Gien

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Gien
Le château de Gien.
Le château de Gien.
Blason de Gien
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Gien (Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté des communes giennoises
Maire
Mandat
Christian Bouleau
2014-2020
Code postal 45500
Code commune 45155
Démographie
Gentilé Giennois[1]
Population
municipale
14 617 hab. (2014)
Densité 215 hab./km2
Population
aire urbaine
23 143 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 23″ nord, 2° 37′ 48″ est
Altitude Min. 117 m – Max. 190 m
Superficie 67,86 km2
Localisation

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Liens
Site web gien.fr

Gien est une commune française située dans le département du Loiret, en région Centre-Val de Loire.

Sommaire

Histoire[2][modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

On a découvert des traces d’occupation préhistorique à Gien-le-Vieux. Gien fut probablement un centre d’échanges entre cultivateurs carnutes et forgerons éduens.

Antiquité[modifier | modifier le code]

À l'époque romaine, et probablement pendant la période gauloise, le site de Gien-le-Vieux était occupé par un village. On y a en effet retrouvé d'importants vestiges gallo-romains : colonnes, monnaies, etc. Le nom de cette petite cité nous est inconnu. Certains auteurs anciens y plaçaient tour à tour Genabum, aujourd'hui attestée à Orléans, ou Vellonodunum, plus probablement Château-Landon. Les écrits du Moyen Âge nous laissent le toponyme Giemus, qui donnera Gien-le-Vieux puis Gien. Selon une interprétation récente due à Bernard Gineste, le nom du site aurait d'abord été « le gué de Gien », c'est-à-dire d'Orléans, par confusion en ancien français de Vié (« gué ») et de Viez (« vieil »), comme au Vieux Rouen, au Vieil Amiens, à Pithiviers-le-Vieil, aux Vieilles Étampes, etc. Le site s'est ensuite appelé plus simplement Gien lorsque d'une part Orléans a abandonné son ancienne dénomination et que d'autre part le site initial du Vieux Gien a été lui-même abandonné[3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Gien-le-Vieux devient une paroisse au haut Moyen Âge, lorsque saint Pérégrin, 1er évêque d'Auxerre (258-304), y fonde l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.

En 760, Pépin le Bref, sa femme Bertrade de Laon, et son armée font halte à Gien-le-Vieux avant d'aller combattre les Aquitains et les Vascons.

Au VIIIe siècle, Charlemagne autorise la construction d'une motte fortifiée à l'emplacement du château actuel.

Aux IXe et Xe siècles, Gien-le-Vieux est victime de troubles dus à la déliquescence de l'empire carolingien et aux raids des Vikings qui pillent les villages riverains de la Loire. La population déserte progressivement Gien-le-Vieux, indéfendable, pour l'éperon de Gien et sa motte fortifiée. Une nouvelle agglomération se développe ainsi à l'emplacement de la ville actuelle.

Cependant, Gien-le-Vieux conservera sa paroisse Saint-Pierre-et-Saint-Paul jusqu'au XVIIe siècle.

La seigneurie de Gien-le-Vieux relève de l'abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire, tandis que le château puis la ville fortifiée de Gien auront des seigneurs laïcs : Étienne de Vermandois, premier seigneur de Gien autour de l'an mil, les comtes de Nevers par mariage, et les puissants barons de Donzy, comtes de Gien par usurpation en 1156. En 1199, Philippe Auguste se fait céder Gien et son comté par Pierre II de Courtenay, comte de Nevers, et le rattache au domaine royal.

En 1246, du temps de saint Louis, un premier pont de pierre est construit ; le pont actuel du XVIIIe siècle en inclut certaines parties[4]. Fin XIIIe siècle la première enceinte de fortifications est construite autour de la ville ; trois autres enceintes lui succéderont. Dès lors, la ville est entièrement fortifiée jusqu'en 1824, date de la construction des quais de la Loire[5].

L'église paroissiale de Gien-le-Vieux étant trop éloignée de la ville, une nouvelle église est construite. La paroisse Saint-Laurent est ainsi créée à Gien. Vers 1403, par souci de commodité, on demande la réunion des chapitres de Saint-Laurent et de Gien-le-Vieux. L'abbé de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire s'y opposa malgré la faible population de sa paroisse.

Jean Baillet (90e évêque d'Auxerre 1477–1513), qui veut enrichir la cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre, souhaite unir la cure de Gien le Vieil au chapitre de la cathédrale, mais lui aussi se heurte au refus de l'abbé de Fleury, qui est à l'époque Jean d’Esclines (1477-1486). L'évêque se rabat alors sur la cure de la collégiale Saint-Laurent de Gien, qu'il réunit au chapitre de Saint-Étienne d'Auxerre en 1485. Or l'église est en si mauvais état qu'on ne peut plus l'utiliser en hiver et guère mieux en saisons plus clémentes. Les chanoines de la cathédrale ne perdent pas de temps : en 1485 ils exposent au pape Innocent III[6] que Charles VIII et sa soeur Anne projettent de la rebâtir. Le pape leur accorde une sorte de Jubilé pour les trois premiers jours de la semaine sainte pour les années 1486, 1487 et 1488 ; mais comme les aumônes cessent avec le jubilé, Jean Baillet accorde en 1486 des indulgences à ceux qui contribuent à réparer la collégiale, laquelle abrite les reliques de sainte Felicule Vierge[note 1]. La vieille église est abattue avant la fin du siècle, et rebâtie au moins en partie avec l'aide de la princesse Anne. En 1509 l'évêque visite ce chapitre et y établit des règles concernant les chapelains[7].

Saint Genou était traditionnellement honoré à Gien. Il existait une chapelle Saint-Genou ou saint-Genoulph au nord de la ville dans le faubourg des vignerons, à côté de laquelle les capucins de Gien avaient une maison[8]. Vers le XIIIe siècle, il existe près de la ville de Gien un prieuré Saint-Fiacre de la Fontaine, dont le prieur est nommé par le prieuré de Flotin[9],[note 2].

La guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

En 1307, Philippe le Bel, donne Gien en apanage à son frère Louis, comte d'Évreux. En 1385, ses héritiers cèdent leurs droits au duc Jean de Berry, qui les revends en 1388 à Philippe le Hardi, duc de Bourgogne. Jean sans Peur, son fils en hérite en 1404, et célèbre au château les noces de sa fille Catherine en 1410.

En 1419, Jean Sans Peur est assassiné par le parti Armagnac à Montereau-Fault-Yonne. Gien retourne au domaine royal, mais est bientôt donné en apanage au connétable de Richemont, pour ses services en tant que connétable de France.

En 1427, son compagnon Dunois, délivre la ville des mains bourguignonnes. Après la délivrance d’Orléans en 1429, Jeanne d’Arc convainc à Gien le dauphin Charles de se rendre à Reims pour se faire sacrer roi. En 1430, le connétable de Richemont, tombé en disgrâce, se voit dépouillé de son comté de Gien par Charles VII, au profit de Dunois.

La Renaissance[modifier | modifier le code]

D'Anne de Beaujeu à Louise de Savoie[modifier | modifier le code]

En 1462, le comté de Gien passe à Pierre de Bourbon, seigneur de Beaujeu, dont le fils épouse Anne de France, fille de Louis XI.

En 1481, Anne prend possession de son comté. Elle fait de Gien l'une de ses résidences principales. De 1483 à 1491, elle est régente du Royaume, son frère le futur Charles VIII étant mineur. Sous son autorité, la ville s'embellit : le château est reconstruit dans le style renaissance entre 1494 et 1500, le pont est en partie reconstruit, l'enceinte fortifiée est restaurée et agrandie, l'église collégiale Saint-Étienne est reconstruite, le couvent des Minimes est fondé. Gien se pare de beaux hôtels renaissance.

En 1522, Anne de Beaujeu meurt, le comté passe à sa fille unique : Suzanne, épouse du connétable Charles de Bourbon.

En 1523, le roi François Ier, qui s'apprête à partir en guerre contre l'Empereur Charles Quint, signe dans le château l'acte qui confie la Régence du Royaume à sa mère Louise de Savoie. Cette dernière déteste Charles de Bourbon et lui confisque le comté de Gien après son acte de traîtrise de Pavie, où il combat son propre roi en 1525 et le fait prisonnier. Après la mort de Louise de Savoie, Gien revient en 1561 à Charles de Bourbon, petit-fils du traître de Pavie.

Les guerres de religion[modifier | modifier le code]

Gien possède une importante communauté protestante et un temple dès 1559. Gien devient rapidement une place forte protestante, comme ses voisines Châtillon-Coligny, Châtillon-sur-Loire et Orléans. Durant cette période, les églises sont pillées et le clergé chassé.

La ligue reprit le contrôle de la ville vers 1587, qui en représailles perdit son siège présidial et son bailliage à l'avantage de Bléneau.

Le XVIIe siècle et la Fronde[modifier | modifier le code]

En 1616, Charles de Lorraine, duc de Guise, obtient de Louis XIII le comté de Gien. Il le revendit un peu plus tard au chancelier de Séguier.

La paroisse de Gien-le-Vieux est réunie à celle de Saint-Étienne de Gien. Cette dernière reprend le double patronage Saint-Pierre Saint-Paul.

En 1652, pendant la Fronde, Anne d'Autriche, régente du Royaume, Mazarin et le petit Louis XIV trouvent refuge au château alors que les armées royales du maréchal d'Hocquincourt sont vaincues par Condé à Bléneau. Turenne parvient à stopper l'armée de Condé à Poilly-lez-Gien. Le Roi et son entourage peuvent alors se retirer sur Sens puis Paris.

En 1672, le chancelier Séguier meurt, laissant le château à sa fille Charlotte, qui épousa successivement Maximilien II de Béthune, duc de Sully (fils de Sully), puis Henri de Bourbon, duc de Verneuil. À sa mort en 1704, le comté passa à Henri Charles de Coislin, évêque de Metz.

En 1736, le comté est racheté par Claude Henry Feydeau de Marville, marquis de Dampierre-en-Burly, alors jeune maître des requêtes. Veuf, ayant perdu tous ses enfants et sans héritier direct, il le lègue en 1778 à son lointain neveu Charles-Henri de Feydeau (1754-1802), marquis de Brou, qui le transmet ensuite à son fils cadet. Les Feydeau conservent ainsi le château jusqu'en 1823.

La Révolution[modifier | modifier le code]

La Révolution se déroule sans effusion de sang. La ville devient chef-lieu de district puis sous-préfecture en 1800.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la commune possédait entre autres une prison, un bureau de bienfaisance, des tanneries, une brasserie, des imprimeries, une usine de grès. Les quais sont aménagés, la faïencerie créée ; on construit les halles, l'hôtel-de-ville, l'église Saint-Louis, la gare. C’est aussi l’époque de crues dévastatrices : 1846, 1856 et 1866, qui noient la ville sous plusieurs décimètres d'eau. La ville s’assoupit dans son beau décor.

En 1823, le château est racheté 31 000 francs au comte de Feydeau, dernier seigneur de Gien, par le département du Loiret pour y installer le tribunal, la maison d'arrêt et la sous-préfecture.

En 1857, le quartier du Berry, en rive gauche de la Loire, est détaché de Poilly-lez-Gien et rattaché à Gien.

En 1926, l'arrondissement de Gien est supprimé par la réforme Poincaré. La commune et le canton sont rattachés à l'arrondissement de Montargis. Cependant la ville garde son tribunal, et son centre des impôts.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En prémices à la Seconde Guerre mondiale, entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[10] , dont un à Gien. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais.

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

Le pont de Gien est bombardé le par la Luftwaffe, afin de couper la retraite de l'armée française. Ce bombardement entraîne un gigantesque incendie qui ravage les vieux quartiers au pied du château. (Le pont saute finalement le - ???). Les Alliés ont bombardé la zone du pont en juin-juillet août 1944 ; ils n'ont pas atteint leur objectif et n'ont fait que des dégâts collatéraux dont quelques victimes civiles. L'arche centrale du pont a été détruite en août 1944 par les Allemands en retraite[11].

Gien est en grande partie en ruines : 422 immeubles ont été totalement détruits et 921 partiellement. Le centre-ville a brûlé pendant 3 jours et 3 nuits. Les églises Saint-Pierre et Saint-Louis sont détruites, mais le château est épargné par un orage providentiel. Dès 1941, les Giennois pensaient à la lourde tâche de reconstruction. Un architecte urbaniste, Laborie, est mandaté par le régime de Vichy pour dresser les plans de la reconstruction selon un style régionaliste.

La reconstruction et les Trente Glorieuses[modifier | modifier le code]

La réelle reconstruction ne démarre qu'après la guerre, en juin 1946. Elle s'effectue d'après le plan Laborie, dans le style des rares immeubles restants. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé à juste titre « Joyau de la Reconstruction française ».

Les Trente Glorieuses voient la ville s'agrandir sur le plateau : les quartiers des montoires, de Montbricon et la zone industrielle sont construits. Un nouvel hôtel de ville est construit loin du centre-ville, à côté des nouveaux équipements sportifs.

La commune d'Arrabloy lui est associée en 1972.

Aujourd'hui, la ville s'élargit, et les quartiers de Cuiry, de la Fontaine et de Chantemerle accueillent de nouveaux habitants mais la population globale diminue depuis le recensement de 1990.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gien

Les armes de Gien se blasonnent ainsi :

D'azur au château d'argent à trois tours crènelées, maçonné de sable ouvert et ajouré du champ[12].

Blason de GienOn peut également trouver :

  • D'azur à une porte de ville flanquée de deux tours et sommée d'une troisième, le tout d'argent, maçonné de sable, ouvert du champ[13].
  • D'azur, au chef de gueules, à un château d'argent, couvert en croupe, accompagné de deux tours couvertes du même[14].

Les familles blasonnées de Gien, d'après l'armorial général de 1696, sont les suivantes :

  • Anjou (d') : seigneurs
  • Avril : bourgeois
  • Bailly : bourgeois
  • Chartier de Bergeville : seigneurs
  • Chaseray (de): bourgeois
  • Foucault : bourgeois
  • Janson : seigneurs
  • Pommereau : bourgeois
  • Vannier : bourgeois

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Gien et des communes limitrophes.

La commune de Gien se trouve dans le quadrant sud-est du département du Loiret, dans la région agricole de la Puisaye[15]. À vol d'oiseau, elle se situe à 58,9 km d'Orléans[16], préfecture du département, à 42 km au nord-ouest de Cosne-Cours-sur-Loire et 76 km au nord-est de Bourges, et à 35,2 km de Montargis[17], sous-préfecture.

Les communes les plus proches sont : Poilly-lez-Gien (2,8 km), Saint-Martin-sur-Ocre (4,1 km), Nevoy (4,2 km), Saint-Brisson-sur-Loire (6,2 km), Saint-Gondon (6,7 km), Briare (9,8 km), Saint-Firmin-sur-Loire (10,5 km), Autry-le-Châtel (10,6 km), La Bussière (10,8 km) et Lion-en-Sullias (11,2 km)[18].

La commune associée d'Arrabloy se situe à l'est du centre-ville de Gien.

Rose des vents Les Choux, Boismorand La Bussière Rose des vents
Nevoy N Ouzouer-sur-Trézée
Briare
O    GIEN    E
S
Poilly-lez-Gien Saint-Martin-sur-Ocre

Routes et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Gien est desservie via la gare de Paris-Bercy.

L'Est du territoire de la commune est traversé par la D2007 (ex route nationale 7) et l'autoroute A77.

La ville constitue une étape de la route touristique Jacques-Cœur.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Gien-le-Vieux, les Danjoux, la Fontaine, les Gascons, Montfort, la Prise d'Eau, Vigneaux, le Temple, Bel- , Arrabloy.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Planification[modifier | modifier le code]

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

SCoT du pays giennois[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, et ce sous peine de ne plus pouvoir ouvrir à l’urbanisation de nouveaux espaces. En effet, dans certaines conditions, en l’absence de SCoT approuvé, les zones naturelles (N) et les zones d’urbanisation future (AU) ne peuvent plus, sauf dérogation, être ouvertes à l’urbanisation. Tel est le principe posé par l’article L.122-2 du Code de l’urbanisme. En application des dispositions de l'article L.122-18 du Code de l'urbanisme, le Schéma Directeur de la Région de Gien approuvé le avait été maintenu avec valeur de Schéma de Cohérence Territoriale. Le Schéma regroupait les communes de Coullons, Gien, Nevoy, Poilly-lez-Gien, Saint-Brisson-sur-Loire, Saint-Gondon, Saint-Martin-sur-Ocre. En l'absence de délibération de la communauté des communes giennoises, dont fait partie Gien, sur son évolution à l'échéance du délai de 10 ans à compter du 13 décembre 2000, ce SCot est devenu caduc à compter du 13 décembre 2010[19].

En se dotant de la compétence « élaboration, gestion et suivi d’un Schéma de Cohérence Territoriale à l’échelle du Pays du Giennois » par arrêté préfectoral du 11 mars 2010, le Syndicat mixte du Pays du Giennois s'engage en faveur d’un projet global d’aménagement et de développement durable du territoire du pays du Giennois. Le schéma de cohérence territoriale du pays giennois, qui regroupe 31 communes dont Gien, a ainsi été prescrit le . Le projet de schéma a été arrêté le 30 juin 2015 puis soumis à l'enquête en octobre 2015 et approuvé le et est opposable depuis le [19],[20].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune de Gien (avec indication du trafic routier 2014).

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

Gien constitue un noeud routier dans le pays du Giennois[note 3]. Les échanges sont principalement orientés vers le Nord avec Montargis et vers le sud-est avec Cosne-Cours-sur-Loire via l’A77 et la D2007. D’influence plus faible, Aubigny-sur-Nère et Sully-sur-Loire constituent également des liaisons privilégiées avec le Pays du Giennois. Il n’y a pas réellement de flux conséquent à destination d’Orléans[21]. La commune est traversée par quatre axes structurants (l'autoroute A77 et les routes départementales 2007, 952 et 940) et différentes RD secondaires (941, 652, 622, 122 et 44).

La limite sud-est de la commune est longée par l'autoroute A77 qui assure la liaison Dordives - Cosne-sur-Loire et permet d'assurer le désenclavement effectif de la Nièvre et le délestage du trafic de l'A6 et de la RN 7 (actuelle RD 2007) tout en revalorisant l'axe Nord-Sud de Paris vers Lyon et le Massif central via Nevers[22].

La RD 2007, qui relie Dordives à Bonny-sur-Loire et borde la commune dans sa partie sud-est, est l'ancienne route nationale 7. A sa création, en 1824, elle est définie comme étant la route de Paris à Antibes et en Italie, par Nice et succède alors à la route impériale 8. Elle supporte dans la traversée de la commune un trafic de 6 948 véhicules/jour[23].

La RD 952 est l'ancienne route nationale 152, qui reliait à sa création en 1824 Briare à Angers, succédant à la route impériale 172. La section entre Briare et Chateauneuf-sur-Loire est déclassée et transférée au département du Loiret par arrêté du 22 décembre 1972[24]. La déviation de Gien est mise en service le [25] et prend la dénomination de RD 952 en remplacement de l'ancien tronçon de voie qui est rebaptisé RD 652 avant d'être déclassé ultérieurement dans le domaine public communal. Ce nouvel aménagement, d'un coût de 27 millions d’euros, a permis de réduire le trafic en ville de 40 % (80 % pour les poids lourds) et les accidents sont devenus très rares[25]. En 2014, elle supporte un trafic de 4 960 véhicules/jour dans sa partie ouest et 8 475 véhicules/jour dans sa partie est[23].

La RD 940 est l'ancienne route nationale 140, qui reliait avant 1973 Boismorand (Loiret) à Figeac dans l'Aveyron. Comme la RD 952, elle a été transférée au département du Loiret par arrêté du 22 décembre 1972[24]. En 2014, elle supporte un trafic de 7 032 véhicules/jour[23].

Complétant ces voies, la commune est sillonnée de plusieurs voies communales et chemins ruraux desservant ses fermes et hameaux et les bourgs environnants.

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

Gien est desservie par les lignes régulières du réseau d'autocars interurbains Ulys suivantes[26] :

Depuis le , la compétence des services de transports routiers interurbains, réguliers et à la demande est transférée des départements aux régions, et donc localement du département du Loiret à la région Centre-Val de Loire, consécutivement à la loi NOTRe du 7 août 2015[27]. Dans ce cadre, le Réseau de mobilité interurbaine « Rémi » remplace chacun des réseaux de transports interurbains départementaux et en particulier le réseau Ulys dans le Loiret et entre en service à compter de la rentrée scolaire du [28].

Infrastructures ferroviaires[modifier | modifier le code]

La ligne ferroviaire reliant Paris à Nevers passe par le territoire du Giennois avec deux arrêts : Gien et Briare. Cette desserte ferroviaire possède un cadencement assez faible sur ces deux gares avec seulement une dizaine d’allers-retours par jour. En comparaison, Montargis compte une quarantaine d’allers-retours vers Paris par jour. La durée de trajet entre Gien et Paris est de 1 h 30. La refonte nationale des horaires des liaisons ferroviaires qui a eu lieu en décembre 2011 n’a pas supprimé de liaisons avec Paris mais le dernier train en provenance de Paris, à destination de Gien et Briare part désormais à 19h04 au lieu de 19h30 auparavant, ce qui complique les trajets des personnes souhaitant prendre le train pour une journée, notamment de travail, à Paris[29].

La ligne ferroviaire de Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache traverse également le territoire de la commune.

Risques naturels et technologiques majeurs[modifier | modifier le code]

La commune de Gien est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement de la Loire ou de ruisseaux), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique. Elle est également exposée à deux risques technologiques : le risque nucléaire avec la présence de la centrale nucléaire de Dampierre à moins de 10 km et le transport de matières dangereuses (avec la traversée d'axes structurants comme l'A77 ou RD 2007 ou les RD 940 et 952)[30].

Entre 1983 et 2016, six arrêtés ministériels portant ou ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune de Gien dont trois pour des inondations et coulée de boue[31].

Risque d'inondation[modifier | modifier le code]

Zone inondable de la commune de Gien.
Article détaillé : Risque d'inondation à Gien.

La Loire est à l'origine des dégâts les plus importants sur la commune en cas de crue majeure. Les crues historiques sont celles de 1846, 1856, 1866 et 1907. Aucune crue n'a atteint depuis 1907 les hauteurs atteintes lors de ces événements catastrophiques[32].

En rive droite, les bas quartiers de Gien sont soumis à un débordement direct de la Loire dès la crue de période de retour 20 ans. De plus en plus de quartiers sont touchés au fur et à mesure de l'importance des crues considérées. En rive gauche de la Loire, le quartier du Berry est touché à partir de la crue cinquantennale. Son inondation est généralisée à partir d'une crue centennale. En effet, la digue de Gien s'interrompant au droit du Berry, ce quartier est touché à la fois par débordement direct de la Loire en rive gauche ainsi que par les eaux en provenance du déversoir de Saint-Martin-sur-Ocre. Sa situation topographique (quartier situé un peu plus haut que le reste du val) permet néanmoins de limiter sa vulnérabilité. Les accès au pont de la déviation (D940) et au vieux pont (D941) de Gien sont coupés dès une crue de période de retour 20 ans. Les accès par la D940 et par la D941 sont inondés en rive gauche respectivement pour des débits en Loire de 3 215 m3/s et de 3 295 m3/s, soit des hauteurs à l'échelle de Gien de 4,79 m et de 4,87 m[33].

Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais de deux Plans de prévention du risque d'inondation (PPRI) : le PPRI du val de Gien[34].

Deux documents permettent de définir les modalités de gestion de crise et d'organisation des secours : au niveau départemental, le Dispositif ORSEC départemental spécialisé déclenché en cas d'inondation de la Loire, le plan ORSIL[Note 1], et au niveau communal le plan communal de sauvegarde[35].

Risque de mouvements de terrain[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[36]. Aucune, à ce jour, n'a eu de conséquences graves [37].

Par ailleurs la commune a été reconnue sinistrée au titre des catastrophes naturelles durant ces dernières années à la suite des mouvements de terrain liés à la sécheresse (aléa moyen). Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[38]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une grande partie du territoire de la commune est soumis à un aléa « moyen » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), hormis le cente-bourg qui est en aléa « faible »[39].

Risque nucléaire[modifier | modifier le code]

Zones de sûreté liée à la centrale nucléaire de Dampierre sur la commune de Gien.

En cas d’accident grave, certaines installations nucléaires sont susceptibles de rejeter dans l’atmosphère de l’iode radioactif. C'est en particulier le cas de la centrale nucléaire de Dampierre dont la partie occidentale de la commune se situe à l'intérieur du périmètre de 10 km du Plan particulier d'intervention relatif à cette installation. A ce titre les habitants de la commune, comme tous ceux résidant dans le périmètre proche de 10 km de la centrale ont bénéficié, à titre préventif, d'une distribution de comprimés d’iode stable dont l’ingestion avant rejet radioactif permet de pallier les effets sur la thyroïde d’une exposition à de l’iode radioactif. En cas d'incident ou d'accident nucléaire, la commune peut être considérée, en tout ou partie, comme zone de confinement ou comme zone d'évacuation et les habitants peuvent être amenés à ingérer, sur ordre du préfet, les comprimés en leur possession[40].

Risque sismique[modifier | modifier le code]

La totalité du département est classée en zone de sismicité « très faible »[41]. À ce titre aucune réglementation spécifique ne s'applique aux constructions dites « à risque normal »[42].

Transport de matières dangereuses[modifier | modifier le code]

Ce risque peut survenir en cas d'accident impliquant une unité mobile (ex. camion) ou une canalisation transportant des matières dangereuses (toxique, inflammable...). Une matière dangereuse est une substance susceptible de présenter un danger et des conséquences graves pour l'homme et son environnement. A Gien, les points principalement exposes sont[43] :

  • la voie ferrée Paris Nevers, au nord de la ville. Elle dessert aussi, localement, le silo Caproga, le terminal ferroviaire du CNPE EDF de Dampierre ainsi que le complexe papetier situé à Arrabloy ;
  • la voie ferrée qui dessert le silo de Poilly ainsi que la commune de Coullons, ceci en traversant la Loire par le viaduc SNCF (lien - Poilly) ;
  • la rocade qui contourne Gien. Il s'agit d'un axe routier départemental est-ouest mais aussi nord-sud qui traverse la Loire par le nouveau pont ;
  • l'A77 reliant Paris à Nevers, distant de plus de dix kilomètres, au nord de la ville pouvant subir un accident de TMD. La ville en est éloignée mais pourrait être soumise à un nuage toxique conduit par des vents possibles de nord/nord-est ou nord/nord-ouest.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune est membre du syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères des cantons de Gien, Châtillon Coligny, Briare et Châtillon-sur-Loire (SMICTOM). Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 2] en porte à porte, des emballages ménagers recyclables, des encombrants et du verre en points d’apport volontaire[44]. Un réseau de sept déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…). La déchèterie la plus proche est située sur la commune de Poilly-lez-Gien[45],[46]. L'élimination et la valorisation énergétique des déchets ménagers et de ceux issus de la collecte sélective sont effectuées par le SYCTOM de Gien-Châteauneuf-sur-Loire qui comprend un centre de transfert de déchets ménagers et un centre de stockage de déchets ultimes (CSDU) de classe II à Saint-Aignan-des-Gués ainsi qu'une usine d’incinération des ordures ménagères à Gien-Arrabloy [47]

Depuis le , la « gestion des déchets ménagers » ne fait plus partie des compétences de la commune mais est une compétence obligatoire de la communauté des communes giennoises en application de la loi NOTRe du [48].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Gien.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[49],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 14 617 habitants, en diminution de -3,59 % par rapport à 2009 (Loiret : 2,42 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 200 5 117 5 387 5 022 5 177 6 330 5 349 5 594 6 112
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 064 6 528 6 717 7 068 7 555 8 267 8 181 8 519 8 271
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 909 7 914 8 316 7 823 8 194 8 257 8 421 7 697 8 322
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
9 821 12 164 14 621 16 064 16 477 15 332 15 495 14 685 14 617
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2006[51].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de Gien acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[52] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[53]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[54].

L'ancienne commune d'Arrabloy est associée à Gien depuis 1973, à la suite de la fusion association entre les deux communes définie par l'arrêté préfectoral du 16 octobre 1972 prenant effet au 1er janvier 1973[55],[56].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Gien est alors incluse dans le canton de Gien, le district de Gien et le département du Loiret[57].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[58]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[59] . L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[60]. L'acte II intervient en 2003-2006[61], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Gien aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Gien 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Gien de 1790 à 1795[55],[57]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[62].
Canton Gien 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Gien est rattachée au canton de Gien[63],[55]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[62]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés

[64]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.

Gien 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[65]. Gien est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de Gien, sous le nom de Gien[66],[55].
Gien 2015- Électorale La loi du [67] et ses décrets d'application publiés en février et [68] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Gien[68]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[69].
Arrondissement Gien 1801-1926 Administrative Gien est rattachée à l'arrondissement de Gien par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801)[55],[66].
Montargis 1926- Sous la Troisième République, en raison d'un endettement considérable et de l'effort nécessaire pour la reconstruction post-Première Guerre mondiale, la France traverse une crise financière. Pour réduire les dépenses de l’État, Raymond Poincaré fait voter plusieurs décrets-lois réformant en profondeur l’administration française : 106 arrondissements sont ainsi supprimés, dont ceux de Gien et de Pithiviers dans le Loiret par décret du 10 septembre 1926[70]. Gien est ainsi transférée de l'arrondissement de Gien à celui de Montargis[50],[71].
Circonscription législative 3e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[72],[73]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[74]. Gien, initialement rattachée à la quatrième circonscription, est, après 2010, rattachée à la troisième circonscription[75].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Gien est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[56], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté des communes giennoises depuis sa création le , une intercommunalité qui remplace le district de Gien, créé par arrêté préfectoral du 3 juillet 1972[76].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections à Gien.

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Gien et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Gien Maire Christian Bouleau 2014 2020
Communauté des communes giennoises Président de l'intercommunalité Christian Bouleau 2014 2020
Département Départementales Canton de Gien Conseillère départementale Nadine Quaix 29 mars 2015 2021
Conseiller départemental Michel Lechauve
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[77] 2021[78]
Pays Législatives 3e circonscription Député Claude de Ganay

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Gien, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[79], pour un mandat de six ans renouvelable[80]. Il est composé de 33 membres [81]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Christian Bouleau est maire depuis 2014.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Gien.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le jardin des Boulards, en haut de la ville, abrite des vestiges des remparts qui entouraient la ville au Moyen-Âge, ainsi que des arcades de l'ancien hôtel-dieu (XIIe et XIIIe siècles)[4].

Faïencerie de Gien et son musée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Faïencerie de Gien.

Centre-ville[modifier | modifier le code]

Détruit en juin 1940, le centre de cette ville, qui était riche en édifices anciens, a fait l’objet d’une reconstruction dans le style pittoresque et régional, destiné à évoquer le caractère de la vieille ville. Placé sous la direction d’André Laborie dès 1940, le projet se situe dans la ligne du retour à l’esprit français et à la tradition, prônée par le gouvernement de Vichy. Ce type exemplaire de reconstruction fera l'objet de publications dans des revues spécialisées : L'Architecture française en 1940 et L'Illustration en 1941. La reconstruction mêle les matériaux les plus divers, avec création d’une nouvelle voie d’accès au pont, ainsi que d’une place rectangulaire remplaçant les petites rues bordant l’église Saint-Louis.

Château de Gien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Gien.

Construit de 1494 à 1500 pour Anne de France (aussi appelée Anne de Beaujeu), fille de Louis XI, il s'agit, avec le château d'Amboise des deux châteaux du Val de Loire à avoir été bâtis avant l'arrivée des influences italianisantes et constituant ainsi un exemple de Pré-Renaissance purement Français. L'ornementation est faite à base d'appareillage de briques polychromes, créant des motifs. Le bâtiment hébergea Henri II avec Catherine de Médicis, puis Louis XIV et Anne d'Autriche durant la Fronde. Il contient le Musée International de la Chasse crée sous l'impulsion d'Henri de Linarès en 1952.

Église Sainte-Jeanne-d'Arc[modifier | modifier le code]

L’ancienne église du château fut d'abord placée sous le vocable de Saint-Étienne puis sous celui de Saint-Pierre après la suppression de la paroisse de Gien-le-Vieux. Des origines, il ne reste que la tour-clocher.

L’église a été reconstruite à plusieurs reprises. Avant guerre, on peut citer la reconstruction de 1832 par François Pagot. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la nef et le chœur furent détruits en 1940. Afin de le sauvegarder, le clocher du XVe siècle est inscrit à l'inventaire des monuments historiques le [82].

L'église fut reconstruite entre 1950 et 1954 par Paul Gélis, architecte en chef des Monuments historiques. La nef fut reconstruite en brique rose avec des dessins de briques noires. Des piliers ronds, élancés, bagués de chapiteaux en terre cuite, séparent la nef des bas-côtés. L’éclairage blond diffusé par les verrières s’harmonisent avec la couleur de la brique dont la disposition a permis de tirer de sobres mais élégants effets décoratifs. Souvent citée comme une des principales productions de l’architecture religieuse française de l’après-guerre, la partie reconstruite de l'église est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis le [82].

L'église porte depuis 1954 le vocable de Sainte-Jeanne-d'Arc.

La Loire et ses abords[modifier | modifier le code]

  • Les ponts

Trois ponts enjambent la Loire à Gien. Le vieux pont médiéval, reconstruit en 1734 et réparé en 1945, est un pont en maçonnerie qui supporte la route départementale 941 (ex-RN 140 de Montargis à Figeac) ; le nouveau pont, construit en 1980, est en béton pré-contraint et supporte la route départementale 940 (déviation de Gien) ; le viaduc ferroviaire qui fut l'un des trois ouvrages les plus longs au monde au moment de sa construction.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[83],[84]. Les sites Natura 2000 présents sur le territoire communal de Gien sont au nombre de trois[INPN 1].

Désignation Numéro Type Arrêté Description
« Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire » FR2400528 SIC (Directive "Habitats") 13 avril 2007[85] Le site de la « Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire », d'une superficie de 7 120 ha, concerne 51 communes. La délimitation de ce site Natura 2000 est très proche de celle correspondant à la Directive Oiseaux. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux ligériens liés à la dynamique du fleuve, qui hébergent de nombreuses espèces citées en annexe II de la directive Habitats[INPN 2]. Elle se situe dans la frange sud de la commune[86].
« Coteaux calcaires ligériens entre Ouzouer-sur-Loire et Briare » FR2400530 SIC (Directive "Habitats") 16 nov 2012 (SIC)
29 août 2014 (ZSC)[87]
Le site d'une superficie totale de 9,98 ha est un des très rares coteaux calcaires du cours moyen de la Loire, situé au niveau du verrou géologique séparant le Berry de l'Orléanais. Sont présentes des pelouses calcaires remarquables, parmi les plus riches du Loiret par le nombre d'espèces d'orchidées. Il s'agit également d'une des rares stations connues de Corydalis solida du Loiret. La zone est enfin un gîte d'hibernation de chauves-souris (ancienne marnière)[INPN 3].
« Vallée de la Loire du Loiret » FR2410017 ZPS (Directive "Oiseaux") 4 mai 2007[88] Le site de la « Vallée de la Loire du Loiret » s'étend sur une superficie de 7 684 ha et concerne la vallée de la Loire dans le Loiret. Cette ZPS se poursuit en amont et en aval sur les départements voisins. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux et les espèces ligériens liés à la dynamique du fleuve. Ces milieux hébergent de nombreuses espèces citées en annexe I de la directive Oiseaux. Le site est caractérisé par la présence de colonies nicheuses de sternes naine et pierregarin et de mouette mélanocéphale. Des sites de pêche du Balbuzard pêcheur sont également présents. Le site est également lieu de reproduction du bihoreau gris, de l'aigrette garzette, de la bondrée apivore, du milan noir, de l'œdicnème criard, du martin-pêcheur, du pic noir, de la pie-grièche écorcheur[INPN 4]. Elle se situe dans la frange sud de la commune[86].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Gien comprend trois ZNIEFF[INPN 5].

Désignation Type Superficie Description
« Loire berrichonne » type 2[note 4] 7 058 hectares Cette zone s'étend sur 31 communes dont 19 dans le Cher et 12 dans le Loiret[DREAL 1]. La Loire berrichonne (on pourrait dire nivernaise ou bourguignonne) se caractérise par un lit mineur tressé avec de nombreuses îles et grèves. La forêt alluviale occupe une surface bien plus importante que dans les autres sections de la Loire moyenne. Le cours grossièrement orienté nord-sud assure à la fois une fonction de corridor écologique et d'étape migratoire. C'est aussi un secteur important de reproduction de l'avifaune[INPN 6].
« Massif forestier d'Orléans » type 2[note 4] 36 086 hectares La zone s'étend sur 37 communes, dont Gien, et se superpose pour la commune à la zone Natura 2000 de même nom[DREAL 2]. Son altitude varie entre 126 et 174 m[INPN 7]. La forêt d'Orléans repose pour l'essentiel sur des terrains de nature comparable à celle des terrains de la Sologne (Burdigalien) épandus sur le coteau de Beauce. Les formations végétales sont donc plutôt acidoclines à acidiphiles avec des secteurs secs et d'autres très humides. L'intérêt dépasse les contours complexes du massif domanial et s'étend également aux lisières et enclaves privées qui le prolongent[INPN 8].
« Plage de la Turquie » type 1[note 5] 9 hectares Cette zone s'étend sur deux communes : Gien et Poilly-lez-Gien[DREAL 3]. Son altitude est de 125 m[INPN 9]. Il s'agit d'une vaste plage de graviers et sables, soumise régulièrement à submersion et donc peu végétalisée. Ce site abrite une population relativement importante de sternes naines nicheuses (24 couples en 2005), malgré sa situation en pleine ville et les risques de dérangement. Cette zone occupée depuis au moins 1997 fait l'objet d'une gestion conservatoire, en concertation avec la Ville de Gien depuis 2001[INPN 10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Le festival Chansons de ma ville, créée en 1997, s'est déroulé chaque fin juillet jusqu'en 2010;
  • Le spectacle Jour de Loire se déroule chaque année dans de nombreuses villes et villages du Loiret ; situés en bord de Loire et notamment à Gien ;
  • Le musée de la faïencerie implanté dans l'enceinte de l'usine ;
  • Le musée international de la chasse situé dans le château ;
  • Le journal local, Le Journal de Gien, paraît de façon hebdomadaire.
  • L'Espace Culturel - SMAC, Service Municipal d'Action Culturel, de nombreuses expositions et animations durant toute l'année, et sa fête : "les turbulences de l'Espace Culturel".
  • Radio Gien/Nostalgie Centre, ancienne radio locale (1981-2000).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Gien est située dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Gien. La commune possède deux écoles maternelles, sept écoles primaires, trois collèges, Saint-François-de-Salles (privé), Ernest-Bildstein, Jean-Mermoz, et trois lycées :

  • Bernard Palissy, lycée d'enseignement général et technologique ;
  • Saint-François-de-Sales, lycée polyvalent (privé) ;
  • le lycée professionnel du Giennois, lycée d'enseignement professionnel[90].

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Gien possède le label Ville fleurie, deux fleurs lui a été attribuée par le conseil national des villes et villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[91].

La commune est située dans la zone de protection spéciale vallée de la Loire du Loiret du réseau Natura 2000[92].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le Twirling Bâton Club de Gien a à son actif de multiples titres aux seins de la Fédération Française de Twirling Bâton et de la Fédération Mondiale (WBTF).

Il évolue en Nationale 1 Elite, National 1, National 2, et National 3.

Le club a récemment remporté le Titre de Champion de France et d'Europe en Groupe Sénior (2015) en Nationale 1[93], et de Champion de France en Équipe Cadette (2016) en National 2.

Catherine Moua, figure nationale et internationale a évolué dans le TBCG[94].

Le Handball club Gien Loiret évolue en nationale 1.

Rugby club Gien Briare[modifier | modifier le code]

Fondé en 1969, le rugby club Gien-Briare évolue depuis 2015 en promotion d'honneur. Son emblème représente l'ensemble du pays Giennois, on peut y voir le château de Gien, la fleur de lys de Châtillon-sur-Loire et les couleurs rouge et noir originaires de Briare où le club a fait ses premiers pas. L'association fait état de plus de 200 licenciés, toutes catégories d'âge confondues mêlant équipes féminines et masculines.

Palmarès[95] :

  • 1990 : vice champion de France Honneur à XV
  • 2011 : champion régional à XV 4e série
  • 2013 : champion régional à XV 4e série
  • 2014 : vice champion régional à XV 3e série
  • 2015 : vice champion régional à XV 2e série
  • 2016 : vice champion régional à 7 "Territorial"

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour la vie de sainte Felicule Vierge, voir abbé Duchâteau, Histoire du diocèse d'Orléans depuis son origine jusqu'à nos jours, 1888, p. 45.
  2. Le prieuré d'augustins de Flotin a été fondé en 1169 sur la paroisse de Nibelle près de Boiscommun, par Guillaume, abbé des chanoines réguliers de Saint-Jean de Sens ; les prieurés dépendants du prieuré de Flotin s'étendent sur 20 paroisses des diocèses d'Auxerre, de Sens et de Nevers.
  3. Le périmètre du SCOT du Pays du Giennois rassemblait lors de sa création trois communautés de Communes : la Giennoises, la CC du canton de Briare et la CC du canton de Châtillon-sur-Loire. Depuis le 1er janvier 2017, après la fusion des deux dernières il regroupe la CC Giennoises et la CC du Berry Loire Puisaye.
  4. a et b Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée caractérisée par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
Notes sur la démographie
  1. ORSIL = Organisation des Secours en cas d’Inondation Loire.
  2. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 8 septembre 2010)
  2. Le Loiret, Dictionnaire historique et biographique - Maurice Pignard-Péguet - 1917 - p. 375 et suiv.
  3. Bernard Gineste, « Gien », in Onomastica 01, 2009.
  4. a et b Petite histoire des fortifications de Gien, sur anecdotrip.com.
  5. Tissier 2013.
  6. Lebeuf 1743, p. 563, volume 1.
  7. Lebeuf 1743, p. 564, volume 1.
  8. Abbé Duchâteau, Histoire du diocèse d'Orléans depuis son origine jusqu'à nos jours, Société archéologique et historique de l'Orléanais, Orléans, 1888, p. 284.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Genevière Bedu, Les derniers mariniers de Loire à Gien et leur environnement au XIXe siècle, G. Bedu, Gien, 2003, 352 p.
  • Adolphe Joanne (dir.), Orléans et ses environs : Pithiviers, Montargis, Gien, Hachette, Paris, 1922, 180 p.
  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, vol. 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9).
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4).
  • Jean-Louis Masson, Provinces, départements, régions : l'organisation administrative de la France, Fernand Lanore, , 703 p. (ISBN 285157003X, lire en ligne).
  • Michel Tissier, « Les fortifications de la ville de Gien », larep.fr,‎ (lire en ligne).
  • « Historique de la décentralisation », sur collectivites-locales.gouv.fr/decentralisation (consulté le 20 février 2017).
  • Abbé Jean Lebeuf, Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre..., vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne).

Rapports[modifier | modifier le code]

Étude des vals du Giennois - Diagnostic des risques d’inondation, AnteaGroup, Établissement public Loire

  • Volets hydrologique et hydraulique, , 61 p. (lire en ligne)

Plan de prévention des risques d'inondations : PPRI Val de Gien - Rapport de présentation, (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]