Rue Saint-Honoré

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1er, 8e arrt
Rue Saint-Honoré
Rue Saint-Honoré
Rue Saint-Honoré
Situation
Arrondissement 1er, 8e
Quartier Halles
Palais-Royal
Place-Vendôme
Madeleine
Début 21 rue des Halles
Fin 14 rue Royale
Morphologie
Longueur 1 840 m
Largeur 20 m
Sauf en deux endroits :
17 50 m et 14,60 m
Historique
Dénomination Rue du Chastiau Festu
Rue du Château Fêtu
Rue de la Chausseterie
Rue de la Croix-du-Tirouer
Rue de la Croix-du-Tiroir
Rue du Traihoir
Rue du Traihouer
Rue du Trayoir
Rue du Trahoir
Rue du Triouer
Rue du Trioir
Rue de la Chaussée Saint-Honoré
Chemin de Clichy
Grand chemin Saint-Honoré
Chaussée Saint-Honoré
Grand chemin de la porte Saint-Honoré
Chemin Royal
Nouvelle rue Saint-Louis
Grand'rue Saint-Louis
Rue Neuve Saint-Louis
Grande rue du Faubourg Saint-Honoré
Chaussée Saint-Honoré
Rue Neuve Saint-Honoré
Ancien nom Chemin du Roule
Géocodification
Ville de Paris 8860
DGI 8635

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Saint-Honoré
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Saint-Honoré est une rue de Paris située dans les 1er et 8e arrondissements. Elle doit son nom à l’ancienne église collégiale Saint-Honoré (portant le nom de saint Honoré d'Amiens) située autrefois dans le cloître Saint-Honoré (actuellement occupé par le site du ministère de la culture dit des Bons-Enfants).

Situation[modifier | modifier le code]

Actuellement cette rue longue de 1 840 mètres qui fait partie du 1er arrondissement, est partagée entre les quartiers des Halles, du Palais-Royal, de la Place-Vendôme et de la Madeleine.

En 1817[1], cette rue, commençait aux nos 1-2 rue de la Lingerie et nos 19-20 rue des Déchargeurs et finissait aux nos 17-12 rue Royale et aux nos 27-16 boulevard de la Madeleine.
À cette époque, les numéros de la rue étaient rouges[1] et le dernier numéro impair était le no 389 et le dernier numéro pair le no 420.
La rue faisait partie des anciens 4e, 3e, 2e et 1er arrondissements de Paris et passait dans plusieurs quartiers :

  • ancien 4e arrondissement :
    • Numéros impairs de 1 à 231 : ancien quartier Saint-Honoré
    • Numéros pairs de 2 à 34 : ancien quartier des Marchés
    • Numéros pairs de 76 à 192 : ancien quartier de la Banque de France
  • ancien 3e arrondissement :
    • Numéros pairs de 36 à 74 : ancien quartier Saint-Eustache
  • ancien 2e arrondissement :
    • Numéros pairs de 194 à 354 : ancien quartier du Palais-Royal
  • ancien 1er arrondissement :
    • Numéros impairs de 233 à 289 : ancien quartier des Tuileries
    • Numéros pairs de 356 à 420 : ancien quartier de la Place Vendôme

La rue traverse les actuels quartiers des Halles, du Palais-Royal et de la place Vendôme.

Elle est bordée de plusieurs musées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Constitution et odonymie[modifier | modifier le code]

Détail du plan de Mérian de 1615 (le nord à gauche) : la deuxième porte (en haut) du XIVe siècle, le faubourg traversé par la rue Saint-Honoré et le bastion du XVIIe siècle (en bas).
La rue au niveau de la rue des Déchargeurs vers 1853-1870 (photographie de Charles Marville).
Rue Saint-Honoré, depuis l'Hôtel du Louvre, vers l'ouest, par Camille Pissarro, en 1897.

La rue Saint-Honoré est une voie très ancienne de Paris, prolongement vers l'ouest du decumanus maximus gallo-romain de Lutèce. À l’origine, la rue était un chemin qui allait à Saint-Ouen, Argenteuil et Neuilly. Elle s'est développée à la fin du XIIe siècle, sous le règne de Philippe Auguste, elle faisait partie de la croisée avec la rue Saint-Denis et la rue Saint-Jacques. Elle prolongeait la rue de la Ferronnerie. Elle porta les noms suivants :

En 1854 les premiers numéros de la rue Saint Honoré sont supprimés sur l’ordre du baron Haussmann pour en faire la rue des Halles nouvellement percée pour relier la place du Chatelet aux Halles de Paris construites par Victor Baltard.

La rue Saint-Honoré commence désormais au numéro 33 juste après le 21 rue des Halles (ensemble historique de l’Hôtel des Maréchaux de Villeroy et de la Crémerie de Paris].

En 1966, la partie comprise entre le Palais-Royal, le Théâtre Français et la place André-Malraux a été dénommée place Colette.

Une rue « révolutionnaire »[modifier | modifier le code]

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Plaque de la rue Saint-Honoré

Les numéros impairs de la rue Saint-Honoré s’arrêtent aujourd’hui au 283. Les numéros supérieurs viennent d'une ancienne numérotation pour laquelle nous n'avons pas la correspondance. Il en est peut-être de même pour certains numéros pairs de la même époque[2].

Rue de toutes les révolutions, où fut en quelque sorte inventée la « barricade », à l'angle de la rue de l'Arbre-Sec, lors de la journée du même nom (Journée des barricades), le 12 mai 1588. Épisode qui vit la victoire de Guise sur Henri III et la fuite de ce dernier hors de Paris.

C'est dans cette rue, entre la rue de l'Échelle et la rue de Rohan, que se déroulèrent les premiers combats des Trois Glorieuses, le , et que fut dressée la première barricade ; combats qui inspirèrent à Eugène Delacroix son fameux tableau La Liberté guidant le peuple.

Pendant la révolution de 1848, le Club du Rhône se réunissait près de la chapelle de l'Assomption, le Club des Amis fraternels y avait son siège au no 19, et Étienne Cabet y tenait ses réunions Icariennes… Une foule d'autres clubs y organisaient leurs assemblées; Bakounine y fit un discours, fin 1847, pour la commémoration de la révolution polonaise de 1830.

C'est dans cette rue qu'avait demeuré l'abbé Morellet, adepte du libéralisme économique, encyclopédiste protégé de Marie-Thérèse Rodet Geoffrin dite Mme Geoffrin ; ce qui ne l'empêcha pas d'être embastillé pour sa Préface de la Comédie des philosophes, le 11 juin 1760.

C'est là aussi que logea Jean-Baptiste Drouet, le maître de poste de Sainte-Ménehould qui avait fait arrêter Louis XVI à Varennes et était devenu député à la Convention. Il participe à la Conjuration des Égaux qui se réunit chez lui pour préparer la tentative d'insurrection contre le Directoire en mai 1796.

On rencontre aussi dans les parages de nombreux personnages de romans, comme le Bossu de Paul Féval qui, revenu à Paris pour confondre Gonzague, s'y cache avec Aurore-de-Nevers

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

De la rue des Halles à la rue de l'Oratoire[modifier | modifier le code]

  • no  22 : C'est là que se trouvait à partir de 1849 le magasin central de l'Association Laborieuse et Fraternelle des ouvriers cordonniers, coopérative d'inspiration fouriériste[réf. nécessaire].
N°91 : entrée du village Saint-Honoré
Rue Saint-Honoré, n°93
  • no 93 : Boutique de l'apothicaire d'Henri IV dans laquelle celui-ci aurait reçu des soins après son assassinat le 14 mai 1610. La façade porte encore aujourd'hui l'enseigne « Au Bourdon d'or », rendue célèbre par la photographie qu'en fit Eugène Atget en 1908[3]. Elle est inscrite au titre des monuments historiques[4].

C'est là qu'a lieu l'arrestation de Pierre Broussel, conseiller au parlement de Paris. Elle va constituer le point de départ de la Fronde, le .

  • no  121 au no  125 : Hôtel d'Aligre. Atelier de Philipp Wilheim Mathe, dit Creutz ou Kreutz, dit Curtius, anatomiste et barbier invité en France par le prince de Conti en 1770. Il sculpta les effigies en cire des personnages en vue de l'époque ; bustes qui, pendant la Révolution, furent pour certains l'objet de manifestations triomphales, comme ceux de Necker et du duc d'Orléans, et pour d'autres l'occasion d'autodafés, comme ceux du Pape et de La Fayette.
  • no 123 : Emplacement de la Cour d'Aligre où s'est tenue une réunion politique publique à la fin du Second Empire.

De la rue de l'Oratoire à la place André-Malraux[modifier | modifier le code]

L’actuelle rue de l’Oratoire occupe l’emplacement du chemin de ronde intra-muros de l’ancienne enceinte de Philippe-Auguste (voir ancienne rue d’Autriche), bâtie à la fin du XIIe siècle. Légèrement à l’ouest de son croisement avec la rue Saint-Honoré, une porte de ville fortifiée permettait le franchissement de la muraille.

  • Entre les nos 146,148 et 152 : emplacement de la première Porte Saint-Honoré, bâtie à la fin du XIIe siècle et détruite avant le milieu du XVIe siècle. Entre les no 148 et 150, un très ancien puits traverse plusieurs niveaux de cave.
Site dit des Bons-Enfants du Ministère de la Culture.
  • nos 182 à 192 : immeuble des Bons-Enfants, antenne du Ministère de la Culture. L'immeuble sur la rue Saint-Honoré est construit en 1919 par Georges Vaudoyer afin d'abriter les réserves des Grands magasins du Louvre. Il est occupé par le ministère des Finances entre 1941 et 1989[7]. En 2000 et 2004, l'ensemble de l'îlot compris entre la rue Saint-Honoré, la rue des Bons-Enfants, la rue Croix-des-Petits-Champs et Montesquieu fait l'objet d'une vaste opération de restructuration afin d'accueillir le ministère de la Culture. Les façades sur rue sont habillées d'une résille métallique par les architectes Francis Soler et Frédéric Druot. Cet ensemble immobilier occupe l'emplacement de l'ancienne collégiale Saint-Honoré[8],[9].
  • Entre les no 155 & 161 : emplacement de l'hospice des Quinze-Vingts créé par Louis IX pour abriter 300 chevaliers revenus aveugles des croisades en 1254. N'oublions pas qu'à cette époque nous ne comptions pas en base 10 mais en base 20 ou 12. Sous Charles IX, on y organisa des combats d'aveugles pour la distraction du roi et de la cour...
L'hôtel du Louvre à l'angle de la place du Palais-Royal et de la rue Saint-Honoré.
  • no 157 : Ouvert en 1716, le débit de tabac « À la civette » est le plus ancien en activité de Paris[10].
  • no 161 : Office national marocain du tourisme. Il occupe l'ancien café de la Régence, fermé en 1910. C'est dans le premier « café de la Régence », situé place du Palais-Royal, que se tinrent vers 1750 des réunions de mise au point de l'Encyclopédie. Fréquenté notamment par Voltaire, Diderot, d'Alembert, Rousseau, Marmontel, Benjamin Franklin et Le Sage. S'y disputaient depuis 1715 de mémorables tournois d'échecs. C'est dans ce café que Diderot situe le début de son Neveu de Rameau, écrit en 1762.
    Ce café était situé sur le trajet des charrettes qui emmenaient les condamnés de la Conciergerie à la place de la Concorde, lorsque la guillotine y était installée. De sa terrasse Jacques-Louis David dessina Danton partant vers l'échafaud.
    Il fut le théâtre, en 1815, au début de la Restauration, de nombreux affrontements entre officiers napoléoniens démobilisés et officiers royalistes.
    C'est au café de la Régence que Friedrich Engels retrouve Karl Marx, le . Ils ne s'étaient jusqu'alors croisés qu'une fois à Cologne en 1842. Ils sont venus à Paris pour créer la revue Les Annales franco-allemandes qui ne connaîtra, devant les réticences des « socialistes » français (le mot venait d'être inventé), qu'un seul numéro double. C'est à cette époque qu'ils écrivent ensemble La Sainte Famille. Détruit dans le cadre des travaux haussmannien dans les années 1850, il rouvre en 1864 au no 161.

De la place André-Malraux à la rue Royale[modifier | modifier le code]

Au niveau de la place André-Malraux s'élevait l'ancienne enceinte de Charles V, construite de 1356 à 1383 et détruite à partir des années 1670.

  • no 161 : emplacement en 1380 de la porte Saint-Honoré de l'enceinte de Charles V ; deuxième porte de ce nom, dite aussi porte des Aveugles. Elle fut démolie en 1636. C'est en tentant de la prendre d'assaut que Jeanne d'Arc est blessée le 8 septembre 1429. Un bas relief plaqué contre la façade rend aujourd'hui hommage à Jeanne. Étant l'une des principales issues du Paris fortifié, la porte Saint-Honoré fut le théâtre de nombreux événements, dont l'entrée des troupes du roi Henri III dans Paris contre la Ligue le 12 mai 1588, et la « Journée des Farines » : attaque de soldats d'Henri IV déguisés en âniers, le 20 janvier 1591 pour tenter de prendre la ville dont il faisait le siège et qui lui résistait.
  • no 181 : L'architecte décorateur et peintre Louis Süe et son associé le peintre André Mare, réalisent en 1921, l'aménagement du magasin de Fontaine et Cie[11].
Emplacement de l'ancienne salle de spectacle du Palais Cardinal
A gauche l'incendie de l'Académie Royale de Musique en 1763 ; au milieu une vue des bâtiments actuels (Palais-Royal) avec, à droite, la plaque commémorative retraçant les événements survenus en ce lieu. A gauche l'incendie de l'Académie Royale de Musique en 1763 ; au milieu une vue des bâtiments actuels (Palais-Royal) avec, à droite, la plaque commémorative retraçant les événements survenus en ce lieu. A gauche l'incendie de l'Académie Royale de Musique en 1763 ; au milieu une vue des bâtiments actuels (Palais-Royal) avec, à droite, la plaque commémorative retraçant les événements survenus en ce lieu.
A gauche l'incendie de l'Académie Royale de Musique en 1763 ; au milieu une vue des bâtiments actuels (Palais-Royal) avec, à droite, la plaque commémorative retraçant les événements survenus en ce lieu.


Vestige de l'ancien Hôtel de Noailles.
  • no 214 : siège du club « Les Hommes libres » pendant la révolution de 1848.
Vestiges du chevet de l'église du couvent des Feuillants.
  • no 239 : 1er salon de Louise d'Épinay, dite Mme d'Épinay, près du cimetière des Capucins. Célèbre salon où se rencontrent artistes et philosophes des Lumières, de 1748 à 1762.
  • no 245 : ancien siège de la maison Lenthéric, fondée en 1885.
  • no 247 : ateliers d'Henry Lepaute depuis 1829, célèbre horloger fabricant de pendules pour édifices publics qui équipèrent au XIXe siècle nombre de gares et de mairies.
Menu du 25 décembre 1870
Café Voisin, 261 rue Saint-Honoré
  • no 275 : Maison du Héron. Cachette de Jean-Paul Marat au 3e étage, après qu'il a demandé la pendaison des 800 députés de la Constituante en 1790.
  • no 286 : Église Saint-Roch qui vit la conversion au catholicisme du banquier écossais protestant John Law de Lauriston, appuyée d'un don de 100 000 F, ce qui lui permit de devenir contrôleur général des finances sous la Régence, en 1719.
    Sur son parvis eut lieu, le 23 mai 1750, une émeute contre les rafles de la police destinées à peupler la Louisiane.
    S'y trouve entre autres le tombeau de Denis Diderot, inhumé le 2 août 1784.
    Sur ses marches se déroula un des principaux épisodes de la répression de l'émeute du 13 Vendémiaire (5 octobre 1795). Le jeune officier d'artillerie Napoléon Bonaparte, recruté par Barras, y fit donner le canon contre les sectionnaires venus investir l'Assemblée. Une récente rénovation a pratiquement effacé les traces qui subsistaient de ce mitraillage.
    L'église fut consacrée « Temple du Génie » par décret du 6 Brumaire an VII (27 octobre 1798).
    Une émeute d'un tout autre genre eut lieu le 7 janvier 1815. St Roch fut saccagée, aux cris de « mort aux prêtres », par 5 000 manifestants qui protestaient contre le refus par l'Église d'enterrer chrétiennement la comédienne Marie Saucerotte, dite Françoise Raucourt (ou la Raucourt).
  • no 368 : Demeure de Jean Maximilien Lamarque, général revendiqué comme un des leurs par les Républicains, ce qui provoquera, à l'occasion de ses obsèques, l'insurrection du 1er juin 1832.
  • no 374 : Salon de Marie-Thérèse Rodet Geoffrin, dite Mme Geoffrin, qui rassemble Fontenelle, Montesquieu, Voltaire, Grimm, d'Alembert, Helvétius, Marmontel, d'Holbach, Diderot, Hume… de 1749 à 1777.

Stations du métro qui desservent la rue Saint Honoré[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817
  2. La plupart de ces indications sont issues des Pavés de Paris de Guy de La Batut
  3. Voir la photo dans Commons.
  4. « Notice no PA00085951 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Simone Saint Girons, Les Halles : guide historique et pratique, vol. 16, Paris, Librairie Hachette, coll. « Guides Bleus », , 336 p. (lire en ligne), p. 125-126
  6. Jean Flahaut, « Les Derosne, pharmaciens parisiens, de 1779 à 1855. », Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 93, no 346,‎ , p. 221-234 (lire en ligne).
  7. « L’installation des services financiers dans le quartier Saint-Honoré. « L’îlot C » (1961-1989) », sur http://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/caef/Documents/Expositions_virtuelles/ministere_ville/ (consulté le 17 novembre 2016).
  8. Analyse diachronique de l'espace urbain parisien : approche géomatique (ALPAGE)
  9. Plan parcellaire municipal de Paris (fin XIXe) , plan 3e quartier « Palais Royal », 2e feuille, côte PP/11860/D
  10. « Le plus vieux bureau de tabac parisien », pariszigzag.fr,‎ (consulté le 28 janvier 2016)
  11. Mathilde Dion, Louis Süe, dans : Notices biographiques d'architectes français, Paris:Ifa/Archives d'architecture du XXe siècle, 1991. 2 vol.
  12. Cf. L'acte du 11 mars 1712 relatif à la vente de l'hôtel Armenonville par les héritiers de Pierre-Vincent Bertin à la duchesse douairière de Noailles, née Marie-Françoise de Bournonville (1656-1748) est conservé aux Archives nationales, (AN, MC, étude CXIII, liasse 241). Il comprend une description détaillé du bâtiment (AN, MC, étue CXIII, liaisse 241) tel qu'il apparut avant d'être entièrement remanié.
  13. Jacques Hillairet: Dictionnaire historique des rues de Paris, Vol. 2, p. 428.
  14. Une plaque apposée au dessus du portail sur la façade de le rue Saint-Honoré rappelle l’événement. Elle porte l'inscription Marie Françoise de Noailles épousa ici Gilbert Motier de La Fayette le 11 avril 1774
  15. En 1783, durant la troisième grossesse de la marquise de La Fayette, son époux fit l'acquisition, pour 200.000 livres, d'un hôtel particulier prestigieux situé rue de Bourbon (actuelle rue de Lille), presque au coin de la rue de Bourgogne. Il investit 100.000 livres supplémentaires dans des travaux de restauration et de réaménagement et dépensa 50.000 livres pour meubler et décorer cette maison, désormais appelée hôtel de La Fayette. Le couple quittait ainsi l'hôtel de Noailles, maison paternelle de la marquise (Cf. Harlow G. Unger: Lafayette, John Wiley & Sons, 2002, p. 169)
  16. Plaque sur la façade subsistante de l'hôtel de Noailles avec l'inscription Dans cet hôtel eut lieu le 15 février 1779 l'entrevue du Général de La Fayette à son retour d'Amérique avec la reine Marie-Antoinette.
  17. J.F et L.G. Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, Paris, A.T. Desplaces,
  18. http://librairie.immateriel.fr/fr/read_book/9782847362336/e9782847362336_c09
  19. History of Paris, vol. II (Paris et Londres, 1825)