Confession

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Confession, absolution et pénitence dans le catholicisme.

La confession (du latin fateor, avouer, reconnaître son erreur ou sa faute) est l'acte de déclarer ou d'avouer un péché.

Molteni Giuseppe, La confessione
Fidèles attendant de se confesser à Lourdes en août 2005.

Dans les Églises catholique et orthodoxe[modifier | modifier le code]

Définition[modifier | modifier le code]

La confession est un acte de pénitence consistant à reconnaître ses péchés devant les autres fidèles (confession publique) ou devant un prêtre (confession privée).

Dans ce sens, la confession est un sacrement pour les Églises catholique, orthodoxe et vieilles orientales. Elle est individuelle et privée. À son issue, le prêtre accorde ou non l'absolution, c'est-à-dire le pardon et la rémission des péchés du fidèle. Ce pouvoir lui est conféré en vertu de la succession apostolique. Le prêtre est tenu au secret pour tout ce qui lui a été révélé au cours de la confession. La confession sacramentelle n'est obligatoire au pardon des péchés post-baptismaux que dans l'église romaine.

La confession n'a de sens qu'accompagnée de repentir.

Plus précisément, la confession des péchés est l'une des quatre étapes du sacrement de pénitence et de réconciliation [1]:

  1. Examen de conscience, accompagné de repentir
  2. Confession des péchés
  3. Absolution par le prêtre
  4. Satisfaction (ou pénitence)

Depuis le deuxième concile de Vatican, dans l'Église catholique, la confession, ou sacrement de pénitence, a été renommée « sacrement de réconciliation » (même si le terme pénitence est encore largement utilisé). Plus que sur la confession des péchés en tant que telle, l'accent est mis ainsi sur « le retour à Dieu », la « réconciliation avec Lui », le repentir.

Dans le protestantisme[modifier | modifier le code]

Abolition de l'obligation de la confession auriculaire[modifier | modifier le code]

Dès le début de la Réforme, les réformateurs ont remis en cause la pratique de la confession auriculaire pratiquée dans l'église médiévale : ils pensent qu'elle ne peut être ni obligatoire, ni réservée à l'oreille de clercs (un laïc chrétien peut tout à fait recevoir la confession), et surtout qu'il est absurde de faire résider le pouvoir de pardonner dans la personne du prêtre. La personne qui reçoit la confession n'est qu'un "ministre", un intermédiaire pour affirmer/confirmer ce que Dieu, au travers de la Bible, Sa parole, promet..

Maintien de la pratique de la confession des péchés[modifier | modifier le code]

Ni Luther ni Calvin n'ont souhaité abolir la confession privée des péchés ; au contraire ils l'estiment utile - mais non obligatoire - pour rassurer les fidèles qui auraient de la peine à recevoir l'assurance du pardon par la simple écoute de la prédication[2].

Dans son Petit Catéchisme (toujours en vigueur dans toutes les Églises luthériennes), Luther faisait de la confession en tant que telle le sujet du « sixième point fondamental » :

« La confession comprend deux choses : d'abord, on doit avouer ses péchés ; ensuite on doit de la bouche du confesseur recevoir l'absolution ou rémission des péchés comme si elle venait de Dieu lui-même, et croire sans aucun doute qu'ainsi les péchés sont réellement pardonnés devant Dieu. »

Pratiques actuelles[modifier | modifier le code]

Dans la plupart des mouvements protestants, la confession est considérée comme faisant partie de la relation normale que chacun entretient avec Dieu. Plus que le simple fait de le dire (quoique, psychologiquement et spirituellement, cf. Psaume 51, cela permette d'être libéré), la confession devant Dieu est la reconnaissance de ses propres fautes (qui manifestent une rupture avec Dieu) et l'acceptation de son pardon. Il est important de s'entendre dire ce pardon par un frère ou une sœur : c'est un des rôles du pasteur, en privé ou en chaire.

On préfère donc en général dans le protestantisme parler d'annonce du pardon des péchés plutôt que d’absolution[3], la formule consacrée dans les liturgies réformées traditionnelles étant "si tu te repends et que tu crois, je t'annonce que tes péchés te sont pardonnés."

Cette annonce se produit dans la liturgie qui ouvre le culte protestant selon la séquence :

  • Rappel de l'idéal de vie que nous propose l'Évangile : en aimant Dieu et son prochain comme soi-même.
  • La repentance, nous permettant de nous rappeler à la lumière de nos insuffisances et de nos erreurs combien nous avons besoin de progresser par le pardon et avec l'aide de Dieu,
  • L'annonce du pardon des péchés, c'est-à-dire du fait que par grâce, les hommes sont tous pardonnés de la même manière et ont tous la même place sous "le Soleil qui se lève sur les justes comme sur les injustes." (Matt. 5:45)
  • L'appel à confesser sa foi, donc à redire sa confiance en Dieu, en Jésus Christ et en l'Esprit-Saint[4].

Cas de l'anglicanisme[modifier | modifier le code]

Les anglicans, dont la doctrine classique est contenue dans les Trente-neuf articles[5], partagent la vision protestante, ne maintenant que les deux sacrements bibliques : le baptême et l’Eucharistie. La confession est quant à elle l'un des cinq rites sacramentaux de l'Anglicanisme. Toutefois, depuis le XIXe siècle, l'éventail des positions doctrinales anglicanes s'est élargi, les anglo-catholiques se rapprochant fortement des conceptions catholiques tandis qu'à l'inverse d'autres parties de la Communion anglicane se rapprochent d'une théologie proche du calvinisme.

La Confession de Pietro Longhi, vers 1750.

Notes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]