Faubourg Saint-Antoine

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Faubourg Saint-Antoine
La rue du Faubourg-Saint-Antoine est l'axe principal de ce quartier historique à cheval entre le 11e, à gauche, et le 12e, à droite.
La rue du Faubourg-Saint-Antoine est l'axe principal de ce quartier historique à cheval entre le 11e, à gauche, et le 12e, à droite.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Ville Paris
Coordonnées 48° 51′ 02″ Nord, 2° 22′ 45″ Est

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Faubourg Saint-Antoine

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Faubourg Saint-Antoine

Le faubourg Saint-Antoine est l’un des anciens faubourgs de Paris.

Histoire et description[modifier | modifier le code]

Le faubourg et l'abbaye sur le Plan de Truschet et Hoyau (vers 1550).
Faubourg Saint-Antoine sur le plan de Vaugondy (1760).

Cette agglomération était proche de l’abbaye Saint-Antoine-des-Champs et s’est développée sous la protection de ses abbesses.

L’histoire du faubourg Saint-Antoine se confond souvent avec celle de son artère centrale, la rue du Faubourg-Saint-Antoine, qui était un prolongement extra muros de la rue Saint-Antoine. La rue Saint-Antoine mène vers l'abbaye à partir du centre de Paris. La délimitation entre les deux rues était à l'origine à l'emplacement des murs de Paris, et tout ce qui était à l'extérieur des murs (extra muros) était appelé faubourg.

Il constitue aujourd’hui l’un des nombreux quartiers de Paris. Sa vocation pour l’ameublement reste une réalité : magasins de vente de meuble, ateliers d’ébéniste… On y trouve aussi le siège d’organisations professionnelles du meuble ainsi que des centres de formation, tels que l’École Boulle (rue Pierre-Bourdan).

Le 2 juillet 1652, la bataille du faubourg Saint-Antoine a lieu entre l'armée royale, commandée par Turenne, et les troupes de la Fronde, commandées par Condé.

En 1712, le faubourg, qui relevait jusqu'alors de Saint-Paul, est érigé en paroisse Sainte-Marguerite.

Charles Tabourin fonde, en 1713, rue de Lappe, une communauté enseignante janséniste qui essaime dans les écoles de charité du quartier.

Le 16 mai 1750, un officier de police conduisit au poste un enfant de la rue des Nonnains-d'Hyères qui s’était rendu coupable de quelques incartades sans importances. La mère, éplorée, ameuta tout le quartier et, rapidement, la rumeur courut que Louis XV faisait enlever les enfants âgés de 5 à 10 ans afin qu’ils soient sacrifiés, et que leur sang était utilisé pour les bains du roi et de ses courtisans, si bien que l’émeute prit de l’ampleur en particulier dans le « faubourg Saint-Antoine », où des agents de police furent pris à partie.

Les 22 et 23 mai, l’agitation se propage dans les quartiers de la porte Saint-Denis, butte Saint-Roch, carrefour de la Croix-Rouge. Environ 2 000 personnes se portent sur la route de Versailles pour attendre le retour du lieutenant général de police, Nicolas Berryer, allé prendre des ordres. Ils se heurtent à la troupe et au guet royal qui les dispersent.

Ayant pris connaissance de cette émeute, Louis XV décide, en représailles, de priver les Parisiens de sa présence. Il fait construire, pour se rendre de Versailles à Saint-Denis et Compiègne, une route évitant Paris, connue sous le nom de route de la Révolte.

Durant la Révolution, le faubourg porte le nom de « Faubourg-de-Gloire »[1].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Raymonde Monnier, Le faubourg Saint-Antoine, 1789-1815, Paris, Société des études robespierristes, , 367 p. (lire en ligne)

Jean Diwo, Les Dames du Faubourg, Gallimard, coll. « Folio », tome 1, 680 p. (ISBN 978-2070378340) ; Les Dames du Faubourg, tome 2 : Le Lit d'acajou, Gallimard, coll. « Folio », 576 p. (ISBN 978-2070381494) ; Les Dames du Faubourg, tome 3 : Le Génie de la Bastille, Gallimard, coll. « Folio », 672 p. (ISBN 978-2070383931).

Notes et références[modifier | modifier le code]

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