Boulevard des Capucines

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rue des Capucines.
2e, 9e arrt
Boulevard des Capucines
Le boulevard des capucines au début du XXe siècle
Le boulevard des capucines au début du XXe siècle
Situation
Arrondissement 2e arrondissement et 9e
Quartier Madeleine, Chaussée-d'Antin
Début 25, rue Louis-le-Grand et 1, rue de la Chaussée-d'Antin.
Fin 24, rue des Capucines et 2, rue de Caumartin.
Morphologie
Longueur 440 m
Largeur 35,40 m
Historique
Création à partir de 1685
Dénomination des Capucines
Ancien(s) nom(s) Rue Basse-du-Rempart

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Boulevard des Capucines

48° 52′ 13″ N 2° 19′ 48″ E / 48.87029, 2.32992

Ce site est desservi par les stations de métro Opéra et Madeleine.

Le boulevard des Capucines est un des quatre grands boulevards de Paris, et fait donc partie de la chaîne constituée d'ouest en est par les boulevards de la Madeleine, des Capucines, des Italiens et Montmartre.

Article principal : Boulevards parisiens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Clarisses capucines.

Cette voie est ouverte par lettre patente de juillet 1676. Le boulevard doit son nom actuel au couvent des Capucines dont les jardins longeaient le côté sud jusqu'à la Révolution française, s'appelant rue Neuve-des-Capucines avant de devenir boulevard. Pendant la Révolution française, c'est une partie du boulevard Cerutti.

La rue Basse-du-Rempart qui était tracé sur une partie de l’emplacement du boulevard actuel exprimait bien le fait que la voie se situait à l'origine au pied même de l’enceinte de Louis XIII.

Au début de l'occupation allemande, en août 1940, auxiliaires féminines de transmissions défilant sur le boulevard des Capucines. (En arrière-plan, le magasin Old England, une des enseignes emblématiques de l'artère, de 1867 à sa disparition en mars 2012).
Au début de l'occupation allemande, en août 1940, auxiliaires féminines de transmissions défilant sur le boulevard des Capucines. (En arrière-plan, le magasin Old England, une des enseignes emblématiques de l'artère, de 1867 à sa disparition en mars 2012).

Lieux remarquables[modifier | modifier le code]

Paramount Opéra
Premières séances de cinéma
Mistinguett

Au no 1, Le Café napolitain, célèbre par les écrivains, journalistes, acteurs qui le fréquentèrent : Catulle Mendès, Jean Moréas, Armand Silvestre, Laurent Tailhade

Au no 2, emplacement de l'ancien hôtel de Montmorency, qui fit place au théâtre du Vaudeville en 1869, puis au cinéma Paramount Opéra en 1927. Sa grande salle correspond aux fondations du grand salon de l'hôtel du XVIIIe siècle, dont la façade en rotonde a été conservée.

Au no 3, emplacement du premier magasin Starbucks parisien, ancien magasin Londonien puis agence de voyage et enfin café-restaurant américain depuis 2004. C'est le premier de la chaine à ouvrir ses portes à Paris intra-muros.

Au no 5, emplacement de l'atelier photographique de Pierre-Louis Pierson, associé plus tard aux frères Mayer, qui fut le photographe attitré de la comtesse de Castiglione.

Au no 7, emplacement en 1825 du Géorama où l'on voyait « le globe terrestre entier » de l'intérieur d'une sphère de 14 mètres de diamètre.

Au no 8, l'ancien siège parisien de la Gresham Life Assurance Limited: on peut d'ailleurs y voir deux macarons de part et d'autre de la porte en bois. Plus tard, Offenbach y habita de 1876 et y décéda en 1880.

Au no 11, emplacement de l'atelier du photographe Adrien Tournachon ouvert en 1853.

Au no 12, le Grand-Hôtel, construit sur un ancien marais-potager.

Au no 14, l'hôtel Scribe et emplacement du Grand Café où eurent lieu dans le Salon indien en sous-sol les premières projections publiques payantes du cinématographe d'Auguste et Louis Lumière, le 28 décembre 1895. On y expérimenta les rayons X lumineux, découvert par le docteur Wilhelm Röntgen.

Du no 16 au no 22, emplacement du siège de L'Événement, journal fondé par Victor Hugo.

Au no 24, de 1905 à 1956, lieu d'habitation de Mistinguett.

Au no 25, ancien emplacement du musée Cognacq-Jay, installé en 1931.

Au no 27, ancienne Samaritaine de luxe, dont façades et toitures, escalier intérieur avec sa rampe, et ascenseur sont classés, due au maître de l'Art nouveau, Frantz Jourdain.

Au no 28, emplacement en 1889 des « montagnes russes », remplacées en 1893 par la salle de spectacle de l'Olympia, célèbre music-hall fondé en 1888 par Joseph Oller et racheté en 1952 par Bruno Coquatrix.

Numéro 35, habitée par Nadar

Au no 35, en 1867, siège de la succursale de la Société générale de photosculpture de France. Auguste Clésinger dirige les ateliers de sculpture de la société. À cette adresse aussi atelier du photographe Gustave Le Gray et maison habitée par Nadar. En avril 1874, un groupe de jeunes peintres, dont Renoir, Manet, Pissarro et Claude Monet y firent la première exposition de leurs toiles. Celle de Claude Monet, Impression, soleil levant, devait donner à ces exposants le nom d'impressionnistes. Durant l'été 1874, exposition Pompéi à Paris avec les maquettes en photosculptures des principaux monuments pompéiens[2].

Du no 37 au no 43, ancien emplacement de l'hôtel affecté au ministère des Affaires étrangères de 1820 à 1853. Le 23 février 1848 un bataillon du 14e régiment d'infanterie de ligne barrait le boulevard pour protéger le chef du gouvernement François Guizot. Vers 21h, des manifestants essaient de rompre le barrage. La troupe tire faisant 35 morts et 50 blessés. La foule charge les cadavres dans un tombereau et appelle Paris aux armes. C'est le début de la Révolution de 1848, qui mit fin au règne de Louis-Philippe le lendemain.

Boulevard des Capucines dans les arts[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cette annonce publicitaire pour la photosculpture qui indique que Auguste Clésinger est directeur de ses ateliers de sculpture est paru dans le Journal des débats, page 3, 1re colonne. Elle est aussi paru dans d'autres journaux, comme Le Tintamarre, du 19 mai 1867.
  2. Argus Chronique, La Semaine des familles, 1er août 1874, page 288, 2e colonne.
  3. Présentation du livre.

Sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Dictionnaire des rues de Paris
  • Paris Guide 1807 - Librairie internationale