Régiment des Gardes françaises

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Régiment des Gardes françaises
Image illustrative de l’article Régiment des Gardes françaises
Drapeau d'Ordonnance du régiment des Gardes Françaises.

Création 1589
Dissolution 1789
Pays Drapeau du royaume de France Royaume de France
Branche Infanterie
Fait partie de 102e régiment d'infanterie
103e régiment d'infanterie
104e régiment d'infanterie
13e bataillon de chasseurs
14e bataillon de chasseurs
29e division de gendarmerie nationale à pied
30e division de gendarmerie nationale à pied
Ancienne dénomination Garde à pied française du roi
Guerres Guerres de Religion
Guerre franco-savoyarde
Batailles Bataille de Saint-Denis
Bataille de Jarnac
Bataille de La Roche-l'Abeille
Siège de Saint-Jean-d'Angély
Massacre de la Saint-Barthélemy
Siège de La Rochelle (1573)
Bataille de Dormans
Siège de La Fère
Siège de La Bréole
Siège de Chorges
Bataille de Vimory
Bataille d'Auneau
Journée des barricades
siège de Paris
Bataille d'Arques
Bataille d'Ivry
Siège de Rouen
Siège de Chambéry
Siège de Concarneau
Siège de Caen

Bataille des Ponts-de-Cé

Commandant Jacques Prévost de Charry
Philippe Strozzi

Le régiment des Gardes françaises est un régiment d'infanterie de la Maison du roi de France créé en 1560 par Catherine de Médicis pour assurer la garde du Roi[1]. Ayant pris fait et cause avec le peuple, le régiment fut licencié par le roi. Les soldats et officiers s'engagèrent alors dans la garde nationale soldée de Paris qui forma les 102e, 103e et 104erégiments d'infanterie ainsi que les 13e et 14e bataillons de chasseurs et les 29e et 30e divisions de gendarmerie nationale à pied

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1560 : Création d'une garde à pied française à partir d'une compagnie de Philippe Strozzi.
  •  : Création du régiment de la Garde du Roi à partir de 5 enseignes de chacun des régiments de Richelieu[2] et Charry[3], dissous
  • 1566 : Il est renommé régiment de Strozzi, le régiment n’assurant plus la garde du Roi[4]
  • 1566 : Le régiment de la Garde du Roi est licencié.
  • 1569 : Création du régiment des Gardes françaises
  • 1573 : Le régiment est supprimé
  • 1574 : Le régiment des régiment des Gardes françaises est rétabli
  • 1er septembre 1789 : Dissolution du régiment

Colonels et mestres de camp[modifier | modifier le code]

Historique des garnisons, combats et batailles du régiment[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

C'est en 1560, après la conjuration d'Amboise, que commence l'histoire du célèbre corps qui pendant plus de deux cents ans porta le nom de Gardes Françaises.
Jusque-là les rois de France n'avaient guère confié la sûreté de leur personne qu'à des gardes nobles, c'est-à-dire à cheval, ou à des hommes de pied étrangers, Écossais ou Suisses. Ainsi une conspiration de la noblesse conduisit Catherine de Médicis à remettre à une troupe roturière le soin de veiller autour de son fils François II.
Cette première garde à pied française ne fut composée que d'une seule enseigne[7] et eut pour capitaine d'abord François III du Plessis seigneur de Richelieu, prévôt de l'Hôtel, puis quelques mois plus tard Philippe Strozzi, un condottiere italien, cousin de Catherine de Médicis.

Première guerre de Religion[modifier | modifier le code]

Au début de l'année 1561, quand François duc de Guise tenta, sous les murs d'Orléans, le premier essai d'organisation régimentaire de l'infanterie, en partageant en trois corps distincts, commandés chacun par un mestre de camp, les gens de pied de l'armée royale, cette compagnie de Philippe Strozzi fut versée dans le régiment de Richelieu et participa ainsi, en 1562 et 1563, aux principaux actes de cette première guerre civile, qui furent la bataille de Dreux et les sièges de Rouen et d'Orléans.

Après la paix d'Amboise, en 1563, la reine-mère, ayant pris l'engagement de casser les régiments récemment formés et de les réduire en compagnies, songea à augmenter la garde à pied de son fils. Cette garde était, en effet, à peu près la seule force dont elle pût disposer, les autres troupes d'en deçà les monts étant, d'après les constitutions de l'armée, sous la dépendance absolue du colonel-général François de Châtillon, seigneur d'Andelot, et par conséquent à la disposition des plus mortels ennemis de Catherine et de son fils.

Les Anglais étaient maîtres du Havre qui leur avait été livré par Louis Ier de Bourbon prince de Condé pendant les troubles de l'année précédente, et qui avait construit des fortifications en vertu du traité d'Hampton Court. La paix d'Amboise ayant rendu un moment de calme au royaume et de raison aux partis, ceux-ci se réunirent dans la patriotique pensée de reprendre le Havre aux étrangers. Le siège de cette place fut entrepris au mois de juillet et on y appela les régiments de Richelieu, de Sarlabous aîné, de Charry, d'Hémery et de Rieux, conservés provisoirement sur pied pour cette opération. La garnison anglaise capitula le 28 juillet, et la reine, profitant habilement de la victoire, après avoir établi dans le Havre quelques bandes de Sarlabous, s'empressa de casser les régiments, ainsi que cela avait été convenu, et congédia gracieusement les gentilshommes qui, la plupart, n'avaient pas revu leurs manoirs depuis deux ans.
Ce fut dans ce village de Saint-Romain-de-Colbosc où la cour coucha le même jour, que Catherine de Médicis, libre de toute entrave, réunit à la compagnie de Strozzi, qui jusque-là avait seule composé toute la garde à pied française du roi, 3 autres compagnies du régiment de Richelieu, et 4 compagnies du régiment de Charry, et en forma un corps de 8 enseignes, dont elle donna le commandement au mestre de camp Jacques Prévost, sieur de Charry.

Régiment de Strozzi et Garde à pied française du roi[modifier | modifier le code]

Guerres de Religion[modifier | modifier le code]

La première marche de la nouvelle garde fut un triomphe. Son premier service fut de participer à une grande solennité royale et de protéger un coup d'État. La reine, avant de rentrer à Paris, dont le parlement lui inspirait de la méfiance, s'arrêta à Rouen et y fit déclarer le 17 août son fils Charles IX majeur par le parlement de Normandie, quoique ce prince n'eût pas alors quatorze ans accomplis. Les grands comprirent la valeur du coup qui venait de leur être porté et ne tardèrent pas à laisser paraître leur mécontentement. Brantôme indique, en parlant de la garde, « Ceci n'avoit point esté du goût de tout le monde, et moins encore de celuy des huguenots ».
Le mestre de camp Jacques Prévost, sieur de Charry, étranger aux intrigues des factions, fut la première victime de l'humeur des mécontents. Il est assassiné sur le pont Saint-Michel le .
Philippe Strozzi succéde alors à Charry en qualité de mestre de camp de la garde, et augmente celle-ci en 1565 de deux compagnies nouvelles, ce qui porte la force du corps à 500 hommes.

Une réconciliation fut traitée, en 1566 à Moulins, entre les princes de la maison de Guise, d'une part, les Montmorency et les Coligny de l'autre, et Catherine, pour faciliter ce rapprochement, promit de supprimer les dix enseignes de la garde du roi après sa rentrée à Paris.
Mais Catherine, qui ne se fiait guère à la sincérité de leurs protestations, trouva moyen d'éluder en partie sa promesse. Les deux compagnies de Cadilhan et de La Mothe furent seules supprimées. Celles de Gohas l'aîné et de Sarrieu partirent, la première pour la Champagne et la seconde pour la Picardie, d'où elles revinrent plus tard pour servir de noyaux aux deux régiments qui portèrent les noms de régiment de Picardie et régiment de Champagne. Les six autres compagnies des Gardes furent mises en garnison, la compagnie de Strozzi à Calais ; celle de Cosseins à Montreuil ; Iromberry à Péronne ; Noualhan à Boulogne ; Gohas jeune à la citadelle de Péronne et Forest à Doullens. Toutes devaient se tenir constamment prêtes à marcher sur Paris au premier ordre.

Le régiment que, vers ce temps, on voit appelé indifféremment régiment de Strozzi et régiment de Picardie, du nom de son mestre de camp et de celui de la province où il était cantonné, ne resta pas longtemps éloigné de la cour. Le prince de Condé et l'amiral de Coligny avaient entrepris d'enlever le roi. Le 28 septembre 1567, Charles IX fut attaqué sur le chemin de Meaux à Paris, et il ne leur eût pas échappé sans la bravoure des Suisses de Louis Pfiffer[8].Pendant cette marche dangereuse, on avait pu mesurer l'étendue de la faute qu'on avait commise en consentant à l'éloignement des Gardes. A peine arrivé à Paris, Charles IX qui se voyait bloqué dans sa capitale, donne commission à Philippe Strozzi pour exercer la charge de colonel-général à la place de François de Coligny d'Andelot et lui enjoint de ramener les compagnies des Gardes auprès de sa personne avec tout ce qu'il pourra tirer des bandes de la Picardie et de la Champagne.
Le prince de Condé et l'amiral de Coligny, prévenus de ces mesures, veulent s'y opposer et détachent Isaac de Vaudray de Mouy avec 1 200 chevaux pour barrer le passage aux Gardes. Mouy les rencontre entre Abbeville et Amiens. Cette troupe, réduite à 400 hommes au plus, « mais composée de vieux soldats choisis, la plupart qui avoient commandé, ou dignes de commander, » marchait serrée, entourée de toutes parts de chariots qui lui servaient de remparts mobiles. Mouy, malgré son intrépide valeur fut intimidé par cet le mâle contenance et n'osa pas attaquer; il se contenta de faire harceler les Gardes par ses chevau-légers, espérant ainsi les attirer hors de leurs barricades ; mais ils ne tombèrent point dans le piège et continuèrent leur marche, abattant à coups d'arquebuses ceux qui venaient les insulter de trop près. A huit lieues de Paris, la cavalerie protestante abandonna la partie sans avoir pu les entamer. Cette marche d'une poignée d'hommes, pendant trente lieues de plaine, au milieu d'une cavalerie numériquement triple, fut justement admirée à une époque où l'infanterie était encore loin d'avoir établi sa supériorité.
Arrivé à Pontoise, Strozzi ayant appris que la route lui serait encore barrée vers Saint-Denis et Argenteuil, se décide à aller passer la Seine à Poissy et gagne « dextrement » Paris par la rive gauche du fleuve. Il y fut bientôt rejoint par Sarrieu et Gohas, et se trouva à la tête de 6 000 hommes qu'il logea dans le faubourg Saint-Martin puis le roi créa six compagnies supplémentaires.
Quelques jours après, le 10 novembre 1567, eut lieu la bataille de Saint-Denis, où les 6 000 hommes de Strozzi formaient l'aile droite de l'armée royale et occupaient la plaine entre la Villette et Aubervilliers. On sait que le centre et la gauche, composés de bourgeois parisiens « bien marnez et dorez comme calices », furent d'abord enfoncés par la cavalerie des princes. Les calvinistes criaient déjà victoire... mais ils poursuivirent trop loin les bandes qu'ils venaient de vaincre. L'aile droite de l'armée royale, restée intacte, fit un mouvement de conversion à gauche, les prit en flanc et les rejeta en désordre au delà de Saint-Denis. Strozzi suivit les débris des troupes protestantes jusqu'aux confins de la Lorraine et revint ensuite à Paris, où ses bandes prirent leurs quartiers.

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C'est pendant ce séjour à Paris, en 1568, que l'infanterie royale reçut une nouvelle organisation.
Les 6 000 hommes de Strozzi restèrent sous son commandement immédiat, sous son régiment, comme on disait alors, mais les enseignes dont le nombre s'élevait à cinquante-cinq, tant du régiment des Gardes que des bandes amenées par Sarrieu et Gohas, furent réparties en trois corps, commandés chacun par un mestre de camp.
Montlezun-Cosseins eut vingt enseignes appartenant toutes à la garde du roi, qui, en décembre 1567, après la bataille de Saint-Denis, avait encore été augmentée des huit compagnies. Les trente-cinq autres enseignes furent partagées entre Sarrieu et Gohas qui conservèrent en même temps leurs compagnies aux Gardes.

Dans les derniers mois de 1568, le prince de Condé, qui avait reçu des secours de l'Allemagne, recommença la guerre et obtint d'abord de grands succès dans le Poitou et la Saintonge. Le duc d'Anjou fut envoyé au commencement de 1569 pour s'opposer à ses progrès. Le régiment de Strozzi, qui formait la meilleure partie de l'armée du duc, contribua puissamment à la victoire de Jarnac le 13 mars. Après la défaite et la mort du prince de Condé, le duc d'Anjou, Henri, fait camper son armée sous les murs du château de La Rochefoucauld en Angoumois, et ce fut là, le 29 mai 1569, que Philippe Strozzi, pourvu de la charge de colonel-général de l'infanterie française à la place de François de Coligny d'Andelot qui venait de mourir à Saintes, partagea définitivement les quarante sept enseignes présentes de son régiment entre les trois mestres de camp qui en commandaient les fractions.

Régiment des Gardes Françaises[modifier | modifier le code]

Guerres de Religion[modifier | modifier le code]

Dans ce partage, les compagnies des Gardes furent distribuées inégalement dans les trois nouveaux corps, ce qui explique, avec l'ancienneté des compagnies de Sarrieu el de Gohas, les prétentions soulevées plus tard par les régiments de Picardie et de Champagne contre la priorité de rang des Gardes-Françaises. Ce dernier corps, dont le commandement fut donné à Montlezun-Cosseins, eut quinze compagnies, parmi lesquelles il y avait six compagnies seulement de l'ancienne garde. Deux appartenaient au colonels-général, les autres étaient : Cosseins , Iromberry, La Chambre, Montafié, Savaillans, Chanteron, Thomassin, Bellebrune, Barant-Mesnil , Beaurobert, Launay, Vuély et Saint-Pessaire. Des deux compagnies qui appartenaient à Strozzi, l'une garda l'enseigne blanche du colonel-général, et l'autre lut chargée de porter le grand étendard royal bleu d'azur parsemé de fleurs de lis d'or, qui fut donné plus tard aux autres compagnies et qui demeura jusqu'à la fin le drapeau particulier du régiment des Gardes Françaises.

A la reprise des hostilités, les Gardes assistèrent à la bataille de La Roche-l'Abeille en Limousin, firent des prodiges de valeur au combat de Jazeneuil le , et prirent une part très active au siège de Châtellerault en juillet 1569. Le 3 octobre, à la bataille de Moncontour, ils avaient la garde de l'artillerie qu'ils conduisirent ensuite au Siège de Saint-Jean-d'Angély. Après la prise de cette ville, le 2 décembre, le régiment eut ses quartiers dans le Bas-Poitou, où il guerroya tout l'hiver et jusqu'au milieu de 1570.

Le , quelques compagnies des Gardes, qui revenaient d'une expédition sur le château de Rochefort, furent attaquées à la fin d'une marche pénible, près de Sainte-Gemme, par une nombreuse troupe de calvinistes rochelais conduits par François de La Noue.
La paix fut signée le à Saint-Germain, et les Gardes revinrent à Paris en passant la Loire, aux Ponts-de-Cé près d'Angers, ou le mestre de camp Montlezun-Cosseins fait jeter à la rivière 800 filles de joie qui suivaient le régiment. Au mois de novembre, ils accompagnèrent Charles IX à Mézières où furent célébrées le 26 les noces de ce prince avec Élisabeth d'Autriche.

Un corps aussi dévoué à la cour que l'était alors le régiment des Gardes Françaises ne pouvait pas rester inactif durant le Massacre de la Saint-Barthélemy. Le mestre de camp Montlezun-Cosseins fut le chef des exécuteurs des vengeances royales. Voici comment Lancelot Voisin de La Popelinière le raconte dans son ouvrage l'histoire de France :

« L'homme qui blessa l'admiral le vendredi , étoit un arquebuzier de la garde. Les protestants voulurent faire partir l'admiral, mais le roi pour empescher cela, lui offrit chambre dedans le Louvre pour s'y retirer : que si la douleur de ses playes ne le permettoit, il promit lui envoier pour sa seureté une compagnée des soldats de sa garde. Ce qui fust aussitôt rapporté à l'admiral, lequel, s'en contentant, le remercia très humblement. Et furent ainsi mis cent harquebuziers sous Cousseins devant son logis par le commandement du Roy... Dont s'apercevans les capitaux ennemys des confedérez, et ne voulant fuir à si belle occasion de trancher les racines à leurs vieux ennemys, incitèrent assez tost nombre de forains (étrangers) retrouvez dedans Paris pour en peu d'heure avoir toute raison du passé. Ce fut de tuer les plus renomez d'eux en une nuict, se faisant forts d'en faire apreuver l'exécution au Roy, Royne-mère et Monsieur après le fait beaucoup mieux qu'avant le coup pour la grandeur et douteux hazard de si haut dessein. Ainsi curieux de profiter l'occasion qui se présentoit si favorable, avoir marqué les maisons (presque tous les chefs demeuroient près dé l'amiral), et donné les noms des principaux et autres plus signalez après eux. Sur les deux heures après la minuict du samedi venant au dimanche vingt-quatrième août, firent bastre la cloche Sainct-Germain de l'Auxerrois pour signal à tous les advertis et autres de mesme volonté de tuer les plus marquez et mieux conus huguenots qu'estoyent en Paris. Alors les gardiens de l'admiral enfoncèrent ses portes et l'avoir tué en son lict, jeté par la fenestre : puis traîné en la rue et sa maison saccagée... Après que la troupe de Cousseins eut commencé le jeu et accomodé l'admiral de la façon que dessus, les autres gardes et la noblesse preste à cet effet, se portèrent de mesme sur les autres quartiers prochains du Louvre[9],[10] ».

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Ainsi, les assassins de la Saint-Barthélemy, furent les Gardes Françaises, aidés de la lie de la population parisienne qu'on trouve, en tous temps et pour toutes les causes, prête à de pareilles besognes, aussitôt qu'on la débride.

Cependant, la Saint-Barthélemy n'avait pas eu les résultats qu'on en avait espérés. Le calvinisme, qu'on voulait anéantir, se releva furieux : le désespoir et la colère avaient doublé les courages. La Rochelle insurgée se préparait à une vigoureuse résistance.

Philippe Strozzi, colonel général de l'infanterie, arrive le 13 décembre 1572 au village de Puy-le-Boreau et investit La Rochelle avec une partie des Gardes Françaises et quelques autres régiments. Au printemps de 1573, après l'arrivée du duc d'Anjou et d'une armée formidable, le siège commence avec une rage incroyable de part et d'autre. Le 18 avril, le mestre de camp Montlezun de Cosseins « estant aux tranchées, fut frappé d'une harquebuzade dont il mourut comme en furie et chaude langueur. Son corps fut porté en son pays avec honneur d'estre un des plus resoluz et fidelles chefs de ce tems. » La place soutint neuf grands assauts et plus de vingt attaques où les Gardes se firent toujours remarquer par leur courage; mais les assiégés réparaient leurs brèches ou les masquaient par des retranchements intérieurs, et rendaient tous les efforts inutiles. Le duc d'Anjou, qui venait d'être élu roi de Pologne, pressé de mettre une couronne sur sa tête, accorda aux Rochelais des conditions si honorables que la paix fut rétablie encore une fois. Le siège est levé le 8 juillet 1573.

Revenu prendre garnison dans Paris, le régiment est supprimé par Charles IX en septembre 1573.
Devenu roi de France après la mort de son frère, le 30 mai 1874, Henri III celui-ci est reconstitué au avec 8 compagnies, sous les ordres de Louis de Béranger, seigneur du Guast.

Après avoir participé activement à la bataille de Dormans, le régiment retourne prendre ses quartiers ou Louis de Béranger, seigneur du Guast, est assassiné rue Saint-Honoré le . Le Philippe Strozzi est rétabli mestre de camp du régiment, mais il en laisse le commandement au capitaine Beauvais-Nangis[11] qui conduisit les Gardes Françaises à Langres, où le duc de Guise, Henri, rassemblait une armée destinée à agir en Champagne.

En 1576, on trouve celui-ci à Blois pendant la tenue des États généraux. Il compte alors 2 000 hommes sous ses enseignes.

L'année suivante, augmenté de quatre compagnies, il fit partie de l'armée de Charles duc de Mayenne qui force Henri prince de Condé à lever le siège de Saintes et prend Tonnay-Charente, Marans, Brouage et Melle.

En 1580, par ordre du roi, le maréchal de Matignon est envoyé pour reprendre La Fère, d'où les protestants faisaient des incursions jusqu'aux environs de Paris. Les Gardes y ouvrirent la tranchée le 20 juin, du côté du faubourg de Saint-Quentin et emportèrent d'assaut plusieurs ouvrages. La place capitula le 31 août après un siège de soixante-dix jours.

Pendant les années qui suivirent, Henri III, menacé dans Paris même par la faction des Seize, garda le régiment près de lui. En 1582, le duc d'Epernon obtint la charge de colonel-général de l'infanterie française, qui fut érigée en office de la couronne en décembre 1584. Le faible monarque s'était laissé arracher par le duc d'Epernon une concession qui fut pour lui et ses successeurs une source de contrariétés. Le colonel-général s'était fait donner la nomination des capitaines aux Gardes et exigeait que le mestre de camp prit son attache. Beauvais-Nangis refusa longtemps de se plier à cette formalité, et enfin aima mieux se démettre que de céder. Le régiment fut alors donné, en 1584, au chevalier de Crillon qui ne l'accepta toutefois qu'avec le titre de lieutenant-colonel général de l'infanterie française.

En 1585 les Gardes accompagnèrent le roi à Lyon. Une partie du régiment se joignit à l'armée du duc d'Epernon et prit part à toutes les expéditions de ce général, en Provence et en Dauphiné, notamment au siège de La Bréole, en 1586Crillon fut blessé et à ce lui de Chorges où le régiment de Champagne disputa aux Gardes Françaises le droit de le précéder à l'assaut. Le colonel-général décida en faveur des Gardes qui enlevèrent la ville de vive force, au grand mécontentement des braves de Champagne.

En 1587, après la bataille de Coutras, Henri III, effrayé des succès de Henriroi de Navarre, sort de sa torpeur, se met en personne à la tête de son armée et court à la Charité-sur-Loire pour s'opposer au passage des Allemands qui cherchaient à joindre l'armée du Béarnais. Les gués furent si bien gardés que les Allemands désespérant de franchir le fleuve, se jetèrent dans les plaines de la Beauce où ils furent écrasés par Henri duc de Guise aux batailles de Vimory et d'Auneau. Ces victoires exaltèrent l'ambition du chef de la ligue, Henri de Guise et quand Henri III revint à Paris, le duc, soutenu par la faction des Seize, osa former le projet d'arrêter le roi. La conspiration fut révélée à ce prince par Nicolas Poulain, lieutenant de la Prévôté de l'Isle de France. Henri III, indigné, se résolut à prendre d'énergiques mesures contre celui qu'il soupçonnait déjà d'en vouloir à sa couronne. Il assembla sa noblesse, augmenta le nombre des compagnies des Gardes françaises, s'entoura de bourgeois ennemis des troubles, et fit venir à Lagny les 4 000 Suisses du colonel Gaspard Galatti.

Le , malgré la défense du roi Henri duc de Guise, qui était parti Soissons, arrive à Paris, se rend au Louvre et passe au milieu des compagnies des Gardes françaises. Le résultat de cette entrevue du roi avec le duc de Guise fut peu favorable à la paix, car le matin du 12 mai, on vit François d'O faire entrer par la porte Saint-Honoré, les Gardes Françaises et le régiment suisse de Galatti.

« Il y avoit neuf enseignes françoises et quatorze suisses. Elles marchèrent d'abord sans bruit au cimetière des Innocents. Ce fut en cet endroit qu'elles reçurent les ordres du roi. Bientôt après elles firent battre leurs tambours et retentir leurs fiffres, ce qui mit l'alarme dans toute la ville. Le maréchal de Biron et Crillon conduisirent au Marché-Neuf deux compagnies françoises et trois suisses. Le Petit-Pont fut occupé par une de ces compagnies suisses. Les deux compagnies françoises, celles de Du Guast et de Mallivault s'emparèrent du pont Saint-Michel. Six compagnies, savoir : deux françoises et quatre suisses, conduites par François d'O, se saisirent de la place de Grève; les autres compagnies aux ordres du capitaine Bonouvrier de Saintonge restèrent au cimetière des Innocents. Deux compagnies françoises qui étoient de service à la cour gardoient la porte du Louvre du côté de la rue Saint-Thomas. Pendant tout ce jour, il n'y eut que la porte Saint-Honoré qui fut ouverte, étant gardée par une compagnie françoise. [12] ».

Au bruit des tambours, les Parisiens s'alarment, ferment leurs boutiques et courent aux armes. Le peuple s'assemble en tumulte dans les faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marcel. La présence des Suisses excite surtout la colère et devient le prétexte de la révolte. Vers le milieu du jour, sur l'avis des préparatifs qui se faisaient rue Saint-Antoine à l'hôtel de Guise et sur la place Maubert, le Roi dépêche l'ordre à d'O et à Crillon d'occuper ces points, mais il n'était plus temps. Guy de Laval-Bois-Dauphin avec les écoliers et les bateliers de Saint-Jean-en-Grève s'était emparé de la place Maubert. On avait tendu les chaînes à travers les rues et fermé les avenues avec de grosses pièces de bois et des tonneaux remplis de fumier et de terre. Crillon, repoussé de ce côté, veut rétrograder et se frayer un passage le long de la rive gauche de la Seine ; le chemin lui est barré par Charles duc de Brissac à la tête des habitants du faubourg Saint-Germain. Les Gardes restent engagés entre les ponts sans pouvoir faire un mouvement; l'émeute est triomphante. Le duc de Guise, voyant alors les choses au point où il les voulait, sort de son hôtel à cheval, une simple baguette à la main, calme comme par magie la sédition et fait reconduire les Gardes au Louvre par le comte de Brissac, mais à rangs rompus, la tête nue et les armes renversées. Telle fut la journée du , dite la Journée des barricades[13]. Elle valut aux Parisiens sept années d'affreuse misère.
Le dernier des Valois sortit secrètement de sa capitale le lendemain 13 mai, pour n'y plus rentrer. Il quitta la ville par la porte Neuve, passa la Seine à Saint-Cloud, coucha à Rambouillet et se rendit le lendemain à Chartres. Les Gardes françaises couchèrent le même soir à Trappes et rejoignirent le Roi le 15. Henri III, après avoir erré quelque temps de ville en ville dans la Normandie, se rendit au mois de septembre à Blois pour y tenir les États généraux.

Après les assassinats de Henri de Guise, le , et de son frère le cardinal de Guise, le lendemain auquel participèrent, selon d'Aubigné, le prévôt du régiment Richelieu et le capitaine du Guast, les Gardes Françaises furent envoyés avec les Suisses de Galatti à Orléans. Ces troupes ne purent pas se maintenir dans ce mauvais poste et l'abandonnèrent le pour se retirer à Beaugency. L'immense bouleversement qu'avait produit la fin tragique du chef de la ligue catholique, contraignit bientôt le roi à se jeter dans les bras du Béarnais et à se renfermer dans Tours pour y attendre les secours que lui amenait son nouvel allié. Henri III n'avait avec lui que quatre régiments, en y comprenant les Gardes françaises. Charles duc de Mayenne, brulant du désir de venger son frère, rassembla une nombreuse armée dans la Beauce et la conduisit près de Tours où il s'était ménagé des intelligences. Le roi, instruit de son approche, sortit de la ville pour aller le reconnaître, et faillit tomber dans une embuscade de cavalerie qui l'attendait, mais il eut le temps de regagner les faubourgs. Mayenne, furieux de l'avoir manqué, ordonna aussitôt l'attaque, le 8 mai. Crillon, chargé de défendre avec les Gardes françaises le faubourg Saint-Symphorien, y fit des merveilles.

« Il alla recevoir les enfants perdus au bout du chemin creux qui descend au faubourg, mais trouvant à cette teste de mauvais garçons, soustenus du régiment de Chastaignerais qui ne marchanda point, il fallut revenir à la barrière, qui ne fust guères gardée, pour ce que les terriers des deux costés furent aussitôt saisis par l'harquebuzerie des ennemis, qui leur eust donné à l'eschine; il fallut donc se contenter de défendre la porte du faux-bourg, en laquelle fermant, Crillon se trouva tellement engagé, que n'ayant encore que le costé droit au dedans, il fust blessé[14] au gauche à coups d'espée; et si, tout blessé, il n'eust poussé la porte d'autant de force que de courage, elle estoit prise, pour ce qu'il y demeura seul. »

Le roi rallia ses troupes dans la ville et fit rompre une arche du pont, décidé à tenter un nouvel effort le lendemain. Mais à sept heures du soir, l'avant-garde du roi de Navarre arriva à Tours et Mayenne prit le parti de la retraite.
Les deux rois, avec leurs armées réunies, marchent alors sur Paris et prennent en passant Gien, la Charité, Pithiviers, Étampes, Poissy et Pontoise. Après s'être assuré la possession de cette dernière ville, le 25 juillet, Henri III vint établir son quartier général à Saint-Cloud, où il fut frappé, le 1er août, par Jacques Clément d'un coup de couteau dans le bas-ventre.
« Ah ! le méchant moine, il m'a tué, qu'on le tue » s'écrie Henri, et Jacques Clément tombe à l'instant sous les épées des Gardes. Le dernier des Valois vécut encore deux jours et reconnut solennellement, en présence de l'armée, les droits de Henri de Navarre à la couronne de France.
Huit cents gentilshommes catholiques et neuf régiments d'infanterie s'éloignèrent immédiatement de Henri IV. Le maréchal d'Aumont, sous les ordres duquel les Gardes françaises étaient directement placés, réunit tous les officiers, les présenta au nouveau roi, et l'assura qu'il trouverait dans le régiment un corps disposé à le servir.

En 1590, Henri IV, abandonné par une partie de l'armée, ne se sentant pas assez fort pour continuer le siège de Paris, envoya le maréchal d'Aumont en Champagne avec les Gardes Françaises et quelques autres régiments, et se retira lui-même en Normandie avec 3 000 hommes de pied français, deux régiments suisses et 1 000 chevaux. Ce fut avec cette poignée de soldats, renforcés par des troupes envoyées par Élisabeth Ire, qu'il battit à Arques les 30 000 hommes de Charles duc de Mayenne.
Après cette victoire Henri IV réuni toute son armée sous les murs de Paris, et le 1er novembre les Gardes françaises essayent d'emporter les faubourgs. Cette attaque échoua et le roi se résolut à conquérir d'abord les provinces pour revenir plus fort contre la capitale.
Le 5 novembre les Gardes emportaient la ville d'Étampes et son château le 7 novembre. Le 19 du même mois c'était le tour de Vendôme[15],[16], le 2 décembre celui du Mans[17], Alençon capitulait le 15 décembre.

Au début de l'année 1590 Pont-Audemer le 21 janvier puis Honfleur le 28. Cette brillante expédition fut couronnée le 14 mars par la victoire d'Ivry, où Charles duc de Mayenne est complétement défait. chevalier de Crillon, guéri de ses blessures, y commandait le régiment des Gardes françaises.
Après la déroute de l'armée de la Ligue, Henri IV revint sous les murs de Paris, et le 27 juillet il fit donner l'assaut aux faubourgs. Les Gardes Françaises furent chargés d'emporter le faubourg Saint-Honoré et les Tuileries, où ils se logèrent après un rude combat. Cette attaque n'eut point, au reste, d'autre résultat, et il fallut encore abandonner la partie.

En 1591, le régiment se distingua aux deux assauts livrés à la ville de Chartres et au siège de Noyon. Il se rendit ensuite devant Rouen. Placé d'abord aux Chartreux, au pied du mont Sainte-Catherine, il céda ce poste aux auxiliaires anglais et s'établit au Bois-Guillaume. Il prit sans doute une grande part à toutes les opérations de ce siège mémorable, mais les chroniqueurs ne le signalent nominativement qu'à l'affaire du 23 janvier 1592. L'amiral de Villars, qui défendait Rouen, fit sortir ce jour-là, sous les ordres du célèbre Charles de Goustimesnil de Bois-Rozé, 300 cavaliers, qui fondirent si brusquement sur le quartier des Gardes, que Crillon eut à peine le temps de rassembler cent hommes, avec lesquels cependant il tint ferme, jusqu'à ce que les autres eussent rallié leurs enseignes. Les Rouennais sortirent en plus grand nombre de leurs murs et le combat devint une véritable bataille, où les succès furent longtemps balancés. Enfin, le roi, arrivant avec un escadron de reîtres, repoussa l'ennemi et le contraignit, l'épée dans les reins, à rentrer dans la place. Crillon eut dans cette affaire un bras fracassé d'un coup d'arquebuse.
Le régiment fait également cette même année le siège d'Épernay.

Pendant deux ans encore, royalistes et ligueurs s'épuisèrent en vains combats. Henri IV s'étant enfin décidé à abjurer le calvinisme, la plupart des villes se soumirent à lui. Sacré à Chartres le , il fait son entrée dans Paris le 22 mars. Les Gardes françaises reprirent leurs anciens quartiers dans les faubourgs. En juin 1594 le régiment accompagna le roi au siège de Laon. Après la prise de la ville le régiment accompagna le roi à Amiens avant d'être engagé au siège de Noyon[18]

L'année suivante, il passe en Bourgogne et prend part aux sièges de Dijon, de Talan et de Gray.

En 1596, on le trouve au siège de la Fère.

En 1597 il est à celui d'Amiens que les Espagnols venaient de surprendre. La prise d'Amiens fut suivie de la paix de Vervins et les Gardes françaises rentrèrent à Paris. Le régiment comptait vingt compagnies. Deux furent supprimées.

Guerre franco-savoyarde[modifier | modifier le code]

Profitant des troubles intérieurs français, Charles-Emmanuel Ier duc de Savoie s'empare, le 1er octobre 1588, du marquisat de Saluces sous prétexte d'empêcher le chef des protestants en Dauphiné, Lesdiguières, de le prendre pour répandre ses doctrines en Italie. En 1600, la paix étant rétablie dans le royaume, Henri IV déclare la guerre, le 11 août 1600, au duc de Savoie.
C'est le début de la guerre franco-savoyarde.
Trois attaques sont dirigées sur les États du duc de Savoie. L'une d'elles était conduite par Crillon était composée du régiment des Gardes françaises qui se saisit de Pont-d'Ain, Saint-Rambert, Saint-Denis, Poncin, Belley, Pierre-Châtel et Fort l'Écluse.
Après cette rapide conquête de la Bresse, le 23 août, il marche droit à Chambéry, et partage son régiment en deux parties, dont l'une investit la ville du côté de Montmélian, tandis que l'autre occupe le faubourg des Roches. Les deux pointes sont poussées si vivement que les deux détachements se rencontrant inopinément dans la ville et ne pouvant s'imaginer avoir fait tant de chemin, se prennent réciproquement pour ennemis et s'attaquent avec fureur. Il y eut des morts et des blessés, mais on se reconnut bientôt et Chambéry resta au pouvoir des Gardes. Ce fut là leur dernier fait d'armes sous Henri IV.

Période de paix[modifier | modifier le code]

Le 17 janvier 1601, le traité de Lyon met fin à la guerre. A son retour à Paris, le roi, désirant restreindre les charges qui accablaient son peuple, fit de grandes réformes dans son armée. Le nombre des compagnies des Gardes fut réduit à douze. Cependant, pour ne pas mécontenter les braves officiers qui l'avaient si bien servi dans la guerre, Henri décida que les six compagnies excédantes ne seraient supprimées qu'au fur et à mesure de l'extinction des capitaines.
Après la campagne de Savoie, Crillon, alla dans ses terres y chercher le repos, et se démit enfin de sa charge en 1605.
Pendant cet intervalle, le régiment fut commandé par le lieutenant-colonel d'Arquien, et ne sortit de Paris que pour accompagner le roi dans le voyage qu'il fit à Metz en 1603. Quelques compagnies restèrent en garnison dans cette ville.

Henri IV trouvait exorbitant le privilège accordé par son prédécesseur au colonel-général de nommer les mestres- de-camp des Gardes. Aussi désigna-t-il de son chef, pour remplacer Crillon, Charles de Créqui-Blanchefort, gendre de Lesdiguières, en l'astreignant toutefois à prendre l'attache de Jean-Louis de Nogaret de La Valette duc d'Épernon. Malgré cette condition, le duc fut si irrité de cette nomination qu'il quitta la cour, et se retira dans son gouvernement d'Angoumois. Créqui, par les ordres du roi, fut obligé de le suivre à Angoulême, pour obtenir son agrément. Le colonel-général le fit attendre une journée entière à sa porte, et ne lui accorda qu'après bien des délais ce qu'il venait demander.

Période de troubles[modifier | modifier le code]

Cette même année 1605, dix compagnies des Gardes Françaises furent employées sous le duc d'Épernon à la pacification du Limousin pour réprimer la révolte de Henri de La Tour d'Auvergne duc de Bouillon. Les nobles du Quercy se soumettent à Orléans (22 septembre), tandis que Bouillon se réfugie à Sedan et abandonne au roi les places de Turenne, Montfort, Sinceray (20 et 30 septembre)[19],[20]

Pendant le reste du règne de Henri IV et le commencement de la minorité de son fils, il ne se passa aucun événement important où les Gardes aient eu un rôle à jouer.

En 1611, quatre compagnies se rendirent dans le Berry, pour y réprimer les troubles suscités par un gentilhomme du nom de Florimond du Pui seigneur Vastan, qui empêchait les officiers du roi de lever la taille. Celui-ci fut capturé et décapité le en place de Grève, à Paris[21],[22].

En 1612 régiment est porté à vingt compagnies, et suit Louis XIII en 1614 sur la Loire. La guerre des mécontents venait de commencer, et la reine régente, Marie de Médicis, voulait être en mesure de secourir Poitiers, menacé par Henri II de Bourbon prince de Condé, et de comprimer la révolte organisée en Bretagne par César duc de Vendôme et Henri de Gondi duc de Retz. Ces deux buts furent atteints, et cette expédition se termina par la démolition de Port-Blavet, à laquelle douze compagnies des Gardes Françaises furent employées[23].

En 1615, le régiment suivit à Bordeaux le roi Louis XIII qui se rendait au-devant de l'Infante Anne d'Autriche. Élisabeth, la sœur de Louis XIII, qui épousait en même temps Philippe prince de Castille, estt escortée jusqu'à la Bidassoa par un détachement des Gardes, qui ramena à Bordeaux la jeune reine de France.

Quand l'insolence du maréchal d'Ancre, Concino Concini, et le scandale de sa fortune firent reprendre les armes aux princes en 1616, Marie de Médicis, qui voulait prolonger l'état de tutelle où elle tenait son fils, et qui se méfiait avec raison de la bonne volonté du régiment des Gardes françaises, envoya à l'armée du comte d'Auvergne quatorze compagnies, dont les capitaines lui étaient suspects, et garda auprès d'elle les six autres. Les premières furent employées aux sièges de Péronne et de Château-Porcien, et se trouvaient devant Soissons en 1617, lorsque la nouvelle de la mort du favori, Concino Concini, vint mettre fin aux hostilités. Les compagnies, qui étaient restées à Paris, servirent le , à arrêter Henri II de Bourbon,prince de Condé, dans le Louvre, et le lendemain à châtier le peuple qui démolissait l'hôtel du maréchal d'Ancre, rue de Tournon. Dans les premiers jours de juillet 1617, deux compagnies conduisirent le prince de Condé de la Bastille au château de Vincennes, et restèrent chargées de sa garde jusqu'à ce que le régiment de Normandie vienne les relever.

En août 1619, un petit corps d'armée, qui comprenait une compagnie des Gardes, se rendit en Bretagne pour réduire à l'obéissance la place de Concarneau[24].

Au commencement de 1620, Marie de Médicis, brouillée avec son fils, avait réussi à soulever la Normandie. Le roi, averti que le château de Caen est au pouvoir des révoltés, ordonne aussitôt à six compagnies du régiment des Gardes françaises de partir, et de se mettre aux ordres du maréchal du Plessis-Praslin. Quelques jours après, le mestre-de-camp, Charles de Créquy, part lui-même avec quatre nouvelles compagnies, et le maréchal fait investir la place. La tranchée est ouverte et poussée, avec une telle activité que la garnison se mutine et force le gouverneur à capituler. Deux compagnies restèrent en garnison à Caen, tandis que les autres joignirent l'armée royale qui, après la soumission de la Normandie, chassa les troupes de la reine-mère de La Flèche et du Mans, et les poursuivit jusqu'au château des Ponts-de-Cé.
Le 7 août, le marquis de Bassompierre ordonne l'attaque. Dix compagnies des Gardes, avec le mestre-de-camp Créqui à leur tête, s'élancent sur l'infanterie ennemie qui était sortie de ses retranchements, et la rejettent en désordre dans le château. Attaquées à leur tour par la cavalerie du comte de Saint-Aignan, elles baissent leurs piques, et lui font tête. Les arquebusiers profitent d'un moment d'hésitation qui se manifeste dans cette cavalerie, et déchargent si à propos leurs armes sur elle, que les rangs éclaircis se rompent ; les cavaliers fuient en désordre, et le comte de Saint-Aignan reste prisonnier. Après ce double succès, les Gardes Françaises se précipitent au pas de course à la poursuite des fuyards jusque dans les fossés du château. Le soir, la garnison demanda à capituler.

Articulation et évolution de l'effectif[modifier | modifier le code]
  • En 1635, le régiment est monté à 30 compagnies
  • En 1689, le régiment compte 32 compagnies, dont 2 compagnies de grenadiers, soit 9 600 hommes.
  • Ce régiment marche à la tête de toute l'infanterie de France[note 1],[25].
  • En 1701, le roi effectue des changements au sein du Régiment[note 2],[26].
  • En 1719, le régiment compte 33 compagnies, dont 3 compagnies de grenadiers.
  • Suivant l'ordonnance du roi du , le régiment des Gardes Françaises est composé[27]
    • d'un colonel, d'un lieutenant-colonel, d'un major, de 6 aides-major, de 6 sous aides-major, de 33 capitaines, de 36 lieutenants, de 36 sous-lieutenants, de 66 enseignes, de 33 gentilshommes à Drapeau faisant 218 officiers.
    • de 6 bataillons de 5 compagnies ordinaires à 140 hommes par compagnie et de 1/2 compagnie de grenadiers à 110 hommes par compagnie, soit 755 hommes par bataillon, soit au total, 4 530 hommes dans le régiment y compris 198 sergents à 6 par compagnie et 132 tambours à 4 par compagnie avec 30 drapeaux.
    • du commissaire général à la conduite, de 2 commissaires-aides, de 2 maréchaux des logis, d'un aumônier, d'un sergent d'ordre, d'un auditeur, d'un médecin, d'un aide, de 2 chirurgiens, d'un apothicaire, d'un tambour-major, d'un aide, de 6 contrôleurs. Et d'un prévôt général des Bandes françaises, d'un lieutenant de prévôt, d'un greffier, de 12 archers et d'un exécuteur de justice.
  • Par après, Louis XV ramène l'effectif à 4 100 hommes
Campagnes et batailles[modifier | modifier le code]
La bataille de Fontenoy, 1745 : la confrontation entre les Français et les Alliés, de Henri Félix Emmanuel Philippoteaux.


Révolution[modifier | modifier le code]
Action entre le régiment Royal-Allemand commandé par le prince de Lambesc et un détachement des Gardes françaises, devant leur dépôt, à l'angle du boulevard et de la rue de la Chaussée d’Antin, dans la nuit du 12 juillet 1789. Sur la gauche, l'hôtel de Montmorency. Eau-forte de Duplessis-Bertaux.

Le 12 juillet 1789, les Gardes françaises se battent aux côtés des Parisiens contre le régiment Royal-Allemand qui avait chargé la foule. Le 14 juillet 1789, sur six compagnies des Gardes françaises présentes à Paris, cinq se joignent à la foule et prennent part à la prise de la Bastille.

La garde nationale nouvellement créée est composée en grande partie d'anciens soldats issus des Gardes françaises. Parmi eux, le colonel Galiot Mandat de Grancey, colonel des Gardes françaises, qui succède à La Fayette en 1792.

Casernements[modifier | modifier le code]

Le régiment des Gardes françaises avait plusieurs casernes dans Paris :

Équipement[modifier | modifier le code]

Drapeaux[modifier | modifier le code]

En 1691, le drapeau est de fond bleu orné de 41 fleurs de lys or par quartier.

Habillement[modifier | modifier le code]

  • Habit bleu, parements rouges garnis d'éléments blancs[25].
Sergent, piquier et mousquetaire du régiment des Gardes françaises sous Louis XIII en 1630.

Témoignage (1762)[modifier | modifier le code]

« Je ne fus pas longtemps sans être instruit du service que le régiment fait auprès du roi. Il est chargé de la garde extérieure de sa personne et toutes les avenues, grilles et portes sont gardées par des sentinelles françaises et suisses à qui l’on donne une consigne particulière, conformément à la tranquillité du château et à la sûreté du roi dans le commandement prend l’ordre tous les jours.

Quant à la troupe, elle n’a de service que quand le roi sort. Alors elle est obligée de se trouver dans la cour royale, rangée en bataille sur trois rangs ouverts, la gauche appuyée à la cour de marbre et la droite à la grille d’entrée. Elle est sous les armes quand le roi passe devant elle, les officiers à la tête, et on attend sans s’écarter son retour pour se remettre sous les armes, après quoi on rentre au corps de garde, sans avoir d’autre service à faire. Les gardes à Versailles ne durent que quatre jours pleins. On part de Paris à 6 heures du matin, ou plutôt de Vaugirard où les compagnies se rassemblent. On fait une petite halte à Meudon, pendant laquelle on déjeune, et on arrive communément à Versailles sur les 9 heures. On s’habille, et au coup sonnant de 11 heures, la garde montante et la garde descendante entrent dans la cour et se relèvent. La nouvelle reste trois jours entiers, non compris la moitié du premier, et est relevée le 5° ; elle retourne ensuite à Paris, en s’arrêtant encore à Meudon où on dîne, et on ne peut arriver que sur les 5 heures chez soi, les officiers étant obligés de reconduire leurs troupes au quartier. L’intervalle de ma première garde et la seconde fut de 28 jours, comme c’est d’ordinaire pendant lesquels nous restâmes fort tranquilles sans nous exercer, et sans avoir rien à faire. »

— BNF, Richelieu, manuscrits français 14 185, Planelli de Maubec, Campagnes d’Allemagne et de Flandres (1760 à 1762), p. 162.

Personnalités ayant servi aux Gardes françaises[modifier | modifier le code]

Jacques Prévost de Charry[modifier | modifier le code]

Jacques Prévost seigneur de Charry est un seigneur languedocien, selon François Xavier de Feller, ou nivernais, selon Louis Suzanne, dont le maréchal Jean de Montluc de Balagny en parle souvent dans ses « Commentaires » comme l'un des plus vaillants officiers de son temps. Il fallait qu'il fût aussi l'un des plus vigoureux, si l'on en croit ce qu'en dit François de Boivin du Villars[30] dans son « Histoire des guerres du Piémont ». Il raconte que Charry, dans un combat où il défit 300 allemands de la garnison de Crescentin, abattit le bras d'un revers de son épée au capitaine de cette troupe, quoique armé de corselet et manches de mailles et que ce bras fut porté à Bonnivet, qui admira la force de ce coup.
En 1563, Charry, commandait 10 enseignes d'infanterie[7], qui furent choisies par le roi pour en faire sa garde française à pied et il fut le premier mestre de camp du régiment des Gardes françaises.
Cet honneur lui coûta cher, et fut peu de temps après la cause de sa mort.
Étranger aux intrigues des factions, son refus de reconnaître l'autorité et de prendre l'attache de François de Coligny d'Andelot, alors colonel général de l'infanterie française en deçà des monts. On croit qu'il engagea dans ses intérêts Chatellier-Portant, gentilhomme de Poitou, dont Charry avait tué le frère quelques années auparavant qui suborna treize assassins[31].
Voici comment La Popelinière, Brantôme et d'Aubigné racontent l'affaire[32] :

« Ainsi on lui dressa une querelle d'Allemagne fondée sur un meurtre par luy commis en un duel, y avoit quatorze ans, en Piémont, où il tua un gentilhomme, nommé Chastellier-Portaut du Poictou. Le frère duquel estant à la suite d'Andelot, poursuivit lors ceste ancienne querelle... Ains Charry ayant toujours fuy de luy en faire raison,... comme le 30 décembre 1563, il revenoit de la rue de la Harpe pour retourner au Louvre, accompagné du capitaine La Gorrète, basque, et d'un simple soldat, fut assailli sur le pont Saint-Michel, par Mouvans, Chastellier et Bricquemaut-Protest, suivis de quelques-uns, ne luy disant Chastellier autre chose à la rencontre, sinon : "Te souvient-il, Charry, du tort que tu me tiens?" Metz la main à l'espée, et aussitôt lui lance quelques coups parez, mais le troisième lui perça le coeur,... et la luy tortilla deux fois dedans, afin de faire la playe plus grande : et par ainsi tomba mort par terre,... comme La Gorrète et son compagnon tâchoient, mais en vain, à le couvrir des coups mortels de ces réformez. Lesquels soudain se mettant au pas pour se retirer et poursuivis par longues huées et réitérées injures du menu peuple, plus que d'aucun autre effort, eurent loisir de tourner souvent tête pour faire enfin retirer ce populas, pour gaigner à leur aise le faubourg Saint-Germain, où ils trouvèrent les chevaux frais pour faire perdre la veue d'eux plus que le souvenir d'une si outrecuidée hardiesse. Dont plusieurs firent plaintes au roy et à la royne mère, lesquels mirent toute peine de punir un tel attentat. Les corps des meurtris feurent au lendemain portez honorablement en l'église Notre-Dame : y assistans plusieurs Chevaliers de l'Ordre et grans seigneurs et tout l'Hôtel-de-Ville. Où enterrez, fut fait un sermon funèbre à leur louange et détestation des autheurs du massacre... Et ne fut autre chose de ce meurtre, sinon force crieries, mutineries et parolles des capitaines de cette garde. Dieu et la fortune voulurent qu'au bout de quatre ou cinq ans, ledit Chastellier fut pris à la bataille de Jarnac, et tué de sang froid, luy faisant payer sa vieille depte ».

Louis de Béranger du Guast[modifier | modifier le code]

Originaire du Dauphiné[33], Louis de Béranger seigneur du Guast, mignon d'Henri III, est né vers 1540. En 1564, il fut l'amant de Françoise Babou de la Bourdaisière épouse d'Antoine d'Estrées[34],[35]

Ami de Pierre Ronsard, Louis de Béranger du Guast est décrit comme étant « brave, brutal, cruel et terriblement batailleur, très aimé du roi Charles IX. »[36]. Gentilhomme de la Chambre du Roi Charles IX en 1570, Louis de Béranger du Guast avait un régiment à son nom en 1571. Il passa « pour s'être chargé de beaucoup de sang innocent à la Saint-Barthélemy ».

Toutefois, il encourait la haine de Marguerite de Valois qui le nommait « Le potiron de ce temps », un parvenu, un méchant homme car il avait dénoncé Entraguet comme son amant[37],[38],[39],[40] et du Guast appelait Marguerite « la reine des putains »[36].

En 1573, durant le siège de La Rochelle celui-ci monte à l'assaut du bastion de l'Ange ou il est blessé. Il suit ensuite Henri qui venait d'être élu roi de Pologne dans ce pays avant de revenir avec celui-ci en 1574 lorsqu'il devint roi de France à la mort de son frère avant d'être nommé le mestre de camp du régiment des Gardes françaises.

Le , il est à la bataille de Dormans[41] à la tête de son régiment. Revenu à Paris il logea dans une petite maison rue Saint-Honoré à proximité du palais du Louvre[42]. Ce fut là que le baron de Vitteaux[43] entra, avec d'autres assassins, dans la chambre de du Guast qui fut assassiné dans son lit et ses valets égorgés[36],[42] le .

Le roi Henri le fait enterrer solennellement à côté du grand autel de Saint-Germain l'Auxerrois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Rangs réglés par Louis XIV le 26 mars 1670.
  2. 16 avril. — Le 16, on apprit un changement que le Roi avait fait dans son régiment des gardes françaises. Le défunt maréchal de la Feuillade, pendant qu'il en était colonel, voyant que le Roi lui avait accordé toutes les charges de la compagnie colonelle, avait obtenu de Sa Majesté qu'elle en augmentât le nombre; de sorte qu'il avait déjà fait mettre dans cette compagnie, outre le capitaine lieutenant, trois lieutenants, trois sous- lieutenants et deux enseignes, dont l'un portait le drapeau et l'autre l'esponton. Quand, après sa mort, le Roi donna le régiment au maréchal de Boufflers, ce fut à condition qu'à l'avenir Sa Majesté disposerait de toutes les charges; et ce fut par cette raison que le maréchal de Boufflers, voyant que la vacance des charges de la colonelle ne lui était d'aucune utilité, comme elle avait été au maréchal de la Feuillade, qui en avait tiré des sommes immenses, il inspira au Roi de remettre la colonelle sur le pied de n'avoir que quatre officiers, comme les autres compagnies du régiment, et de doubler les officiers dans les deux compagnies de grenadiers, qui en avoient plus de besoin que les autres, parce qu'elles voyaient plus souvent des occasions. Cette proposition fut agréable au Roi, qui voulut bien qu'il lui en coûtât une plus grosse paye et la création d'un nouvel enseigne, parce que les officiers de grenadiers avaient plus de paye que les autres, et que, ne tirant qu'un enseigne de la colonelle, il en fallait créer un nouveau, pour qu'il s'en trouvât un d'augmentation dans chaque compagnie de grenadiers. Ainsi le Roi choisit les officiers qu'il voulut dans tout le régiment pour les mettre aux grenadiers, et remplit leurs places, dans les compagnies d'où il les tira, des officiers qui sortaient de la colonelle, et de l'enseigne nouvellement créé. Les officiers qui furent choisis pour la compagnie de Saillant furent : Fontlebon, lieutenant, Blorac sous-lieutenant, et Caderset, enseigne ; ceux qui entrèrent dans la compagnie de Montgeorge furent : Mistral, lieutenant, Chaponay, sous-lieutenant, et le chevalier de Montsorea, enseigne. Pour l’enseigne de nouvelle création, elle fut donnée à de Grill, mousquetaire, sur la recommandation de Monseigneur, auquel il avait été attaché pendant qu'il était page de la petite écurie du Roi.

Références[modifier | modifier le code]

  1. A. Communay, Les Gascons dans les armées françaises, p. 501-502, Revue de l'Agenais, 1894, tome 21 (lire en ligne)
  2. A. Communay, Les Gascons dans les armées françaises, p. 491, Revue de l'Agenais, 1894, tome 21 (lire en ligne)
  3. A. Communay, Les Gascons dans les armées françaises, p. 496, Revue de l'Agenais, 1894, tome 21 (lire en ligne)
  4. Simon Lamoral le Pippre de Nœuville, Abrégé chronologique et historique de l’origine du progrès et de l’état actuel de la maison du Roi et de toutes les troupes de France, t. 3, Liège, Everard Kints, , 622 p., p. 3
  5. Louis de Béranger, seigneur du Guast (1540-1575)
  6. Bérenger du Guast avait eu un régiment de son nom dès 1571.
  7. a et b 1 enseigne également appelée bande (voir Bandes françaises) comporte 500 hommes.
  8. Louis Pfiffer ( ?-1594) de Lucerne
  9. Lancelot Voisin de La Popelinière : L'histoire de France Volume 2 Livre 29 pages 64 à 68
  10. Louis Susane : Histoire de l'ancienne infanterie Française Tome 2 pages 17 à 19
  11. Beauvais-Nangis ne lui succéda en titre qu'en 1579
  12. Jacques Auguste de Thou : Histoire universelle Volume 10 page 254 à 260
  13. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, (ISBN 2-7242-0785-8). p. 348
  14. Crillon reçut, dans ce combat, un coup d'arquebuse au travers du corps et deux coups d'épée dans le flanc gauche, dont il mis dix-huit mois à guérir.
  15. 1589 : Henri IV assiège Vendôme
  16. Le château de Vendôme et son enceinte médiévale
  17. PILLAGE DU MANS
  18. Suzanne Martinet : Le Siège de Laon sous Henri IV (1594)
  19. Auguste Poirson, Histoire du règne de Henri IV, vol. 2, Hachette et Cie, (présentation en ligne)
  20. Jean-Charles-Léonard Simonde de Sismondi : Histoire des Français, Volume 22 page 119 et suivantes
  21. Guignard 1943, p. 52-55.
  22. François Alexandre Aubert de la Chenaye Desbois : Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique Tome 3, page 416
  23. Il y a 400 ans, Blavet devenait Port-Louis
  24. Le siège de Concarneau en 1619 (Prise et réduction de Conquerneau)
  25. a et b Lemau de la Jaisse, « Abrégé de la carte générale du militaire de France » 1734, p. 88.
  26. Gabriel-Jules de Gosnac et Edouard Pontal, « Mémoires du marquis de Sourches sur le règne de Louis XIV », tome 7, 1888.
  27. Lemau de la Jaisse, « Abrégé de la carte générale du militaire de France » 1734, p. 89.
  28. de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 1, p. 8
  29. Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, 1874, p. 143
  30. Mémoires du Sieur François de Boivin, baron du Villars
  31. [François Xavier de Feller : Biographie universelle Tome 2, page 208]
  32. Louis Suzane : Histoire de l'ancienne infanterie française Tome 2
  33. Favoris, mignons, archi-mignons
  34. Françoise Babou de La Bourdaisière, marquise de Cœuvres
  35. Inès Murat : Gabrielle d'Estrées
  36. a b et c Pierre Champion : Ronsard et son temps page 360 à 363
  37. Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France Tome second page439
  38. Miniature de Charles de Balsac d'Entragues, baron de Dunes, dit Le Bel Entraguet (1547-1599)
  39. Miniature de Charles de Balsac d'Entragues, baron de Dunes, dit Le Bel Entraguet (1547-1599)
  40. Les Balsac d'Entragues mignons des Valois
  41. Pierre de L'Estoile : Journal de Henri III, de Henri IV et de Louis XIII Tome 1, page 122 (1575)
  42. a et b Jean Charles Léonard Simonde de Sismondi Histoire des Français, Volume 13 page 384
  43. Le baron de Vitteaux est qualifié de « brave » et d'« assassinateur »

Annexes[modifier | modifier le code]

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Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lemau de la Jaisse, Abrégé de la carte générale du militaire de France, (Paris), , 109 p. (lire en ligne).
  • Chronique historique-militaire, Pinard, tomes 2, 3, 5 et 6, Paris 1761, 1761, 1762 et 1763
  • Lacolle (capitaine Noël), Histoire des Gardes-Françaises, Paris, 1901.
  • Simon Lamoral le Pippre de Nœuville, Abrégé chronologique et historique de l’origine du progrès et de l’état actuel de la Maison du Roi et des troupes de France, t. 3, Liège, Everard Kints, , 622 p. (lire en ligne)
  • Jean Tulard, Jean-François Fayard et Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de la Révolution française. 1789-1799, Paris, éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1987, 1998 [détail des éditions] (ISBN 978-2-221-08850-0)
  • de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français, vol. 1, (Paris), , 487 p..
  • Gabriel-Jules de Gosnac et Edouard Pontal, Mémoires du marquis de Sourches sur le règne de Louis XIV, vol. 7, Librairie Hachette (Paris), (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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