Bataille de Fontenoy

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Bataille de Fontenoy
Description de cette image, également commentée ci-après
Bataille de Fontenoy
par Pierre Lenfant.
Informations générales
Date
Lieu Sud-Est de Tournai
(Hainaut)
Issue Victoire française décisive
Belligérants
Drapeau du royaume de France Royaume de FranceDrapeau de la Grande-Bretagne. Grande-Bretagne
Drapeau des Provinces-Unies Provinces-Unies
Drapeau de l'Électorat de Hanovre Électorat de Hanovre
Drapeau de l'Autriche Archiduché d'Autriche
Commandants
Louis XV
Maurice de Saxe
William de Cumberland
Joseph Lothar Dominik von Königsegg-Rothenfels (en)
Charles Auguste de Waldeck
Forces en présence
45 000 hommes
avec 65 canons
et 68 escadrons
60 500 hommes
avec 80 canons
et 87 escadrons
Pertes
1 734 morts
4 605 blessés
(infanterie)

1 800 morts ou blessés
(cavalerie)
2 500 morts
5 000 blessés
2 000 à 3 000 prisonniers

Guerre de Succession d'Autriche

Batailles

Campagnes italiennes
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Coordonnées 50° 34′ 10″ nord, 3° 28′ 30″ est

Géolocalisation sur la carte : Hainaut

(Voir situation sur carte : Hainaut)
Bataille de Fontenoy

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Bataille de Fontenoy

La bataille de Fontenoy est un affrontement de la guerre de Succession d'Autriche qui se déroula le près de Fontenoy dans les Pays-Bas autrichiens (Belgique actuelle) et se solda par une victoire française. Elle est une conséquence du siège de la ville de Tournai (avril-juin 1745).

Campagne précédant la bataille[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche, l'armée de Louis XV, menée par le maréchal Adrien Maurice de Noailles, envahit en les Pays-Bas autrichiens et s'empara rapidement des places de Menin, Ypres, du fort de La Kenoque et de Furnes.

Placée sous le commandement du maréchal Maurice de Saxe, l'armée française entama l'année suivante le siège de la ville de Tournai, importante place militaire verrouillant la vallée de l'Escaut. Sa défense est assumée par une garnison hollandaise, commandée en 1745 par le baron Johan Adolf Van Dorth (1661-1747) et groupant 11 bataillons d'infanterie et 3 escadrons de cavalerie[1]. Sous le couvert d'une diversion lancée vers Mons, le maréchal de Saxe rabattit le gros de son armée vers Tournai qui fut totalement investie le .

Leurrés par la diversion française, les généraux alliés rassemblèrent dans la précipitation leurs effectifs près de Bruxelles et se mirent d'abord en route le vers Mons avant finalement d'obliquer leur marche vers Tournai.

Arrivé le à la tête de l'armée, le roi Louis XV établit dans l'après-midi du ses quartiers au château de Curgies, à Calonne, sur la rive gauche de l'Escaut, à quelque 2 kilomètres de Fontenoy[2].

Bataille[modifier | modifier le code]

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Maurice de Saxe dispose de 47 000 soldats, soit 67 bataillons d'infanterie, 129 escadrons de cavalerie y compris les dragons et la Maison du Roi comprenant 3 bataillons de Royal Artillerie avec 60 pièces ainsi que la compagnie de mineurs de l'Épinois.

Le duc William de Cumberland dispose de 51 000 soldats en 51 bataillons d'infanterie et 90 escadrons de cavalerie dont 4 régiments autrichiens aux ordres du maréchal de Konigsegg-Rothenfels (en) avec 80 pièces d'artillerie.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Plan de la bataille de Fontenoy remportée le 11 mai 1745.

La bataille entre les deux armées se déroula le mardi dans la plaine de Fontenoy, située entre Fontenoy, Antoing et Ramecroix, à 7 kilomètres au sud-est de Tournai.

Prévoyant l'arrivée de l'armée alliée, le maréchal de Saxe avait ordonné de construire des retranchements sur la rive droite de l'Escaut. Dès le 8 mai, le village de Fontenoy fut fortifié et deux solides redoutes édifiées près de la corne du bois de Barry ; le 10 mai, trois nouvelles redoutes furent érigées entre Fontenoy et Antoing.

Le régiment des Gardes françaises formait avec les Carabiniers un corps de réserve. C'était une nouvelle méthode introduite par le maréchal de Saxe de poster ainsi les troupes qui en imposaient le plus à l'ennemi. Dans la journée du 11 mai, les 5e et 6e bataillons du régiment des Gardes Françaises, et un bataillon des Gardes Suisses, restèrent à la garde du pont de Calonne qui servait de communication avec Tournai, et qui devait, en cas de malheur, servir à la retraite du roi et de l'armée. Les quatre autres bataillons du régiment des Gardes Françaises, deux des Gardes Suisses et le régiment suisse de Courten, formaient vers le centre une seule ligne qui fermait l'ouverture comprise entre le village de Fontenoy et le bois du Barry. Ce fut là que se passa toute la bataille.

La bataille débuta le mardi 11 mai dès 5 heures du matin par de violents tirs d'artillerie. Un épais brouillard, qui enveloppait les deux armées, se dissipa vers six heures. Par suite de nombreux retards dans le déploiement des troupes alliées, les premières attaques ne débutèrent que vers 9 heures.
Le maréchal de Saxe et le maréchal de Noailles, qui servait sous lui, faisaient la visite des postes ; en arrivant aux Gardes Françaises, le maréchal de Noailles appelant Louis duc de Gramont, lui dit : « Mon neveu, il faut s'embrasser aujourd'hui, peut-être ne nous reverrons-nous plus. » Un instant après, le duc de Gramont s'avançait avec le comte de Lowendhal vers la première redoute du bois du Barry, vis-à-vis une batterie anglaise. Un boulet frappe le cheval du duc et le traverse. « Prenez-garde à vous, crie le comte de Lowendhal, votre cheval est tué. Et moi aussi, répond froidement Gramont ». Il avait le haut de la cuisse fracassé du même coup. On l'emporte, et quelques minutes après il était mort. Le lieutenant-colonel, comte de Chabannes, prît le commandement du régiment des Gardes françaises.
A dix heures, le duc de Cumberland, qui commandait l'armée anglo-hollandaise, voyant l'inutilité des attaques sur Fontenoy et sur les redoutes du bois du Barry, prit la téméraire résolution de percer l'armée française entre ces deux points, précisément au poste occupé par la brigade des Gardes, et forma pour ce dessein une colonne pleine de 16 000 hommes d'infanterie. Le terrain s'élevait depuis la place occupée par les Gardes jusqu'à l'endroit où les Anglais se formaient en colonne, et des rangs français on n'apercevait sur le point culminant que les six pièces de canon qui précédaient la marche de l'armée ennemie. Un cri part tout à coup au milieu des Gardes Françaises : « Il faut aller prendre le canon des Anglais ». Les grenadiers se détachent, y montent rapidement, mais au moment où ils vont atteindre les pièces, ils découvrent derrière elles une masse épaisse d'infanterie qui les reçoit par une décharge terrible.
Soixante sont couchés par terre, et le reste est obligé de reculer. Cependant les Anglais et les Français marchaient lentement et silencieusement à la rencontre les uns des autres. On fut bientôt à cinquante pas. Les premiers régiments anglais dont on distinguait alors très-bien les uniformes, étaient celui des Gardes Anglaises, puis les Gardes Écossaise[3] et le régiment de Campbell. Les officiers anglais saluèrent les premiers les Français en ôtant leurs chapeaux. Le comte de Chabannes[4],[5],[6] et le duc de Biron que le roi venait de désigner sur le champ de bataille pour remplacer le duc de Gramont à la tête des Gardes françaises, s'avancèrent et leur rendirent le salut.
Par deux fois, les attaques lancées par les régiments hollandais contre Fontenoy et Antoing furent repoussées par la puissante artillerie française et les défenseurs français.

Voulant forcer le destin, le duc de Cumberland, commandant l'ensemble des forces alliées (Provinces-Unies, Grande-Bretagne, Hanovre et Autriche), ordonna dès lors à ses bataillons anglo-hanovriens d'attaquer vers 10 h 30 entre la corne du bois de Barry et le village de Fontenoy. Malgré une canonnade meurtrière, les régiments britanniques arrivèrent au contact de la première ligne française vers 11 heures.

S'avançant à la tête du 1er bataillon des Gardes britanniques, un officier, Charles Hay (en), voulut encourager ses hommes en se moquant des Français. Sortant une petite flasque d'alcool, il but à leur santé en se moquant d'eux. En voyant cet insolent Britannique, un officier français, le comte Joseph-Charles-Alexandre d'Anterroches (1710-1785) crut qu'il s'agissait d'une invitation à tirer. Il lui fit une réponse vraisemblablement proche de celle que Voltaire publia par la suite : « Monsieur, nous n'en ferons rien ! Tirez vous-mêmes ! »
La version de Louis Susane est différente[7] :
Lord Charles Hay (en), capitaine aux Gardes Anglaises fit alors quelques pas en avant et cria : « Messieurs des Gardes Françaises », tirez. Le lieutenant de grenadiers d'Anteroche, ne sachant ce qu'il voulait, fut à lui : l'anglais lui répéta : « Monsieur, veuillez faire tirer vos gens. Non, Monsieur, répondit d'Anteroche, nous ne tirons jamais les premiers. »
Sublime sottise! qui peint bien ce siècle d'insouciance et de frivolité.
Quoi qu'il en soit, la tradition populaire ne devait retenir de cela qu'une citation : « Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! »

Les Anglais ouvrirent à l'instant un feu roulant épouvantable. Dix-neuf officiers des Gardes Françaises tombèrent morts ou mortellement blessés; quatre vingt quinze soldats étaient couchés sans vie, et deux cent quatre-vingt cinq étaient blessés[2],[8],[7]. Le régiment suisse de Courten qui joignait les Gardes Françaises fut écrasé, et toute la ligne fut obligée de reculer en désordre sans avoir tiré un seul coup de fusil.
Les débris des bataillons des Gardes Françaises se retirèrent à travers les escadrons des Carabiniers. Une partie alla se joindre aux deux bataillons qui gardaient le pont de Calonne, d'autres se précipitèrent dans un petit chemin creux, qui va du Barry à Notre-Dame-aux-Bois, et se rallièrent enfin autour du roi. Les grenadiers et les plus braves soldats se serrèrent autour du comte de Chabannes[4], vers la redoute d'Eu, et formèrent un bataillon qui retourna bientôt au combat sous les ordres de M. de la Sône.
La face des affaires allait en effet changer.

Bataille de Fontenoy, Édouard Detaille.

Après leurs salves meurtrières, les Britanniques ne tardèrent pas à faire tomber les premiers rangs adverses, en ouvrant une brèche dans la défense française, les troupes britanniques s'avançant dans le dispositif français. Craignant que son armée ne soit coupée en deux, le maréchal de Saxe lança aussitôt de violentes contre-attaques qui finirent par arrêter les Britanniques. Le duc de Richelieu, Louis-François Armand de Vignerot du Plessis, se distingua à ce moment en indiquant la direction de ces contre-attaques.

Forcés de se réorganiser défensivement, les régiments anglo-hanovriens adoptèrent alors une position de rectangle à trois côtés fermés.

Voyant apparaître vers 13 heures les premiers renforts français conduits par Lowendal, le duc de Cumberland ordonna finalement le repli sur Vezon. En effet, quatre pièces de canon venaient d'être pointées sur l'angle droit de la colonne anglaise, et leurs boulets ouvraient de larges trouées dans cette masse compacte. On vit bientôt la tête de la colonne s'arrêter et la queue se tordre dans la plaine. Les troupes françaises, ranimées tout à coup par un de ces éclairs d'enthousiasme si habituels à la nation, fondirent impétueusement sur l'ennemi, pénétrèrent dans tous les vides, et brisèrent la colonne en mille tronçons que la cavalerie balaya. Les soldats des Gardes Françaises réparèrent leur échec du matin en entrant les premiers, avec Normandie et les Suisses, dans les rangs des Anglais et en passant au fil de l'épée tous ceux qui voulurent leur résister.
Au cours de cette manœuvre, le régiment irlandais de Bulkeley parvint à s'emparer d'un drapeau du second bataillon des Gardes britanniques[8],[2].

La bataille prit fin vers 14 heures ; une heure plus tard, les derniers éléments hollandais quittaient le champ de bataille. Les forces alliées se replièrent au cours de la nuit vers la place d'Ath.

Pertes[modifier | modifier le code]

Charles Pierre Victor Pajol, évoque une perte de 12 000 à 14 000 soldats alliés tués ou blessés, sans compter 3 000 prisonniers. Les pertes françaises sont de 5 161 hommes, dont 53 officiers tués et 336 blessés, 1 662 sous-officiers et soldats tués et 3 110 blessés[9]. Pour William Coxe, lequel reprend les chiffres donnés par Voltaire dans le Précis du Siècle de Louis XV, les pertes alliées sont de 9 000 hommes, dont 2 000 blessés. Les pertes françaises sont de 1 681 sous-officiers et soldats tués et 3 282 blessés dans l'infanterie. 53 officiers sont morts et 383 sont grièvement blessés. Les pertes de la cavalerie sont d'environ 1 800 morts ou blessés[10]. Selon les mémoires de Louis-Élisabeth de La Vergne de Tressan, lieutenant-général et aide de camp du roi lors de la bataille, les pertes françaises sont, pour l'infanterie, de 1 681 soldats tués et 3 282 blessés, ainsi que 53 officiers tués et 323 blessés. La cavalerie a perdu environ 1 800 hommes, tués ou blessés[11].

Sur la base d'une étude détaillée des pertes, effectuée par l'historien belge Alain Tripnaux sur l'ensemble des archives européennes, le total des pertes des deux armées fut de quelque 15 000 tués et blessés, dont 2 300 tués français et 2 500 tués alliés[2].

Le bilan[modifier | modifier le code]

Après la victoire de Fontenoy, les troupes du roi de France s'emparèrent aisément de la ville de Tournai et en seulement deux années conquirent l'ensemble des Pays-Bas autrichiens.

Au terme de trois grandes batailles (Fontenoy, Rocourt et Lauffeld) et de 24 sièges de places dans les Pays-Bas (Pays-Bas autrichiens et Provinces-Unies), la paix fut signée le , à Aix-la-Chapelle. Voulant traiter « en roi et non en marchand », Louis XV rétrocéda toutefois toutes ses conquêtes autrichiennes sans contrepartie. Contrairement à leur allié Frédéric II qui garda la Silésie, les soldats français tombés à Fontenoy, Rocourt et Lauffeld ne s'étaient finalement battus que « pour le roi de Prusse », d'où vinrent les expressions populaires « être bête comme la paix » et « travailler pour le roi de Prusse ».

Louis XV avait compris que l'Angleterre ne tolérerait jamais que la France domine les Pays-Bas. Cependant, la France à qui Lorraine et Barrois étaient promises, n'atteindra ces frontières que sous la Révolution.

Monuments et commémorations[modifier | modifier le code]

Pyramide de Fontenoy à Cysoing
La pyramide de Fontenoy à Cysoing, classée monument historique depuis 1840.

Monuments et plaques[modifier | modifier le code]

En septembre 1750, la pyramide de Fontenoy (classée monument historique en 1840[12]) a été érigée à Cysoing en commémoration du séjour de Louis XV à la veille de la première campagne de Flandre en mai 1744 ainsi qu'en souvenir de la bataille de Fontenoy qui eut lieu, un an plus tard, en mai 1745. Le monument fut inauguré le 24 mai 1751 en présence de Moreau de Séchelles, intendant de Flandre[13].

En 1902, une plaque de marbre commémorant le courage de la brigade irlandaise, don de M. Frank J. Sullivan, originaire de San Francisco, fut apposée sur le mur du cimetière de Fontenoy.

Le , une croix celtique, offerte par une souscription de trois comités irlandais de Londres, Dublin et New York, fut inaugurée près de l'église de Fontenoy. Œuvre de l'architecte irlandais Anthony Scott, ce mémorial irlandais commémore le souvenir de la brigade irlandaise qui se distingua lors de la bataille de Fontenoy.

En 1967, une plaque, offerte par le 9e régiment de chasseurs parachutistes, héritier par tradition du régiment de Normandie-infanterie, fut placée sur le mur du cimetière de Fontenoy, commémorant le souvenir de son colonel, mort le sous Tournai, et du régiment de Normandie qui s'illustra lors de la bataille.

En mai 1968, un monument commémoratif, fruit d'une souscription de l'armée française, fut inauguré à l'entrée du village de Vezon sur un terrain généreusement offert par la commune. Ce mémorial arbore les paroles du roi Louis XV au terme de la bataille : « Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vraie gloire est de l'épargner. »

La ville d'Antoing dont dépend le village de Fontenoy, ainsi que M. François Bels (1922-2013), directeur honoraire du lycée de Chièvres, et M. Willy Mahieu, bourgmestre d'Antoing de 1977 à 2006, furent à la base de la création le 11 mai 1989 de l'ASBL Fontenoy 1995[14].

En mai 1995, à l'initiative de l'ASBL Fontenoy 1745, la célébration du 250e anniversaire de la bataille regroupa sur le site les ambassadeurs de France, de Grande-Bretagne, d'Irlande et de Suisse. Sous l'égide de l'ASBL Le Tricorne[15], une exposition commémorative, intitulée Les Chemins de la gloire : de Tournai à Fontenoy fut également organisée en mai 1995 dans la Halle aux draps de Tournai. L'association Fontenoy 1995 est à l'origine de l'émission d'un timbre commun à la Belgique et l'Irlande.

En septembre 2000, sous l'égide de l'association Le Tricorne, un arbre mémorial et une plaque commémorant le souvenir du 250e anniversaire de la mort du maréchal de Saxe (1696-1750) furent inaugurés au centre du village de Vezon, à la fontaine du Plat d'Or à Vezon.

En mai 2005, un mémorial britannique, offert par une souscription des régiments britanniques, héritiers par tradition des unités qui combattirent à la bataille de Fontenoy, fut inauguré à Vezon. Ce monument, constitué d'une plaque de marbre gris reprenant la liste de ces régiments britanniques, fut conçu par l'association historique Le Tricorne et apposé sur un mur extérieur de l'église de Vezon[16].

En 2010, un mémorial-ossuaire, offert par la Ville d'Antoing en mémoire des soldats et officiers tués lors de la bataille de Fontenoy, a été érigé dans le cimetière de Fontenoy[17]. Cet ossuaire rassemble les squelettes des corps trouvés lors de fouilles archéologiques entreprises lors de la construction de la sucrerie de Fontenoy en 1991-1992. Le texte de la plaque a été composé en collaboration avec l'ASBL Fontenoy 1745.

Commémorations[modifier | modifier le code]

Depuis 1988, deux commémorations sont traditionnellement organisées en mai chaque année à la croix celtique de Fontenoy (hommage à la brigade irlandaise) et au monument français de Vezon (hommage aux victimes). Ces commémorations sont placées sous le signe du souvenir, du respect de la mémoire et de l'union entre les peuples.

Références dans la culture[modifier | modifier le code]

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Dans L'Île au trésor de l'écrivain britannique Robert Louis Stevenson, le personnage du docteur Livesey évoque sa participation à la bataille de Fontenoy.
  • La bataille de Fontenoy est citée dans le roman Jacques le Fataliste de Diderot.
  • En 1932, Jacques Prévert écrit La Bataille de Fontenoy pour le groupe Octobre (publié en 1951 dans le recueil Spectacle).
  • Dans O.P.A., le troisième tome de la série Largo Winch scénarisé par Jean Van Hamme, le personnage de Dwight Cochrane fait référence à la Bataille de Fontenoy ainsi qu'à la citation « Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! », pour qualifier une réaction de Largo Winch.

Dans la musique[modifier | modifier le code]

Citations passées à la postérité[modifier | modifier le code]

« J'irai à Paris ou je mangerai mes bottes. »

— Déclaration attribuée[2] au jeune duc de Cumberland, fils cadet du roi de Grande-Bretagne George II et chef de la coalition anglo-hollandaise

« Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! »

— Attribuée au comte d'Anteroches

« Voyez ce qu'il en coûte à un bon cœur de remporter des victoires. Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vraie gloire est de l'épargner. »

— Louis XV, roi de France à son fils, le dauphin Louis, dont la bataille avait été le baptême du feu et qui se réjouissait de la victoire

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A. Tripnaux & C. Deligne, « Tournai - Fontenoy 1745, un siège, une bataille », Ville de Tournai, imprimerie Botteldoorn, Tournai, octobre 2015, p. 23, D/2015/2728/1.
  2. a b c d et e Alain Tripnaux, Fontenoy-La-Bataille, t. II, 1995.
  3. Le régiment des Gardes Écossaise avait servit dans les rang de l'armée française, de 1633 à 1678, sous les noms de régiment d'Hepburn et de régiment de Douglas
  4. a et b Jean-Baptiste de Chabannes, marquis d'Apchon et de la Palice, comte de Pionsac, baron de Vauxmier, de Trisac, de Cheronges, de Duras, de Belarbre, de La Chénal et premier baron d'Auvergne né le 4 octobre 1715 (où 3 octobre 1714) (†20 mars 1781)(fils de Gilbert Gaspard de Chabannes (1685-1746) et Philiberte d'Apchon
  5. MaisondeChabannes(anciens Cabanis, Chabanes) page 25
  6. Louis Moréri : Le Grand dictionnaire historique page 422
  7. a et b Louis Susane : Histoire de l'ancienne infanterie françaises T2 pages 121 à 126
  8. a et b Jean Colin, Les campagnes du maréchal de Saxe, t. III, 1901-1906.
  9. Charles Pierre Victor Pajol, Les guerres de Louis XV, tome III, Firmin-Didot, 1884, p. 386.
  10. William Coxe, traduction de Pierre François Henry, Histoire de la maison d'Autriche, depuis Rodolphe de Hapsbourg, jusqu'à la mort de Léopold II, tome V, p. 136-137.
  11. Souvenirs du comte de Tressan : Louis-Élisabeth de la Vergne, H. Lebon, 1897, p. 39.
  12. Notice no PA00107444, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Victor Derode, Histoire de Lille et de la Flandre wallonne, vol. 2, .
  14. Devenue Fontenoy 1745, cette association regroupe des bénévoles dont le but est de perpétuer la mémoire de la bataille.
  15. Fondée le 30 octobre 1993, cette association a pour objectif l'étude approfondie et la promotion culturelle de l'histoire de la bataille de Fontenoy et du passé militaire de Tournai.
  16. Article de presse, journal 'Le Courrier de l'Escaut, lundi 9 mai 2005.
  17. Article de presse, journal L'Avenir, mercredi 26 mai 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Alain Bonnet, Eoghan O hAnnrachain, Fontenoy - 11 mai 1745, éd. Wapica, Tournai, 2015.
  • Alain Tripnaux, Fontenoy-La-Bataille, t. I-II-III, Tournai, Asbl Le Tricorne, (1re éd. 1994), 1200 p.
  • Alain Tripnaux & Charles Deligne, Tournai - Fontenoy 1745, un siège, une bataille, Ville de Tournai, imprimerie Botteldoorn, Tournai, oct. 2015 (D/2015/2728/1).
  • Nadéije Laneyrie-Dagen, Les Grandes Batailles de l'Histoire, Paris, Larousse, 2005, p. 122-123.
  • Jean-Pierre Bois, Le maréchal de Saxe, Fayard, (ISBN 978-2213030074).
  • Jean-Pierre Bois, Fontenoy 1745, Louis XV, arbitre de l'Europe, Paris, Economica, 1996.
  • Jean-Claude Castex, Dictionnaire des batailles franco-anglaises de la guerre de Succession d'Autriche, Vancouver, Éd. du Phare-Ouest, 2011, p. 99-110.
  • Jean Colin, Les campagnes du maréchal de Saxe, t. III, Librairie militaire R. Chapelot, Paris, 1901-1906.

Liens externes[modifier | modifier le code]