Les Aventures de Rabbi Jacob
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| Les Aventures de Rabbi Jacob | |
| Titre original | Les Aventures de Rabbi Jacob |
|---|---|
| Réalisation | Gérard Oury |
| Acteurs principaux | Louis De Funès Claude Giraud Suzy Delair Marcel Dalio |
| Scénario | Gérard Oury Danièle Thompson Josy Eisenberg Roberto De Leonardis d'après leur histoire |
| Dialogues | Gérard Oury Josy Eisenberg |
| Musique | Vladimir Cosma |
| Chorégraphie | Ilan Zaoui |
| Décors | Théobald Meurisse assisté de Marc Desages Henri Sonois |
| Costumes | Pierre Nourry |
| Photographie | Henri Decaë |
| Montage | Albert Jurgenson assisté de Jean-Pierre Besnard |
| Production | Bertrand Javal |
| Société de production | Films Pomereu Horse Films |
| Société de distribution | Impéria Films |
| Budget | ? |
| Format | 1.66 : 1 |
| Genre | Comédie |
| Durée | 100 min |
| Sortie | |
| Langue(s) originale(s) | français anglais hebreu yiddish arabe |
| Pays d’origine | |
Les Aventures de Rabbi Jacob est une comédie franco-italienne réalisée par Gérard Oury sous son propre scénario en compagnie de Danièle Thompson, Josy Eisenberg et Roberto De Leonardis.
Sortie dans les salles en 1973, elle a fait 7,30 millions d'entrées.
Sommaire |
[modifier] Synopsis
A Brooklyn, le vénéré Rabbi Jacob et son sécrétaire Samuel sont en route pour l'aéroport JFK afin se rendre à Paris pour la Bar Mitzvah du jeune David Schmoll.
Au même moment, en France, l'industriel Victor Pivert, personnage au caractère vif et aux idées assez traditionnelles qui se prépare à marier sa fille Antoinette au fils d'un général, rentre de week-end. Mais ce vendredi soir, alors qu'il rentre à Paris avec son chauffeur Salomon, dont il découvre avec stupeur qu'il est juif, il est victime d'une sortie de route. Resté seul après avoir congédié son employé qui refusait de travailler durant le Shabbat, Victor Pivert s'en va chercher de l'aide, et aboutit dans une usine de chewing-gum.
-
Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.
Il y assiste inopinément à un règlement de comptes entre les membres d'une police d'État d'un pays identifié comme « arabe » et un dissident politique, Mohammed Larbi Slimane, que ces derniers veulent éliminer. Slimane parvenant alors à s'échapper entraîne, malgré lui dans sa cavale, Victor Pivert devenu son « otage » et qui se retrouve de surcroît aussi bien recherché par la police française que par la police secrète du pays arabe menée par le sinistre Farès.
Slimane, qui tient désormais Pivert en otage, doit impérativement rentrer dans son pays pour y mener la révolution. Les deux hommes se retrouvent ainsi à l'aéroport d'Orly mais Farés et ses hommes les retrouvent. Afin de s'échapper, ils usurpent l'identité de deux rabbins hassidiques tout juste débarqués de New York. Confondus par la famille Schmoll venue chercher Rabbi Jacob, ils sont alors entraînés, malgré eux, dans une cérémonie juive rue des Rosiers, dans le Pletzl à Paris, au cours de laquelle Victor, devenu « Rabbi Jacob », tombe nez à nez avec son ex-chauffeur Salomon...
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Fin des révélations.
[modifier] Fiche technique
- Réalisation pour la seconde équipe : Jacques Besnard
- Assistants réalisateurs : Bernard Stora, Thierry Chabert, Philippe Lopez et pour la seconde équipe : Jean-Claude Sussfeld
- Musique : Vladimir Cosma
- Décors : Théo Meurisse
- Directeur de production : Georges Valon
- Participation à la production : Jacques Plante
- Producteur exécutif : Michel Zemer
- Opérateurs : Charles-Henry Montel, Franck Delahaye et pour la seconde équipe Vladimir Ivanov, assistés de François Lauliac, Roger Gleize, Michel Laguntke
- Son : William-Robert Sivel et Catherine Kelber, pour le montage son
- Perchman : Jacques Berger
- Script-girl : Colette Crochot et Dominique Piat, pour la seconde équipe
- Régisseur général : René Fargeas
- Régisseur adjoint : Robert Fugier
- Ensemblier : Pierre Charron
- Mixage : Jacques Carrère
- Effets spéciaux : Pierre Durin
- Bagarres règlées par : Claude Carliez
- Cascades règlées par : Rémy Julienne
- Bruitages : Daniel Couteau
- Accessoiristes : Daniel Braunschweig, Jacques Martin
- Générique : Jean Fourchet (Eurocitel)
- Casting : Margot Capelier
- Création des costumes : Tanine Autre, avec la maison Georges Bril
- Robes et chapeaux : Jean Barthet
- Caméra et objectif : Panavision
- Photographe de plateau : Paul Apoteker
- Coiffeur : Alex Archambault
- Maquillage : Jean-Pierre Eychenne
- Tournage : Environ 8 semaines entre mars et juillet 1971, à New-York et dans les studios de Billancourt
- Tirage aux studios et auditorium "Paris Studio Cinéma" de Billancourt - Laboratoire Franay L.T.C Saint-Cloud
- Visa d'exploitation : 3488
[modifier] Distribution
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[modifier] Autour du film
- Le 6 octobre 1973, deux semaines avant la sortie du film, commençait au Proche-Orient la guerre du Kippour entre Israël et les pays arabes voisins.
- Billy Wilder accepta que De Funès utilise la célèbre réplique de Certains l'aiment chaud : « Personne n'est parfait ».
- Marcel Dalio (né Israel Moshe Blauschild), l'interprète de Rabbi Jacob, avait dû fuir Paris en 1940, car son portrait figurait sur des affiches nazies censées représenter le « Juif typique ».
- Le film compte plus de 2000 plans.
- La rue des Rosiers, cœur du vieux quartier juif du Marais à Paris, où ont lieu plusieurs des scènes les plus mémorables du film (notamment la fameuse danse hassidique) a été reconstituée en studio.
- La scène du mariage au début du film a été tournée devant l'église de Montjavoult dans l'Oise.
- Le jour de la sortie du film, le 18 octobre 1973, Danielle Cravenne, la femme de Georges Cravenne, le publicitaire du film, détourne le vol Air France Paris-Nice et menace de détruire le Boeing 727 si le long métrage, dont elle juge la sortie intolérable au vu de la conjoncture et qu'elle croit anti-palestinien[1],[2], n'est pas interdit. Armée d'une carabine 22 long rifle et d'un faux pistolet, la jeune femme accepte que l'avion se pose à Marignane pour ravitaillement avant de repartir vers Le Caire. Sur place, au cours d'un échange de coups de feu, Danielle Cravenne est atteinte à la tête et à la poitrine. Elle décédera dans l'ambulance qui l'évacuait vers une clinique[3].
- Marcel Dalio qui n'aimait pas Gérard Oury l'appelait « The thief of bad gags » (le voleur de mauvaises plaisanteries).
- Ce film, empruntant au vaudeville ses grosses ficelles, dans le comique de situation comme dans l'emboîtement des intrigues, offre des scènes d'anthologie, comme la fameuse danse hassidique, mais aussi des moments plus profonds, comme la bénédiction que David, le jeune Juif, reçoit du faux Rabbi Jacob (sauf que la formule employée "je te bénis David" est tout à fait fantaisiste. Il aurait dû utiliser la formule biblique Nombres 6,24-26 "Que l'Eternel te bénisse..."), ou la poignée de mains entre Salomon et Slimane (en toute connaissance de cause, cette fois-ci). De même, toujours dans la partie qui se déroule rue des Rosiers, le salut du faux Rabbi Jacob aux familles présentes, où une gaffe est reprise de main de maître. Rabbi Jacob est dans le cinéma français une des plus fameuses illustrations de l'humour juif.
- L'enlèvement de Slimane dans un café parisien (Les deux magots) est inspiré de l'enlèvement de l'homme politique marocain Mehdi Ben Barka devant la brasserie Lipp en 1965.
- La scène de la moto, où Slimane et Victor Pivert, déguisés en juifs hassidiques, traversent en trombe la rue de Rivoli pour rejoindre les Invalides est une des scènes les plus connues du cinéma français. La musique entraînante et jubilatoire de Cosma y est pour beaucoup. Cette séquence contient néanmoins un faux raccord puisque la moto passe d'abord devant la Samaritaine puis devant l'Hôtel de ville de Paris alors que géographiquement l'Hôtel de Ville est avant la Samaritaine...
- Une comédie musicale sur Les Aventures de Rabbi Jacob est prévue pour septembre 2008, la musique est par ailleurs réalisée avec le musicien MC Solaar.
[modifier] Notes et références
- ↑ Danièle Thompson, dans le documentaire Il était une fois... « Les Aventures de Rabbi Jacob » sur France 5, diffusé le 14 mai 2009
- ↑ « Rabbi Jacob est sorti entre rire et drame », par Danièle Thompson, sur parismatch.com, consulté le 15 mai 2009
- ↑ Gérard Oury, Mémoires d'éléphant, éd. Presses Pocket, Paris, 1989, 346 p. (ISBN 2-266-03063-9 et ISBN 978-2266030632), p. 279.

