Régiment Royal-Liégeois

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Régiment Royal-Liégeois
Image illustrative de l’article Régiment Royal-Liégeois
Drapeau d’Ordonnance du régiment Royal-Liégeois

Création 1787
Dissolution 1792
Pays France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Type régiment
Rôle infanterie de ligne

Le régiment Royal-Liégeois est un régiment d’infanterie du Royaume de France créé en 1787.

Lignage[modifier | modifier le code]

  • 18 novembre 1787 : création du régiment Royal-Liégeois
  • 1er janvier 1791 : renommé 101e régiment d’infanterie de ligne
  • 9 septembre 1792 : licencié

Équipement[modifier | modifier le code]

Drapeaux[modifier | modifier le code]

Le drapeau Colonel, semé de fleurs de lis d'or, est chargé des armes de la ville de Liège, un pilier d’or sur champ rouge, et les lettres L et G[note 1] de part et d'autre. Les drapeaux d’Ordonnance sont à carrés rouges bordés de noir, avec la croix semée de fleurs de lis et l’écusson de Liège au centre.

Habillement[modifier | modifier le code]

Royal-Liégeois porte l’habit bleu céleste, les parements et les revers noirs, le collet écarlate, la doublure, les passepoils, la culotte et les boutons blancs. La poche en long.

Historique[modifier | modifier le code]

Colonels et mestres de camp[modifier | modifier le code]

À sa création, le régiment est la propriété perpétuelle des évêques de Liège.

  • 18 novembre 1787 : Joseph Clément Baillet, comte de La Tour
  • 30 octobre 1790 : Jean, chevalier de Ternant
  • 25 juillet 1791 : Charles Joseph, comte de Saint-Ignon
  • 19 août 1792 : Léopold Anne-Marie de Nucé, né le 22 juillet 1740, général de brigade le 25 septembre 1792, † 9 juillet 1806

Campagnes et batailles[modifier | modifier le code]

Le régiment est organisé à Givet, d'où il se rend en 1789 à Valenciennes, puis à Avesnes. Le 7 mai 1790, 600 hommes désertent et passent la frontière. Le reste du régiment est envoyé à Sarrelouis. En août, un bataillon est appelé à agir contre la garnison révoltée de Nancy. À l’issue de cette expédition où il se distingue, le régiment se rend à Belfort où il rejoint le régiment de Lauzun hussards.

Après un banquet offert par les officiers de hussards, la conduite et des attentats criminels commis par des officiers de Royal-Liégeois conduisent M. de Bouillé à mettre aux arrêts forcés le colonel de La Tour, le major Gremstein, deux autres officiers de Royal-Liégeois, ainsi que le colonel de Lauzun ; il envoie le régiment à Sarrebourg et Bitche.

Un rapport du 30 octobre 1790 à l’Assemblée nationale conclut à la dissolution du régiment. Mais après le départ de La Tour et des autres officiers qui passent la frontière à Bitche, le régiment est envoyé à Phalsbourg où il est rejoint par le colonel-commandant Ternant qui restaure l’ordre dans le régiment. Le 20 janvier 1791, l’Assemblée nationale déclare qu’elle ne suit plus cette affaire. Le 18 mai, le régiment se rend à Landau, puis à Strasbourg au début de 1792. En avril, il se rend dans le Midi pour réprimer les troubles d’Avignon. À Grenoble en juillet, le régiment doit sortir de la place et se rendre au fort Barraux à la suite de rixes sanglantes avec la Garde nationale. Le colonel Saint-Ignon est destitué par l’Assemblée. Le lieutenant-colonel de Lucé, nouveau commandant, est gravement maltraité, et à la suite des sévères accusations du commandant en chef de l’armée du Midi[note 2], le général Montesquiou, contre le corps, le régiment est licencié par un décret du 9 septembre 1792.

Personnalités ayant servi au Royal-Liégois[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le document Ancestramil établi d’après l’historique du général Susane indique « les lettres S.G. ».
  2. L’historique du général Susane indique l’armée des Alpes, mais celle-ci n’est créée qu’après le licenciement de Royal-Liégeois.

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]