Dépôt (militaire)
En vocabulaire militaire, un dépôt est la partie d'une unité militaire restant en garnison, ou le lieu ou la caserne où cette fraction est stationnée, ou encore un organisme ou établissement militaire chargé de missions diverses.
On nommait, par exemple, « Dépôt général de la Guerre » le service qui avait pour principale mission l'établissement, la gravure, l'archivage et la fourniture des cartes topographiques nécessaires aux armées, et « dépôt des gardes » l'institution chargée de l'instruction des jeunes officiers, des enfants de troupe, des musiciens des gardes françaises[1], etc.
Première Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Pendant la Première Guerre mondiale, les hommes blessés rétablis, les nouvelles classes, les récupérés, etc. étaient affectés au dépôt avant de partir ou repartir en campagne. On appelait « dépôt commun » le dépôt qui accueillait le régiment d'active et le régiment de réserve mis sur pied à la mobilisation.
Les compagnies d'instruction des dépôts portaient les numéros restant disponibles une fois l'unité active et l'unité de réserve mises sur pied de guerre. Par exemple, dans le cas d'un régiment d'infanterie actif à trois bataillons, cela donne, à la mobilisation :
- compagnies de 1 à 12 : régiment actif ;
- compagnies de 17 à 24 : régiment de réserve ;
- compagnies de 13 à 16 : compagnies de dépôt (souvent attribuées aux territoriaux restant au dépôt) ;
- compagnies de 25 à … : compagnies de dépôt ;
- compagnies de 33 à 36 : compagnies des bataillons-dépôt (9e bataillon).
Les régiments du Génie militaire étaient dissouts en temps de guerre et laissaient place à un dépôt de guerre du Génie. Les compagnies d'instruction étaient numérotées dans la série 100 pour tous les dépôt de guerre du Génie pendant la Première Guerre mondiale[2].
