Malines

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Malines
(nl) Mechelen
Malines
L'hôtel de ville de Malines
Blason de Malines
Héraldique
Drapeau de Malines
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Drapeau de la province d'Anvers Province d'Anvers
Arrondissement Malines
Bourgmestre Bart Somers (OpenVLD)(2007-24)
Majorité OpenVLD-Groen-M+
(2018-24)
Sièges
VLD-Groen-M+
N-VA
Vlaams Belang
Sp.a
CD&V
PVDA
43 (2018-24)
25
7
4
3
3
1
Section Code postal
Malines
Walem
Heffen
Hombeek
Leest
Muizen
2800
2800
2801
2801
2811
2812
Code INS 12025
Zone téléphonique 015 - 03
Démographie
Gentilé Malinois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
86 304 ()
48,96 %
51,04 %
1 324 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,16 %
61,36 %
17,47 %
Étrangers 8,02 % ()
Taux de chômage 8,77 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 14 496 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 51° 01′ nord, 4° 28′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
65,19 km2 (2005)
45,39 %
5,10 %
42,76 %
6,75 %
Localisation
Localisation de Malines
Situation de la ville au sein de l'arrondissement de Malines et de la province d'Anvers.
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte administrative de Belgique
City locator 14.svg
Malines
Géolocalisation sur la carte : Belgique
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Malines
Liens
Site officiel www.mechelen.be

Malines (en néerlandais : Mechelen, prononcé [ˈmɛxələ(n)]) est une commune et ville néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province d'Anvers, chef-lieu de l'arrondissement. Malines compte 86 911 habitants (2021). C'est la sixième plus grande ville de Flandre en nombre d'habitants et la deuxième plus grande ville de province, après Anvers. C'est aussi la deuxième plus grande ville sur la Dyle, après Louvain.

Elle est depuis 1559 le siège de l'archidiocèse de Malines, devenu en 1962 l'archidiocèse de Malines-Bruxelles.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Malines est située à égale distance entre Bruxelles au sud et Anvers au nord.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Malines
Willebroeck Rumst Wavre-Sainte-Catherine
Kapelle-op-den-Bos Malines Bonheiden
Chapelle-au-Bois Zemst Boortmeerbeek

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare principale est située par les lignes 25 de Bruxelles-Nord à Anvers-Luchtbal, 27 de Bruxelles-Nord à Anvers-Central via Machelen et Mortsel et 53 entre Schellebelle et Louvain.

Conçue en 1835 pour être le centre du réseau ferroviaire belge naissant[1], cette gare bénéficie d'une desserte importante.

La gare de Nekkerspoel, un peu plus au nord, est desservie par un nombre moins important de trains.

Les trains sont en correspondance avec les bus du réseau De Lijn qui assurent des liaisons urbaines et interurbaines.

L'autoroute A1 (E19) traverse la commune à l'ouest de la ville, qui est desservie par les sorties Malines-Sud (route N109) et Malines-Nord (N16). Les autres routes notables traversant la commune sont la N1, la N14, la N15 et la N16.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La limite nord de la commune est constituée par le cours de la Nèthe, qui la sépare de Rumst.

La commune est traversée par la Dyle, affluent du Rupel, par la Senne et par le canal Louvain-Dyle.

Relief[modifier | modifier le code]

C'est un relief de plaine de faible altitude.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Lors du partage de l'empire de Lothaire Ier entre Charles le Chauve, roi des Francs, et Louis le Germanique le 8 août 870, Malines est mentionnée à part comme Maalinas dans la part due à Charlemagne. Le nom néerlandais de Malines est Mechelen (Mecheln en allemand ; au Moyen Âge, Mechlinia en latin, parfois Meclinia).

Histoire[modifier | modifier le code]

Malines à l'intérieur de son enceinte médiévale sur la Carte de Ferraris (1770-1778)

Origines[modifier | modifier le code]

Selon la tradition, Malines a été évangélisée au VIIe siècle par saint Rombaut, un moine venu d’Irlande, dont la vie et les miracles sont retracés sur des panneaux peints visibles dans le déambulatoire de la cathédrale.

À défaut de sources fiables et de fouilles archéologiques probantes, les historiens de Malines en sont réduits à des conjectures et recourent à la géographie pour expliquer la genèse de la ville. La rive gauche de la Dyle est légèrement surélevée et protégée des inondations : c'est là que se serait développée au cours du haut Moyen Âge, voire dès l'époque romaine, un premier noyau d'habitat autour de l'actuel Korenmarkt[2].

Sur la rive droite, très marécageuse, un deuxième noyau s'est développé ensuite autour du chapitre de Saint-Rombaut.

Vers 1300, est construite une enceinte pourvue de douze portes englobant toutes les paroisses de la ville, située sur l'emplacement de l'actuel Ringlaan, le boulevard qui entoure le centre historique de la ville.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Malines a longtemps été une possession de la principauté de Liège enclavée à l'intérieur du duché de Brabant.

Jusqu'au début du XIVe siècle, elle est dominée par une grande famille de propriétaires terriens, les Berthout, fréquemment en conflit avec leur seigneur, les princes-évêques. Le dernier représentant de leur lignée est Florent Berthout, mort en 1331.

En 1333, le comte de Flandre Louis de Nevers achète la seigneurie au prince-évêque de Liège. Elle est ensuite cédée au duc de Brabant Louis de Male par la paix d'Ath, qui met fin à la guerre de succession de Brabant (1357).

À sa mort en 1384, Malines passe à sa fille Marguerite, et par le mariage de celle-ci avec le duc de Bourgogne Philippe le Hardi aux ducs de Bourgogne de la maison de Valois, qui prennent peu à peu possession des fiefs néerlandais du Saint-Empire (duché de Brabant...) ou du royaume de France (comté de Flandre...), constituant un ensemble appelé « Pays-Bas bourguignons ».

Membre du conseil du duché de Bourgogne à l'époque du duc Philippe le Bon, chevalier de la Toison d'Or, Jean de Luxembourg (vers 1400-1466), le « bâtard de Saint-Pol », occupe la charge de haut bailli de Malines, la plus haute magistrature des Pays-Bas bourguignons.

Des Pays-Bas bourguignons aux Pays-Bas espagnols[modifier | modifier le code]

Charles le Téméraire par Rubens (vers 1618). Musée d'histoire de l'art à Vienne (Autriche).
Marguerite d'Autriche (vers 1495).

Déjà prospère grâce à sa situation sur la Dyle, elle devient sous Charles le Téméraire le siège d'une institution connue sous le nom de Parlement de Malines, cour supérieure des Pays-Bas bourguignons. Cette institution est supprimée en 1477 par le Grand Privilège de Marie de Bourgogne. Elle est rétablie en 1504 sous le nom de Grand Conseil de Malines par l'époux (veuf depuis 1482) de Marie, l'empereur Maximilien de Habsbourg.

La ville connaît son apogée dans la période où sa fille Marguerite d’Autriche, tante de Charles Quint, gouvernante des Pays-Bas de 1507 à 1530, y réside. Après elle, la gouvernante Marie de Hongrie, sœur de Charles Quint, réside plutôt à Bruxelles, qui devient la capitale des Pays-Bas.

Malines mise à sac par les Espagnols en 1572

En 1546, l'explosion de la Zandpoort, un entrepôt de poudre, est une catastrophe. Elle provoque la mort de quelque 200 habitants et la destruction de nombreux immeubles[3]. Les palais de Marguerite d'York et de Marguerite d'Autriche, situés à proximité, sont gravement endommagés.

Au début du règne du fils de Charles Quint, le roi d'Espagne[4] Philippe II, la ville profite de la réorganisation des diocèses des Pays-Bas en devenant le siège de l'archidiocèse de Malines.

Mais peu après, les Pays-Bas deviennent le théâtre d'un conflit à la fois religieux et politique, avec la révolte des Gueux et les débuts de la guerre d'indépendance (1568-1648), alors dirigée par Guillaume d'Orange. Le , les troupes espagnoles du duc d'Albe s'emparent de la ville et la mettent au pillage. En 1580, les insurgés de l'union d'Utrecht reprennent la ville, mais celle-ci est reprise définitivement par Alexandre Farnèse en 1585, avant Anvers, tandis que les sept provinces septentrionales restent indépendantes (de fait jusqu'en 1648), formant la république des Provinces-Unies.

L'époque des Pays-Bas autrichiens (1714-1794) et ses suites (1794-1815)[modifier | modifier le code]

En 1714, à la fin de la guerre de Succession d'Espagne, les Pays-Bas espagnols sont cédés à la maison d'Autriche, dont le chef est en général empereur, devenant les Pays-Bas autrichiens.

En 1746, pendant la guerre de Succession d'Autriche, l'armée française commandée par le prince de Soubise s'avance vers Malines, qui capitule immédiatement, n'étant pas en mesure de se défendre.

Pendant la Révolution française, les Pays-Bas autrichiens sont attaquées durant l'automne 1792 par les armées de la République, déjà victorieuses à Valmy. Le , après la victoire de Jemmapes, le général Stengel prend Malines, mais la ville revient sans combat aux mains de l'empereur François II au printemps suivant, les armées françaises étant alors contraintes de battre en retraite. Le , les troupes françaises qui ont repris l'offensive prennent une deuxième fois Malines.

Après la conquête française des Pays-Bas, la seigneurie de Malines est incorporée en 1795 au département des Deux-Nèthes (chef-lieu : Anvers), dont elle est une sous-préfecture.

Le 22 octobre 1798, durant la guerre des Paysans, la ville est prise par les insurgés, mais reprise par les républicains le lendemain. 41 prisonniers sont fusillés devant la cathédrale.

À l'époque de Napoléon, les murailles sont totalement détruites.

En 1815, après la chute de Napoléon et le congrès de Vienne, le département est incorporé au royaume des Pays-Bas et devient la province d'Anvers.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1835, la première ligne de chemin de fer public du continent européen relia Malines à Bruxelles.

En 1863, le Congrès de Malines réunit, à l'initiative du théologien bavarois Ignaz von Döllinger, plus de cent théologiens. Les débats prenant un tour de plus en plus libéral, le pape Pie IX ordonne la clôture du Congrès et publie le Syllabus errorum.

En 1866 , la ville connaît une importante épidémie de choléra, qui se répète quelques années plus tard, mais n'est plus aussi intense.

En 1914, la ville fut bombardée par les Allemands les 27 et (Grande Retraite). Plusieurs bâtiments historiques, notamment sur l'IJzerenleen et le Schoenmarkt, ont été partiellement ou complètement détruits. Ces bâtiments ont été reconstruits dans un style rétro après 1918, après un concours d'architecture.

En 1944, les Britanniques bombardèrent la ville et firent des centaines de victimes, dont environ 300 morts. Encore une fois, de nombreuses maisons ont été rasées. Dans le Mechels Broek, de nombreux cratères de bombes de cette époque sont encore très visibles dans le paysage aujourd'hui.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1942 à 1944, la Caserne Lieutenant-Général Baron Dossin de Saint-Georges, mieux connue sous le nom de Caserne Dossin, servit, sous le nom de SS-Sammellager-Mecheln, de lieu de rassemblement pour 24 916 juifs et 351 tziganes de Belgique avant leur départ pour le camp d’extermination d’Auschwitz.

Le 18 mai 1985, le pape Jean-Paul II - à l'occasion de son 65e anniversaire - a visité la ville[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Wapen Mechelen.svg
La ville possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 7 octobre 1986. Elles remplaçaient de plus anciennes armoiries octroyées le 6 décembre 1810, confirmées les 6 octobre 1819 et 18 décembre 1841. Ce sont les armoiries du domaine et du comté de Malines. Les armoiries aux pals rouges sont celles de la famille Berthout, seigneurs de Malines aux XIIe et XIIIe siècles. En 1490, l'empereur Frédéric III accorda à la ville l'utilisation d'un écusson avec l'aigle impérial.

Sur le sceau de la ville, datant de la même année, les nouvelles armoiries sont montrées, avec deux griffons comme supports. Ce sont les supports de la famille Habsbourg, empereurs du Saint-Empire romain germanique. La devise a également été ajoutée à la fin du XVe siècle.

Le blason du dragon est probablement dérivé des armoiries du Royaume d'Aragon qui présentaient également des pals rouges sur fond or (voir pour le blason la province de Valence en Espagne) mais qui n'avaient rien à voir avec la ville. Dans les nouvelles armoiries, le casque et l'emblème ont été remplacés par une couronne de comte pour le comté historique de Malines.

Aux XVIe et XVIIe siècles, l'aigle de l'écusson était souvent représenté avec deux têtes, mais celles-ci n'étaient jamais utilisées officiellement.

Napoléon a donné des armoiries à Malines en 1810, montrant le bouclier avec les pals, mais au lieu de l'aigle, un canton libre avec un N couronné, symbole des villes de seconde classe.

En 1819, les armoiries furent octroyées sans le support, qui fut ajouté en 1841. En 1986, le blason fut remplacé par une couronne.

Les armoiries de 1841 montraient le blason avec un dragon d'or. Les armoiries utilisaient également la devise "In fide constans" ("La Fidélité Constante"). Les armoiries actuelles montrent deux griffons comme supports et la traduction de la devise en néerlandais, "In trouwen vast".
Blasonnement : D'or à trois pals de gueules ; écu de cœur : d'or à un aigle de sable. L'écu surmonté d'une couronne d'or avec treize perles, dont trois sont surélevées, et retenues par deux griffons d'or, griffus et de gueules, le tout reposant sur un ruban d'or avec la devise IN TROUWEN VAST en lettres de sable. (Traduction libre)
Source du blasonnement : Heraldy of the World[6].



Politique et administration[modifier | modifier le code]

Élections communales de 2018[modifier | modifier le code]

Élection du conseil communal de Malines[7]
Parti Voix % +/- Sièges +/-
Open Vld - Groen 26 335 47,7 en augmentation 13,8
25  /  43
en augmentation 9
N-VA 9 067 16,4 en diminution 6,8
7  /  43
en diminution 3
VB 5 298 9,6 en augmentation 0,9
4  /  43
en augmentation 1
sp.a 5 052 9,2 en diminution 9,0
3  /  43
en diminution 5
CD&V 5 050 9,2 en diminution 3,2
3  /  43
en diminution 2
PVDA 2 454 4,4 en augmentation 1,4
1  /  43
en augmentation 1
Autres 1 920 3,5 en augmentation 2,9
0  /  43
en stagnation 0
Total 55 176 100,0 43 en stagnation 0

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Graphe de l'évolution de la population de la commune (la commune de Malines étant née de la fusion des anciennes communes de Malines, de Walem, d'Heffen, d'Hombeek, de Leest et de Muizen, les données ci-après intègrent les deux communes dans les données avant 1977).

Elle comptait, au , 87 329 habitants (42 822 hommes et 44 507 femmes), soit une densité de 1 339,61 habitants/km²[8] pour une superficie de 65,19 km².

  • Source : DGS - Remarque: 1806 jusqu'à 1970=recensement; depuis 1971=nombre d'habitants chaque 1er janvier[9]

Sports[modifier | modifier le code]

Folklore[modifier | modifier le code]

Opsinjoorke
  • Comme c'est le cas pour beaucoup de villes flamandes, les Malinois sont affublés d'un sobriquet. Selon la tradition, dans la nuit du 27 au , un individu sortant d'un cabaret crut que la cathédrale Saint-Rombaut était en flammes. Ameutés par ses cris, les Malinois se précipitèrent pour éteindre l'incendie, pour se rendre compte qu'il ne s'agissait que d'une illusion : ce qu'ils avaient pris pour des flammes n'étaient que les reflets orangés de la lune derrière la cathédrale. Tout le pays en rit et les Malinois furent désormais appelés « Maneblussers », c'est-à-dire les « éteigneurs de lune » en néerlandais[10],[11].
  • La mascotte des Malinois est une poupée, appelée Opsinjoorke (nl), qu'on lance en l'air et rattrape ensuite dans un drap. La poupée actuelle, conservée au Musée communal (Hof van Buysleden[12]), a été sculptée en 1647 par Valentijn Van Landscroon. Elle était connue jadis sous d'autres noms : « Sotcop » (« fou » en néerlandais) ou encore « Vuylen Bras » (« noceur »). En 1775, lors d'un cortège, les porteurs l'ayant projetée en l'air trop violemment, elle retomba sur un spectateur anversois, Jacobus de Leeuw, qui leva les bras pour se protéger. Une longue rivalité oppose les Malinois et les Anversois. La foule, croyant que l'Anversois voulait dérober la poupée, le roua de coups. Depuis cet incident, la poupée porte le nom de « Opsinjoorke », une allusion au sobriquet des Anversois, « Sinjoren », un mot dérivé de l'espagnol « señor », et qui signifie « Messieurs ». La poupée fut effectivement dérobée par des étudiants anversois le . La ville d'Anvers ne la restitua qu'un mois plus tard.

Événements[modifier | modifier le code]

Statue de Notre-Dame de Hanswijk
  • Procession de Hanswijk (Hanswijkprocessie): elle a lieu tous les ans le dimanche avant l'Ascension en l'honneur de la Vierge de Hanswijk. Sa statue est portée à travers toute la ville. Alors que Malines était victime de la peste en 1272, les habitants du faubourg de Hanswijk portèrent la statue jusqu'à la ville. Selon la tradition, les Malinois avaient fermé les portes, mais la porte de Bruxelles s'ouvrit d'elle-même et la procession put entrer dans la ville. L'épidémie s'étant arrêtée, les Malinois promirent d'organiser chaque année une procession en témoignage de gratitude. La première partie de la procession est consacrée à l'histoire de Hanswijk, vient ensuite une représentation de la vie de la Vierge et enfin des scènes de la vie de Jésus[13].
  • Cavalcade de Hanswijk: Depuis 1738, la procession d'Hanswijk célèbre tous les vingt-cinq ans une année jubilaire. Ce cortège historico-religieux associé à l'Ommegang de Malines a eu lieu pour la dernière fois en 2013. La prochaine Cavalcade, la treizième de son histoire, traversera Malines en 2038. Les géants participant à la procession ont été classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO[14].
  • Grand cortège carnavalesque le dimanche 28 jours avant Pâques.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux[modifier | modifier le code]

La tour de la cathédrale Saint-Rombaut

La ville a conservé de nombreux monuments qui témoignent de son importance dans les siècles passés. Elle ne compte par exemple pas moins de trois hôtels de ville, ou plutôt maisons des échevins.

De nombreuses rues piétonnes mettent en valeur de superbes demeures à frontons, des palais, églises et autres édifices classés du 16e siècle[15].

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église du Béguinage (nl) (Begijnhofkerk), dédiée à Saint Alexis et Sainte Catherine (1629-1647) est un bel exemple des débuts du Baroque en Belgique. Elle a été conçue par P. Huyssens et Jacob Franquart et achevée par Lucas Faydherbe.
  • L'église Notre-Dame du Val-des-Lys (Onze-Lieve-Vrouw van Leliëndaal) est un édifice baroque construit par Lucas Faydherbe (1662-1672).
  • L'église Sainte Catherine (Sint-Catharinakerk ou Sint-Katelijnekerk) est un édifice gothique.
  • La chapelle du Saint Esprit (Heilige Geestkapel en néerlandais) est un petit édifice à une seule nef de style gothique primitif, bâtie au XIIIe siècle. Au Moyen Âge, on y distribuait des repas aux nécessiteux[16]. Vers 1910, l'architecte malinois Edmond Peel restaure l'édifice en grès. Une alcôve à trois lobes avec un bloc sacrificiel a été ajoutée sous la fenêtre centrale en arc brisé du pignon avant. Dans le mur latéral nord-ouest, quatre lumières en forme d'arc pointu et deux portes d'entrée ont été placées. La chapelle est protégée en tant que monument depuis 1938 en raison de sa valeur artistique, archéologique et historique. Entre 1972 et 2013, la chapelle et la maison abritaient le théâtre de marionnettes De Maan de la ville de Malines[17]. Le Heilige Geestkapel a retrouvé un nouveau souffle avec diverses manifestations telles que 'unheard', un festival de musique alternative. En 2018, la Heilige Geestkapel faisait partie des trois lauréats du Prix du patrimoine immobilier[17].

Monuments civils[modifier | modifier le code]

  • La Grand-Place (Grote Markt) : le côté est de la place est occupé par un ensemble quelque peu hétérogène de bâtiments formant l'actuel hôtel de ville. Il forme un ensemble quadrangulaire autour d'une cour centrale. Le côté vers la Grand-Place se compose de deux édifices : la Halle aux draps et le beffroi au sud et le palais du Grand conseil au nord. Devant la Halle aux draps se trouve une sculpture en bronze de la poupée Opsinjoorke, mascotte de Malines, jetée en l'air et retombant sur un drap. Le côté ouest de la place est occupé par le complexe De Beyaert, qui date des XIVe – XVIe siècles. Cet édifice fut l'hôtel de ville de Malines de 1474 à 1914. Il fait actuellement fonction de bureau de poste. Construit en style gothique, il fut remanié en 1715. Une restauration menée en 1907- 1908 lui rendit son aspect gothique. Les autres côtés sont occupés par de nombreuses maisons anciennes d'époques diverses.
  • Le palais de Marguerite d'York : en 1480, la veuve de Charles le Téméraire et arrière-grand-mère, par alliance, de Charles Quint, fit construire un édifice en gothique tardif à l'emplacement de l'ancienne cour de Cambrai. Charles-Quint y passa sa jeunesse. En 1611, le palais passa entre les mains des Jésuites, qui démolirent la plus grande partie des bâtiments pour y construire leur couvent, ne conservant du palais que la salle de réception. De ce couvent ne subsistent que l'église Saints-Pierre-et-Paul et la chapelle de l'Immaculée Conception, qui date de 1633. La salle de réception de Marguerite d'York abrite actuellement le théâtre communal.
  • La cour de Busleyden (Hof van Busleyden) : cette belle demeure patricienne doit son nom à son premier propriétaire, l'humaniste malinois Jérôme de Busleyden qui la fit construire au début du XVIe siècle pour abriter sa collection d'œuvres d'art. Son ami Thomas More y séjourna en 1515. L'édifice témoigne de l'évolution du style gothique tardif vers la Renaissance. Après le décès précoce de Hiëronymus van Busleyden, la propriété passa par plusieurs mains avant de devenir le mont-de-piété de Malines en 1619. Elle fut gravement endommagée pendant la Première Guerre mondiale : il n'en restait plus que les murs et des fragments de peintures murales au rez-de-chaussée. La demeure fut complètement restaurée en 1930-1938 et transformée en musée.
Les trois célèbres maisons Saint-Joseph, Le Diable et le Paradis au Haverwerf (dessin par Léon Van Dievoet, 1934. Collection Musée Hof van Busleyden[18])
  • La porte de Bruxelles (Brusselpoort) : seule porte médiévale de la ville conservée. Construite en pierre de Tournai et de Balegem, elle date des XIIIe et XIVe siècles. Elle héberge actuellement «Het Firmament», le centre flamand d'expertise du théâtre de figurines et ne se visite pas[19].
  • Le Haverwerf : ce quai (werf en néerlandais) était l'endroit où l'on déchargeait jadis l'avoine (haver en néerlandais). Malines en détenait le droit d'entreposage exclusif ; les navires chargés de ces denrées devaient faire escale à Malines et mettre en vente leur cargaison pendant trois jours. ce quai possède trois jolies maisons anciennes : Saint-Joseph, le Diable et le Paradis[20],[21].
  • Le Marché aux poissons (de Vismarkt): sur de Vismarkt, on vendait déjà du poisson en 1531, après que les marchands aient été chassés de l'IJzerenleen à cause des mauvaises odeurs[22]. Aujourd'hui encore, vous y trouvez plusieurs poissonneries. Le Vismarkt et la Nauwstraat voisine sont particulièrement animées.
  • Le marché aux bovins (Veemarkt en néerlandais): était la place ou les divers bovins étaient vendus.
Image panoramique
Panorama de la Grand-Place.
Voir le fichier

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le Musée communal de la Maison échevinale (Schepenhuis en néerlandais) : il occupe le premier hôtel de ville du XIIIe siècle, et abrite une remarquable collections de retables.
  • Le Musée municipal, logé dans un ancien palais la cour de Busleyden (Hof van Busleyden en néerlandais) – est dédié au folklore.
  • Le Mémorial, Musée et centre de documentation sur l'Holocauste et les Droits de l'Homme : ouvert le sur le site de la Caserne Dossin[23]. Il remplace le Musée juif de la Résistance et de la Déportation (« Joods Museum van Deportatie en Verzet »), inauguré en 1995, installé dans les bâtiments mêmes d'où les Juifs de Belgique furent déportés, la Caserne Dossin, Goswin de Stassartstraat 152[24].
  • Le Musée de l'Horlogerie : collection d'instruments de mesure du temps qui fut réunie par la famille Op de Beek, Langeschipstraat 13.
  • L'Atelier des Horloges de tour et Carillons Michiels.
  • Le Cabinet des peintres sots (Zotte Kunstkabinet) : ce cabinet d'art est installé dans une maison de style rococo superbement restaurée, appelée « t'Vliegend Peerd », occupée autrefois par Mayken Verhulst la belle-mère de Bruegel[25]. À cette époque, la Sint-Katelijnestraat était un centre artistique[26]. La collection est consacrée aux peintres satiriques dans la lignée de Bosch et de Bruegel.
  • Le Musée du Jouet[27].
  • La Manufacture royale de Wit : elle est spécialisée dans la restauration manuelle des tapisseries anciennes. Fondée en 1889, la Manufacture est est également un leader dans le négoce de tapisseries anciennes pour les particuliers et les musées[28],[29]. Équipée d'un dispositif de nettoyage ingénieux et breveté, elle restaure les tapisseries des plus grands musées, dont le Louvre, le Prado ou le Metropolitan Museum of Art. De plus, la manufacture De Wit possède une collection prestigieuse de tapisseries anciennes et modernes. L'atelier est établi dans l'ancien refuge des Norbertins de l'abbaye de Tongerlo (1484).

Attractions[modifier | modifier le code]

  • L'École royale de carillon : Malines prétend au titre de capitale des concerts de carillon. Le nouveau carillon de la tour Saint-Rombaut fonctionne tout au long de l'année. Pendant la journée, toutes les sept minutes, le carillon joue automatiquement des mélodies. Entre le milieu du quinzième et la fin du dix-septième siècle, Malines était l'un des plus importants fondeurs de cloches d'Europe. L’UNESCO a reconnu en 2014 la culture du carillon en Belgique en tant que meilleure pratique de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel[30]. Avec l'achat du carillon Hemony en 1679, la ville de Malines possédait dans sa tour St Rombout l'un des carillons les plus grands et les plus lourds du monde[31]. Au début du siècle dernier, la toute première école de carillon au monde s'est ouverte à Malines. Des étudiants venus du monde entier y apprennent à jouer le carillon[32]. La célébration des 100 ans de l'école de carillon en 2022 est une étape importante dans l'histoire de l'art du carillon dans les Pays-Bas. L'ambition de l'actuel conseil municipal de Malines, concrétisée dans le document de politique générale Malines - hart voor beiaard, est de développer la ville de Malines en tant que centre international de l'art du carillon, avec l'école de carillon jouant un rôle de premier plan en tant qu'institut éducatif et initiateur de nombreuses initiatives et projets[31],[33].
  • Technopolis (nl), centre des sciences et de la technologie où les sciences et les technologies sont expliquées d'une façon ludique.
  • Le Domaine sportif et récréatif De Nekker[34],[35].
  • Le parc de Planckendael : acheté par la Société Royale de Zoologie d'Anvers (KMDA vzw) en 1956, le parc animalier présente aux visiteurs un millier d'animaux. Il abrite également un centre pour la recherche scientifique et la conservation.
  • Parmi les entreprises récentes, on peut citer l'imprimerie du timbre depuis 1993, qui fournit La Poste belge.
  • Le pôle culturel Het Predikheren est une pépinière de talents. Un lieu de rencontre, de coopération, d'art, de culture et de littérature[36].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Malines est une ville gastronomique. Il y a beaucoup de recettes qui sont célèbres. Par exemple, le coucou de Malines, les bières de Malines et des friandises typiques. Cette ville connaît aussi une longue tradition de maraîchage et est réputée depuis le XVIe siècle pour la culture de l’asperge.

Le coucou de Malines[modifier | modifier le code]

Une des spécialités malinoises les plus célèbres est le coucou de Malines. C’est un poulet à chair ferme au plumage gris et blanc. C’est une volaille de grande taille, massive et volumineuse. C’est une grosse productrice de chair blanche très fine. Le coucou malinois figure au menu de nombreux restaurants de la ville, accompagné de légumes primeurs ou d’une sauce à base de bière malinoise[37].

La bière de Malines[modifier | modifier le code]

La bière la plus connue de Malines est la « Gouden Carolus » et la « Mechelschen Bruynen ». La Mechelschen Bruynen, ou Brune de Malines, était la bière préférée de Charles Quint, qui avait passé sa jeunesse à Malines. Même quand il était en Espagne ou en campagne militaire, il faisait envoyer sa bière préférée[38]. Ces bières sont brassées dans la brasserie « Het Anker », qui a une activité continue attestée depuis le XIVe siècle. Quant à la brasserie « Het Anker », elle célèbre chaque année l’anniversaire de Charles Quint en brassant une « Cuvée de l’empereur ».

Friandises[modifier | modifier le code]

Les « Mechelse Maantjes » (« lunes de Malines ») sont des chocolats[39], tandis que la « Mechelse toren » ou « tour de Malines » est un biscuit sablé et qu'une « Marguerite » de Malines est un biscuit au citron.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Film tourné à Malines[modifier | modifier le code]

Chiens[modifier | modifier le code]

Une variété de chiens de berger belges, le Malinois, tire son nom de la région de Malines, où a commencé son élevage. C'est en 1901 que les premiers bergers belges ont été enregistrés dans le Livre des Origines de la Société Royale Saint-Hubert (LOSH)[46]. Ce berger fait partie des chiens les plus intelligents, étudiés par le psychologue animalier Stanley Coren[47].

Canari Malinois[modifier | modifier le code]

Le canari Malinois est un canari de chant d'origine belge. C'est dans la région de Malines que les premiers sujets furent produits. Cette race est très ancienne, elle remonte aux XVe et XVIe siècles[48].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (nl) Henri Installé, Hans Rombaut et Godfried Croenen, Historische stedenatlas van België. Mechelen, Gemeentekrediet,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Gillieaux, Les chemins de fer belges : hier, aujourd'hui, demain, Bruxelles, Racine, , 206 p. (ISBN 978-94-014-4805-5 et 9401448051, OCLC 1028582410, lire en ligne), p. 13
  2. Installé, Rombaut et Croenen 1997, p. 14-15
  3. Cet épisode est illustré dans Le Livre des miracles, publié à Augsbourg vers 1550. Réédité en 2013 par Till-Holger Borchert et Joshua P. Waterman
  4. Philippe II est roi d'Espagne en tant que descendant des rois catholiques, et souverain des Pays-Bas (duc de Brabant, comte de Flandre, comte de Hollande, etc.) en tant que descendant de Charles le Téméraire. La formulation usuelle de « Pays-Bas espagnols » est juridiquement inexacte : les Pays-Bas ne font pas partie de l'Espagne, mais de l'Empire, précisément du cercle de Bourgogne.
  5. « Deux séjours ont marqué la Belgique Oruba : « Rien n'a changé » », sur Le Soir (consulté le )
  6. https://www.heraldry-wiki.com/heraldrywiki/index.php?title=Mechelen
  7. « Lokale verkiezingen 2018 », sur vlaanderenkiest.be (consulté le )
  8. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  9. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/population-bevolking-20190101.pdf
  10. (en) admin, « Maneblussers », sur Belgische volksverhalen, (consulté le )
  11. (nl) VRT NWS, « Tweede schilderij van Maneblussers wordt geveild: "De verwachtingen zijn hoog gespannen" », sur vrtnws.be, (consulté le )
  12. Comme le musée est temporairement fermé, la poupée est conservée à l'office de tourisme de Malines
  13. « Basilique de Notre-Dame de Hanswijk », sur Visit Mechelen (consulté le )
  14. « Cavalcade de Hanswijk | VISITFLANDERS », sur www.visitflanders.com (consulté le )
  15. Flandreinfo be-L'Actu de Flandre, « Malines va encore étendre sa zone sans voitures dans le centre », sur vrtnws.be, (consulté le )
  16. (nl) « Het Kunstuur in Heilige Geestkapel Mechelen | OKV », sur www.okv.be (consulté le )
  17. a et b (nl) « Heilige Geestkapel | PARCUM », sur www.parcum.be (consulté le )
  18. Musée Hof van Busleyden, Léon Van Dievoet, "Huizen op Haverwerf" (les maisons "le Diable" et "le Paradis"), catalogue n° G1364.
  19. (nl) « Archiefbank Vlaanderen », sur archiefpunt.be (consulté le )
  20. « Haverwerf », sur Visit Mechelen (consulté le )
  21. (nl) « Haverwerf aan de Dijle », sur Mechelen op zijn Best, (consulté le )
  22. « Vismarkt », sur Visit Mechelen (consulté le )
  23. Article du Monde
  24. Geneviève Warland, « La caserne Dossin à Malines (Belgique) – Mémorial, musée et centre de documentation sur l’Holocauste et les droits de l’Homme », Mémoires en jeu / Memories at stake,‎ (lire en ligne, consulté le )
  25. (nl) « 't Vliegend Peerd MECHELEN / BELGIË », sur www.historvista.com (consulté le )
  26. (nl) « Het Zotte Kunstkabinet | Mechelen », sur UiTinVlaanderen (consulté le )
  27. « Speelgoedmuseum Mechelen », sur www.speelgoedmuseum.be (consulté le )
  28. « La Manufacture », sur www.dewit.be (consulté le )
  29. « La Manufacture royale De Wit », sur Visit Mechelen (consulté le )
  30. « Malines, lieu de réflexion des grands de ce monde », sur www.flemishmasters.com (consulté le )
  31. a et b « Histoire », sur Beiaardschool Mechelen (consulté le )
  32. « Beiaardschool Mechelen », sur Beiaardschool Mechelen (consulté le )
  33. « Découvrez Malines », sur www.stadsgidsenmechelen.be (consulté le )
  34. « Domaine Sportif et Récréatif Provincial De Nekker », sur Visit Mechelen (consulté le )
  35. « Français », sur De Nekker (consulté le )
  36. (nl) VRT NWS, « Maak kennis met Het Predikheren in Mechelen: van barok klooster en strenge kazerne tot bibliotheek met een ziel », sur vrtnws.be, (consulté le )
  37. « Le coucou de Malines », sur Visit Mechelen (consulté le )
  38. « Historiek », sur Het Anker (consulté le )
  39. (en-US) « Maak kennis met het koppel achter het ‘Mechelse Maantje’ », sur Mijn Stad, (consulté le )
  40. a et b (nl) « Wist u dat de roots van Ludwig van Beethoven in Mechelen liggen? », sur Focus on Belgium, (consulté le )
  41. au 1er régiment de chasseurs à cheval (Belgique)
  42. « Rombout Verhulst », sur www.vondel.humanities.uva.nl (consulté le )
  43. « kunstenaar in de kijker : Rik Wouters », sur erfgoedinzicht.be (consulté le )
  44. Archives Départementales du Nord, Inventaire sommaire archives départementales du Nord (lire en ligne), page 1 jean bonnot
  45. Henry Roussell (1875-1946), Les opprimés : film, (lire en ligne)
  46. « Le berger belge Malinois : origine, taille et caractère », sur LEFIGARO, (consulté le )
  47. « La liste des chiens les plus intelligents selon Stanley Coren », sur planeteanimal.com (consulté le )
  48. « LE CANARI MALINOIS », sur Boutique Oiseaux l'Oisillon (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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