Bataille de Dettingen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Bataille de Dettingen
Description de cette image, également commentée ci-après
George II à la bataille de Dettingen.
Informations générales
Date
Lieu Dettingen (Bavière)
Issue Victoire décisive des alliés
Belligérants
Drapeau du royaume de France Royaume de FranceDrapeau de la Grande-Bretagne. Grande-Bretagne
Drapeau de l'Électorat de Hanovre Électorat de Hanovre
Drapeau de l'Autriche Archiduché d'Autriche
Commandants
Adrien Maurice de NoaillesGeorge II
Forces en présence
26 000 hommes
56 canons
25 000 hommes
90 canons
Pertes
4 000 morts, blessés ou prisonniers2 500 morts, blessés ou prisonniers

Guerre de Succession d'Autriche

Batailles

Campagnes italiennes
Cette boîte : voir • disc. • mod.
Coordonnées 50° 02′ 56″ nord, 9° 01′ 06″ est

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

(Voir situation sur carte : Allemagne)
Bataille de Dettingen

La bataille de Dettingen se déroula le 27 juin ( du calendrier julien) 1743 à Dettingen (de), village de la commune de Karlstein am Main (Bavière) pendant la guerre de Succession d'Autriche. Les Britannico-Hanovriens, rejoints par les Autrichiens, y défont une armée française commandée par le maréchal de Noailles.

Campagne précédant la bataille[modifier | modifier le code]

Les Bavarois (alliés de la France) avaient subi une lourde défaite près de Braunau le et une armée alliée d'environ 50 000 hommes (Britanniques, Hanovriens et Autrichiens) dite pragmatique commandée par le roi George II et formée sur le Rhin inférieur après le retrait de Maillebois, s'avançait vers le sud dans le pays du Main et du Neckar.

Une armée française d'environ 70 000 soldats sous les ordres du maréchal de Noailles avait été rassemblée sur le cours moyen Rhin pour contrer cette nouvelle force. Mais le duc de Broglie était en pleine retraite et les places fortes de Bavière capitulaient les unes après les autres devant le prince Charles. Les Français et les Bavarois étaient presque expulsés de la région du Rhin quand la bataille eut lieu.

Terrain[modifier | modifier le code]

Configuration du champ de bataille.

Georges II, complètement dominé dans la manœuvre par des adversaires mieux aguerris, était en grand danger entre Aschaffenbourg et Hanau dans le défilé formé par les collines du Spessart et la rivière Main, n'ayant pas eu de ravitaillement notamment en pain depuis une semaine.

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Le , à la suite de mouvements savamment combinés, l'armée française avait bloqué celle du roi d'Angleterre entre Dettingen (de) et Aschaffembourg (de), de telle façon qu'il était presque impossible à cette dernière de s'échapper.

Au milieu de la nuit, les Anglais cherchent à s'évader par un chemin étroit, resserré entre le Mein et une montagne.

Le maréchal de Noailles, prévenu de ce mouvement, place, pour leur barrer le chemin, la brigade du régiment des Gardes françaises dans le village de Dettingen (de), avec ordre de n'en point sortir. Il avait expressément recommandé à son neveu le duc de Gramont d'attendre dans cette position que l'ennemi vînt lui-même se livrer.

Un moment d'impatience et d'indiscipline trop ordinaire à cette époque, dérangea tous les plans du maréchal, changea en défaite un triomphe assuré, et inscrivit une déroute sur le drapeau des Gardes françaises.

Le duc de Gramont, malgré les avis de tous ceux qui l'entouraient, quitta son poste et s'avança avec son régiment et celui de Noailles pour attaquer l'armée anglo-hanovrienne dans une petite plaine appelée le « Champ des Coqs ». Il fut suivi à regret par quatre autres brigades.

De cette façon, ces troupes eurent seules à supporter tout l'effort de 50 000 hommes, dont l'énergie était doublée par l'imminence du péril qui les menaçait, et les batteries françaises établies sur l'autre rive du Mein et qui tout à l'heure balayaient l'infanterie anglaise furent réduites à se taire.
Le régiment des Gardes qui vint le premier se choquer contre la masse des ennemis fut en un instant mis dans une déroute complète, et trouvant le défilé par lequel il avait débouché obstrué par les brigades qui le suivaient, il ne vit pas d'autre moyen de salut que de se jeter dans le Mein pour rejoindre sur l'autre rive le gros de l'armée[1]. Dans cette déplorable bataille, 200 soldats du régiment des Gardes françaises furent tués et 220 furent blessés.
La compagnie des chevau-légers de la garde royale française y fut anéantie.

Suites[modifier | modifier le code]

L'honneur de la victoire alliée revint principalement à Léopold-Philippe d'Arenberg[2], qui fut blessé dans l’action. Georges II avait été témoin de sa bravoure, de l’habileté dont il avait fait preuve ; il voulut montrer combien il les appréciait : ayant quitté l’armée le 1er octobre, pour se rendre dans ses États de Hanovre, ce fut au duc d'Arenberg qu’il en remit le commandement. La campagne se termina bientôt après, et le duc, ayant fait repasser le Rhin à ses troupes, leur assigna des quartiers d’hiver.

Ce fut la dernière fois qu'un souverain régnant du Royaume-Uni (en l'occurrence George II) mena ses troupes dans la bataille dont le souvenir est encore célébré, particulièrement à l’Académie royale militaire de Sandhurst.

En souvenir de la victoire, Haendel composa son Dettingen Te Deum (Te Deum de Dettingen).

L'écrivain français Vauvenargues, capitaine au régiment du Roi, participa à la bataille.

Sur les autres projets Wikimedia :

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]