Les Six Grands Vieux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Les Six Grands Vieux, sous l’Ancien Régime, étaient les six grands régiments permanents les plus anciens de l’armée française.

Origine[modifier | modifier le code]

Les vieux corps sont, à l'origine, des régiments formés à partir des vieilles bandes des provinces frontières.

« Les bandes suisses, espagnoles, italiennes et gasconnes, les lansquenets (landesknechte) et les Reitres (Reuters) de l'Allemagne se rendirent redoutables dans les armées et précédèrent l'infanterie française, qui, elle-même prit naissance au seizième siècle, des bandes noires du Piémont : c'est de ces bandes que sortirent les six grands vieux corps. À la même époque la gendarmerie noble céda une part de service de la cavalerie, qu'elle avait jusqu'alors exclusivement remplie [...][1]. »

Les vieux corps[modifier | modifier le code]

Prenant place, dans l'ordre de bataille, après les régiments de la maison militaire du roi, le régiment des Gardes françaises et celui des Gardes-Suisses, ces régiments de plus ancienne création possèdent des prérogatives d'honneur et de commandement sur les autres régiments d'infanterie[2].

Ce sont[3] :

Par la suite, on a également donné le titre de vieux corps à deux autres régiments moins anciens, qui marchaient immédiatement après les quatre premiers :

Drapeaux des vieux corps[modifier | modifier le code]

Les six « petits vieux » corps[modifier | modifier le code]

Il n'y avait, sous Louis XIII, que six petits vieux corps. Ils n'étaient pas nécessairement parmi les plus anciens régiments, mais, prenant rang, à la suite des vieux corps, avant les autres régiments d'infanterie, ils se distinguaient de ceux-ci par divers aspects : premiers à avoir reçu un drapeau blanc, ils n'étaient pas dissous après une guerre, mais seulement réformés pour le nombre de soldats et de compagnies et, comme les vieux corps, possédaient un prévôt de justice.

Ces « petits vieux » n'avaient pas de nom fixe, à l'exception de[4]

Les trois autres prenaient le nom de leur colonel : Rambure, puis Richelieu, Rosand, puis Sault, d'Esdiguière et Tallard, Espagni, puis Bouffers-Rémiancourt, Feuquières, Vaubecourt, etc., ou d'une province.

Drapeaux des « petits vieux »[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Général Vaudoncourt 1825, p. 12
  2. Francois-Alexandre Aubert de la Chenaye des Bois, Jacob Baron von Eggers, Dictionnaire militaire ou recueil alphabethique de tous les termes propres a la guerre etc.George Conrad Walther, Dresde, 1751
  3. Gabriel Daniel, Histoire de la milice françoise et des changemens qui s'y sont faits depuis l'établissement de la monarchie françoise dans les Gaules, jusqu'a la fin du Règne de Louis le Grand, Amsterdam, 1724, T. 2,pp. 248 sq., p.281
  4. Francois-Alexandre Aubert de la Chenaye des Bois, Jacob Baron von Eggers, Dictionnaire militaire ou recueil alphabethique de tous les termes propres a la guerre etc.George Conrad Walther, Dresde, 1751, p.702
  5. Gabriel Daniel, Histoire de la milice françoise et des changemens qui s'y sont faits depuis l'établissement de la monarchie françoise dans les Gaules, jusqu'a la fin du Règne de Louis le Grand, Amsterdam, 1724, T. 2, p. 281

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Général Vaudoncourt, Journal des sciences militaires des armées de terre et de mer, vol. 1, Paris, (lire en ligne)
  • François de Bourgoing, Revue contemporaine, Volume 13, Paris, Bureau de la Revue contemporaine, (lire en ligne), « Annuaire militaire de 1789 »
  • Guichemerre (Roger), Anthologie des Nouvelles du Mercure Galant (1672-1710), texte établi, présenté et annoté par Monique Vincent, 1996, [1998, N° 201].
  • Louis Susane, Histoire de l'ancienne infanterie française, J. Corréard, 1851, tome 3 Digitalisat
  • Adrien Pascal, Histoire de l'armée et de tous les régiments, depuis les premiers temps de la monarchie française, A. Barbier, 1850 Digitalisat