleur livre du mois, 1959, 285 p. [Illustration couverture d'après Marker]
- Jeannine Parrot, "Retour de Cuba vu par Nathalie Sarraute", Les Lettres françaises, no 894 (28 septembre 1961), p. 1 et 5 [photos]
- "Réalités Femina", Automobiles 63 (publiée par la Société d'études et publications économique), no 201 (1962), 128 p. [photos]
- Claude Nicolet, Les Gracques, Paris: Gallimard, 1967, 238 p. [photos]
- P. Seale et M. McConville, French Revolution 1968, Londres: Penguin Book / Heinemann, 1968, 238 p. [Portefolio de photographies de 16 p]
- Elinor Lipper, Onze ans dans les bagnes soviétiques, Paris: Cercle du bibliophile, 1970, 333 p. [photos]
- Robert Etienne, Les Ides de Mars, Paris: Gallimard / Julliard, 1974, 216 p. [photos]
- André-Clément Découflé, L'An 2000, Paris: Flammarion, 1975, 226 p. [Montage photographique de la 1ère de couverture]
- Andrée Chedid, Nefertiti et le rêve d'Akhnaton, les mémoires..., Paris: Flammarion, 1977, 234 p. [Montage photographique de la 1ère de couverture]
- Marie Susini, La Renfermée : la Corse, Paris: Le Seuil, 1981, 93 p. [photos]
- "Ran et le Japon", Traverses, no 38-39 (1986), [photos p. 13, 80 et 137]
- "Surface and Illusion. Ten Portfolios.", Aperture (New York), no 145 (1996), 79 p. [photos]
- Jean-Claude Carrière, "Effets et gestes", Vogue (Paris), no 752(1994), [photos p. 208-211 et 263]
- Bill Horrigan, "The Revenge of the Eye : a portfolio for Artforum", Artforum, no 44/10 (2006), p. 310-315. [photos]
- Jeff Wall, Exposure, Berlin : Deutsche Guggenheim, 2007, 60 p. [photos]
- Tanqui Perron, Le Dos au mur, Paris : Scope éd., 2007, 125 p. [photos]
Traductions [modifier]
- "Christmas 1945", DOC 47, no 2-3 (spécial Noël 1947), p. 39: traduction en français du poème du sergent Al Hine, publié à l'origine dans la revue Yank. The Army weekly. By and for men in the service du 21 décembre 1945, vol. 4, no 27, p. 21
- La Jungle est neutre, Paris: Le Seuil, 1951: traduction en français de The Jungle is Neutral (1949) de Frederick Spencer Chapman.
- Le Prince des ténèbres, Paris: Le Seuil, 1951: traduction en français, avec Charles Antonetti, de Prince of Darkness (1947) de James F. Powers
- La Quadrature du sexe, Paris: Le Seuil, 1952: traduction en français de Is Sex Necessary ? Or, Why You Feel the Way You Do (1929) de James Thurber et Elwyn B. White
- La Fille du Vendredi Saint, Paris: Le Seuil, 1953: traduction en français de Good Friday's Daughter (1952) de Francis Stuart.
- Grandeur et décadence d'un peu tout le monde, Paris: Le Seuil, 1953: traduction en français, sous le pseudonyme de Fritz Markassin, de The Decline and Fall of Practically Everybody (1950) de Will Cuppy
- Broadway by Light: traduction en français du commentaire introductif du film de William Klein (1957), édité par la suite dans Jacques Gerber, Anatole Dauman. Argos Films. Souvenir-Ecran, Paris: Centre Georges Pompidou, 1989, p. 269
- Le Gardien du soleil, Paris: Le Seuil, 1953: traduction en français, sous le pseudonyme de T. T. Toukanov, de The Sun's Attendant, a Diptych (1963) de Charles Haldeman
- Europort - Rotterdam (1966): adaptation des sous-titres du film de Joris Ivens, éditée dans L'Avant-scène cinéma, no 99 (1970), p. 43-48.
- Tous les chiens, tous les chats, Paris: Flammarion, 1970: traduction en français, sous le pseudonyme de Boris Villeneuve, de So kam des Mensch auf den Hund (1950) de Konrad Lorenz, publié également (à partir des années 80) avec Il parlait avec les mammifères, les oiseaux et les poissons, Paris: Flammarion: traduction en français par Denise van Moppès de Er redete mit dem Vieh, den Vögeln und den Fischen (1949) de Konrad Lorenz
- Les Armements modernes, Paris: Flammarion, 1970: traduction en français, sous le pseudonyme de Boris Villeneuve, de Unless Peace Comes (1968), ouvrage collectif sous la direction de Nigel Calder
Émissions de radio [modifier]
- L'Aube noire (1949)
- Cirque de notre vie (23 juillet 1949)
- Jusqu'à la fin des temps (30 décembre 1949)
- La Peur à la radio : le fantastique (16 mai 1950)
Installations vidéo [modifier]
- Quand le siècle a pris forme (1978), créée en parallèle de l'exposition Paris-Berlin 1900-1933: rapport et contrastes France Allemagne, tenue du 12 juillet au 6 novembre 1978 au Centre Georges Pompidou, à Paris : 15’, vidéo multi écrans (9 divisés en 2 sections du même montage légèrement décalées dans le temps et diffusé en boucle), réalisé à partir de films retrouvés par Marker dans différents fonds d'archives, monté et retouché numériquement. Actuellement non exposable pour des raisons non précisées (conservation, droits, volonté de l'auteur...). Chris Marker en a fait don au Centre.
- Zapping Zone (1990-1994): créée pour l'exposition Passages de l'image, tenue du 19 septembre 1990 au 13 janvier 1991 au Centre Georges Pompidou, à Paris. Intitulée à l'origine Logiciel / Catacombes, Zapping Zone est composée de 13 moniteurs vidéos couleur, 7 programmes sur disquettes informatiques, 20 photographies noir et blanc et couleur, 4 planches de 80 diapositives et 1 maneki neko. Acquise en 1990 par le Centre.
- Silent Movie (1995): créée pour le Wexner Center for the Arts de Columbus (Ohio) et exposée du 26 janvier au 9 avril 1995, elle consiste en une colonne de 5 moniteurs empilés, diffusant simultanément des vidéos, et complétée d'une exposition de 10 affiches de cinéma fictives et de 18 photos extraites des films, et d'une bande sonore de 20 minutes montée par Michel Krasna (alias Chris Marker).
- Immemory One (1997): coproduit par le Centre Georges Pompidou, le CD-Rom autobiographique de Chris Marker, Immemory, a fait l'objet d'une installation spéciale à l'occasion de sa sortie, à savoir 3 ordinateurs Mac proposant Immemory, complété par une peinture murale de Guillaume-en-Egypte.
- Owls at Noon Prelude: The Hollow Men (2005): Cette installation a été créée pour la Yoshiko and Akio Morita Gallery, dédiée aux films et aux médias, du Musée d'Art Moderne de New York (MoMA). Elle y a été exposée du 27 avril au 13 juin 2005. Il s'agit de 8 moniteurs alignés, proposant un film en boucle de 19’, inspiré d'un poème de T.S. Elliot. Il en existe 6 exemplaires, dont un est déposé au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg.
Séries de photographies [modifier]
- La Jetée : ciné roman (2004): pour l’exposition collective du MoMA, à New York, intitulée PS 1: Hard Light. Il s'agit de reproductions digitales HD intégrales de l’ouvrage éponyme de Chris Marker, ainsi que le matériel préparatoire au film (storyboard, notes, dessins, photographies...)[46].
- Galerie de photos de Sandor Krasna (2006): proposée par Chris Marker sur Flickr, cette série de plus de 80 photographies noir et blanc, retouchées par ordinateur, a été réalisée à l'occasion de manifestations à Paris au printemps 2006.
- Revenge of the Eye (2007): à l’origine un portfolio de 12 photographies pour Artforum (vol. 44/10, 2006, p. 310-315), probablement exposées au Wexner Center for the Arts, Ohio State University, de Columbus[47].
- Staring Back (2007): réalisée pour le Wexner Center for the Arts de Columbus (Ohio), il s'agit de 200 photographies (tirage numérique noir/blanc) sélectionnées par Chris Marker dans ses propres archives de 1952 à 2006[48].
- Quelle heure est-elle ? (2010): réalisée pour la Peter Blum Gallery de New York, il s'agit de 36 photos noir/blanc, portraits de jeunes femme dans le métro parisien photographiées de 2004 à 2008[49].
- Passengers (2011): exposée pour la premiere fois à la Peter Blum Gallery de New York du 2 avril au 4 juin 2011, puis aux Rencontres d'Arles, puis au Centre de la photographie de Genève, dans le cadre du projet Spirales. Fragments d'une mémoire collective. Autour de Chris Marker". Il s'agit d'une série de 200 photographies numériques couleurs, retouchées par ordinateur, de passagers du métro parisien, réalisées entre 2008 et 2010[50].
Cédérom multimédia [modifier]
- Immemory, Paris: Centre Georges Pompidou, Musée national d'art moderne, Espace nouveaux médias / Les Films de l'Astrophore / Helsinki : Nosferatu / Genève : Le Centre pour l'image contemporaine de Saint-Gervais, 1997. Réédition en anglais : Cambridge (MA): Exact Change, 2009.
- L'Ouvroir (2008) : monde virtuel de Chris Marker sur Second Life, conçu par Max Moswitzer, à l'occasion de l'exposition de Chris Marker au Museum für Gestaltung de Zürich, du 12 mars au 29 juin 2008. Évolutif, un cinéma et une réplique virtuelle du bar La jetée de Tokyo, ont été ajoutés par la suite. L'Ouvroir fait également l'objet d'un film visionnable sur internet, intitulé L'Ouvroir-Le film.
Expositions [modifier]
Expositions solo [modifier]
- Silent Movie Wexner Center for the Arts de Colombus, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, MoMA de New York
- The Hollow men Dazibao, du 16 octobre au 16 décembre 2006
- Owls At Noon Prelude IMA - Institute of Modern Art, du 10 avril au 26 mai 2007
- Staring Back Wexner Center for the Arts, du 12 mai au 12 août 2007
- Peter Blum Gallery, du 8 septembre au 3 novembre 2007
- Museum für Gestaltung de Zurich, du 12 mars au 29 juin 2008
- Rétrospective (réunit plus de 300 œuvres créées entre 1957 et 2010) aux Rencontres d'Arles, du 4 juillet au 18 septembre 2011
- Beirut Art Center,Beyrouth Liban, Par quatre chemins du 25 novembre 2012 au 29 janvier 2011
Expositions collectives [modifier]
- P.S.1. MoMa Hard Light. Exposition conçue par le commissaire en chef Klaus Biesenbach et l'artiste Doug Aitken
- Musée du Jeu de Paume L'Ombre du temps. 28 septembre au 28 novembre 2004
- Caixa Forum de Barcelone. Video times 1965-2005 28 septembre 2005 au 8 janvier 2006
- Centre pour l'image contemporaine Photo-Trafic. Genève. 50 jours pour la photographie. 9 juin au 13 août 2006
- Biennale internationale d'art contemporain de Séville. 26 octobre 2006 au 8 janvier 2007
- Kunstlerhaus Bremen Angelegenheiten, die sich daraus ergeben. 20 octobre au 56 janvier 2008
Principaux prix et récompenses [modifier]
- Le Cœur net: prix littéraire belge, remis à Bruxelles[51].
- Les Statues meurent aussi: Prix Jean-Vigo du court métrage, 1954
- Dimanche à Pékin: Grand prix du court métrage du Festival de Tours, 1956; Médaille d'or du court métrage du Festival de la jeunesse de Moscou
- Lettre de Sibérie: Prix Lumière, 1958
- Les Astronautes: Prix du film de recherche au Festival de Venise, 1960; Prix de la Fédération internationale de la presse à Oberhausen, 1960; Médaille d'or au Festival de Bergame, 1960
- Descritpion d'un combat: Ours d'or du film documentaire et du court métrage et Prix de la Jeunesse du Sénat de Berlin, 1961
- Le Joli mai: Prix de la critique internationale au Festival de Cannes, 1963; Dauphin d'or au Festival de Leipzig, 1963; Prix de la meilleure 1ère œuvre au Festival de Venise, 1963 (initialement nominé pour le Lion d'or)
- La Jetée: Prix Jean-Vigo du court métrage, 1963; Grand prix et Astronef d'or à Trieste, 1963
- Le Mystère Koumiko: Grand Prix du cinéma documentaire d'Oberhausen, 1966
- Le Train en marche: Colombe d'argent au Festival du film documentaire de Leipzig, 1971; Mention spéciale au Festival de Cracovie, 1971
- Sans soleil: Prix de la critique internationale au festival de Londres et B.F.I. Award, 1983; Grand prix du Festival du peuple de Florence, 1983; Prix OCIC, Mention Spéciale, Forum du Nouveau Cinéma au Festival International du Film à Berlin 1983
- Junkopia: César du meilleur court métrage documentaire, 1983
- Grand Prix pour l'ensemble de ses films, 1992, Scam, Paris, France[52]
Bibliographie [modifier]
Ouvrages [modifier]
- (it) Bernard Eisenschitz, Chris Marker, Festival de Pesaro, Rome, Dino Audino Editore, 1996, 182 p.
Nombreux articles traduits en italien pour chaque film et installations
- (de) Birgit Kamper et Thomas Tode (dir.), Chris Marker, Filmessayist, Munich, Institut Français / CICIM, 1997, 376 p.
Ouvrage de référence
- Guy Gauthier, Chris Marker, écrivain multimédia ou voyage à travers les médias, Paris, L'Harmattan, 2001, 224 p.
Souvenirs d'un critique de cinéma appréciant, dès le début, le travail de Marker
- Jacques Rancière, « La fiction documentaire », dans La fable cinématographique, Paris, Seuil, 2001, p. 201-216
- (en) Catherine Lupton, Memories of the Future, Londres, Reaktion Books, 2004, 256 p.
- (it) Viva Paci, Il cinema di Chris Marker : Come une vivaio ai pescatori di passato dell'avvenire, Bologne, Hybris, 2005
- (en) Nora M. Alter, Chris Marker Contemporary Film Directors, Urbana/Chicago, University Of Illinois Press, 2006, 232 p.
- Philippe Dubois (dir.), Théorème 6 : Recherches sur Chris Marker, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2006, 196 p.
Recueil d'articles sur des aspects du travail de Marker
- Eclipses: Chris Marker. Voyages en [immémoire], 2007, 180 p., chap. 40
Recueil d'articles sur des aspects du travail de Marker
- (en) Sarah Cooper, Chris Marker, Manchester, Manchester University Press, 2008, 224 p.
- André Habib et Viva Paci (dir.), Chris Marker et l'imprimerie du regard, Paris, L'Harmattan, 2008, 310 p.
recueil d'articles sur des aspects du travail de Marker
- Arnaud Lambert, Also Known as Chris Marker, Paris, Le Point du jour, 2008, 296 p.
Biographie thématique découpée en 22 thèmes
- (de) Barbara Filser, Chris Marker und die Ungewissheit der Bilder, Paderborn, Fink Wilhelm Gmbh + Co.Kg, 2010, 515 p.
Articles [modifier]
- (en) Jaime N. Christley, « Chris Marker », Senses of cinema, 19 juillet 2002 [texte intégral]
- Marie-Claude Loiselle, « Le sourire de l'utopie : Chats perchés de Chris Marker », 24 images, no 126, 2006, p. 56 [texte intégral]
- Antoine de Baecque, « Le Fond de l'air est rouge de Chris Marker, les années rebelles », Rue89, 15 avril 2008 [texte intégral]
- Jean-Michel Durafour, « Que meurent les girafes ? » », Trafic, décembre 2012
- Goffredo Fofi, « Chris Marker, poète des « essais cinématographiques » » », Esprit, octobre 2012, p. 133-135 [texte intégral, lien DOI]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- repris par Marker dans son générique de début de Leila Attacks!, transposé en anglais sous la forme « Christ Marker, the best known author of unknown movies »
- La biographie proposée ici est le fruit du travail de Marcos Marino Beiras.
- Marker précise dans un entretien accordé à Simone Dubreuilh qu'il s'occupait « alors de Travail et Culture. Alain, lui, suivait des cours de comédie chez Simon. Tout de suite nous avions sympathisé. Nous avions des manies communes : les Comic strips, les chats et les films... » (Dubreuilh 1957).
- L'expression précise qu'utilise Bazin pour caractériser Lettre de Sibérie est « un essai en forme de reportage cinématographique », réduit par la suite en « film-essai ».
- Comme le montre très clairement le dossier « La Chine, porte ouverte » paru dans Esprit et écrit par Paul Ricœur, Armand Gatti, René Dumont, avec un portfolio de Chris Marker, à l'occasion d'un voyage en Chine, durant lequel Marker tourne Dimanche à Pékin (no 239 (juin 1956), p. 897-910).
- Dans la version anglo-saxonne, le commentaire est lu par Simone Signoret
- En réalité, le prénom est Kumiko qui a été francisé par la suite en Koumiko.
- Pour éviter la censure, même si dans les faits le travail se faisait en France,
- mais aussi "éléphant" en russe
- C'est également le nom d'un des premiers goulags sibérien, situé dans les îles Solovki.
- Dans le même temps, SLON produit une autre série télévisée intitulée Nouvelle société, dont plusieurs épisodes seront produits par le groupe Medvedkine de Besançon, et qui traite de la société française alors en pleine mutation.
- C'est une des trois fictions de Chris Marker avec La Jetée et L'Ambassade, puisque Catherine Belkhodja, unique protagoniste du film, y interprète un rôle créé de toute pièce
- Ce CD-ROM est l'occasion d'une installation réalisée pour le Centre Georges Pompidou et intitulée Immemory One".
- A noter que le pseudonyme "Paul Lechat", attribué à Chris Marker par Arnaud Lambert (Also Known as Chris Marker, Paris, 2008, p. 278), pour l'ouvrage Italie de la collection "Petite planète", est en fait celui de Paul Lengrand, l'un des fondateurs de Peuple et Culture, qui travailla par la suite à l'UNESCO, en particulier en Italie, comme le confirme le site des éditions du Seuil et l'ouvrage Lifelong Education - Education permanente de Paul Bélanger et Ettore Gelpi.
- Il s'agit en fait de l'édition coréenne à laquelle est joint un fascicule comportant la traduction anglaise.
Références [modifier]
- Chris Marker, « Verbatim », Libération, 5 mars 2003 [texte intégral]
- Guy Gauthier, « Entretien avec Alain Resnais », Image et Son, no 161-162, avril-mai 1963, p. 53
- Dominique Poiret, « Le réalisateur Chris Marker est mort », Libération, 30 juillet 2012 [texte intégral]
- Simone Signoret, La Nostalgie n'est plus ce qu'elle était, Paris, Le Seuil, 1976, p. 32-34.
- (en) Derek Malcolm, « Chris Marker: Cuba Si! », The Guardian, 16 décembre 1999 [texte intégral]
- « Petit Journal du cinéma : Chris en Israël », Cahiers du cinéma, no 115, 1961, p. 40.
- Voir la visite de l'atelier de Marker par Agnès Varda dans le premier volet de la série Agnès de ci de là Varda, réalisée entre 2008 et 2010 et produite par Arte, dans lequel Marker confirme son activité au sein de l'armée américaine durant la Seconde guerre mondiale avant de rejoindre la Résistance
- Peuple et Culture (sous l'onglet "valeur"). Voir aussi le manifeste de Peuple et Culture rédigé durant l'été 1945 et intitulé "Un peuple, une culture".
- Joseph Rovan, Mémoires d'un français qui se souvient d'avoir été allemand, Paris, Le Seuil, 1999, p. 262-263
- Hervé Serry, « Chris Marker au Seuil », sur seuil.com, août 2012. Consulté le 22 août 2012
- Chris Marker, L'Homme et sa liberté, Paris, Le Seuil, 1949, p. 7.
- Simone Dubreuilh, « Flashes sur les jeunes réalisateurs français : Chris Marker », Les Lettres françaises, no 664, 28 mars 1957, p. 6
- Lupton 2004
- (en) Ronald Bergan, « Chris Marker obituary », The Guardian, 30 juillet 2012 [texte intégral]
- André Bazin, « Chris Marker, Lettre de Sibérie », France Observateur, 30 octobre 1958, p. 258
- André Bazin, « Lettre de Sibérie », dans Le Cinéma français de la Libération à la Nouvelle Vague 1945-1958, Paris, Cahiers du cinéma, 1984, p. 180
- Le procès d'Artur London (1951, réhabilité en 1956) décrit dans le livre témoignage du dit London, publié en 1968 et intitulé L'Aveu, et adapté au cinéma en 1970 par Costa-Gavras, en est une parfaite illustration. L'édition et plus encore le film obligèrent le PCF à ouvrir le yeux non sans douleurs, comme le décrit très bien Simone Signoret dans son autobiographie La Nostalgie n'est plus ce qu'elle était (1975), actrice principal du film avec son mari, Yves Montand.
- Lambert 2008, p. 279.
- Jean-Michel Frodon, Le Cinéma français, de la Nouvelle Vague à nos jours, Paris, Cahiers du cinéma, 2010, p. 95
- Jean-Luc Godard, "Manifeste" pour le Press-Book de La Chinoise, août 1967, repris dans Jean-Luc Godard, Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard, t. 1, Paris, Cahiers du cinéma, 1998, p. 303
- Afin de pouvoir obtenir les subventions françaises, la société est créée en France.
- Cité par Bernard Benoliel, "Entre Vues", Festival de Belfort 2002, disponible sur www.iskra.fr.
- Pierre Haski, « Chris Marker est mort : le fond de l’air est moins rouge », Rue89, 30 juillet 2012 [texte intégral]
- Jean-Louis Bory, « La caméra à l'usine », Le Nouvel Observateur, no 246, 28 juillet 1969 [texte intégral] (suite)
- Robert Daudelin, « Rétrospective Chris Marker : le plus célèbre des cinéastes inconnus », 24 images, no 119, 2004, p. 8-11 [texte intégral]
- cité in Lupton 2004, p. 201
- Lupton 2004, p. 205.
- Peter Blum Gallery
- Les Rencontres d'Arles, 2011. Consulté le 6 Juillet 2011
- Centre de la Photographie Genève. On lira également avec intérêt le texte de l'artiste Christophe Chazalon sur la série de photographies Passengers, en libre accès sur chrismarker.ch.
- Spirales. Fragments d'une mémoire collective. Autour de Chris Marker, 2011. Consulté le 20 août 2012
- Serge Toubiana, « Le réalisateur Chris Marker est mort », Blog de Serge Toubiana, 30 juillet 2012 [texte intégral]
- Serge Toubiana, « Le réalisateur Chris Marker est mort », Cinémathèque française, 30 juillet 2012.
- Chris Marker s'efface, sur Libération. Consulté le 31 juillet 2012
- Romain Blondeau, « Bataille d’héritage autour de Chris Marker », Les Inrockuptibles, 22 décembre 2012 [texte intégral]
- Cette information et la suivante sont données par Alain Resnais dans une interview sur Chris Marker accordée à Birgit Kämper et Thomas Tode (Chris Marker, Filmessayist, Munich: Institut Français / CICIM, 1997, p. 207-208, traduit en italien dans Bernard EISENSCHITZ, Chris Marker, Festival de Pesaro, Rome: Dino Audino Editore, 1996, p. 46-47), et repris par d'autres par la suite, telle Catherine Lupton (Memories of the Future, Londres: Reaktion Books, 2004, p. 220, n. 21). D'après Kämper et Tode, ce court-métrage ferait référence à La Fin du monde filmée par l'ange N-D" de Blaise Cendrars, édité en 1919, aux éditions de La Sirène. En fait, ce court-métrage doit être rapproché du premier texte édité par Chris "Mayor" Marker dans la revue Esprit
- Idem que le précédent. Il s'agit d'un épisode d'une série télé, sur un scénario d'Alain Resnais, qui avait pour interprète Françoise Prévost et Gilles Quéant, avec un texte dit par Sylvain Dhomme
- http://www.chrismarker.ch/bibliographie/index.html
- Pour cette collection, il faut considérer l'année d'édition précisée ici et non les éditions postérieures qui connaissent des changements de textes.
- Préface de Chris Marker, qui est également l'auteur du commentaire du film Kashima Paradise coréalisé en 1974 par Yann Le Masson et Bénie Deswarte.
- D'après l'index de la revue Esprit
- Cette recension est essentielle pour comprendre le travail de Marker et n'a cependant jamais été cité à ce jour par les spécialistes, historiens et biographes de l'artisan bricoleur français.
- Accessible dans Chris. Marker, écrivain-cinéaste [: dossier], Paris, Association Images Documentaires, 1993, p. 11-13 (Images documentaires (ISSN 1255-3468), 15) (en ligne).
- Accessible dans Chris. Marker, écrivain-cinéaste [: dossier], Paris, Association Images Documentaires, 1993, p. 45-48 (Images documentaires (ISSN 1255-3468), 15) (en ligne).
- Voir également les autres interventions du chat Guillaume-en-Egypte, pigiste sur Poptronics
- http://ps1.org/exhibitions/view/71
- http://www.diagonalthoughts.com/?p=1205
- http://galeriedefrance.collectio.org/exposition?id=56
- http://www.artnet.com/galleries/Exhibitions.asp?gid=164&cid=162142
- Passengers
- Dans son interview accordée à Kämper et Tode, Alain Resnais explique qu'avec ce prix Marker s'est acheté un enregistreur, un des premiers sur le marché. (Birgit KAMPER et Thomas TODE (dir.), Chris Marker, Filmessayist, Munich: Institut Français / CICIM, 1997, p. 207, traduit en italien dans Bernard EISENSCHITZ, Chris Marker, Festival de Pesaro, Rome: Dino Audino Editore, 1996, p. 46)
- Les lauréats des Prix de la Scam, sur Scam
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
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- chrismarker.ch site de référence francophone sur tout l'œuvre de Chris Marker, filmographie et bibliographie entièrement remises à jour
- Cinémathèque française, « Chris Marker, en mémoire », sur tumblr. Consulté le 6 octobre 2012
- Gorgomancy site comportant plusieurs œuvres et vidéos de ou sélectionnées par Chris Marker, dont Immemory et L'Héritage de la chouette.
- (en) Chris Marker sur l’Internet Movie Database
- Filmographie commentée
- Étude de Level 5
- Site autour de Sans soleil sur ac-nancy-metz.fr
- Sur l'encyclopédie du cinéma
- Intervention controversée sur un clip controversé de 2008
- Chris Marker, sur le site d'analyse L'Observatoire (simple appareil).
- L'introduction de l'ouvrage Also known as Chris Marker (Point du jour, 2008), sur le site des éditions papiers.
- Guillaume-en-Égypte se retire : Farewell to Chris Marker ?, sur le blog-médias du PressAgrume
- Textes de Chris Marker sur derives.tv