Les Aventures de Rabbi Jacob

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Les Aventures de Rabbi Jacob
Titre original Les Aventures de Rabbi Jacob
Réalisation Gérard Oury
Acteurs principaux Louis De Funès
Claude Giraud
Suzy Delair

Marcel Dalio
Renzo Montagnani
Henri Guybet
Claude Piéplu
Miou-Miou

Scénario Gérard Oury
Danièle Thompson
Josy Eisenberg
Roberto De Leonardis
d'après leur histoire
Dialogues Gérard Oury
Josy Eisenberg
Musique Vladimir Cosma
Chorégraphie Ilan Zaoui
Décors Théobald Meurisse
assisté de
Marc Desages
Henri Sonois
Costumes Pierre Nourry
Photographie Henri Decaë
Montage Albert Jurgenson
assisté de
Jean-Pierre Besnard
Production Bertrand Javal
Société de production Films Pomereu
Horse Films
Société de distribution Impéria Films
Budget  ?
Format 1.66 : 1
Genre Comédie
Durée 100 min
Sortie France France : 18 octobre 1973
Langue(s) originale(s) français
anglais
hebreu
yiddish
arabe
Pays d’origine France France
Italie Italie

Les Aventures de Rabbi Jacob est une comédie franco-italienne réalisée par Gérard Oury sous son propre scénario en compagnie de Danièle Thompson, Josy Eisenberg et Roberto De Leonardis.

Sortie dans les salles en 1973, elle a fait 7,30 millions d'entrées.

Sommaire

[modifier] Synopsis

A Brooklyn, le vénéré Rabbi Jacob et son sécrétaire Samuel sont en route pour l'aéroport JFK afin se rendre à Paris pour la Bar Mitzvah du jeune David Schmoll.

Au même moment, en France, l'industriel Victor Pivert, personnage au caractère vif et aux idées assez traditionnelles qui se prépare à marier sa fille Antoinette au fils d'un général, rentre de week-end. Mais ce vendredi soir, alors qu'il rentre à Paris avec son chauffeur Salomon, dont il découvre avec stupeur qu'il est juif, il est victime d'une sortie de route. Resté seul après avoir congédié son employé qui refusait de travailler durant le Shabbat, Victor Pivert s'en va chercher de l'aide, et aboutit dans une usine de chewing-gum.

Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.

Il y assiste inopinément à un règlement de comptes entre les membres d'une police d'État d'un pays identifié comme « arabe » et un dissident politique, Mohammed Larbi Slimane, que ces derniers veulent éliminer. Slimane parvenant alors à s'échapper entraîne, malgré lui dans sa cavale, Victor Pivert devenu son « otage » et qui se retrouve de surcroît aussi bien recherché par la police française que par la police secrète du pays arabe menée par le sinistre Farès.

Slimane, qui tient désormais Pivert en otage, doit impérativement rentrer dans son pays pour y mener la révolution. Les deux hommes se retrouvent ainsi à l'aéroport d'Orly mais Farés et ses hommes les retrouvent. Afin de s'échapper, ils usurpent l'identité de deux rabbins hassidiques tout juste débarqués de New York. Confondus par la famille Schmoll venue chercher Rabbi Jacob, ils sont alors entraînés, malgré eux, dans une cérémonie juive rue des Rosiers, dans le Pletzl à Paris, au cours de laquelle Victor, devenu « Rabbi Jacob », tombe nez à nez avec son ex-chauffeur Salomon...

Fin des révélations.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Autour du film

  • Le 6 octobre 1973, deux semaines avant la sortie du film, commençait au Proche-Orient la guerre du Kippour entre Israël et les pays arabes voisins.
  • Billy Wilder accepta que De Funès utilise la célèbre réplique de Certains l'aiment chaud  : « Personne n'est parfait ».
  • Marcel Dalio ( Israel Moshe Blauschild), l'interprète de Rabbi Jacob, avait dû fuir Paris en 1940, car son portrait figurait sur des affiches nazies censées représenter le « Juif typique ».
  • Le film compte plus de 2000 plans.
  • La rue des Rosiers, cœur du vieux quartier juif du Marais à Paris, où ont lieu plusieurs des scènes les plus mémorables du film (notamment la fameuse danse hassidique) a été reconstituée en studio.
  • La scène du mariage au début du film a été tournée devant l'église de Montjavoult dans l'Oise.
  • Le jour de la sortie du film, le 18 octobre 1973, Danielle Cravenne, la femme de Georges Cravenne, le publicitaire du film, détourne le vol Air France Paris-Nice et menace de détruire le Boeing 727 si le long métrage, dont elle juge la sortie intolérable au vu de la conjoncture et qu'elle croit anti-palestinien[1],[2], n'est pas interdit. Armée d'une carabine 22 long rifle et d'un faux pistolet, la jeune femme accepte que l'avion se pose à Marignane pour ravitaillement avant de repartir vers Le Caire. Sur place, au cours d'un échange de coups de feu, Danielle Cravenne est atteinte à la tête et à la poitrine. Elle décédera dans l'ambulance qui l'évacuait vers une clinique[3].
  • Marcel Dalio qui n'aimait pas Gérard Oury l'appelait « The thief of bad gags » (le voleur de mauvaises plaisanteries).
  • Ce film, empruntant au vaudeville ses grosses ficelles, dans le comique de situation comme dans l'emboîtement des intrigues, offre des scènes d'anthologie, comme la fameuse danse hassidique, mais aussi des moments plus profonds, comme la bénédiction que David, le jeune Juif, reçoit du faux Rabbi Jacob (sauf que la formule employée "je te bénis David" est tout à fait fantaisiste. Il aurait dû utiliser la formule biblique Nombres 6,24-26 "Que l'Eternel te bénisse..."), ou la poignée de mains entre Salomon et Slimane (en toute connaissance de cause, cette fois-ci). De même, toujours dans la partie qui se déroule rue des Rosiers, le salut du faux Rabbi Jacob aux familles présentes, où une gaffe est reprise de main de maître. Rabbi Jacob est dans le cinéma français une des plus fameuses illustrations de l'humour juif.
Slimane se fait enlever par deux malfaiteurs dans un café parisien Les deux magots

[modifier] Notes et références

  1. Danièle Thompson, dans le documentaire Il était une fois... « Les Aventures de Rabbi Jacob » sur France 5, diffusé le 14 mai 2009
  2. « Rabbi Jacob est sorti entre rire et drame », par Danièle Thompson, sur parismatch.com, consulté le 15 mai 2009
  3. Gérard Oury, Mémoires d'éléphant, éd. Presses Pocket, Paris, 1989, 346 p. (ISBN 2-266-03063-9 et ISBN 978-2266030632), p. 279.
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