Bataille de Saint-Denis (France)

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Bataille de Saint-Denis
Description de cette image, également commentée ci-après

Gravure de la Bataille de Saint-Denis (1567), Tortorel et Perrissin, 1570.

Informations générales
Date
Lieu Saint-Denis
Issue Victoire catholique
Belligérants
Catholiques Huguenots
Commandants
Anne de Montmorency Louis de Condé
Gaspard de Coligny

Deuxième guerre de religion

Batailles

Guerres de religion en France


Prélude
Mérindol (1545) · Amboise (1560) · Colloque de Poissy (1561)


Première guerre de religion (1562–1563)
Édit de Saint-Germain · Massacre de Wassy · Vergt · Rouen · Dreux · Orléans · Édit d'Amboise


Deuxième guerre de religion (1567–1568)
Surprise de Meaux · Saint-Denis


Troisième guerre de Religion (1568-1570)
Jarnac · La Roche-l'Abeille · Montcontour · Saint-Jean-d'Angély


Quatrième guerre de religion (1572–1573)
Saint-Barthélemy · Sommières · Sancerre · La Rochelle (1572)


Cinquième guerre de religion (1574–1576)
Dormans · Édit de Beaulieu


Sixième guerre de religion (1576–1577)
Traité de Bergerac (en)


Septième guerre de religion (1579–1580)
Traité du Fleix


Huitième guerre de religion (1585–1598)
Guerre des Trois Henri (en)
Traité de Nemours · Jarrie · Coutras · Vimory · Auneau · Journée des Barricades · Arques · Ivry · Paris · Poncharra · Châtillon · Craon · Port-Ringeard · Fontaine-Française · Édit de Nantes


Rébellions huguenotes (1621-1629)
Saumur (1621) (en) · Saint-Jean-d'Angély (1621) · La Rochelle (1621) · Montauban (1621) · Riez (1622) · Royan (1622) · Sainte-Foy (1622) · Nègrepelisse (1622) · Saint-Antonin (1622) · Montpellier (1622) · Saint-Martin-de-Ré (navale, 1622) · Traité de Montpellier (1622) · Blavet (1625) · Île de Ré (1625) (en) · Traité de Paris (1626) · Saint-Martin-de-Ré (1627) · La Rochelle (1627-1628) · Privas (1629) · Alès (1629) · Montauban (1629) (en) · Paix d'Alès


Révocation de l'édit de Nantes (1685)

Le eut lieu la bataille de Saint-Denis entre catholiques et protestants.

Contexte[modifier | modifier le code]

Inquiétés par l'armée espagnole envoyée depuis le Milanais vers les Pays-Bas en longeant la frontière française pour réprimer la révolte des gueux, et par l’entrevue de Bayonne, dont l’issue est restée secrète, les protestants français tentent d’enlever le roi le 28 septembre 1567 (Surprise de Meaux). L’opération échoue, mais les villes protestantes se soulèvent à nouveau.

Les troupes de Condé et Coligny, renforcées de mercenaires allemands, campent à Saint-Denis, avec l'objectif d'affamer Paris.

Condé, d’Andelot et Coligny entament alors des pourparlers avec la Cour. Le roi Charles IX leur envoie ses hérauts, et leur enjoint de se présenter sans armes, sous peine d’être déclarés rebelles, suivant un ancien usage féodal. Les chefs protestants décident alors d’investir complètement Paris.

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Assez rapidement, Paris manque de vivres. Montmorency, nommé par Catherine de Médicis à la tête de l’armée royale, fait une sortie sur la route de Saint-Denis. Du côté protestant, les arquebusiers ont creusé des tranchées pour s’abriter ; les cavaliers, eux, utilisent des gaules ferrées en guise de lance.

La milice parisienne est stoppée par le feu des arquebusiers ; dans l‘affrontement de cavalerie, le connétable de Montmorency est tué, à l'âge de 74 ans, d’un coup de pistolet dans le dos. L’élan de l’armée royale est stoppé, les protestants se retirent sur Montereau, permettant à Paris de se réapprovisionner.

Suites[modifier | modifier le code]

Les deux armées se renforcent :

  • du côté protestant, on reçoit l’aide de Frédéric III, Électeur palatin, qui envoie 9 500 mercenaires ; l’armée des vicomtes, rassemblée par Bruniquel, Caumont et Montclar, qui réunit les Gascons et les protestants du Rouergue, a rallié ceux du Sud-Est, et rejoint Condé sous la direction de Jacques de Crussol (soit 4 000 hommes). L’armée protestante compte environ 30 000 hommes ;
  • du côté catholique également, avec les renforts italiens et suisses du duc de Nevers.

Les frais élevés causés par ces deux armées provoquent leur licenciement et la conclusion de la paix de Longjumeau en 1568.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) James B. Wood, The King's Army : Warfare, Soldiers, and Society during the Wars of Religion in France, 1562-1576, Cambridge, Cambridge University Press, coll. « Cambridge Studies in Early Modern History »,‎ , XII-349 p. (ISBN 0-521-55003-3, présentation en ligne).
  • Denis Crouzet, Les Guerriers de Dieu : la violence au temps des troubles de religion (v. 1525-v. 1610), Seyssel, Champ Vallon, 2005 (« Époques ») (1re édition 1990) (ISBN 2-87673-430-3).
  • Arlette Jouanna, Jacqueline Boucher et Dominique Biloghi, Histoire et dictionnaire des guerres de religion, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ , 1526 p. (ISBN 2-221-07425-4, présentation en ligne).
  • Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 262-263.