Église Saint-Jean-en-Grève

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Église Saint-Jean-en-Grève
Démolition de l'église Saint-Jean-en-Grève, extérieur
Démolition de l'église Saint-Jean-en-Grève, extérieur
Présentation
Culte Catholique romain
Rattachement Archidiocèse de Paris
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 51′ 23″ N 2° 21′ 12″ E / 48.856388, 2.35333348° 51′ 23″ Nord 2° 21′ 12″ Est / 48.856388, 2.353333

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Église Saint-Jean-en-Grève

L'église Saint-Jean-en-Grève est une ancienne église de Paris, aujourd'hui disparue, dont l'emplacement se situerait de nos jours dans le 4e arrondissement à proximité de l'Hôtel de ville.

Emplacement[modifier | modifier le code]

Cet édifice religieux était située entre l'hôtel de ville et l'église Saint-Gervais-Saint-Protais, sur le tracé de l'actuelle rue de Lobau dans le 4e arrondissement.

Histoire et description[modifier | modifier le code]

Initialement chapelle baptismale de l’église Saint-Gervais-Saint-Protais toute proche, ce lieu de culte devient paroisse (paroisse Saint-Jean-en-Grève) en 1212 lorsque la nouvelle enceinte de Philippe Auguste inclut l'ancienne paroisse Saint-Gervais, désormais plus peuplée, à l’intérieur de la ville. Elle devient dépositaire en 1290 de l'« hostie miraculeuse » profanée, dit la légende, par un juif de la rue des Jardins (rue des Archives actuelle), ce qui attire dans la paroisse un grand nombre de nouveaux fidèles[1]. Rebâtie en 1326, cette église est restaurée en 1724 puis à nouveau agrandie en 1733-1734 avec sa nouvelle chapelle dite de la Communion. La paroisse disparait en 1793, à la fin de toute organisation ecclésiastique, et n'est pas réinscrite sur la nouvelle carte des paroisses de Paris de 1802. L'église Saint-Jean-en-Grève est finalement détruite entre 1797 et 1800.

Quelques personnalités furent inhumées dans l'église même, comme le peintre Simon Vouet mort en 1649 ou François de Chansiergues d'Ornano, diacre d'Uzès. Mais la plupart des paroissiens furent inhumés dans un des deux cimetières que posséda l'église Saint-Jean-en-Grève, l'un situé à proximité de sa tour nord (à proximité de la partie centrale de l'hôtel de ville actuel) et l'autre au nord-est confrontant son chevet (mairie du 4e arrondissement et partie sud de la place Baudoyer)[1].

C'est dans cette église qu'étaient conservés les plus anciens registres paroissiaux de Paris, datant de 1515, avant leur destruction pendant la Commune de 1871, l'église elle-même ayant été détruite bien avant aux alentours de 1800 si l'on en croit les tableaux d'Hubert Robert et de Demachy.

La construction du grand parking souterrain de la rue de Lobau vers 1979-1980, réalisée sans aucune précaution archéologique, a fait disparaître la partie subsistante des fondations de l'église mettant ainsi un terme définitif à tout projet de recherche in situ.

Accès[modifier | modifier le code]

Une des sorties de la station de métro Hôtel de Ville (lignes (1)(11)) débouche à l'extrémité nord de la rue de Lobau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jacques Hillairet - Dictionnaire historique des rues de Paris - T.2, p. 50

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]