Siège de Perpignan (1642)

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Siège de Perpignan
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue de Perpignan en 1642.
Informations générales
Date du au
Lieu Perpignan, France
Issue Victoire des français
Belligérants
Drapeau du royaume de France Royaume de FranceDrapeau de l'Espagne Monarchie espagnole
Commandants
Charles de La PortePedro Diego de Zúñiga
Forces en présence
3 000
Pertes
2 500

Guerre de Trente Ans

Batailles

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Coordonnées 42° 41′ 55″ nord, 2° 53′ 44″ est

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

(Voir situation sur carte : Pyrénées-Orientales)
Siège de Perpignan

Géolocalisation sur la carte : Languedoc-Roussillon

(Voir situation sur carte : Languedoc-Roussillon)
Siège de Perpignan

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Siège de Perpignan

Le siège de Perpignan est un des épisodes de la Guerre des faucheurs qui s'est déroulé du au et qui s'est soldé par une victoire française.

Antécédents[modifier | modifier le code]

Peu après la révolte qui s'est traduite par le Corpus de Sang, l'armée de Philippe IV d'Espagne a occupé Tortosa et Tarragone. Le 17 janvier 1641, devant l'alarmante avance de l'armée castillane, Pau Claris à la tête de la Généralité de Catalogne, a proclamé la République catalane et signé une alliance politique et militaire avec la France, qui mettait la Catalogne sous la souveraineté de Louis XIII. Peu de jours après, avec l'aide de l'armée française, la Généralité a obtenu une importante victoire militaire lors de la bataille de Montjuïc du 26 janvier 1641, ce qui a obligé les troupes castillanes à se retirer à Tarragone.

Le , l'escadre française d'Henri d'Escoubleau de Sourdis s'est présentée devant Tarragone et entreprit le blocus de la cité avec les troupes de terre de Philippe de La Mothe-Houdancourt. Durant les mois de mai et juin les troupes se sont affrontées autour de Tarragone; le fort de Salou est tombé au pouvoir des Français le 9 mai et Constantí le 13 mai. Après avoir été battus entre le 30 juin et le lors de la première bataille de Tarragone, les Espagnols ont rassemblé une nouvelle escadre commandée par García Álvarez de Tolède y Mendoza qui a réussi à livrer des provisions à la cité et à faire fuir l'escadre française vers le Roussillon

Une colonne castillane de 4 500 hommes est partie de Tarragone le pour secourir le Roussillon, qui était resté isolé au nord, mais ils ont été battus à mi-chemin à Collioure à la fin du mois d'avril. En mai, les Espagnols retirent les tercios qui étaient à Roses avec une escadre de 78 navires[1]. Et à la suite de la bataille de Barcelone, à partir du 3 juillet la flotte espagnole ne fut plus en mesure de rejoindre Perpignan ce qui précipita sa chute.

L'armée française[modifier | modifier le code]

L'armée française était forte d'un total de 19 compagnies de gardes françaises, 6 de gardes suisses, 310 compagnies d'infanterie, 10 compagnies royales et 44 compagnies de cavalerie[2] :

Durant le siège, le régiment de Cinq Mars a été envoyé en Catalogne et a été remplacé par le régiment Degli-Oggli (italien) formé par 9 compagnies de 200 hommes pour servir à l'assaut.

Le siège[modifier | modifier le code]

Les troupes de Louis XIII vont assiéger Perpignan à partir du 4 novembre 1641. Le roi en personne était présent durant le début du siège mais est parti avant la conquête de la cité. Le gouverneur, Pedro Diego de Zúñiga y de la Cueva, marquis de Flores Dávila[3], a proposé la reddition de la cité, qui s'est livrée à cause de la famine et du grand nombre de morts le 9 septembre 1642, alors qu'il ne restait que 500 survivants. En effet si la cité avait pu être approvisionnée au début de l'année, le siège ne serait pas venu à bout de sa résistance[4]. La cité a été occupée par des troupes françaises soutenues par les Catalans révoltés.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Dans la cité, l'armée française a capturé le plus grand arsenal de l'armée espagnole: cent canons et vingt mille fusils[3]. La pression sur Salses, qui était complètement isolé dans le Roussillon, a obligé son gouverneur à se rendre à son tour.

La prise de Perpignan d'où les forces catalanes ont été chassées, préludait à l'incorporation de la Catalogne Nord au royaume de France.

C'est pourquoi les Français ont veillé à maintenir toujours dans la cité une garnison très nombreuse, surtout par rapport à une ville pratiquement déserte à cause des maladies et de la faim provoquées par le siège.

Le régiment de Champagne et 4 compagnies de Gardes Suisses sont restés en garnison à Perpignan jusqu'en 1644. Cette année-là, ils ont été remplacés par le régiment Vaisseaux-Mazarin reconstitué et le régiment du Breuil. Ce dernier a été fusionné avec Vaisseaux-Mazarin en 1648. Appelé Vaisseaux-Candale après juin 1650, en 1652, Louis-Charles de Nogaret de Foix duc de Candale y a incorporé les restes d'un régiment portant son nom recruté en 1649. Vaisseaux-Mazarin a tenu garnison jusqu'en 1654 où il est allé en Catalogne pour participer à des opérations jusqu'en 1659. En mai 1657 et durant le reste de l'année, Perpignan a servi de garnison aux 3 000 hommes du régiment Catalan-Mazarin.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (es) ingenieros del rey.com, Catalunya 1640
  2. (fr) Jean de Gazanyola: Histoire du Rousillon. Perpignan, 1857
  3. a et b (es), Modesto Lafuente, Historia general de España
  4. Alícia Marcet i Juncosa, De l'home de Talteüll al segle xx
(ca) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en catalan intitulé « Setge de Perpinyà (1642) » (voir la liste des auteurs).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean de Gazanyola: Histoire du Rousillon. Perpignan, 1857
  • Louis Suzane, Histoire de l'ancienne infanterie française Tomes II et VIII - Paris, Librairie militaire, maritime et polytechnique de J. Corréard
  • Theatrum Europaeum Plànol Obsidio Perpignani de l'any 1642.
  • Recueil de généalogies pour servir de suite ou supplément au dictionnaire de la noblesse, Tome XIV ou II des suppléments, pag. 565. Chez M. Badiez Paris 1784.